FONGUS
ise tic ti»sus fibreux, duquel partaient des prolongemens qui se portaient, s'entrecroisant , dans toutes sortes de directions. Chez un autre sujet, une leur carcinoroateuse se continuait avec une tumeur éreclile. lXXI. Cancer du foie. Le cancer du foie peut être primitif ou consécutif. Le f '.cer consécutif s'observe dans deux circonstances bien différentes : tantôt le I devient cancéreux par continuité du tissu , tantôt il atteste une infection érale. Ainsi , il n'est pas rare de voir un cancer de la petite courbure de l'eslac envahir la face inférieure du foie, laquelle, devenue intimement unie a te courbure, remplace les parties de l'estomac qui ont été détruites , si bien ' le foie peut être envahi par couches successives , depuis sa face concave ju'à sa face convexe. Tantôt le cancer consécutif du foie se voit dans le cas ifection générale du sang; par exemple, à la suite d'un cancer extérieur ; isilestsouventbien diflicile de distinguer le cas où le cancer du foie est conutif , de ceux où le cancer s'est développé , dans le foie , en même temps ! dans les autres parties du corps , par l'effet d'une cause commune. Ainsi , nièrement , j'ai vu un cancer du foie, des ovaires , des poumons , coïncidant c un cancer des mamelles; combien de fois n'est-il pas arrivé, en pareille urrence, d'accuser de tous les désordres intérieurs la résorption de la tière cancéreuse , alors que ces désordres intérieurs étaient contemporains lésions extérieures !
[XXn. Le cancer existe très-souvent primitivement et exclusivement dans oie. Tantôt il n'affecte qu'un seul point et envahit successivement les parties itiguës; tantôt il se développe sur un grand nombre de points à la fois, en isant intactes toutes les parties intermédiaires. Cette dernière espèce , qui islitue le cancer par masses disséminées, est la plus commune. Elle se manite sous deux formes (Anatom. paih. , 12= livr. , pl. 2 et 3) : sous la forme le ou squirrheuse , et sous la forme molle ou encéphaloïde. Celle-ci est souit accompagnée d'un développement considérable de vaisseaux d'apparence neuse , qui se déchirent avec la plus grande facilité ; d'où les épanchemens sang qui donnent à ces tumeurs l'aspect d'une apoplexie du foie; d où les lombrables variétés que présentent ces tumeurs , car le sang épanché peut Irouver une foule d'altérations.
kxXIlL L'histoire du cancer par masses disséminées du foie constitue une parties les plus intéressantes de l'histoire pathologique de cet organe. Je suis longuement étendu ailleurs ( Anat. path. , 12» livr. ) sur les différences 'il présente sous le rapport du nombre , du volume et des divers états sous jqucls ces tumeurs peuvent s'offrir ; j'ai examiné dans quelles conditions se juve le tissu propre du foie , farci d'un si grand nombre de tumeurs ; je me s appesanti sur la question du siège , et j'ai été conduit à établir que ce siège , dans le gtain glanduleux lui-même , et que ces tumeurs ne sont pas un sim- ; dépôt de matières cancéreuses dans le tissu cellulaire intermédiaire aux inulations : mais les granulations étant un tissu très-complexe, j'ai essayé de terminer quel est l'élément aaatomique primitivement et essentiellement "ecté ; j'ai fait ressortir l'analogie qui existe , sous le rapport de l'aspect, entre i abcès multiples du foie et le cancer par masses disséminées; l'un et l'autre vahissent un certain nombre de points en laissant intact les points interméiires ; l'un et 1' autre affectent une sorte de prédilection pour la surface du ie; enfin, de même qu'on rencontre quelquefois dans les abcès du foie les osses veines pleines de pus, de même il n'est pas rare de voir en même temps e les cancers disséminés du foie , les grosses veines pleines de masses cancéuses adhérentes aux parois, et l'analogie est si frappante, que les mêmes leurs , qui se sont étayés de la présence du pus dans les veines pour établir résorption purulente , se sont également étayés de la présence de la matière ncéreuse dans ces mêmes veines , pour établir la résorption de cette matière ncéreuse. J'en ai conclu : l» que , la matière cancéreuse était formée , dans le stème capillaire veineux , comme le pus , comme tous les produits sécrétés , it physiologiques , soit pathologiques ; 2° que le tissu cellulaire que j'avais lleurs considéré comme le siège immédiat de toute sécrétion anormale , de ute transformation et production organique, n'est autre chose qu'un organe ; dépôt , dans le sein duquel sont épanchés les produits formés dans le sysme capillaire. Telles sont les maladies dq foie,
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