‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 269 sur 311 · SULFURIQUE · texte numérisé non relu

SULFURIQUE

En résumé, on voit : 1» que, lorsque l'acide sulfurique est seulement étendu I d'eau, la seule méprise possible c'est de prendre un sulfate acide pour l'acide j sulfurique; 2" que si l'acide sulfurique est mêlé avec un liquide végétal , on peut, en se servant d'un sel de baryte, prendre pour de l'acide sulfurique soit un sulfate acide ajouté à ce liquide végétal , soit les sulfates qui y existent naturellement ; 3» que l'on évite toute espèce d'erreur en employant le procédé que nous avons conseillé, la distillation, et qu'il n'y a pas à craindre de perdre de l'acide sulfurique par volatilisation, attendu qu'il n'entre en ébullition qu'à 360 degrés. L'expérience suivante lèvera d'ailleurs toute espèce de doute à cet égard. Nous avons mis une goutte d'acide sulfurique dans deux onces d'eau distillée, la liqueur rougissait le papier de tournesol , et précipitait par Thydrochlorate de baryte. Elle fut mêlée à du charbon et introduite dans une cornue et portée à l'ébullition sur un feu nu. Les produits de la distillation ont été fractionnés en trois parties et la distillation arrêtée , alors qu'il restait tout au plus une demi once de liquide dans la cornue. Les trois portions distillées et essayées par l'iiydrochlorate de baryte n'y ont pas fait naître de précipité. Tandis que la liqueur, restée dans la cornue, donnait un dépôt blanc abondant avec ce réactif.

3". Analyse de V acide sulfurique mêlé at'ec une matière animale liquide. Eau , café au lait , bile , albumine , gélatine , sang , salive , matière de vomissemens , etc.

l". Constater l'acidité plus ou moins forte de la liqueur , non pas que ce soit un caractère très-probant , attendu que le lait , le café au lait caillés sont naturellement acides, mais faiblement, il est vrai. Ce caractère a plus de valeur à l'égard de la bile, de l'albumine et de la salive qui sont des liqueurs alcalines , et qui le deviennent encore plus par le fait de la fermentation qui s'y développe , puisqu'un des effets de cette fermentation est la production d'une quantité plus ou moins grande d'ammoniaque.

2". Se conduire à l'égard de ces liqueurs comme nous allons l'indiquera l'occasion des matières animales solides.

4". Analyse de L'acide sulfurique mêlé à des matières animales solides. Tissus du canal digestif ou autre substance animale solide.

Les difficultés qui s'élèvent à l'occasion de l'analyse de l'acide sulfurique contenu dans l'estomac, sont beaucoup plus grandes que pour les cas préce'dens. Nous citerons les diverses substances qui peuvent , dans ce cas, induire les experts en erreur , et forcent à employer un procédé plus compliqué. Ces difficultés naissent : 1° De la nature du véhicule dans lequel se trouvait l'acide sulfurique au moment de son ingestion , en raison des sulfates , de l'acide acétique libre, de l'éther ou de l'alcool , qu'ils peuvent contenir naturellement.

2". De l'existence dans l'estomac des acides acétique et hydrochlorique qui se développent pendant la digestion , ainsi que l'ont démontré Gmelin , Lassaigue et d'autres auteurs.

Bo. Des contrepoisons qui ont pu être administrés tels que les carbonates de chaux et de magnésie ou l'eau de savon, contrepoisons qui ont transformé l'acide sulfurique en sulfate de chaux, de magnésie , de soude ou de potasse.

4°. Des sulfates acides qui auraient pu être donnés au lieu d'acide sulfurique.

S". Des sulfates solubles inhérens aux parois stomacales , et qui sont mis à nu si l'on décompose l'estomac par le feu.

fio. Du sulfate d'ammoniaque qui se produit à la longue par le fait du dégagement de l'ammoniaque sous l'influence de la putréfaction.

Toutes ces subslances peuvent être rangées en quatre classes :

1. Celles qui sont volatiles à la température ou un peu au-dessus de la température de l'eau bouillante , éther, alcool , acide acétique ou hydrochlorique.

2. Celles qui sont volatiles à une température très-élevée : acide sulfurique , sulfate d'ammoniaque.

3. Celles qui sont décomposables par le charbon entre trois cents et quatre cents degrés , acide sulfurique , sulfates acides non alcalins.

4. Celles qui sont indécomposables à moins d'eœiployer la température rouge , soutenue pendant un temps assez long, sulfate de potasse et sulfate de soude.

Le seul moyen d'arriver à la séparation de ces diverses matières par le feu , c est la distillation , suivie de la décomposition. Mais si nous généralisons ce" procédé sans distinction d'aucun cas particulier, et sans tenir compte de l'état d'acidité des matières et de l'état pathologique des organes, ce serait compliquer le problème , et rejeter des données qui peuvent efficacement concourir à éclairer sur le mode d'analyse à suivre. Nous supposons donc plusieurs cas possibles. Nous allons tracer d'abord la marche à suivre pour le cas le plus compliqué , ce qui nous conduira à faire connaître à-la-fois toutes les opéralions nécessaires , et ce qui nous permettra de renvoyer pour les cas plus simples à l'emploi tle telle ou telle partie du procédé.

A. Rechercher jusqu'à quel point les matières sont acides, eu les mettant en contact avec du papier de tournesol et du carbonate de chaux.

B. Ajouter de l'eau distillée à la matière, si elle est solide ou en bouillie cpaisse , de manière à ce qu'elle puisse donner plusieurs onces de liqueur à la distillation.

C. Soumettre le tout à la distillation jusqu'à presque siccité en plaçant la cornue dans un bain de chlorure de calcium.

D. Ajouter au résidu sirupeux, de l'eau distillée, et porter à l'ébullition, filtrer et renouveler l'ébullition dans une seconde quantité d'eau, filtrer de nouveau. En un mot, épuiser les matières d'acide sulfurique par l'eau portée à la température de l'ébullition.

E. Rechercher dans les produits de la distillation , s'il s'y trouve de l'éther, 1 de l'alcool , de l'acide acétique ou de l'acide hydrochlorique. Les trois premiers |

I produits rcconnaissables à leur odeur, le dernier au précipité blanc, caillebotté, I insoluble dans l'eau et dans l'acide nitrique, soluble dans l'ammoniaque qu'il forme avec le nitrate d'argent. | j

F. Constater dans les deux liqueurs provenant de l'ébullition dans l'eau du { résidu de la distillation : 1» si elles sont encore acides ; 2" si elles précipitent le I nitrate de baryte avec les caractères de l'acide sulfurique ; 3° si elles précipitent ! par la potasse et par l'ammoniaque , en notant si le précipité est soluble ou | insoluble dans un excès de ces deux réactifs; 4» les évaporer, et quand elles i sont en consistance sirupeuse, les mêler avec du charbon et les décomposer ! ' dans un appareil à distillation en recueillant les produits dans une dissolution de potasse. )

G. Examiner si la dissolution de potasse qui renferme les produits de la décomposition contient de l'acide sulfurique soit à l'état de sulfite de potasse, ' soit à l'état de sulfate, ce dont on acquiert la certitude , par un moyen que nous 4 avons proposé avec M. Taufllieb, et qui consiste à ajouter Teau régale sur le ' produit de la distillation contenu dans une fiole munie d'un tube propre à per- * mettre l'introduction de l'eau régale, et d'un autre tube qui conduit l'acide ^ sulfureux dégagé dans une petite éprouvette , renfermant de l'acide iodique en || dissolution. La liqueur incolore du récipient devient plus ou moins rouge, ij suivant la proportion d'acide sulfureux qui a été dégagé du produit de la distil- I latiou par l'addition d'eau régale. Celle-ci transforme en outre une grande n partie du sulfite dépotasse en sulfate, que l'on reconnaît avec le nitrate (J^j ^ baryte , qui donne un précipité de sulfate de baryte. i .1^

H. Traiter le charbon resté dans la cornue par l'acide hydrochlorique étendu '* d'eau , et agir sur la liqueur filtrée : 1» avec la potasse ; 2° avec l'ammoniaque' *' 3" avec le nitrate de baryte. Dans le cas où l'on obtiendrait un précipité avec ^' la potasse et l'ammoniaque, s'attacher à démontrer la nature de ce précipité, F

I. Enfin, si toutes ces opérations ont été infructueuses , décomposer par le feu les matières animales qui ont été épuisées par l'eau en agissant sur elles et 'i'' sur les produits comme nous venons de le faire connaître.

Les opérations, proposées au parag. A, ont pour but de déterminer si la li| liqueur est acide et jusqu'à quel point elle l'est. Dans le parag. C , on distille IP toutes les parties liquides et alors dans le produit de la distillation doivent se trouver toutes les substances volatiles au-dessous, à la température, ou un peu au-dessus de la tejnpérature de l'eau bouillante , éther , alcool , acide acétique, l'" acide hydrochlorique, et dès ce moment l'acide sulfurique se trouve isolé. F L'addition d'eau et les ébullitions, conseillées au paragraphe D , ont pour but if [ d'enlever à la matière animale tout l'acide sulfurique ou au moins la presque w" totalité de l'acide sulfurique qu'elle contient ; car il résulte d'expériences que I" nous avons faites, qu'on ne l'enlève jamais complètement; on se débarrassé f" aussi de l'albumine et des matières animales solides qui , dans les décomposi- F lions parle feu que nous conseillons subséquemment , donneraient une certaine f' proportion de différens sels ou oxides qui viendraient compliquer l'analyse du charbon, et qui fourniraient beaucoup d'huile empyreumatique à la distillation. f\ L'acide sulfurique , existant dans les liqueurs provenant de l'ébullition , on jf" cherche à en évaluer la quantité approximative par l'eau de tournesol et les seb f' de baryte; on s'assurera de plus qu'il n'y a pas d'alumine ou un autre oxide en agissant avec la potasse et l'ammoniaque; mais on n'acquiert réellement la r preuve de l'existence de l'acide sulfurique qu'après avoir décomposé parle 'rj charbon le liquide ramené en consistance sirupeuse. La décomposition parle feu , conseillée au parag. C , opère la volatilisation de l'acide sulfurique qui n'a lieu qu'à 350 degrés ou sa décomposition par le charbon et sa transformation ir' en acide sulfureux; il en est de même des sulfates acides non alcalins : dans f" les trois cas, l'acide sulfurique ou l'acide sulfureux viennent former avec la potasse contenue dans le récipient, un sulfate ou un sulfite soluble et presque I* toujours l'un et l'autre Dans le parag. E, on examine la nature des produits jlf' de la distillation , obtenus à la température de l'ébullition. Le parag. G indique j " les moyens de constater la présence de l'acide sulfurique ou de l'acide sulfu- f' reux à l'état de sels; comme l'odeur d'huile empyreumatique masque le plus souvent celle de l'acide sulfureux , on isole autant que possible le précipité de '^'^ sulfite de baryte, et ou en dégage l'acide sulfureux ou l'acide sulfurique par ji'ii l'eau régale, qui transforme en sulfate de potasse le sulfite qui peut avoir été obtenu et qui dégage l'acide sulfureux dont la présence est rendue manife>le j* par la coloration de la dissolution d'acide iodique. Enfin comme le charbon, contenu dans la cornue , doit renfermer les oxides de sulfates acides décoiupo- j'iji sés , ainsi que les sulfates de chaux , de potasse et de soude qui peuvent s'être ^ a formés pendant l'administration tl'un contrepoison, on transforme en chlorures ijni les oxides qui proviennent des sulfates acides , on rend soluble le sulfate de 11 chaux et l'on dissout les sulfates de potasse et de soude. Mais avec eux , on peut i|a dissoudre aussi les sulfates inhérens aux parois stomacales , et qui en font partie i Ji constituante dans l'état naturel. Aussi dans les cas où le chimiste ne peut arriver i lij à reconnaîtie que la présence de sulfate indécomposable par le feu , doit-il se \n borner à faire sentir qu'il en a trouvé en proportion beaucoup plus considérable !(( que cela a lieu naturellement. H

Nous ne conseillons pas avec M. Orfila , pour reconnaître l'acide sulfurique il qui fait partie des liquides vomis, ou de ceux que l'on trouve après la mort dans ' i le canal digestif : 1° de constater le changement de Couleur du papier de tour- j . nesol ; 2° de verser de l'hydrochlorate de baryte dans les liquides ; 3" de conccu- I t Irer le reste de la liqueur , par la chaleur, dans une capsule de porcelaine jus- | i qu'à consistance sirupeuse , et de le faire bouillir pendant plusieurs minutes I i I avec du cuivre métallique, u S'il se dégage du gaz acide sulfureux reconuaissable I à son odeur , et que d'une autre part on ait obtenu avec le sel de baryte un pre-

SUPPOSITOIRES.

SURDITÉ

I lité blanc insoluble clans l'eau et dans l'acide nitrique, on pourra conclure ilil y ai>ait de l'aciJe snlfurique dans la liqueur. « (Traité de naéd. lég. , l^e37).

Sans donner ici pour motifs du rejet d'un pareil procédé les raisons que ',. Orfiia donne lui-même dans le paragraphe qui suit immédiatement celui que lUS venons de citer, et par lesquelles il semble engager le lecteur à i'aban- (nnerà cause de l'incertitude de ses résultats , nous dirons que ce serait expoi à commettre une erreur, car il est impossible , après de pareilles expérien- ( , de tirer une conclusion aussi positive.

Nous adopterons la même manière de voir à l'égard du procédé de décompo- (lon proposé par ce professeur , parce qu'il nous paraît incomplet , et qu'il lld à faire disparaître entièrement les traces , non de l'acide sulfurique , mais

< l'acide acétique qui peut facilement être confondu avec lui , puisqu'il déterine les mêmes apparences et altérations pathologiques, u Après avoir reconnu le la liqueur n'est que légèrement acide , on la filtrerait et on l'exposerait à ic douce chaleur dans une capsule de porcelaine. Lorsqu'elle serait moyennernt concentrée, on s'assurerait , en versant de la potasse dans une petite |rtion , qu'elle ne renferme aucun des sels que cet aUali peut décomposer et

ccipiter. Alors on l'évaporerait Jusqu'à siccité , et on introduirait la matière lUs une cornue de verre Uitée , dont le col se rendrait dans un récipient coniiant de l'ammoniaque pure étendue d'eau. On chaufferait jusqu'au rouge, in de décomposer la matière animale, et on recueillerait le liquide condensé (Ui le récipient. Ce liquide renfermerait de l'huile empyreumatique, en partie

mbinée avec l'ammoniaque et du sulfite acide d'ammoniaque. S'il y avait de

cidc sulfurique libre dans la matière suspecte, on ferait bouillir ce liquide avec I l'eau re'gale pour transformer ce sulfite en sulfate ; on chasserait l'excès d'acide ]r l évaporation ; on étendrait d'eau distillée ; puis on démontrerait la pré- Mcc d'un sulfate dans la liqueur, au moyen de 1 bydrochlorate de baryte, etc. «

]e procédé offre des inconvéniens et des erreurs que nous devons signaler. En (aporant les matières jusqu'à siccilé dans une capsule de porcelaine, on perd Ither , l'alcool , l'acide acétique, et l'acide hydrochlorique qui pourraient exis-

r dans l'estomac ; or, il n'est pas indifférent de perdre ces divers produits.

ir , en constatant la présence (le l'élher ou de l'alcool dans l'estomac , on met 1. magistrats sur la voie de la nature du mélange vénéneux administré. Si l'on a i'aireà un empoisonnement par l'acide acétique, au lieu d'un empoisonnement

r l'acide sulfurique , on pei'd la presque totalité , si ce n'est même la totalité I poison. Or, rien ne simule mieux un empoisonnement par l'acide sulfurique ne celui qui est le résultat de l'ingestion de l'acide acétique dans l'estomac, i acide sulfurique est loin d'être complèteméut transformé en acide sulfureux , ( en sulfite d'ammoniaque; une partie passe à l'état d'acide sulfurique , ce ' nt on peut s'assurer en traitant directement la liqueur ammoniacale par un i de baryte, et décomposant le précipité par l'acide sulfurique. La quantité

< icide sulfureux qui se dégage alors est souvent tellement faible qu'elle est iippréciable , parce que son odeur se trouve masquée par celle de l'huile em- I reumatique. Si l'on ajoute, au contraire , à l'eau ammoniacale un peu de sulle d'ammoniaque , et que l'on agisse après cela de la même manière, on re- I nnaît très-sensiblement l'odeur d'acide sulfureux. Si donc l'acide sulfurique

■ lit transformé en totalité en sulfite d'ammoniaque , l'odeur d'acide sulfureux I saurait être masquée entièrement par celle de l'huile empyreumatique. Nous rejeterons encore le procédé conseillé par le même autour, page 40 , à Iccasion de l'acide sulfurique, combiné avec des matières solides, et qui con- : te à commencer par lai^era l'eau distillée toutes les matières suspectes , et à uiminer si , par hazard , la liqueur ne contiendrait pas d'acide sulfurique , en I servant du charbon et des sels de baryte ; et , dans les cas où les résultats scient négatifs , de distiller, etc. Les motifs de rejet sont les mêmes que pour

I procédé précédent.

Nous ne terminerons pas ce qui a rapport aux procédés conseillés par M. Or-

I j , sans nous demander comment ce professeur a pu penser que l'on regardeit peut-être comme plus avantageux de faire passer un courant de chlore gaux à travers la liqueur suspecte, de filtrer , de concentrer par l évaporation , lis de faire bouillir le liquide avec du cuivre, pour obtenir de l'acide sulfu-

nx. Celte observation n'aurait pu lui être adressée que par des personnes qui raient bien peu connu les difiicultés attachées à l'analyse médico-légale de mpoisonnement par l acide sulfurique, ou qui auraient voulu faire du chlore

Igent universel des analyses animales , ainsi que M. Orfila avait proposé de raployer comme moyen décolorant pour tous les liquides végétaux dans la emiére édition de ses leçons de médecine légale.

II nous resterait actuellement à faire connaître le mode d'action de cet acide r l'économie animale, les altérations qu'il développe , les symptômes auxquels

1 donne lieu et les moyens conseillés pour combattre ses effets; mais nous renyons nos lecteurs à ce que nous avons lit au mot acide en généra.l, où tous s faits ont été développés sufiisamment , d'autant que , dans les cours de cet

.ticle,nous avons insisté sur les changemens chimiques qu il peut faire subir X tissus avec lesquels il est en contact ( Voyez encore notre Médecine légale

l'.orique et pratique , tom. ii. ) ( Alph. Devercie.)

SUPPOSITOIRES. {Pharmacie. ) Les suppositoires {^landes suppositorii) nt des médicamens d'une consistance solide et d'une forme conique, destinés

■ Itre introduits dans l'anus. On en fait d'adoucissans , de caïmans, d'astrinins, de purgatifs , etc. ; et on les prépare avec du beurre de cacao , du suif, du

■ ion , ou avec du miel auquel on ajoute des poudres médicamenteuses.

ÎLes suppositoires de savon se font avec un morceau de savon médicinal, de 1 longueur et de la grosseur du doigt, auquel on donne la forme convenable

avec un couteau. Ceux de suif et de beurre de cacao se préparent en faisant fondre , à une douce chaleur , l'une ou l'autre de ces substances avec l huitième ou 1 douzième de cire blanche, suivant la température, afin de donner aux suppositoires plus de consistance et de solidité. On coule le mélange fondu dans de petits cônes de papier enfonc 's dans le sable , et on l'en retire lorsqu'il est complètement refroidi. Enfin les suppositoires dont le miel est l'excipient se forment en cuisant cette substance en consistance d'électuaire , y incorporant les poudres que l'ordonnance prescrit , et en formant des masses coniques tandis que le mélange est encore un peu chaud. On peut ég.ilement les faire à froid, en ajoutant au miel un peu de mucilage qui donne plus de liant et de solidité aux suppositoires. Souvent aussi on ajoute de l'extrait d'opium ou de l'acétate de morphine aux s;ippositoires de beurre de cacao. L'extrait d'opium doit être liquéfié dans le moins d'eau possible , et mêlé par l'agitation au beurre de cacao fondu pendant qu'on le coule dans les moules. Quant à l'acclate de morphine , j'ai trouvé un bon procédé pour le diviser également dans la masse : ce procédé consiste à le mêler intimement par la trituration . avec du lycopode , et h l'ajouter à la masse fondue ; on agite le tout et l'on coule dans les moules.

( GciBounT. )

SURDITE, s. f. surditas ; perle plus ou moins complète du sens de l'ouïe ; on la nomme dureté de fouie ou dysécie lorsqu'elle est incomplète , et cophose quand elle est complète. Elle est congéniale ou accidentelle ; dans le premier cas , elle entraîne la perte de la parole , c'est la surdi-muiiié.

Dans le plus grand nombre des cas , la surililé n'est que le sym()lômc d'une lésion matérielle des diverses parties qui constituent l'appai eil auditif. Ainsi i elle est souvent l'effet de l'otite, de l'ulcération de l'oreille interne , de la 1 carie de l'os temporal, de la perte des osselets , des excroissances ou des con- ! crétions développées dans le conduit auditif, de la dilatation excessive de ce i conduit, de son oblitération, de la destruction ou de la simple perforation de la membrane du tympan , de l'engouement de l'oreille interne , du rélrécisse- ■ menton de l'obturation de la trompe d'Eustache; enfin, d'apiès les curieuse; expériences de M. Deleau , de l'absence de l'air dans ce canal. Ce n'est pas de cette surdité que nous devons traiter ici, il en a élé question dans ce Dictionnaire à l'occasion de toutes les maladies dont elle est l'effet, et particulièrement aux articles consacrés à Votile et à Votorrkée , maladies desquelles dérivent presque constamment la plupart de celles que nous venons d'énumérer. Nous n'avons à nous occuper que de la surdité produite par la paralysie du nerf auditif, et de la surdité congéniale.

La paralysie du nerf acoustique peut être produite , dit M. Itard, par s i commotion résultant d'un coup ou d'une chute sur la tête, ou bien d'une chute sur les pieds , les genoux ou les fesses, qui a imprimé une violente secousse à tout le corps. Un soufflet a même suffi quelquefois pour la déterminer. On la voit fréquemment succéder aux bruits violens et subits, tels que les éclats de la foudre, l'explosion des pièces d'artillerie, d'une mine ou d'un magasin à poudre, causes dont le mode d'action est évidemment le même que celui des précédentes. Toutes les commotions , dit toujours M. Itard , doivent désorganiser aisément le nerf labyrinthique , en raison de sa mollesse et de sa position sur les parties osseuses. Nous examinerons plus loin jusqu'à quel point cette opinion doit être admise. D'autres causes , sans agir directement sur le nerf, mais en portant leur action sur la portion de pulpe cérébrale d'où il tire son origine, peuvent amener aussi la diminution ou la perte de l'ouïe. Les irritations diverses du cerveau, par exemple, deviennent souvent aussi les causes d'une surdité qui persiste après que cet org ine a repris son état norm.il ; ainsi il n'est pas rare devoir les enfans en être atteints à la suite des convulsions; quelques femmes restent sourdes , pour peu de temps, il est vrai , après les attaques d'hystérie ; plusieurs individus restent frappés de surdité à la suite du typhus ; toutes les inflammations du cerveau ou des méninges peuvent entraîner le même accident ; enfin rien n'est commun comme de le voir succéder aux attaques d'apoplexie. La surdité se manifeste quelquefois encore , mais sympathiquement , sous l'influence de celte forme de la gastrite désignée par le nom d'embarras gastrique , de la présence des vers dans les voies digestives , des douleurs de la dentition ou de celles qui accompagnent la carie des dents. Ces exemples sont peu communs. Il est moins rare de la voir dépendre d'un état de pléthore; il l'est moins encore de la voir succéder à la répercussion de la rougeole, de la scarlatine ou des dartres ; elle coexiste même assez fréquemment avec cette dernière maladie delà peau, surtout lorsqu'elle a son siège autour des oreilles et sur la conque elle-même. M. Itard pense que le virus syphilitique , les scrophules et même la simple prédominance du système lymphatique , lorsqu'elle est exagérée , peuvent aussi la produire. Enfin , dans plusieurs cas, la paralysie du nerf n'est précédée par aucune de ces affections , ni liée avec aucune de ces dispositions morbides, et paraît être l'effet d'une asthénie essentielle et progressive de cet organe ; c'est ce qui arrive le plus communément dans la surdité qu amènent les progi ès de l'âge.

La surdité de naissance reconnaît encore le plus souvent pour cause la paralysie du nerf labyrinthique. Dans beaucoup de cas cependant , elle est l'efTet de lésions toutes matérielles du genre de celles que nous avons déjà signalées. Ainsi, chez quelques sujets , la caisse est remplie pai- des concrétions d'apparence crayeuse ; chez d'autres, la membrane qui tapisse cette cavité est recouverte de végétations ; ici , c'est une matière gélatineuse qui remplit la cavité du tympan et les sinuosités lubyrinthiques ; là, le nerf se trouve converti en une bouillie liquide; tantôt le conduit auditif manque entièrement; tantôt un prolongement de la peau pénètre dans ce conduit et en couvre le fond ; dans quelques cas , ce sont des polypes qui l'obstruent, etc. , etc. ; mais le plus comrau

SURDITÉ

SURDITE

uémeiit , cominc nous l'avons déjà dit, la surdi-mutilé dépend de la paralysie du nei f laiiyrinthique, soit congéniale , soit acquise dans la première enfance à la suite des phlegmasies cutanées, éruptives, des convulsions , et surtout par l'influence d'une dentition orageuse. Nous avouons que, malgré notre respect pour les opinions de M. Ilard et noire confiance dans ses talens et son expérience, nous avons peine à croire que la surdi-mutité qui succède aux affeclions précédentes dépende aussi souvent qu'il le pense de la paralysie du nerf de l'audition. Souvent, dans ces cas , il n'existe probablement d'autre lésion qu'une phlegmasie d'une des parties de l'oreille interne ou un engouement de la trompe, ou un obstacle quelconque à la libre circulation de l'air dans ce canal, en un mot, une lésion accessible aux moyens de traitement, et en conséquence très-souvent curable. C'est ce dont il sera possible désormais de s'assurer , grâce à la précision que M. Deleau a su porter dans le diagnostic de toutes les maladies de l'oreille, et l'art parviendra peut-être à rendre l'ouïe à la plupart de ces malheureux sourds-muets par accident. Plusieurs tentatives de ce médecin , que le succès a couronnées, permettent déjà de concevoir cette espérance.

Quand la surdité esU'efret des violentes commo lions cérébrales, elle est ordinairement subite , elle succède immédiatement à sa cause. Dans les autres cas, elle se développe presque toujours lentement et progressivement. M. Itard a remarqué que les personnes qui éprouvaient naturellement de la difficulté à suivre une conversation générale , ou qui, par le moindre bruit ou par le mélange de quelques autres voix, perdaient le fil d'un discours qui captivait leur attention , étaient plus disposées que les autres à devenir sourdes. Cette faiblesse de l'audition est donc, en quelque sorte, le premier symptôme par lequel débute la surdité qui survient graduellement. Il s'y joint souvent des bourdonnemens , de la ccplialalgie, une sorte d'embarras dans la tète, un affaiblissement de la mémoire, et moins de disposition à f étude des sciences abstraites. Mais chez les enfans et les idiots , il est impossible d'acque'rir ces signes diagnostiques. Voici donc la marche que suit M. Itard, lorsque, consulté pour des enfans qui sont parvenus à 1 âge de cinq à six ans sans parler ou qui ne parlent que d'une manière confuse et indistincte, il veut savoir s'ils entendent assez pour pouvoir apprendre à parler, si la langue et les organes de la voix sont aptes ou non à remplir leurs fonctions, enfin si l'absence de la parole tient à la stupeur des facultés intellectuelles. Il s'assure d'abord si l'enfant est idiot; s'il l'est, il le fait enfermer dans la chambre où il couche, placé de manière à pouvoir être aperçu de son lit par un trou fait à la porte. On laisse passer l'heure habituelle de son lever et de son déjeuner , et quand on l'aperçoit bien éveillé , on passe brusquement la clef dans Li serrure, en examinant l'effet que produit ce bruit. Si l'enfant ne fait aucun mouvement pour se lever, s'il ne tourne pas même la tête de votre côté, il faut le regarder comme sourd et complètement sourd; si ,au contraire, il donne des signes d'audition, on recommence l'épreuve toujours de plus en plus doucement, afin d'apprécier le degré de la surdité. Lorsque l'enfant n'est pas idiot, M. Itard l'exerce d'abord à lever un doigt à chaque coup que le battant de l'instrument qu'il a imaginé et qu'il nomme acoumèire, frappe sur le cercle. Quand il est familiarisé à cet exercice, il l'éloigné de l'instrumenta la distance de cinq mètres et lui bande les yeux. Commençant alors par tirer de l'acoumètre les sons les plus forts , il descend graduellement jusqu'aux ])lus faibles, et jusqu'à ce que l'enfant, en cessant de lever le doigt, témoigne qu'il a cessé d'entendre, et il estime de la sorte le degré de fitiesse ou d'affaiblissement de l'ouïe.

Nous avons dit qu'en général, chez les personnes qui deviennent sourdes, la dimiiuition de l'ouïe était graduelle , il s'ensuit nécessairement que , dans les premiers temps, cette diminution reste souvent inappréciée. En même temps , elle est quelquefois partielle, c'cst-h-dire que des individus, devenus inhabiles h suivre la conversation, peuvent encore entendre exécuter de la musique; d'autres entendent nettement el distinctement les plus faibles bruits s'ils sont produits isolément , el ne perçoivent que des sons confus dans un concert ou une conversation ; quelques-uns recouvrent l'ouïe au milieu des bruits les plus forts, comme celui d'une voiture sur le pavé, celui du tambour , celui des cloches ; enfin il en est dont la surdité se dissipe dans la conversation à voix basse, pourvu que le plus profond silence règne autour d'eux. Nous avons dit aussi qu'elle était subite lorsqu'elle succédait aux violentes commotions cérébrales; il en est encore de même lorsqu'elle survient après ime phlegnissie cérébrale ou une inflammation gutturale intense, mais elle n'est pas toujours complète. Tantôt alors elle reste slationnaire , tantôt, au contraire, elle augmente jjIus ou moins rapidement ; celle marche est d'ailleurs commune à toutes les surdités, qu'elles aient été subitement produites on que leur développement ait été d'abord graduel. Cependant, dans tous les cas, elle s'accroît dans la vieillesse , elle augmente aux époques nuenstruelles , sous l'influence des affections morales tristes, à la suite de repas trop copieux , après une course rapide, enfin chaque fois que l'atmosphère est froide et humide ; elle diminue, au contraire , dans les circonstances opposées. M. Itard a observé une jeune fille de huit ans, qui devenait sourde chaque fois qu'en la peignant on la débarrassait de tous les poux fpi'elle avait dans la tête , et qui ne recouvrait l'ouïe que lorsque ces insectes comn)ençaient à se reproduire.

Il n'est pas rare de voir l'insensibilité du nerf labyrinthique s'étendre nu pavillon (le l'oreille, aux tempes, aux régions mastoïdiennes et parotidiennes , et aux tégunieus du cou , au point de rendre ces parties insensibles à l'action des instrumens. Ou doit toujours porter un pronostic grave lorsque ce signe existe. Quelquefois la membrane qui revêt le conduit auditif externe cesse de sécréter du cérumen, elle prend l'aspect de la peau et se recouvre d'un épidémie sec el farineux. Excepté cliez les vieillards, ce signe est rare, même chez les sourds

de naissance ; mais lorsqu'on l'observe, ou en doit tirer un fâcheux augui car il est la preuve certaine de la paralysie du nerf auditif. Enfin , quelqu autres signes aident encore à reconnaître c|ue la surdité est l'effet de la par lysie du nerf. Ainsi, elle semble tliminuer lorsqu'il se fait un grand bruit ai tour de la personne qui en est afl'ectée; et, par exemple, ces sourds entendei mieux que les individus dont l'ouïe est parfaite, s'ils sont dans une voiture q roule avec bruit sur le pavé; elle augmente, au contraire, par les contention d'esprit et les chagrins. Dans tous les cas , il ne faut pas négliger d'explorij avec soin le conduit auditif externe à l'aide d'un petit spéculum, et en dirigeai) un rayon de lumière au fond de l'oreille , il faut aussi sonder la trompe d'Eu^ tache et y injecter de l'air, comme le pratique M. Deleau. Si ces exploratioti prouvent qu'il n'existe ni phlegmasie, ni rétrécissement, ni engouement d'au cune nature, ni défaut de circulation de l'air dans ces conduits , elles aident diaguostiquerjiar voie d'exclusion la paralysie du nerf labyrinthique.

Sil n'est que d'une importance secondaire de distinguer les degrés de sunlil non congéniale, il est, au contraire, de la plus grande utilité de préciser le degrés de la surdité de naissance. Cette appréciation peut seule , en effet mettre à même de décider du genre d'éducation qu'il faut donner aux sourd nés. Leur surdilé est-elle complète ou à-peu-près, c'est le langage par signe qu'il faut se borner à leur apprendre. L'ouïe n'est-elle qu'affaiblie, au coi traire, il faut s'appliquer ii la développer, et pour cela soustraire avec soin le enfans, comme le dit avec raison M. Deleau , à l'éducation par signes. M. Itari a établi une classification des sourds-muets d'après leur degré de surdité, qi; nous paraît aussi vraie qu'ingénieuse. Il en a formé cinq classes principales;! première comprend les sourds les plus favorisés , ceux qui entendent la parole la seconde, ceux qui n'entendent que la voix; la troisième, plus défavorable» ceux qui n'entendent que les sons ; la quatrième, plus fâcheuse encore , cen; qui ne perçoivent que les bruits, et enfin, la cinquième , ceux dont la surdit est complète. Il résulte des observations de ce savant confrère , que la premièr(j classe comprend .'i peine la quarantième partie des sourds-muets; la seconde j,^^ à-peu-près le trentième ; la troisième, un vingt-quatrième; la quatrième , ley deux cinquièmes, et la cinquième, luï peu plus de la moitié. Chez les sourdsdiBH deux premières classes, l'ouië est très-susceptible d'amélioration, il faut donit s'appliquer à l'exercer. Parmi ceux des classes suivantes, plusieurs sans douËL pourront être ramenés à des conditions plus favorables par suite des progrè|| ' imprimés au diagnostic et au traitement des maladies de l'oreille par M. Deleau y et entreront, par conséquent , dans la catégorie des premiers. Nous appelott ces heureux résultats de tous nos vœux. On sait quelles sont les tristes conS^ quences de la surdité complète ou presque complète de naissance ou du bas âgfi' c'est l'isolement moral de l'individu, le mutisme , et le développement incomple des facultés intellectuelles.

En général , la surdité est une maladie difficilement curable ; celle qui es congéniale ou qui survient dans le bas âge se montre presque toujours invinci'» blcment rebelle aux moyens thérapeutiques. Cependant on la guérit plus fré' quemment depuis les travaux de M. Deleau. Toute surdité quiest accompagnée des symptômes d'une maladie de l'encéphale, celle qui se déclare dans la vieillesse sans cause appréciable et qui augmente par degrés sans présenter de tempsà autre de l'amélioration, celle qui succède à l'apoplexie ou à toute autre af lion cérébrale simple ou compliquée, celle qu'accompagne la sécheresse ^ conduit auditif, enfin celle qui est leffet immédiat d'un coup ou dune chuiS^î sur la tête , ou de quelque grande explosion, toutes ces surdités sont incurabl^. La jeunesse et la puberté n'apportent aucune amélioration à cette infirmité; guérison spontanée en est très-rare ; les m.aladies aiguës l'aggravent.

On conçoit que les indications du traitement de la surdité doivent varier comme les causes matérielles qui la produisent. Ainsi, traiter la phlegmasie de l'oreille externe ou de l'oreille interne, guérir la carie ou temporal, désobstruer le conduit auditif externe ou la trompe d Eustache , dilater cette même trompe lorsqu'elle est rétrécie , détruire les polypes qui embàrrassent le conduit auditif, etc. , tels sont les meilleurs moyens de remédier à îa f]' surdité qui se rattache à ces lésions diverses. La conduite à tenir dans tous ce» cas a été tracée aux articles Otite , Ostéite , Polypes , elc. , etc. , nous y renvoyons par conséquent les lecteurs. Mais dans la surdité, qui dépend de la paralysie du nerf auditif, la seule dont nous ayons dû nous occuper ici, il n'y a qu'une indication à remplir, rendre au nerf la sensibilité qu'il a perdue;! voyons donc quels sont les moyens que la théorie et l'expérience conseillent! pour y parvenir.

C'est évidemment à la classe des excitans du système nerveux , externes et internes, ([u'il faut emprunter des agens thérapeutiques à cet effet. L'clcctricité et le galvanisme sembleraient devoir être d'une grande efficacité en pareil cas , et cependant M. Itard, qui les a essayés plusieurs fois , n'en a retiré aucun avantage Cela dépend , nous le croyons , de ce que les surdités de cette nature sont infiniment plus rares que ne le pense M. Itard , et que ces puissans agens ont par conséquent élé presque toujours employés dans des cas où il existait des altérations matérielles de l'organe de l'ouïe, et dans lesquels ils devaient nécessairement rester impuissans. Ils ne sont pas plus efficaces dans les paralysies du nerf auditif , qui succèdent aux phlegmasies cérébiales ou à 1 apoplexie. On pourrait donc tout au plus s'en promettre de bons effets dans les cas de paralysie locale, idiopathique, de ce nerf; mais comment les reconnaître. L'électricité et le galvanisme sont donc presque entièrement abandonnes aujourd'hui dans le traitement de la surdité.

On obtient en général de meilleurs effels des fortes révulsions extérieures < telles que les moxas, appliques et multipliés aux tempes , autour de I oreille.

SURDITli.

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