SYMPATHIES
SYMPHYSÉOTOMIE.
ciseaux, quand la paupière est devenue libre, saisit avec des pinces à mors plats les brides qui sont restées adhérentes par leur autre extrémité au globe de l'œil , et il en opère Texcisioii avec les mêmes instrumens.
Lorsqu'il s'agit d'adlu'rences plus larges , on glisse un bistouri à plat sous les paupières , et on les détruit par une dissection attentive. On peut se servir pour cela du bistouri de Leber, dont la lame est flexible , arrondie à son extrémité et tranchante sur ses bords. L'instrument doit être conduit de manière à agir plutôt en pressant qu'en sciant.
Après l'opération, il fiiut empêcher la réunion de la paupière et la reproduction des adhérences , en portant souvent un anneau ou l'extrémité d'un stylet boutonné entre ces parties , en faisant usage d'un collyre saturnin ou en interposant un corps gras entre elles. (L. J. Sanson.)
SYMPATHIES [Pathologie). Les auteurs sont généralement peu d'accord sur le sens qu'il convient d attacher au mot sympathies ^ et cela parce qu'ils n'ont eu le plus ordinairement sur elles que des notions assez peu exactes. On sait que ce mot a reçu deux acceptions différentes , suivant qu'on le prend au physique ou au moral. De plus, il n'a pas toujours eu le même sens pour le physiologiste et pour le médecin ; et pourtant les phénomènes qu'il exprime en physiologie et en pathologie paraissent liés aux mêmes principes organiques et s'exercer sous les mêmes influences étiologiques.
Dans l'un et l'autre cas , en effet, les nerfs sont sans contredit les instrumens nécessaires à l'exercice des sympathies ; du moins les organes où elles s'accomplissent, semblent avoir acquis une puissance d'irradiation sympathique par le développement de leur vitalité ou l'exagération de leur sensibilité. Et ce qui prouve que les sympathies pathologiques sont soumises aux mêmes lois que les sympathies physiologiques, c'est que les organes qui, en santé, possèdent le plus la faculté de transmettre des phénomènes sympathiques , sont aussi ceux qui, dans l'état morbide, jouissent au plus haut degré de celte faculté. En établissant une échelle de gradation des différons organes considérés sous le point de vue de leur puissance sympathique, on verrait que cette puissance est généralement en raison de la structure nerveuse des organes et de leur degré de sensibilité ; et de ce que des phénomènes sympathiques ont lieu dans d'autres organes où le scalpel ne découvre pas de nerfs , nous n'en sommes pas moins fondés à généraliser le fait dont il s'agit , et à considérer le système nerveux comme l'instrument nécessaire des irradiations sympathiques.
Les auteurs ont divisé à l'infini les sympathies. On les a distinguées en sympathies de continuité ou de coiitiguité, suivant que les phénomènes qu'elles déterminent s'opèrent par le fait de l'un ou de l'autre mode de rapports des organes entre eux (Hunier); en sympathies actives ou passives , suivant que les organes où elles se manifestent sont le point de départ ou le terme de leurs phénomènes (Bichat); en sympathies physiologiques ou synergiques et en sympathies pathologiques ou accidentelles , suivant qu'elles s'opèrent dans l'état normal ou dans l'éta t morbide (Burihez).
Considérées spécialement sous le point de vue pratique, le seul qui intéresse la majorité de nos lecteurs, les sympathies peuvent être définies des actes insolites de la puissance vitale , soit seiisitii'e , soit locomotiue ; il n'est, en effet, aucun phénomène morbide sympathique qui ne puisse être rapporté à l'exagération ou à l'aberration de la puissance nerveuse. Bichat a très-bien établi cette vérité , et M. Broussais en a fait le sujet des plus savantes méditations de sa doctrine et de son génie. On peut comparer la sympathie à tout acte sensitifou locomotif, dans lecjucl se rerftirquent nécessairement et comme élemens inséparables , l'impression faite sur l'organe, la transmission de cette impression au cerveau par les nerfs , et la perception par le principe sentant.
En étudiant les phénomènes sympathiques qui peuvent être l'effet de la maladie, nous avons par conséquent à les distinguer en ceux du sentiment et en ceux du mouvement.
1°. Pliénomènes sympathiques du sentiment. Cette série de phénomènes se rapporte le ])lus généralement à la douleur ; toutes les parties de l'économie peuvent en ressentir plus ou moins les effets; mais, en général, les organes les moins aptes à percevoir eux-mêmes la douleur sont les plus aptes à la transmettre par voie de syinpalliie. Celle faculté des organes de transmettre d'autant plus facilement leurs souHiances qu'ils sont moins sensibles, est un fait qui, pour être généralement méconnu dans la pratique, n'en est pas moins l'un des mieux constatés et des plus importans de la physiologie pathologique, et mérite sous ce rapport toute la sollicitude du médecin. Pour se convaincre de l'exactitude du fait, il suffit de s'arrêter à chacun des organes ou appareils d'organes en particulier. Le cerveau , dont on ne peut plus mettre en doute l'insensibilité (voy. Douleur), exprime sa souffrance, non en lui-même, mais dans les tissus qui concourent à ses parois ou dans des organes plus ou moins éloignés (Voy. Céphalalgie). Il en est de même du prolongement rachidicn qui , insensible en lui-même, ne manifeste ses souffrances que par des phénomènes sympathiques ou par des anomalies du sentiment et du mouvement dans les parois correspondantes ou dans des régions plus ou moins éloignées de cette partie de l'appareil sensitif. On sait que toutes les sensations accidentelles retentissent sur des organes qui n'ont avec le cerveau aucun rapport de structure et de fonction , mais seulement des rapports d'association vitale. Tels sont surtout les effets sympathiques d'une odeur repoussante , d'un mets désagréable , d'un bruit discordant.
De même le système nerveux ganglionaire, non moins impassible des atteintes directes de la douleur, n'en est que plus apte à transmettre des irradiations sympathiques dans les diverses régions de l'économie. Le mouvement fébrile , en général, et tous les symptômes qui l'accompagnent, tels que les douleurs
des membres, la céphalalgie, l'augmentation de la chaleur, etc. , ne sont que la manifestation de la souffrance de l'appareil nerveux des ganglions. C'est en vertu de cette puissance sympathique des irritations nerveuses ganglionaires , que les affections gastro-intestinales manifestent le plus constamment leursl effets par des douleurs au dos, aux lombes, aux cuisses , aux articulations , parj des frissons , de la fièvre, de la chaleur à la peau ; que les maladies du foie,] indolentes par elles-mêmes, donnent lieu à des douleurs sympathiques à l'épaule et au cou ; que les phlegmasies des voies urinaires s'expriment le plusî souvent par un sentiment de chaleur et de douleur h l'extrémité du gland; quai celles du gros intestin se rapportent aux lombes , et surtout au pourtour de l'anus.
Les nombreuses variétés de forme des phénomènes sympathiques se déduisent nécessairement des variétés de causes qui les déterminent, et des différences de tissus qui en sont le terme ou le point de départ , et l'on conçoit assez toutes les difficultés de formuler, à cet égard , des règles précises. Ainsi les effets sympathiques d'une phlegmasie intestinale ne sont pas ceux d'une titillation produite par la présence des vers dans l'intestin ; ainsi les phénomènes sympathiques d'un ramollissement cérébral diffèrent également de ceux que cause la présence d'un tubercule. Ils varient aussi suivant que la lésion qui en est la cause , est purement nerveuse ou vitale, inflammatoire ou organique ; et c'est là encore l'une des grandes difficultés, comme l'un des points importans de l'appréciation des sympathies dans la pratique, {f^oj-. Diagnostic.)
2". Pliénomènes sympathiques du mouvement. Les sympathies du mouvement sont soumises aux mêmes lois que les sympathies du sentiment. Comme ces dernières, elles supposent l'exercice insolite de l'innervation ; comme elles aussi, elles exigent l'ii.tei vention du cerveau. Mais il importa bien , dans l'un comme dans l'autre cas , de ne pas confondre , ainsi que le font la plupart des palholo< gistes , beaucoup de prétendues sympathies qui ne sont que la conséquence nécessaire de la continuité d'affection des différentes parties d'un même système, avec les sympathies fjroprement dites. Ainsi , il est évident que les convulsions, comme les paralysies , comme presque tous les désordres des instrumens delà puissance nerveuse , ne sont pas des sympathies. On ne doit regarder comme telles que la convulsion partielle , ou celle dans laquelle il n''y a aucune corrélation évidente et nécessaire entre tel phénomène sympathique et la cause qui le produit. Ainsi dans les plaies qui intéressent le diaphragme, les muscles de la face se contractent, et donnent lieu à un rire forcé ou sardonique. La contraction des muscles du pharynx, dans certaines affections de l'utérus, le vomissement qui accompagne la néphrite, l'état de grossesse, sont encore des phénomènes sympathiques de la puissance motrice. On sait jusqu'à quel point les mouvemens du cœur sont accélérés dans certaines affections morbides , ou par l'elfet de certaines impressions purement morales. On sait aussi que la présence d'un calcul dans la vessie excite souvent le besoin de la défécation , bien que le rectum ne contienne aucune matière. En envisageant sous ce point de vue les sympathies morbides, on voit à quel point doit se réduire le nombre de celles qui sont admises par les pathologistes , et dans quelles limites l'étude des rapports anatomiques des organes doit encore le restreindre, [f^oy. Diagmostic, Fièvre.)
Il n'importe pas seulement au praticien de distinguer le caractère sympathique des phénomènes morbides, sous le rapport du diagnostic, mais encore comme effet de lésions locales actuelles , de déterminer à priori , ceux qui peuvent résul ter de tel le ou telle médication. En effet, si les sympathies pathologiques ne sont que l'exagération des sympathies physiologiques, les sympathies thérapeutiques, ne doivent être elles-mêmes qu'une sorte d'imiiation des deux premières, et c'est sur ce principe qu'est fondée la loi générale des révulsions ou des irritations artificielles. Beaucoup de médicamens n'ont d'autre effet que de mettre eu jeu des organes sympathiques , et tantôt d'opérer, par ce seul fait , la guérison d'un grand nombre de maladies , tantôt d'aggraver celles qui existent, ou d'en faire naitre même de nouvelles , suivant le temps , le lieu ou l'opportunité de leur application, (yoy. Ikdication , Révulsion.)
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SYMPHYSÉOTOMIE ou section pubienne; opération quiconsisleà couper les parties molles qui unissent ensemble les pubis pour permettre aux os coxaux de s'écarter, et d'agiaiulir ainsi l'aire du détroit supérieur dans certains cal de rétrécissement du bassin,
Cette opération, proposée et exécutée d'abord par Sigault , pratiquée peulclre quelquefois sans nécessité par lui et par d'autres, a été rejeléc par beaii-
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