SULFATES
la combustion d'uu foyer de chaleur, el de la clôture de la porte d'entrée par l'intérieur de la pièce, etc.; le rôle du médecin consiste donc à s'assurer que la mort est réellement due à l'asphyxie , nous renvoyons le lecteur à ce mot.
Enfin nous arrivons au point le plus délicat de la question , celui qui se ratiache aux blessures mortelles ou non mortelles. Ici la lâche du médecin est plus étendue, c'est en grande partie à son examen qu'est confiée la solution de la question du suicide dans ces sortes de cas. Pour la résoudre , il faut partir des mêmes données que celles sur lesquelles nous avons appelé l'attention, à 'occasion des blessures par armes à feu. L'individu qui se fait; une blessure at- [taque des parties qu'il regarde comme les plus essentielles à la vie. La région 'jdu cœur ou celle du cou sont le plus fréquemment frappées par lui. Dans le |premier cas , la mort arrive souvent parce qu'il choisit une arme longue, bien effilée, pénétrant facilement dans les parties ; il l'appuie au défaut des côtes et pour peu qu'il exerce sur elle une pression , il devient victime de son attentat. Mais si , au contraire , il se porte un coup au hasard dans la région du coeur , touvent la présence des côtes arrête l'instrument, et il n'en résulte alors qu'une plessure légère. Mais un assassin dirige aussi son arme sur le même point , :omment distinguer alors les deux genres de mort? C'est à reconnaître le trajet ;t la direction de la blessure que l'expert doit s'attacher; ainsi , est-elle le réullat d'un suicide, elle est presque nécessairement dirigée de droite à gauche ; ippartient-elle à un assassinat, elle offre une direction plus ou moins liorizonale, et même oblique de gauche à droite. Cependant, si l individu est gaucher, a blessure pourra simuler un assassinat ; si l assassin est placé deriière la peronne à la vie de laquelle il porte atteinte, la blessure simulera un suicide; ce ont donc là des dilliculfés réelles, lorsqu'on n'a égard qu'à la direction delà ilessure. Mais le trajet parcouru par l'instrument n'offre pas seulement une lireclion oblique de droite à gauche ou de gauche à droite , elle peut de plus tre oblique de haut en bas ou de bas en haut. Toute blessure oblique de haut n bas est commune au suicide et à l'assassinat , alors que l'assassin est placé à a droite et en arrière de la victime; mais les blessures dirigées de bas en haut l'appartiennent guère qu"à l'assassinat. Les désordres intérieurs de la blessure leuvent aussi fournir des indices puissans. L'homme sain d'esprit, mais dont 3 moral est assez dominé par les passions ou par le chagrin ])0ur attenter à ses jurs , se borne ordinairement à enfoncer l'arme dans les chairs , et il choisit ette arme bien tranchante ; en sorte qu'il en résulte des lésions dont les lèvres ont nettes , les parties exactement coupées , sans déchirure, sans dilacération. -'assassin multiplie ses blessures , et souvent en aggrave les résultats en dilacémt les parties intérieures qu'il attaque. Il est cependant un genre de suicide ni a quel(!jue analogie sous ce rapport avec l'assassinat, c'est celui des aliénés; u tre que ceux-ci s'adressent k des organes souvent peu importans à la contiuation delà vie, ils se font des blessures multipliées, avec des déchirures d'oranes, dont on ne peut s'expliquer la formation volontaire , que par un désordre rofond des facultés intellectuelles.
Dans les blessures qui sont dirigées vers le cœur, l'inspection extérieure de la laie n'est d'aucune utilité pour décider la question qui nous occupe; c'est une line perforante qui a agi; mais il n'en est pas de même pour les blessures du DU. Rien de plus fréquent que de voir le suicide s'adresser à cette partie , et resque toujours sans succès, parce que la peau , les muscles superficiels et la achée-artère sont seuls atteints par l'arme dirigée sur la région antérieure de ;tte partie. J'ai rapporté dans les Annales d'hjgiène ei dans ma Médecine légale n exemple fort curieux sous ce rapport. La blessure faite au-dessus de l'os yoïde , avait dix-huit pouces de circonférence et pénétrait jusqu'à la paroi oslérieure du pliarynx. Cependant les gros vaisseaux du cou avaient été mé- ■igés et la mort n'était survenue qu'à la suite d'une hémorrhagio dont la source ait dans l'ouverture de ramifications artérielles et veineuses; encore avait-il Uu que pour se donner la mort l'individu se portât trois coups de rasoir. — est dans ces sortes de blessures , que l'on peut le mieux reconnaître le suicide, 1 ayant surtout égard , d'une part , à la direction de la plaie e,\térieure ; d'une itre part, à la forme de ses angles qui dénote le point où elle a commencé et ;Uii où elle a fini. On sait que tout instrument convexe qui agit par son tranchant i nie queue alors qu'il a opéré la section de la peau ; qu'une plaie faite de cette anière est toujours plus profonde à sa terminaison qu'à son origine Par conquent , la direction, la profondeur et l'état des angles de la plaie sont les incipales considérations qui doivent fixer l'attention du médecin. Ajoutons Je ces sortes de lésions sont toujours uniques quand elles sont le fait du suide, tandis que le plus souvent elles sont multiples dans les cas d'assassinat , irce qu'en supposant même que l'assassin ait frappé sa victime pendant le mmeil , comme dans l'affaire Benoit de Versailles, que j'ai rapportée dans on ouvrage , elle se réveille , se défend , parce qu'elle ne meurt pas subitement, ue si plusieurs coups sont portés lors d' n suicide , c'est toujours dans le même 3u et dans le but de rendre la blessure plus grave.
J'ai cité le cœur et le cou comme deux points d'élection ilu suicide , je ne ;ux pas dire par là que jamais on ne s'adresse à d'autres parties , mais j'ai dû )peler l'attention sur cette circonstance , comme fournissant un indice assez itionnel. L'aliéné, par exemple, se blesse aussi bien à la cuisse qu'à la poiine; l'homme colère, qui ne peut pas frapper la personne pour laquelle il a )nçu une haine passagère, mais violente, s'en prend à lui-même et se blesse I hasard. J'ai rapporté dans mon ouvrage l'exemple d'un homme qui, dans usicurs circonstances , s'était porté des coups de couteau indifféremment sur Ue ou telle partie , et qui avait fini par se tuer de cette manière ; enfin , la pernne qui se suicide a toujours auprès d'elle l'arme qui a servi à ses blessures. liQuant au suicide par empoisonnement, il ne peut être médicalement constaté
que par la nature même du poison qui a été employé. Ainsi, en général, on s'adresse aux jioisons les plus douloureux, dont la saveur est la plus repoussante, parce qu'ils sont mieux connus, telle est l'huile de vitriol , l'arsenic , l'eau-forte , etc. La nature du poison n'est toutefois qu'un indice bien peu concluant, c'est une simple induction. — Nous ne terminerons pas cette esquisse sans faire connaître cette circonstance vraie, mais pénible pour notre art, c'est que les quatre-vingt-dix centièmes des suicides sont reconnus plutôt par des preuves étrangères h la médecine que par celles que nous pouvons fournir. Le plus souvent ce sont des écrits laissés par les personnes qui se sont suicidées qui éclairent les magistrats sur la cause déterminante de la mort.
Voyez pour ce qui concerne la biljliograpliie tlu suicide, l'ouvrage que vient de piiljlicr M. Fredërich , SystematiscJte Litteratttr (1er ai-ztUchen und gcrichtlichen psj'chnloî^te . Berlin, 1833 , in-8», pag. 299-308.
J. Chevrej. Essai médical sur le suicide, Paris, 1816, in-4°.
Rejdellet. Du suicide, considéré dans ses rapporls avec la morale publique et les progrés de la liberté dans les pays anciens et modernes , mais surlout en Fi'unce , Paris , 1820 , în-8°.
t/.-jP. Faîret, Du suicide et de l'Iiypocondrie , Paris, 1822, în-8°.
Annales d'hygiène publique et de médecine lé^'ale , lom. i , il , IV, vlll, ixetx.
Marc. Exameu médico-légal des causes de la mort du prince de Coudé. {Annales d'hygiène publique et de médecine légale^ 1331 , tom.v, pi^g' 156.)
(Ali'ii. Devergie.)
SULFATES ET SULFITES. (Chim. pharm.) Le soufre, en se combinant avec l'oxigène , forme deux acides jirincipaux , savoir : Vacidc sulfureux , composé d'un atome de soufre et de deux atomes d'oxigène, et V acide sut furique , qui contient un atome du premier élément, sur trois du second. Ces deux acides, en s'unissant auxoxides métalliques, forment des sels qui portent les noms de suffîtes et de sulfates , et qui peuvent être, suivant les proportions de leurs composans , neutres, ai^cc excès d'acide, ou avec excès de base. On est convenu , avec M. Berzelius , de regarder comme neutre tout sulfate dans lequel l'acide contient trois fois autant d'oxigène que la base . parce que des sels de ce genre qui sont évidemment neutres, lelsque les sulfates de potasse, de souda, de magnésie , de chaux, de baryte , de strontiane , de protoxide de Jer, etc., offrent ce rapport. PJais il faut remarquer que dans tous ces sels, véritablement neutres, la base contenant un seul atome d'oxigène, le sel est formé d'un atome de base et d'un atome d'acide ; tandis qtie , lorsque la base contient trois atomes d'oxigène, comme l'alumine ou le peroxide de fer , on est obligé de regarder comme sulfate neutre le sel qui contient trois atomes d'acide contre un atome de base , et que celte combinaison produit toujours un sel jouissant d'une réaction acide très- prononcée. La conclusion de cette observation esl que l'on devrait peut-être plutôt regarder comme sulfate neutre tout sel formé d'un atome d'acide stilfurique et d'un atome de base; alors le sulfate d'alumine de l'alun deviendrait un trisulfate, etc. La même observation peut s'appliquer aux sulfites que l'on appelle neutres lorsque l'acide contient deux fois l'oxigène de la base , et que l'on devrait peut-être ne considérer comme tels que lorsqu'ils sont formés d'un atome d'acide et d'un atome de base.
Les sulfates elles sulfites jouissent de caractères qui leur sont propres , et qui peuvent , par conséquent , servir à les faire reconnaître. Les sulfates mélangés avec du charbon , et chauffés au rouge , dans un vase clos , laissent généralement un sulfure métallique , qui dégage de l'acide hydrosulfurique quand on le traite par l'acide hydrochlorique- Lorsque l'expérience ne réussit pas, à cause de la faible affinité du soufre pour le métal, ou de la forte attraction de celui-ci pour l'oxigène , on la fait toujours réussir en ajoutant au charbon un peu de carbonate de soude, qui forme avec le soufre du sulfure de sodium. D'un auli e côté, les sulfates solubles, étant dissous dans l'eau, forment avec le nitrate de baryte , un précipité insoluble dans l'acide nitrique, et lorsqu'ils sont insolubles , on parvient au même résultat en les faisant préalablement bouillir avec un soluté de carbonate de soude , qui les décompose en partie et forme, avec l'acide sulfurique , un sulfate de soude soluble.
Les sulfites se reconnaissent à une saveur particulière qui tient de celle de l'acide sulfureux; ils dégagent de l'acide sulfureux , reconnaissable à son odeur, et sans dépôt de soufre , lorsqu'on les traite par l'acide snlfurique concentré; ils se convertissent en sulfure lorsqu'on les traite en vaisseaux clos par le charbon; ils se décomposent même seuls lorsqu'on les chauffe au rouge sans le contact de l'air : les trois quarts passent à l'état de sulfate en absorbant l'oxigène de l'autre quart , cjui se trouve réduit à l'état de sulfure.
Le soufre forme , comme on le sait , deux autres acides oxigcnés , qui sont les acides hypo sulfureux et hjposulfurique. Le premier , qui n'a |)u encore être isolé, peut être supposé composé d'un atome de soufre et d'un atome d'acide sulfureux ; il se produit lorsqu'on fait digérer un soluté de sulfite alcalin sur du soufre , ou lorsqu'on dissout de la limaille de fer ou de zinc tians l'acide sulfureux liquide, ou quand on laisse un sulfate de soluté alcalin exposé à l'air. Dans ces diUéreus cas, il se forme un hyposulfite de la base qui contient deu.x lois autant de soufre que le sulfite ou le sulfate correspondant, de sorte qu'en faisant passer tout ce soufre à l'état d'acide sulfurique , on obtient un bi-sulfate et non un sulfate neutre. La même chose a lieu pour l'acide hyposulfurique : cet acide esl forme de deux atomes de soufre et de cinq d'oxigène , ou d'un atome d'acide sulfureux et d'un atome d'acide sulfurique, el ne sature pas plus de base que l'un ou l'autre des deux acides pris séparément. Il en résulte que si on suppose tout le soufre d'un hyposulfate neutre, passé à 1 état d'acide sulfurique, on aura un bisulfate, ou bien, si on chauffe le sel au rouge, on en dégagera un atome d'acide sulfureux , et le restant constituera un sulfate neutre. Les différens sels usités en médecine j appartenant aux acides du soufre, sont dcciils particulièrement
SULFIIRIQUE.
à la suite du métal ou de Toxide métallique qui leur sert de base. ( Voyez antimoine , MAGNESIUM , POTASSIUM , SODIUM , Ctc. ) ( GuiBODRT. )
SULFURE. Foj-ez Soufre.
SULFURIQUE (acide.) (médecine légale.) Acide sulfurique concentré à l'état de pureté. Liquide incolore , inodore , tellement caustique qu'il détruit à l'inîtant les matières végétales et animales ; noircit et carbonise les premières , l end grisâtres , puis noires les secondes. Caractères chimiques. !« Mêlé à de Teau, il en élève la température. 2" Il rougit fortement la teinture de tournesol. 3° Introduit dans une fiole à médecine avec du charbon finement pulvérisé, de manière à former une bouillie épaisse , ou avec du mercure , et chauflTé, il se décompose et dégage de l'acide sulfureux reconnaissable à son odeur de soufre en combustion. 4° Une goutte d'acide sulfurique versée dans une dissolution de nitrate de baryte y fait naître un dépôt blanc de sulfate tie baryte, qui se rassemble lentement au fond du verre à cause de sa division extrême. Pour acquérir la certitude que ce précipité est bien formé de sulfate de baryte, il faut : lo qu'il soit insoluble dans beaucoup d'eau ; 2» qu'il soit insoluble dans l'acide nitrique; 3" que mêlé avec du charbon et calciné au rouge, il donne une matière qui, refroidie et humectée d'eau , dégage l'odeur d'œufs pourris. Si l'on ajoute une plus grande quantité d'eau , de manière à eidever tout ce qu'elle contient de soluble, et que l'on filtre la liqueur, on obtient un liquide jaune , ou jaune-verdàtre qui, traité par quelques gouttes d'acide hydrochlorique affaibli , fait effervescence , dégage de l'hydrogène sulfuré , et précipite du soufre blanc hydraté. Ce soufre, recueilli sur un papier, brûle avec l'odeur qui lui est propre.
Acide sulfurique concentré du commerce. \\ est incolore , ou coloré en jaunebrunâlre ou en brun. Il est souvent odorant, parce qu'il n'a pas été entièrement privéd'acidesulfureux. 11 se comporte avec l'eau, le charbon, les matières végétales et animales, et la dissolution de nitrate de baryte, comme l'acide sulfurique pur.
Acide sulfurique étendu d'eau. Il rougit encore fortement la teinture de tournesol; n'agit plus sur le charbon comme l'acide sulfurique concentré , si ce n'est dans certaines conditions particulières , et se comporte avec l'hydrochlorate de baryte de la même manière que ce dernier. Ces caractères sont insuffisans, attendu qu'un sulfate acide soluble pourrait rougir la teinture de tournesol, et précipiter le nitrate de baryte comme leferaitde l'acide sulfurique. CAnACTÈ- RES. lo Constater son action sur la teinture de tournesol. 2» Traiter une portion de liqueur par la potasse, et une autre par l'ammoniaque, afin de s'assurer qu'elle ne donne pas de précipité avec ces réactifs. 3" Distiller la presque totalité de la liqueur, de manière à la réduire à un très-petit volume. Y ajouter du charbon privé de sel ou bien du mercure ; recueillir le produit de la distillation dans une dissolution faible de potasse; traiter la dissolution par l'hydrochlorate de baryte, recueillir le précipité, et y verser de l'acide sulfurique pour en dégager l'acide sulfureux. Faire évaporer le résidu qui est dans la cornue, et le traiter par de l'eau régale afTaiblie ; filtrer la liqueur et agir isolément par la potasse et l'ammoniaque qui ne doivent pas y faire naître de précipité.
Mode opératoire. Prenez une cornue lubulée de la plus petite dimension possible relativement à la quantité de liqueur sur laquelle on agit; effilez sou col à la lampe, en le recourbant de manière, à ce qu'il puisse plonger dans un petit flacon. Introduisez l'acide , et distillez dans un récipient la presque totalité de l'eau à la chaleur d'un bain de sable. Le récipient doit être entouré d eau froide fréquemment renouvelée. Fractionnez les produits de la distillation , de manière à les essayer par la suite avec le nitrate de baryte, et à vous assurer qu'il n'a pas passé d'acide sulfurique. Lorsque le liquide de la cornue aura beaucoup diminué de volume, de manière à être réduit, par exemple , à une demi-once de liquide , si on agissait sur deux à trois onces de liqueur et vice ve/sd , introduisez dans la cornue une once de charbon purifié , en quantité suflisante, pour faire avec le liquide une bouillie très-épaisse. Alors changez le récipient, et mettez y un gros environ de dissolution de potasse trèsfaible. Faites plonger l'exlrémilé effilée de la cornue dans le liquide, et à une ligne seulement au dessous de sa surface. Chauffez alors la cornue à feu nu, et poussez l'opération jusqu'à l'époque où le liquide du récipient tend à rentrer ilans la cornue, quoique vous ayez eu le soin d'élever la température de ce vase jusqu'au voisinage de sa rubéfaction. A cette époque, la décomposition peut être regardée comme complètement opérée.
Essayez alors les divers produits de la première distillation de la liqueur par le nitrate de baryte, afin de rechercher si elle ne contiendrait pas d'acide sulfurique; ce que l'on reconnaîtrait à tous les caractères du précipité de sulfate de baryte. S'il y a absence de précipité , ce qui doit avoir lieu, agissez sur la dissolution de potasse avec le même réactif et le nitrate de baryte. Il se formera un précipité blanc, sulfite de baryte, mélangé de sulfate provenant d'une poilion il'acide sulfurique volatilisé sans avoir été décomposé ; laissez-le reposer; enlevez avec une pipette le liquide qui le surnage, et divisez-le en deux parties Traitez l'une par une ou deux gouttes d'acide sulfurique, une cirervescence aura lieu, et il se dégagera de l'acide sulfureux reconnaissable à son odeur. Versez dans l'autre de l'eau régale, puis de l'eau, et le précipité blanc restera insoluble dans ces deux léactifs. (Il se sera produit du sulfate de baryte, reconnaissable aux caractères indiqués plus haut. )
Les premiers essais terminés démontrent , ou que la liqueur contenait de l'acide sulfurique étendu d'eau, ou un sulfate acide, décomposable par le charbon, de manière à dégager de l'acide sulfureux et assez étendu d'eau pour que la I otasse et l'ammoniaque ne puissent pas déceler la présence de leur o.iide. C'est en agissant sur le charbon resté dans la cornue qu'on dislingue ces deux cas possibles. A cet effet, traitez le charbon resté dans la cornue par l'eau légale, portez le mélange à l'ébullition, pendant quelques minutes ; évaporez la majeure