‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 259 sur 311 · SPINA-VENTOSA · texte numérisé non relu

SPINA-VENTOSA

SPLENITE.

3 cause de son naal, ilsut parfaitement, plus tard, éviter toute rechute. ^ (Ph. Blaïïdik.)

SPHA.CELE. Foyez Ganchène.

SPINA-BIFIDA. Mots latins , par lesquels on a désigné une maladie, dont un des elTets les plus remarquables consiste à disjoindre les apophyses épileuses des vertèbres , à renverser à droite et à gauche les deux moitiés de ces pophyses qui résultent, comme on sait, de la réunion des deux lames vertérales. Cette maladie est rHTDRonACHis coKGÉNiALE dont il a été traité. On y rouvera tous les détails désirables , et sur l'étendue des désordres et sur leur itimité , de même que sur leur cause probable et les indications que le pratiien peut en déduire.

(Aux. DUGIÎS.)

SPINA-VENTOSA. s. m. Bien que l'afrection que les Arabes ont désignée 3US le nom pittoresque de spina-i'enCosrt ne soit pas très -rare, cependant les fiteurs dogmatiques ne sont pas d'accord sur la nature de l'altération qui la Jnstitue essentiellement ; et pour peu qu'on lise ce qu'ils ont écrit à ce sujet, p se convaincra facilement que les uns ont décrit sous ce nom des hyperosses ou des e.xostoses , ou même de simples abcès développés dans l'intérieur es os, tandis que d'autres ont compris sous la même dénomination de véritales ostéosarcomes.

Ce vague tient au manque de recherches exactes d'anatomie pathologique ir ce sujet, ou plutôt à ce que, le plus souvent, au lieu d'examiner l'intérieur es os, et de constater l'état de la membrane médullaire et celui de la moelle, n s est borné à conserver l'os lui-même, à cause de la conformation remariiable qu'il a subie. La quantité de pièces de ce genre dont sont remplis nos lusées anatomiques, prouve, en effet, que l'on s'est jusqu'ici beaucoup plus :taché à étudier , ainsi que le dit Boyer, le squelette delà maladie , que la laladie elle-même.

Deux dissections que nous avons faites avec soin, et la lecture attentive des tteurs , nous ont conduit à regarder, jusqu'à ce que des recherches plus exacs viennent détruire notre manière devoir, le spina-ventosa comme une dégéération fongueuse de la membrane qui tapisse l'intérieur des os. Dans les îux cas que nous avons examinés, cette dégénération était évidente, et la eme altération a été reconnue par tous les auteurs qui ont distingué le spinasntosa des autres maladies avec lesquelles il a été confondu. Tous, en effet, it indiqué que , dans le lieu correspondant à la maladie , le canal médullaire trouve renflé comme la boule d'un baromètre, de manière à donner tout-àlup à l'os un volume énorme , que le tissu osseux , dont la nature n'a point lange est ;là seulement distendu et raréfié, de manière à former un réseau à ailles plus ou moins larges , une espèce de cage remplie par une substance ïarnue.

Ceux qui ont examiné plus particulièrement cette substance ont reconnu , ins la plupart des cas, sa nature fongueuse; mais dans d'autres ils n'ont trouvé 1 une maliere grisâtre ou jaunâtre, quelquefois lardacée ou caséeiise, et même âtreuse. Quoi qu'il en soit , il résulte de l.i que . dans la plupart des cas , la ibstance qui remplit la cavité de l'os dilaté est de nature fongueuse; et comme le ne peut guère se développer qu'aux dépens de la membrane médullaire, il i résulte que c'est cette membrane altérée qui , en se gonflant, repousse en ihors de toutes parts le tissu de l'os , et éloigne , en les distendant peu-à-peu , s parois du canal médullaire du centre de cette cavité. Nous savons que les ogus de la dure-mère, dont personne ne conteste la nature , usent et perfomtlesos, et ne les dilatent pas; mais l'objection que l'on serait tenté de ire de cette circonstance contre l'opinion que nous soutenons , nous semble îvoir tomber d'elle-même, quand on réfléchit que les fongus de la dure-mère |nt agités par un mouvement alternatif d'élévation et d'abaissement isochrone ceux du pouls , et que c'est probablement à cette circonstance qu'ils doivent perforer les os au lieu d'en distendre le tissu ; semblables en cela aux tuiCurs anevrysmales auxquelles l'impulsion communiquée par le cœur au sang I les remplit ou les parcourt, donne une puissance analogue. La preuve de a, c'est que les fongus qui se développent dans le sinus maxillaire , et qui ne mt point agités par les mouvemens dont nous parlons, dilatent cette cavité point d'en décupler quelquefois la capacité, avant d'en perforer les parois, la vérité , le tissu de l'os ne se transforme pas dans ces cas en une sorte de seau , et les fongus qui se développent dans l'antre d'hygmore ne contiennent s ordinairement de masses gélatiniformes , caséeuses ou plâtreuses ; mais ces ifférences nous paraissent suffisamment expliquées par la différence de texture s os , et par l'absence d'un corps gras, comme la moelle , dont les altérations ivent nécessairement suivre et modifier celles de l'organe qui la sécrète. Quoi qu'il en soit, la maladie que les auteurs ont décrite sous le nom de )ina-ventosa, a été considérée par eux comme particulière aux os longs et lylindriques. I;e tibia et le fémur , près de l'articulation du genou, sont les os ù on l'a observée le plus fréquemment ; puis ensuite vient l'humérus près de 3n articulation supérieure, puis enfin les os de l'avant-bras près du coude. Jous ajouterons à cette liste , les os maxillaires supérieur et inférieur , dans |épaisseur desquels se développent assez souvent des tumeurs sarcomateuses t fongueuses, que l'on a prises souvent pour des ostéosarcomes. Symptômes , marche , etc. Le premier symptôme par lequel le spina-ventosa fannonce ordinairement, est une douleur profonde, vive, tantôt continue, tanbt revenant par élancemens, et que les malades comparent à celle que produisit une épine enfoncée dans le canal médullaire. Dans quelques cas cependant , ette douleur, bien que toujours profonde et occupant le centre de l'os , est trèsbtuse et à peine perçue par les malades ; mais quelque caractère qu'elle revête, DiCT. DE Médecine et de Chirurgie pratiques.

elle reste pendant long-temps le seul symptôme par lequel la maladie se manifeste. Cependant l'os finit par se tuméfier; il se dilate dans toute sa périphérie, et acquiert ainsi un volume énorme. La dilatation, à laquelle ne participent pas lessurfaces articulaires, est brusque, dételle sorte que, immédiatement auprès du point où siège la maladie, l'os conserve sa dimension naturelle. En un mot , il parait comme soufflé dans le point malade; et c'est cette circonstance qui , jointe au caractère le plus ordinaire de la douleur, a fait adopter par les médecins arabes le nom sous lequel la maladie dont nous parlons est encore désignée aujourd'hui.

La tumeur offre d'abord partout une dureté uniforme et analogue à celle des autres parties de l'os ; quand la douleur a d'abord été obtuse, on la voit quelquefois cesser , et la tumeur suspendre ses progrès. Mais dans le plus grand nombre des cas , la consistance de la tiuneur change, et le loucher permet de distinguer sur sa surface osseuse des points plus ou moins nombreux dans lesquels elle semble ramollie , et présente une apparence plus ou moins grande de fluctuation.

Enfin , la peau s'enflamme et s'ulcère vis-à-vis ces points ; il s'écoule par les ouvertures un pus peu abondant , mais sanicux , et plus ou moins fétide , et celles-ci sont bientôt remplies par des fongosités quelquefois blafardes et peu sensibles , mais le plus ordinairement rouges, douloureuses et difficiles à réprimer.

Lorsqu'on introduit un stylet par ces ouvertures, il pénètre jusqu'au centre de l'os, en passant dans les intervalles que laissent entre elles les fibres osseuses des parois du canal médullaire divarquées, et il rapporte la sensation d'une masse fongueuse qui se laisse traverser et déchirer au moindre effort.

Le diagnostic du spina-ventosa n'est pas très-diliicile. La nature de la douleur qui l'accompagne ordinairement le fait facilement distinguer des exostoses simples. Quand il est indolent, on conçoit qu'il doit être d'abord difficile ou même impossible de le distinguer de certaines hypertrophies du tissu osseux ; mais après un certain temps, le volume considérable qu'il acquiert et la forme qu'il prend peuvent servir à le faire reconnaître.

Rien ne nous semble plus facile que de le distinguer du gonflement scrophuleux des phalanges, avec lequel la plupart des auteurs le confondent encore aujourd'hui; car ce gonflement n'est qu'une ostéite, qui se termine, comme partout ailleurs , par résolution, par carie ou par nécrose. Enfin, l'ostéosarcome, qui a avec le spina-ventosa quelque ressemblance de forme et de siège, s'en distingue pourtant en ce que la tuméfaction qu'il présente est plus bosselée, et en ce que sa consistance, bien que très-ferme, n'égale cependant pas la dureté osseuse ; de plus, les douleurs de l'ostéosarcome sont lancinantes, comme celles du cancer , et il suit une marche beaucoup plus aiguë que le spina-ventosa, il altère beaucoup plus vite et plus profondément la constitution du sujet, qui revêt promptement les caractères généraux de la diathèse cancéreuse.

Le pronostic du spina-ventosa est grave, puisque, dans la plupart des cas , il finit par amener des désordres locaux et des altérations générales tels que la mort des malades en est la conséquence.

Traitement. L'art est impuissant contre le spina-ventosa. Tout ce qu'il peut faire, c'est de calmer, parles sangsues répétées , les bains, le régime, le« adoucissans, les narcotiques à l'intérieur et à l'extérieur , les douleurs qu'éprouve le malade tant que la maladie n'est point assez avancée pour compromettre la vie du sujet. Mais il est bien rare que ces moyens réussissent à enrayer la marche de la maladie, et le plus souvent elle finit par faire des progrès tels qu'elle menace, par l'influence fâcheuse qu'elle exerce sur l'économie, l'existence du malade.

On a conseillé de fendre alors les parties molles , d'ouvrir la cavité de l'os dilaté, et de détruire par le fer et par le feu les fongosités qui la remplissent. Mais il nous semble qu'une semblable opération devra toujours être rejetée d'une saine pratique; car en supposant que le malade résistât à la violence de l'inflammation primitive , il est plus que douteux qu'il pût supporter l'énorme et longue suppuration nécessitée par l'élimination des os privés de vie , ou par l'impossibilité dans laquelle les parois osseuses d'un aussi vaste foyer seraient de se rapprocher; il est plus que douteux qu'il se trouverait à l'abri de la récidive du mal; et enfin, en supposant qu'il évitât tous ces dangers, il est évident qu'il conserverait un membre difforme et souvent incapable de remplir ses fonctions.

Il résulte de là que , dans tous ces cas , l'amputation de la partie est le seul remède que l'on doive opposer au mal. ( L. J. Sakson. )

SPLENITE. s. f. Splenitis , de o-irX.'v, rate. Inflammation de la rate.

Cette maladie est fort rare et très-peu connue ; à peine en peut-on assigner les causes avec quelque apparence de certitude, à peine sait-on par quels signes elle se révèle , on n'a guère pu l'étudier jusqu'à ce jour que dans les cadavres. Ceci est vrai surtout de la splénite aiguë; sous forme chronique , les occasions de l'observer se montrant plus fréquentes, son histoire est un peu moins obscure.

On a supposé beaucoup de fonctions différentes à la rate , ce n'est pas ici le lieu de les rappeler ; nous dirons seulement qu'une seule paraît bien démontrée, c'est celle de servir de simple diverticulum au sang. Mais que ce soit ou non l'unique fonction que remplisse cet organe , toujours est-il que son rôle dans l'économie est des plus obscurs et que le seul qu'on lui connaisse est entièrement passif. N'ayant aucun rapport avec les agens hygiéniques, et privée de sympathies , avec les autres viscères, la rate n'est point accessible à l'action des causes extérieures , les maladies des autres organes ne doivent exercer sur elle qu'une influence peu marquée et presque nulle. L'inflammation ne peut donc lui venir que de trois sources , savoir les violences extérieures , la phlegmasie d'un organe contigu qui se propage à son tissu propre , et enfin les troubles de la circulation qui peuvent exagérer sa fonction mécanique de réservoir du sang. C'est en effet

SPLENITE.

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