SAPIN
SARCOCÈLE.
imparer à celle d'une sorle d'étoile à trois branches , et qui rappelle avec :actitude la triple plaie qui l'avait précédée.
Les morsures faites par les sangsues se cicatrisent ordinairenaent avec romptilude. Elles détermineni fort souvent une démangeaison très-incommode
laquelle on remédie par des lotions d'eau Llanclie ou d'eau vinaigrée ; dans uelques cas elles s'enflamment et deviennent la cause d'un érysipcle dont les rogrès peuvent être considérables ; des cataplasmes de farine de riz ou de Lilpede pommes de terre, arrêtent et dissipent ces accidens. Enfin on voit ces laies s'ulcérer et devenir douloureuses ; il faut alors modifier leur surface en 1 cautérisant avec le nitrate d'argent, puis employer pour pansement des itaplasmes de riz laiidanisés ou de la cliarpie enduite de cérat opiacé, etc.
On rapporte quelques cas d'hémorrhagies mortelles observées chez des enfans
la suite d'applications de sangsues que l'on n'avait pas suflisammeut surveilles. Il existe un grand nombre de moyens pour prévenir de pareils accidens , oici les principaux : les plus simples consistent à absorber le sérum du sang our favoriser la coagulation de la fibrine , le plus souvent on se sert de petits lorceaux. d'agaric bien mou que l'on dispose en petits cônes sur les piûres qui donnent le plus de sang. On saupoudre «uelquefois ces moreaux d'agaiic avec de la colophane, le pansement n'en est que plus hélostatique. Quand on n'a pas d'agaric on le remplace par de la charpie ; Duvent enfin on applique sur les piqûres du linge ou du papier brûlés , ou des oudres faites avec du sang-dragon , de la fibrine ou du tabac. On a conseillé ans les cas plus difficiles de loucher la plaie avec des styptiques tels que l'alun u le baume du commandeur; nous avons plus d'une fois employé avec succès
I créosote. M. Begin recommande l'application d'une compresse brûlante , 'autres la cautérisation avec le nitrate d'argent ou un gros stylet de fer rougi
II feu. Lowcnald fait usage dans les cas les plus rebelles d'un fil avec lequel il 'averse les lèvres de la plaie et qu'il noue ensuite pour les rapprocher , comme ans la suture à points séparés ; ce moyen peut devenir nécessaire chez les nfans et les sujets qui se soustraient à tous les moyens contentifs.
Si I hémorrhagie avait lieu à l'intérieur du rectum, du vagin , ou au col de utérus, des injections d'eau très-salée suffiraient pour l'arrêter, on ferait lou e une tasse du même liquide si des sangsues s introduisaient dans l'estomac ; n conseillerait des fumigations de tabac ou de chlore, si elles avaient pénétré ans le larynx, ainsi que Zacutus et M. Larrey en ont observé des exem- 'les. La laryngotomie pourrait même devenir nécessaire dans de pareilles ircoustances.
Les sann;sues ont-elles l'inconvénient d'attirer le sang dans la région où on es applique et d'y déterminer des accitlens ? Cet effet de fluxion peut avoir ieu quand on applique peu de sangsues ; on le désire dans quelques circontances , c'est au médecin à prévoir les cas où il serait nuisible afin d'agir en ■oiiséquence. Peuvent-elles transmettre les maladies contagieuses ? On a rap- )orté des cas de syphilis communiqués par des sangsues qui avaient précédemiient servi à des personnes affectées de maladie vénérienne. On doit prendre les précautions pour éviter la crainte ou les suites de pareils accidens. La diute prompte des sangsues , ou leur refus de s'attacher aux parties annoncent- Is une maladie contagieuse ou grave ? On ne sait rien de bien positif sur cette juestion. Le sang artériel et veineux fourni par les piqûres des sangsues oflTreil par des caractèr es insolites un moyen fidèle de pronostics ? 'Voyez ce (|ue lous avons dit sur ce sujet à l'article saigkée.
On a proposé plusieurs instruraens pour remplacer les sangsues. Les venouses et le bdellomètre de M. Sarlandière ont été mis en usage, mais on ne les siuploie guère que quand les sangsues sont trop rares.
INous avons à l'article saignée parlé des effets des sangsues sous le rapport des émissions sanguines qu'elles procurent : nous avons vu : 1° que les sangsues ont une supériorité marquée lorsqu'il s'agit d une évacuation sanguine locale, qu'elle 3it été précédée ou non d'une saignée générale, et que la facilité de leur application les rend ordinairement préférables à l'incision de nombreuses veinules employée par les anciens; 2° nous avons vu qu'en les appliquant en petit nombre on ne se propose autre chose que de tirer parti de l'afllux qu'elles occasionnent; et que, S" dans quelques cas enfin, l'irritation cutanée qu'elles déterminent ajoute à l'évacuation sanguine un moyen de révulsion dont on retire le Iplus grand avantage. C'est sous ce triple rajjport que la thérapeutique fait un lusage si fréquent de sangsues, tout en leur préférant la phlébotomie ou l'artéifiotomie lorsque la saignée générale est indiquée. ( Mautim Solon. )
SAPIN. Abies. Arbre de la famille des conifères et de la monoécie moiiadelphie, qui ne figure dans la matière médicale qu'à cause de ses bourgeons, auxquels on a prêté des vertus qu'on ne saurait démontrer. Quelle est en effet leur composition chimique ? Celle de presqiie tous les bourgeons du même genre; savoir, un peu de mucilage, de matière extractive et de résine. Aussi comprendon que la plupart des bourgeons, non-seulement ceux des arbres analogues , mais même ceux des arbres les plus divers, pourraient être employés dans des circonstances semblables avec autant d'espoir de succès.
Néanmoins les bourgeons de sapin (on les fait venir de Russie) sont considérés encore par quelques médecins comme stomachiques , diurétiques et antiscorbutiques. Quelques-uns même avaient essayé de leur faire, dans le traitement de la phlhisie pulmonaire, une réputation que l'expérience est loin d'avoir confirmée.
Quelle que soit l'idée qu'on se fasse des propriétés de ces bourgeons , elles sont faibles et ne présentent rien qui puisse les faire avec raison préférer à tel autre médicament de la même espèce. Ils resteront donc comme un de ces re-
DlCT. DE MÉDECIKE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.
raèdes innocens propres à varier les prescriptions et à soutenir la confiance des malades dans les affections rebelles et de longue durée.
Le mode d'administration le plus usité consiste à les faire infuser à la dose d'un à deux gros par pinte d'eau bouillante. ( F. Ratier. )
SAPONAIRE, SAVONNIÈRE. Saponavia ojicinalis. Plante de la diandrie dlgyuie et de la famille des cai-yophyllées , dans laquelle un genre tout entier porte son nom , et qui le doit à la propriété particulière dont elle est pourvue de faire mousser l'eau dans laquelle elle a bouilli , et de la rendre propre à netloyer le linge et les étoffes qu'on y lave comme pourrait faire le savon. La saponaire d'ailleurs n'est pas la seule plante qui jouisse de cette propriété; plusieurs autres, qui ont été connues des anciens, sont poui vues plus ou moins abondamment d'un principe analogue , qui a été étudié d'une manière particulière dans ces derniers temps et qui a reçu le nom de supunine.
C'est une plante indigène et commune que la saponaire ; elle croît sans culture le long des fossés et des champs , ses feuilles sont ovales , sessiles , et ses racines jaunâtres , grêles, opposées, traçantes. Les feuilles et les racines seules sont employées en médecine, et fournissent par la décoction une grande quantité d'une matière mucilagineuse extractive qui fait mousser l'eau. Traitée par l'alcool, cette matière (saponine) est blanche, friable, d'un aspect gommeux et résineux tout à-la-fois , très-soluble dans l'eau qu'elle rend visqueuse et qu'elle fait mousser. Elle offre une saveur âcre et agit sur la membrane muqueuse du nez moins par son odeur que par ses qualités irritantes. La plante entière d'ailleurs est inodore et ne présente qu'une saveur assez peu prononcée.
Quoique la saponaire possède des propriétés réelles , et qu'elle ait été fort employée comme médicament, il faut dire cependant qu'on ne connaît pas d'observations suivies propres à constater son action tant immédiate que médicamenteuse ; et ce serait le sujet de recherches qui mériteraient d'être entreprises. On s'est borné jusqu'à présent à employer ce médicament dans diverses maladies , d'après des opinions théoriques tirées de l'analogie qui existe entre la saponaire et le savon ( voyez ce mot ) auquel on attribuait une action fondante, dissolvante, apéritive et désobstruante, comme on disait en même temps qu'elle est sudorifique et diurétique , qualités qui cependant semblent devoir s'exclure l'une l'autre.
La saponaire , qui maintenant est un peu tombée dans l'oubli , a été fort préconisée dans les affections organiques des viscères connues sous le nom d'obstructions , de même que dans les engorgemens chroniques des glandes et dans les maladies cutanées chroniques. Ses succès dans les divers cas précités sont au moins très-douteux , eu égard à l'opiniâtreté bien connue des lésions de ce genre. Des guérisons plus nombreuses sans doute ont eu lieu quand il s'est agi de la goutte, du rhumatisme et de la syphilis; et dans cette dernière maladie en particulier, quelques praticiens veulent que la saponaire soit administrée seule, tandis que d'autres prétendent qu'elle ne serait pas utile si le mercure n'a été administré avant ou en même temps. Pour nous , il nous est démontré que la saponaire est au moins aussi efficace que la plupart des autres végétaux qu'on peut mettre en œuvre contre la syphilis , et notamment que les sudorifiijues exotiques ; on peut l'employer avec confiance dans les cas de maladie récente et ancienne , avec ou sans le mercure, suivant les circonstances diverses qui peuvent nécessiter ou contre-indiquer l'emploi de ce médicament principal.
On emploie la saponaire en décoction aqueuse à la dose d'une once à deux dans une pinte de liquide : c'est le mode le plus usité. Le suc de la plante fraîche a été donné par quelques praticiens à la dose d'une à deux onces , et l'on a également prescrit l'extrait depuis un scrupule jusqu'à un gros. Jusqu'à présent on n'a pas encore mis en usage la saponine , puisque l'on n'a pas même expérimenté sur l'homme sain ou sur les animaux vivans. Il parait probable qu'elle agirait à la manière du savon, c'est-à-dire comme laxative , et qu'elle pourrait être administrée à-peu-|)rès comme extrait. ( F. Ratier. )
SARCOCELtil. s. m. Sarcoccle, de tTxpi chair, et de tumeur. Squirre ou cancer du testicule. Sous cette dénomination ancienne et inexacte , puisque la tumeur n'est jamais ou presque jamais formée par de la chair , on a rassemblé un grand nombre d'altérations pathologiques diverses, dont l'inflammation prolongée du testicule , ou l'orchite chronique est la cause commune et invariable. Soit qu'elle ait débuté par l'état aigu , soit qu'elle ait eu une origine obscure et une marche toujours lente, cette inflammation a , dans tous les cas de sarcocèle, préparé et produit les désordres anatomiques et les dégénérescences de tissu qui constituent le sarcocèle.
Une tumeur dure , pesante, ordinairement peu sensible à la pression, sans changement de couleur à la peau, et formée par le testicule, plus ou moins augmenté de volume et éloigné de sa conformation normale, tels sont les caractères les plus saillans et les plus constaus du sarcocèle. On pourrait le confondre avec la hernie scrotale , si le cordon testiculaire n'était libre de toute tuméfaction, si la tumeur n'avait pris naissance dans le corps du testicule , si , durant les efforts de la toux, elle n'était exempte de toute secousse, de toute impulsion; si , enfin, elle n'avait toujours été et n'était actuellement encore non susceptible de diminution de volume ou de réduction. Elle pourrait être confondue avec l'hydrocèle qui l'accompagne assez souvent , si la dureté des parties , leur forme irrégulière , le mode de développement de la tumeur , sa pesanteur , supérieure à celle d'un volume égal d'eau, son défaut absolu de transparence , ne venaient éclairer le diagnostic. La plus lég'ere attention suffira pour différencier le sarcocèle du varicocèle, de l'infiltration œdémateuse des bourses , de la dégénérescence éléphanliasique du scrotum , affection à laquelle quelques écrivains , entre autres Dionis , ont donné le même nom.
SARCOCÈLE.
SATYRIASIS
Le chirurgien tomberait dans une grave erreur , si , partant de la définition du sarcocèle placée à la tête de cet article , il pensait trouver toujours dans le testicule des tissus squirrheux, solides, ramollis ou déjà parvenus à l'état cérébrifortne. Sous le rapport anatomico patliologique , le testicule atteint d'inflamraalion chronique est susceptible de présenter toutes , ou presque toutes les formes d'altération dont l'examen des organes glanduleux ou parenchymateux a démontré en pareil cas l'existence : développement fongueux ou fongus hématode des chirurgiens anglais , de M. Mey en particulier; hypertrophie simple, transformation cellulo-fibreuse , squirrhe, matière cérébrilorme , tubercules solides , ramollis , ouverts ; telles sont les principales variétés de lésion qu'ont signalées les auteurs les plus exacts à la suite de l'orchite chronique.
Mais lorsqu'il s'agit du traitement , le médecin ne peut que rarement s'autoriser de l'altération anatomique , presque toujours couverte d'incertitude, du testicule pour déterminer les indications à remplir, et pour décider si l'opération doit être pratiquée ou si elle n'est plus praticable. Remarquant alors les résultats de l'expérience, il doit tenir compte et des causes de la maladie , et des parties de l'organe qui en sont spécialement le siège , et , au besoin , des résultats des traitemens déjà employés. Ce sont ces élémens qui doivent former spécialement sa conviction et servir de base à son jugement.
Dupuytren , d'illustre mémoire , avait parfaitement senti cette difficulté, et s'était efforcé de la résoudre. Il divisait les orchites chroniques, désignées généralement sous le nom de sarcocèle , en trois catégories , selon cju'elles résultent de causes traumatiques , de cause vénérienne ou de cause scrofuleuse ; et trois modes ditï'érens de curation leur étaient appliqués d'après cette ctiologie.
Les orchites inflammatoires chroniques, selon Dupuytren , affectent tantôt le corps du testicule, tantôt fépididyme, et parfois f un et l'autre en même temps. Dans le premier cas , l'engorgement est plus facile à résoudre ; dans le second, non-seulement la guérison présente plus de difficulté , mais il n'est pas rare de voir persévérer pendant très-long-temps des nudosités indolentes qui résistent à tous les moyens thérapeutiques. La circonstance d'un froissement, d'un coup, d'un violent effort, coïncidant avec l'absence de toute affection syphilitique antérieure , et de toute trace de disposition scrofuleuse , suffit pour établir le diagnostic.
Les orchites chroniques vénériennes se manifestent souvent sans cause connue, sans froissement, chez des sujets atteints autrefois de syphilis ; la tumeur est ordinairement allongée, cylindroide , sans douleur à la pression ; très-souvent l'irritation , après avoir affecté un des testitules , s'est transporté sur l'autre, et parfois ces alternatives se sont plusieurs fois manifestées. Enfin la coexistence de pustules ou d'autres symptôiues vénériens constitutionnels achève de rendre évidente la nature de la maladie.
Préparées pour la constitution scrofuleuse , les orchites chroniques débutent fréquemment à l'occasion de coups , de froissemens ou d'autres violences dirigés sur les testicules ; mais après la résolution des accidens aigus primitifs, la maladie persiste à un moindre degré , et continue, malgré les anti-phlogistiques employés , ses progrès destructeurs. Dans le plus grand nombre des cas, l'épidydime ou le tissu cellulo-fibreux qui l'entoure, sont le siège de cette affection, qui se manifeste aussi , quoique moins souvent , dans la substance testiculaire- L'engorgement alors est moins dur que dans le cas de squirrhe, plus dur que dans l'engorgement inflammatoire ; la tumeur offre presque toujours une surface inégale, bosselée , irrégulière; le cordon est plus long temps épargné que dans le cas de squirrhe , et lorsque la maladie fait des progrès on voit une ou plusieurs élévations se former à la surface de la tumeur, s'accroître, contracter des adhérences avec la peau , se ramollir , se convertir en abcès et s'ouvrir, donnant issue à du pus tuberculeux et laissaut des orifices tistuleux interminables. Dans quelques cas , le testicule devient molasse , fongueux, lardacé, semblable à la masse désorganisée qui entoure certaines tumeurs blanches , et qui se rencontre dans toutes les dégénérescences scrofuleuses.
Il est bien entendu que le cancer peut succéder à la plupart de ces variétés de l'orchite chronique , et qu'il est caractérisé alors , soit à sa naissance , soit à seg époques avancées , pour tous les symptômes qui signalent cette affection dans les autres parties du corps. (V. Ca.kcer.)
Le sarcocèle , ou plutôt l'orchite chronique, réclame l'emploi de médications appropriées à la nature des causes qui l'ont produit. Cette cause est-elle inflammatoire ? Il convient, malgré l'absence actuelle des symptômes de vive irritation , d'employer le traitement antiphlogistique , en le proportionnant à l'ancienneté de la maladie, et en l'associant graduellement aux fondans et aux dérivatifs , tels que les emplâtres de Vigo à l'extérieur , et les purgatifs répétés par les voies gastriques. La lésion semble-t elle reconnaître une origine vénérienne, plus ou moins éloignée? Le traitement anti-syphilitique , tel qu'on l'emploie dans tous les cas de lésion constitutionnelle de ce genre, doit être mis en usage , en le combinant encore avec les émolliens et les déplétifs locaux. Enfin , lors(pie la maladie semble de nature tuberculeuse , les mêmes moyens locaux , propres à combattre l'initation, sont as.sociés avec avantage aux amers, aux excitans et à tous les moyens réputés anti-scrofuleux.
Hâtons-nous de prévenir les praticiens contre ce que ces préceptes peuvent avoir de trop absolu, de trop entraînant , et par suite de trop dangereux. Il est d'ordinaire, dans la pratique , de rencontrer dételles combinaisons, soit de causes déterminantes , soit d'altérations scrofuleuses concomitantes ou d'alfections vénériennes antérieures, que très-souvent l'étiologie véritable de Ja maladie semble en quelque sorte inextricable. Que faire alors? D'après quelle donnée iliriger le traitement?
Ces cas se sont présentés souvent à moi , dans les hôpitaux militaires, et le ■ moyens suivans sont ceux qui m'ont le mieux réussi ; et M. Gama , chirurgieil ii en chef du 'Val-de-Grâce, m'a depuis long-temps habitué aux succès qii'ou ef d obtient. Le traitement dont il s'agit consiste : 1" à appliquer sur le testicuh i des sangsues au nombre de huit, dix ou douze au plus, tous les cinq ou huij jours; 2° à recouvrir les parties de fomentations émollientes incessamraeni | continuées ; 3° à prescrire un bain tous les trois jours ; 4° à soumettre le mai 1 lade à un régime doux, et autant que possible lacté ; 5» à faire prendre au sul | jet des pilules composées de quatre cinquièmes de grain d'extrait de ciguë, e «, d'un cinquième de grain de calomélas. Ces pilules, d'un grain chaque , doiven* j être prises au nombre de une d'abord, matin et soir, puis de deux, puis d( ij trois , en augmentant ainsi d'une chaque jour, matin et soir. On arrive gra- I duellemcnt ainsi à en prescrire trente , quarante et même soixante divisées er I deux doses.
Ainsi combiné , le calomélas est long-temps supporté; il agit avec une telU graduation qu'il est facile ou de le continuer, ou de le suspendre, ou de l'a-l bandonner, sans qu'il puisse occasioner le moindre inconvénient. Tantôt desl selles nombreuses se manifestent , tantôt de la salivation survient ; et dans l'uE comme dans l'autre cas , TefTet révulsif dirigé sur le testicule est également sa^ lutaire. L'intensité de ces évacuations alvines ou salivaires sert de mesure au praticien pour persévérer ou pour se relâcher dans l'emploi du remède.
J'ai traité depuis dix ans près de cent individus d'après cette méthode , et je puis affirmer n'avoir échoué que dans un très-petit nombre de cas. Il ne m'es) arrivé que quatre fois d'être obligé de pratiquer l'ablation du testicule , et cesj résultats ont été obtenus en présence d'un grand concours d'élèves qui , au besoin , pourraient rendre témoignage de leur exactitude. M. Gama , dont j'ai osî cela imité la pratique , a obtenu, et continue encore à obtenir des succès sem-. blables.
Mais des orchites chroniques résistent, quoique rarement, à ce mode de traitement ; et si alors les signes de la fonte des tubercules se manifestent , si des ouvertures fistuleuses persistent, si des douleurs lancinantes traversent l'oigaue, si des tumeurs fongueuses nées de sa substance traversent le scrotums dans tous ces cas , il faut opérer, et la castration est le seul moyen proposablej
(V. CaHGER et CASTRATION. ) (L.-J. BÉtJIN.)
SA.SSAFRAS. Laurus sassafras. L'un des bois appelés sudorifiques. Le sassafras appartient à la famille des laurinées, et à l'ennéandrie monogynie do Linné. Il provient d'un arbre de l'Amérique septentrionale , d'où il nous est; apporté pour les besoins de la médecine , qui l'emploie depuis long-temps,! surtout dans le traitement de la syphilis. C'est maintenant comme sudorifiquei seulement que l'on s'en sert, et l'on a renoncé à une foule d'autres application»| plus ou moins bizarres. Laissons donc dormir les vieilles erreurs pour ne nous: occuper que de ce qui est actuel , et signalons d'abord ce fait qu'on se sert dutj bois de sassafras , tandis qu'on rejette l'écorce dont l'odeur et la saveur son™ incomparablement plus marquées , et promettent par conséquent des proprié-<| tés plus réelles et plus énergiques. |
Le bois se vend sous forme de copeaux; mais lorsqu'il est entier, il est gri-i sâtrC; léger et un peu veiné , d'une odeur faiblement aromatique et d'une sa»* veur extrêmement faible. D'ailleurs il a la pro|)riété de se colorer en rougèi pourpre par le contact de l'acide nitrique , et il fournit par son infusion et sai décoction un liquide l'ouge plus ou moins foncé. On extrait de ce bois et plu^l tôt encore de son écorce une huile volatile, laquelle nous arrive presque toU-l jours falsifiée , et dont on ne fait d'ailleurs que peu d'usage. Cette huile qui est! d'un jaune clair et plus pesante que l'eau , présente une odeur aromatique foifti marquée , et se trouverait assez abondamment dans le bois qui n'est pas privé i de son écorce.
La chimie moderne ne s'est pas occupée de ce bois ; probablement elle n'y j trouverait rien de bien important. On sait ce qu'il peut être utile de connaître, | savoir; que l'eau et surtout l'alcool lui enlèvent toutes ses parties actives : aussi \ se sert-on presque exclusivement de ces deux dissolvaus. j
Après avoir joui d'une assez grande vogue, appuyée comme c'est l'usage sur de nombreux succès, le sassafras est presque complètement tombé en désué- i tude; il n'est même plus employé collectivement avec le gayac, la squine, cette | combinaison ayant fait place à la salsepareille qui domine aujourd'hui sans par- i tage. On n'a d'ailleurs aucune expérience régulière et concluante sur sa manière i d'agir, et les auteurs sont réduits à invoquer sa prétendue action altérante. Rien \ de moins prouvé , comme on sait, que sa propriété sudorifique, si ce n'est dans \ les cas où se trouvent réunies les conditions véritablement propres à provoquer , la sueur, et que nous indiquerons au mot sudorifiques. Au résume, son action | est si faible que l'on peut l ailministrer sans danger à quelque dose que ce soit; 1 tout au plus pourrait-il en résulter quelque peu de fatigue d'estomac. ^
La décoction est le mode d'administration le plus généralement employé, j quoique l'infusion soit celui qui parait le plus propre à réunir tous les éléuiens | actifs du médicament, d'après sa composition connue. Une once , ou une ouce et ; demie par pinte d'eau est la dose consacrée par l'usage. On pourrait en prépa- | rer un extrait, mais il serait moins eflîcace que l'infusion préparée avec soin ; 1 cependant l'extrait alcoolique serait préférable à l'extrait aqueux.
( E. IUtier. ) I
SATTRIASIS. s. m. 5;«rj^(x«,-. Cette dénomination dérive des mots hxt^/kh \ ou satyrus, satyre, nom de ces êtres mythologiques dont l'attribut principal est i une grande lubricité. Elle a été en7ployéc en médecine pour désigner, chez ! l'homme, une maladie qui consiste dans un penchant immodéré , insatiable , ' morbide, à l'acte vénérien, un délire obscène, des érections presque continuelles, i
SATYRIASIS
SATYRIASIS
ensemble de ces circonstances constitue le satyviasis, qui se distingue du pria- , me, en ce que, dans ce dernier, l'affection plus restreinte, plus locale , con- )te dans une érection involontaire, excessive, persévérante, douloureuse, capa- ]} de déterminer des phénomènes fébriles, mais sans désirs de coit. Parmi les exemples que les auteurs donnent du satyriasis, se trouve celui de ''malheureux Blanchet, curé de Cours, près de La Réole, en Guyenne, cité par iiffon. Cet exemple est, en effet, celui d'un satyriasis produit par la contince; mais ce satyriasis n'est que passager, et le délire cesse après une évaation spermatique. Ce prêtre, entièrement soumis à ses devoirs, qu'il regarde rame sacrés , a en horreur la nature dont sa continence viole les lois; des acuations involontaires, par lesquelles l'organisme se soulage pendant le somîil, paraissent un crime à ce malheureux; il s'efforce de les prévenir par un gime qui le réduit à une extrême maigreur, et par une attention si forte sur |-même , que son sommeil en est troublé. Deux femmes qu'il rencontre dans
1e maison où l'appellent des devoirs de société , font sur lui une impression si e qu'elles lui paraissent enluminées ; il se croit l'objet des illusions du démon, ■sévère dans la continence, est assailli par une foule d'images obscènes, pris ijn délire dans lequel il s'imagine qu'on lui offre successivement toutes les autés de la cour de Louis XIV. Son délire change dénature, tourne en fureur errière, s'accompagne d'une grande exaltation des sens, et se termine par une ijlastrophe qui, au dire du pauvre curé, alarme la pudeur, étonne la nature, r déconcerte la religion , nécessaire cependant et inévitable. « A la suite de !cette crise, dit le curé, dont toute la honte retombe sur la loi du célibat ou sur son législateur ; car s'il y avait un homme assez injuste pour me l'imputer, j'interrogerais contre lui ma concience, j'invoquerais contre lui le ciel témoin de ma simplicité et de mon innocence; à la suite, dis-je, de celte crise, je ne pus plus ignorer ni me dissimuler le principe de ma maladie. « La tentation de saint Antoine n'est encore qu'un satyriasis d'un genre analol'e. Une continence prolongée produit chez le saint homme des désordres :ellectuels qui roulent sur des objets de volupté, et, dans saint Antoine, -maie dans le curé de La Réole, il y a lutte entre les devoirs religieux et les , petits charnels , c'est-à-dire entre les préjugés de l'ordre social et les besoins ;ls de la nature. Saint Antoine nous est en effet représenté comme sans cesse .\ prises avec les de'mons, qui, sous la forme de femmes enchanteresses, viennt enflammer ses sens, allumer en lui tous les feux de la concupiscence. « Le mon prit de nuit la figure d'une femme et en imita toutes les actions afin de tromper, etc. » (Vie de saint Antoine). Dans ces deux cas, le satyriasis est icrminé par une continence absolue, entretenu par cette seule cause, et comtfu par le'jeùne, la prière et des pi incipes qui exaltent et rendent dominantes le autre série d'idées bien propres à faire contre-poids aux idées lascives. Il y ! dans chacun de ces deux cas , si je puis m'exprimer ainsi, une double monojuic. Dans le suivant, cité par Timeus Baldassar, il y a satyriasis sans complition aucune : Un musicien est tellement tourmenté de désirs amoureux que cte vénérien , répété plusieurs fois en peu d'heures , ne peut le satisfaire. Il t saigné, mis à l'usage des rafraichissans et des caïmans sans aucun soulageant ; il épouse la fille forte etrobuste d'un villageois, s'en trouve bien d'abord, ais peu de temps après ce mariage , lasse sa femme par des embrassemens trop îpétés, et redevient aussi satyre qu'auparavant.
C'est dans les climats chautls qu'on a surtout observé le satyriasis. La jeusse et l'âge adulte y prédisposent. Cette affection n'est pourtant pas toujours rangère à la vieillesse , et, sans citer l'exemple de Thomas Parr, qui se fit nsurer publiquement pour son incontinence à l'âge décent deux ans, on renntre beaucoup de vieillards atteints de cette déplorable et hideuse affection. DUS ne pouvons admettre avec beaucoup d'auteurs estimables , comme une présposition organique au satyriasis, ni les attributs du tempérament sanguin, les signes de la constitution athlétique, ni le développement du système piiix. La disposition organique qui porte aux plaisirs de l'amour et prédispose 1 satyriasis est, suivant nous au moins, indépendante de toutes ces causes , b réside point dans l'ensemble de la constitution, dans le développement d'un stème organique entier; elle est locale, et nous l'avons vue coïncider avec la '[us chétive constitution, et avec les caractères les plus opposés au tempérament nguin. Si l'on a regardé ce tempérament comme une prédisposition au satyisis , cette opinion a été conçue à priori, parce que Galien et les physiolo- 5tes qui ont reproduit ses erreurs sur les attributs moraux affectés aux tempéraens , ont avancé qu'un des attributs du tempérament sanguin est le jenchant aux plaisirs de l'amour, assertion purement gratuite, attribut qui ne I trouve pas plus lié à ce tempérament qu'à un autre , car aucun tempérament |a le pouvoir de créer ou même d'influencer isolément une faculté. L'action des mpérameus est bornée à l'augmentation ou à la diminution d'énergie des faaltés existantes , et si le lymphatique e.'-t moins porté aux plaisirs de l'amour le le sanguin , il est aussi moins porté aux plaisirs de la vanité , aux exercices lysiques , etc. Nous avons prouvé ( Nouveaux éléinens d'hygiène) que tout ce l'on a écrit sur les terapérameus est du roman tout pur. Le sanguin donc , pour |venir à notre objet, n'est pas plus prédisposé que le bilieux au satyriasis; jais, quel que soit le tempérament, on peut regarder comme prédisposant à jblte affection, l'inaction physique, le défaut d'exercice intellectuel sur des obts sérieux , le silence de divers sentiraens , de l'ambition, du sentiment de jropriété , par exemple , qui occupent si activement l'existence de l'homme et p laissent guère de place aux habitudes lascives, une nourriture succulente, es alimens, des boissons et des assaisonnemens excitans. La continence, chez |s hommes qui ne sont point organisés pour l'observer , et qui y sont contraints |ar la privation de femmes ou par des principes religieux , les excès vénériens,
l'excitation continuelle de l'instinct sexuel, par des rencontres fréquentes avec des femmes, par des lectures obscènes dans des livres remplis de gravures analogues, la privation absolue des plaisirs de l'amour , quand on en a contracté l'habitude, sont les causes ordinaires du satyriasis. Suivant quelques auteurs , les vêteraens de flanelle ou de bure, portés immédiatement sur la peau , ainsi que re.\igeaient autrefois les statuts de certains ordres religieux, l'habitude ou la nécessité de dormir la nuit sur le dos , les vices herpétique, rhumatismal , arthritique causeraient encore le satyriasis. Lesprcmières de ces causes nous paraissent plutôt disposer aupriapisme, c'est-à-dire à l'érection sans désirs qu'au satyriasis. Quant au vice arthritique, voici un fait cjui pourrait l'appuyer si on osait conclure d'un fait isolé : Un houimc d'un tempérament qu'on est convenu d'appeler bilioso-nerveux , doué de beaucoup d'activité, s'était livré , toute sa vie, avec ardeur aux travaux de cabinet ; à l'âge de soixante ans, il est tourmenté de quelques attaques de goutte, d'insomnie, d'une agitation continuelle et d'une monomanie d'acheter et de spéculer qui dépasse bientôt toutes bornes. Deux fois honoré de la confiance de sa famille, à plusieurs années d'intervalle, deux fois je guéris ce malade, aujourd'hui dans un état de santé parfait. Pendant la durée de sa maladie, qu'on aurait pu , jusqu'à un certain point, attribuer à la non-fixation de la goutte sur les articulations , le malade était en proie à un satyriasis peu en rapport avec son âge et ses forces , satyriasis qui, dans sa première affection , le rendit, pour sa femme , un objet si redoutable, qu'elle n'osait consentir à habiter la même maison, et qui , pendant la nouvelle affection, fit désirer au malade de prendre avec lui une robuste villageoise, ce à quoi je ne voulus pas consentir. On range encore au nombre des causes du satyriasis, l'usage de certains alimens et assaisonnemens qu'on dit doués d'une action spéciale sur le système de la reproduction, comme les truffes, la vanille, la cannelle, la muscade. Nous ne pensons pas qu'ils agissent autrement que tous les stimulans. Parmi les médicamens, on signale tout particulièrement l'usage intérieur des cantharides. Il conviendrait de savoir si , dans le priapisme causé par les cantharides , il y a désir du coït , ou si l'on ne se livre à cet acte que dans l'espoir d'éteindre une érection incommode et douloureuse. Boyer et M. Rony citent des observations de Cabrol dans lesquelles des satyriaques par ingestion de cantharides conjurent les assistans de les laisser mourir de plaisir. Laissons le lecteur juge des observations de Cabrol. » En 1572, dit cet auteur, nous fusmes visiter » un pauvre homme d'Orgon en Provence, atteint du plus horrible et épou- » vantable satyriasis qu'on sauroit voir et penser. Le faict est tel : il avoit les 11 quartes ; pour en guérir, prend conseil d'une vieille sorcière, laquelle lui fit 11 une potion d'une once de semences d'orties , de deux drachmes de cantharides, B d'un drachme et demi de ciboules et autres ; ce qui le rendit si furieux à l'acte « vénérien, que sa femme nous jura son Dieu qu'il l'avoit chevauchée, dans 11 deux nuits , quatre-vingt-sept fois , sans y comprendre plus de dix fois qu'il « s'estoit corrompu, et mesme, dans le temps que nous consultasmes, le pauvre 11 homme spermatisa trois fois à notre présence, embrassant le pied du lict, et 11 agitant contre icelluy comme si c'eustété sa femme. Ce spectacle nous étonna (I et nous hasla à lui faire tous les remèdes pour abattre cette furieuse chaleur ; B mais quel remède qu'on lui c'eust faire , si passa-t-il le pas. n ( Observ. anat. )
Cabrol rapporte encore que Chauvel , médecin d'Orange , appelé en 1570 à Caderousse , petite ville proche sa résidence, pour voir un homme atteint delà même maladie , trouve « à l'entrée de la maison la femme dudict malade , la- I) quelle se plaignit à lui de la furieuse lubricité de son mari , qui l'avoit che- B vauchée quarante fois pour une nuict , et avoit toutes les parties gastées , » étant contrainte les luy montrer, afin qu'il lui orilonnast les remèdes pour 1) abattre l'inflammation et l'extresme douleur qui la tourmentoit. Le mal du 11 mary estoit venu du breuvage semblable à l'autre qui luy fut donné par une » femme qui ganloit l'hospital , pour guérir la fièvre tierce qui l'aflligeoit , de » laquelle il tomba en telle fièvre , qu'il fallut l'attacher comme s'il fust esté » possédé du diable ; le vicaire du lieu fut présent pour l'exhorter à la pré- » sence mesme dudict sieur Chauvel, lesquels il priait le laisser mourir avec » le plaisir: les femmes le plièrent dans un linsseul , mouillé en eau et vinaigre, » où il fut laissé jusqu'au lendemain qu'elles aloyent le visiter; mais sa furieuse 11 chaleur fut bien abattue et esteinte, car elles le trouvèrent rède mort, la » bouche riante , monstrant les dents , et son membre gangréné » (Obs. anat.). Henri Abheers aussi rapporte une observation dans laquelle un délire empreint de propos lascifs est le résultat de l'administration intérieure des cantharides. Il parait donc , si l'on s'en rapporte à ces auteurs, que l'action des cantharides ne se borne pas à la vessie , à son col , au pénis , ne produit pas seulement le priapisme , mais qu'elle influence aussi, de quelque façon que ce soit , l'encéphale , qu'elle produit des idées lascives , des désirs vénériens , un délire obscène , le satyriasis en un mot. Il p-jrait que les cantharides occasionnent, suivant la dose à laquelle elles sont prises, et suivant la susceptibilité individuelle, le priajiisme ou le satyriasis.
Les premiers symptômes du satyriasis sont des désirs vénériens et des érections spontanées ou produites par la vue des femmes. Ces désirs et ces érections augmentent de fréquence et se prolongent davant.ige; l'imagination bientôt est obsédée d'images lascives qui poursuivent le malade jusque dans son sommeil , qu'interrompent de fréquentes pollutions. Toutes les facultés inlellecluelles et morales sont ensuite asservies à un penchant désordonné que rien ne peut plus dompter. Loin même de se calmer par les jouissances , il semble acquérir uuc ardeur nouvelle ; le délire s'empare du malade. Tranquille ou furieux , suivant le sujet, ce délire, véritable monomanie d'abord , s'acrorapague bientôt d'une fièvre ardente ; la face devient rouge , les yeux sont étincelans , et cette sur-excitation de l'encéphale jette dans le trouble plusieurs fonctions de la vie nutri-
SATYRIASIS