SODIUM
3XOsloses, se manifestent assez souvent dans les parois osseuses des sinus frontaux, sphénoïdaiix et maxillaires ; des polypes fibreux ou charnus , des végélattions cancéreuses remplissent leur cavité , les déforment, gênent , déplacent, détruisent parfois les organes voisins, et nécessitent la pratique d'opérations toujours graves , lorsque Fart peut les atteindre et les détruire. {Voy Cancer ,
MAXIltAIRE, POLYPE, etc.) (L.S. BÉgIN.)
; I SIROPS ( /"/lar/n. ). Les sirops sont des médicaraens liquides , visqueux , formés par une solution concentrée de sucre dans un liquide aqueux , vineux j ba acéteux. La quantité de sucre qui doit en faire partie varie suivant la na- ;nre du véhicule : lorsque celui-ci est purement aqueux , il faut deux parties le sucre sur une de liquide ; quand le véhicule est un suc acide , ou qu'il est "ormé de vin ordinaire ou de vinaigre , vingt-huit ou trente onces de sucre " Suffisent pour une livre de liquide ; enfin, les vins alcooliques etsucrés des pays méridionaux ne prennent qu'une fois et demie leur poids de sucre , en raison le celui qu'ils contiennent déjà, et parce que l'alcool s'oppose à ce qu'ils en lissolvent une plus grande quantité.
On divise les sirops en trois ordres, dont le premier comprend le sirop sim- )le ou sirop de sucre , composé seulement de sucre et d'eau, et servant souvent l'excipient pour les sirops composés.
Le second ordre renferme les sirops monoiamiques (Chereau), c'est-à-dire ceux [ui, non compris le sucre et le liquide dissolvant, ne contiennent les principes [lie d'uneseule substance médicamenteuse, par exemple, le sirop de quinquina.
Le troisième ordre comprend les sirops poly antiques, ou ceux qui contienlent les principes de plusieurs substances médicamenteuses: exemple, le sirop le raij'ort composé , d'il sirop antiscorbutique.
Les sirops monoiamiques peuvent en outre se diviser en six sections fondées lir la manière dont ils sont préparés :
1". Sirops formés par l'addition directe d'une substance médicamenteuse à du trop de sucre : exemple, le sirop d'élhei' ; 2». Sirops formés par l'addition d'un soluté aqueux , soit à du sirop de acre, soit à du sucre : par exennple, lorsqu'on ajoute de l'acétate de morphine, issous dans une petite quantité d'eau , à du sirop de sucre , pour faire le sirop ''acétate de morphine , on de l'acide hydrocyanique médicinal à du sirop de acre , pour préparer le sirop hydrocyanique ; ou lorsqu'on fait fondre à chaud n peu moins de deux parties de sucre dans une partie d'infuse de violettes, our obtenir le sirop de violettes ; 3». Sirops préparés avec les eaux distillées des plantes aromatiques : par temple, les sirops d'eaux de fleur d'oranger, de menthe et de cannelle. La soition du sucre dans l'eau distillée peut très-bien s'opérer à froid ; on filtre le jluté au papier gris, et on obtient ainsi des sirops presque incolores et d'une ■ansparence parfaite ;
4". Sirops préparés avec les sucs végétaux et le sucre. La solution s'opère en énéral au bain-marie ; lorsqu'elle est complète, on passe le sirop à travers une tofFe de laine ;
5». Sirops préparés avec le vin ou le vinaigre. Sauf la variation dont nous ?ons parlé au commencement, dans la proportion du sucre , ces sirops se préarent comme les précédens : exemple, les sirops de vinaigre framboise et de uinquina au vin d'Espagne ;
6". Sirops de substances animales. Plusieurs sirops de ce genre sont usités, :1s sont : le sirop de gélatine, obtenu en ajoutant un soluté d'ichtyocolle à du rop de sucre , concentrant le mélange à trente degrés bouillant et passant à •avers un blanchet.
lie sirop de lait , préparé en faisant fondre une partie et demie de sucre dans ux parties de lait préalablement réduites à moitié par l'évaporation. 'Les sirops de limaçons et de mou de veau, obtenus avec un décocté aqueux l'une ou l'autre de ces substances, et du sncre ; on clarifie le mélange à l'aide blanc d'œuf etd'un peu de suc de citrons, et l'on passe au blanchet. Les sirops polyamiques ne se divisent qu'en deux sections , suivant que :ur préparation se complique ou non de la distillation , comme exemples ces derniers , on peut citer le sii-op d'amandes , que l'on connaît sous nom de sirop d'orgeat , parce qu'on le préparait autrefois avec un dé- :té d'orge ; mais on se borne aujourd'hui à le faire en saturant de suune éraulsion très-concentrée d'amandes douces et amères , faite dans "eau pure; on l'aromatise avec de l'eau distillée de fleurs d'oranger. On peut r encore le sirop des cinq racines apèriiiues, composé avec les racines ache , de fenouil, de persil, d'asperge et de petit-houx, et que l'on reconnaît l'odeur suave et au goût agréable de la racine d'ache ; le sirnp de rhubarbe et e chicorée composé , caractérisé surtout par la couleur jaune-foncée, la cou- :m-, le goût, la propriété laxative de la rhubarbe ; enfin , le sirop de salsepa- '■ille et de séné composé , plus connu sOi^s le nom de sirop de Cuisinier. Les sirops polyamiques avec distillation , qui sont encore usités , sont ceux 3 stœchas composé , d'armoise composé et de raifort composé , dit sirop antiorhutique. Ce dernier se prépare avec de la racine de raifort , des feuilles de •ehléaria, de cresson , île ménianthe, des oranges amères, de la cannelle et du n blanc. On met toutes ces substances, convenablement préparées , macérer isemble pendant vingt-quatre heures; on distille au bain-marie le quart du n employé. Le produit de cette opération est une liqueur faiblement alcooliie,qui tient, partie en solution, partie en suspension, l'huile volatile, acre sulfurée, des plantes crucifères. On passe le liquide qui reste dans l'alambic; len forme un sirop avec la quantité voulue de sucre, on concentre ce sirop plus u'il ne doit l'être ( à 34 degrés au lieu de 30), et on le ramène à la cuite ordilire , en y ajoutant , quand il est un peu refroidi , le produit de la distillation.
On obtient de celte manière un sirop diurétique et stimulant, dont le goût et l'odeur sont généralement connus, et qui est souvent administré avec succès aux enfans affectés de maladies du système lymphatique.
Les sirops, malgré le discrédit où sont tombes les médicamens en général , et malgré les envahissemens de quelques professions étrangères à la pharmacie , forment encore une partie importante de l'art pharmaceutique , et je n'ai pu , dans cet article , qu'en indiquer sommairement un petit nombre. Je renvoie , pour leur préparation détaillée et pour les observations que m'ont suggérées plusieurs d'entre eux , tels que les sirops hydrocyanique , mercuriel de Bcllet , d'ipécacuanha, de fleur de pêcher , d'opium , de salsepareille, etc., à ma Pharmacopée raisonnée. (Gcibockt.)
SODIUM {Chimie et médecine légale). Ce métal a la plus grande analogie avec le potassium. On l'obtient par le même procédé, seulement on mêle unpeu de potasse à la soude que l'on emploie, afin de favoriser sa décomposition. La macération du sodium obtenu , dans de l'huile de pétrole ou de térébenthine, enlève facilement le potassium qui l'altère.
Ce métal ressemble à de l'argent , il est plus mou que les autres métaux, se l'éduit facilement en feuilles minces. Son poids spécifique est de 0,97, son poids atomique est 290,90. Il fond à 90 degrés. Il ne se volatilise pas comme le potassium , se transforme en oxide au contact de l'oxygène ou de l'air. Jl peut y brûler et projeter autour de lui des étincelles. Il s'oxide, puis se dissout dans l'eau, mais il n'y brûle pas. 11 n'a pas d'usages.
Oxides. 11 donne deux oxides, un proloxide et un bi-oxide, qui s'obtiennent directement ; ils ne sont pas usités. Il n'en est pas de même de l'hydrate de pro toxide, ou la soude , soda , alctdi minéral, etc. Sa composition à l'état anhydre est 74,42^ parties de sodium et 25,58 d'oxygène. On l'obtient, pour les besoins du commerce, en calcinant certaines plantes qui croissent sur le bord de la mer, et principalement du salsola soda , du salsola kali, du salicoriiia annwj, salsoda tragus, atriplex porlalacoïdes , slalice limonium. Les cendres qui résultent de cette combusiion s'agglutinent en morceaux et forment la soude que l'on livre au commerce. Celle qui provient de la combustion des algues est appelée soude de varec : elle est moins riche en soude et elle contient de l'iodure de sodium. C'est avec ces soudes du commerce que l'on prépare la soude pure ou à l'alcool , par les mêmes moyens que ceux mis en usage pour obtenir la potasse.
Les caractères chimiques et toxiques de la soude sont les suivans : solide, d'un blanc un peu grisâtre , attirant d'abord l'humidité de l'air , absorbant ensuite l'acide carbonique en se transformant en un carbonate efDorescent , trèscaustique, verdissant le sirop de violette, tiès-solublc dans l'eau; la dissolution ne précipite pas par l'acide carbonique ; elle ne fait pas efiérvescence avec les acides forts ; l'acide tartrique et le chlorure de platine n'y font pas naître de précipité. Il en est de même de l'acide nitro-picrique, quand la soude est étendue d'eau. Le sulfate d'alumine n'y forme pas de cristaux. Enfin, à l'état solide, elle colore eu jaune la flamme extérieure du chalumeau. Ces divers caractères ne sont applicables qu'à la soude pure.
Mêlée à du vin , la soude lui donne une teinte d'un vert brunâtre. Elle rend le lait plus fluide , ainsi que toutes les liqueurs animales ; elle dissout même les matières animales solides. S'il s'agissait de la reconnaître dans de pareils mélanges, il faudrait s'attacher d'abord à démontrer les propriétés alcalines de la liqueur, y faire passer ensuite un courant de chlore, concentrer le liquide et y constater les caractères négatifs de la soude, puis évaporer jusqu'à siccité, calciner même fortement au feu et se servir du chalumeau pour la reconnaître.
Dans les cas d'empoisonnement, on peut éprouver parfois des difficultés dans l'analyse. La soude a pu être transformée en sels par les acides libres de l'estomac, et il est alors impossible de constater les propriétés alcalines de la substance vénéneuse. Il faut alors s'attacher à prouver qu'il existe dans l'estomac une proportion de sels de soude qui ne s'y rencontre pas ordinairement en se servant du procédé que nous venons tle décrire, et comme les allérations pathologiques auxquelles les alcalis donnent lieu ne peuvent pas être produites par une substance saline seule, on établit une probabilité d'empoisonnement en rapprochant ces deux ordres de faits : la coïncidence d'altérations profondes avec l'existence d'une proportion considérable d'un sel à base de soude.
La soude caustique exerce sur l'économie animale une action des plus énergiques. C'est une substance très-corrosive qui attaque les tissus, les dissout et perfore les organes à parois membraneuses. On ne connaît pas d'exemples d'empoisonnement par celte substance , ce qui tient h ce que dans l'état où on la rencontre dans le commerce, elle est considérée comme une substance moins énergique que la potasse. L'ensemble des symptômes qu'elle pourrait développer est le suivant : saveur acre, caustique des plus désagréables, sentiment de brûlure très-forte à la bouche, au pharynx, à l'œsophage et dans l'estomac, nausées, envies de vomir et vomissemens de matières qui ne produisent aucun effet notable sur le carreau ; ces matières sont fréquemment mêlées de stries de sang, circonstances qui accomp.ignent souvent les empoisonneraens par les matières alcalines ; un resserrement considérable des divers organes que je viens d'indiquer; des convulsions produites par la violence des douleurs ; une altération profonde dans les traits (le la face ; une sueur froide générale; des hoquets continuels, un pouls petit, fréquent, filiforme; un refroidissement des extrémités. Cet état persiste pendant toute la duiée de l'action du caustique. Quelquefois il se manifeste, pendant cette période déjà si douloureuse, une nouvelle période de douleurs qui s'étendent dans la totalité de l'abdomen, et qui indiquent la perforation de l'estomac avec épanchement dans la cavité du péritoine des matières qui étaient contenues dans la cavité gastrique; la mort est