‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 28 sur 311 · II. Règles à suivre en formulant · texte numérisé non relu

II. Règles à suivre en formulant

22. Nom du médicament et recipe. Le nom du médicament se place toujoorti en tête de la formule , comme potion , pilules , tisane. Le recipe est un avcr-i tissement pour le pharmacien que là commence la formule et qu'il doit y porter

\ attention. Lorsque la formule se trouve comprise dans une consultation écrite, le nom se trouve souvent indiqué dans l'instruction; mais alors il faut le souligner : quant au recipe , on doit toujours le mettre à l'alinéa, afin de détacheri la formule du discours qui précède, et de la rendre plus facile à saisir.

23. Ecriture et ordre des ingrédiens. — a. Le médecin doit écrire très-dis* tinctement , et autant que possible sans abréviation , le nom des substances quii composent sa prescription.

b. Il n'écrira pas plusieurs remèdes de suite et sur la même ligne ; mais il le» placera tous à la ligne, perpendiculairement les uns au dessous des autres,! la droite du recipe.

c. 11 fera suivre immédiatement ceux de la même espèce; par exemple, téi| racines après les racines , les eaux distillées après les eaux distillées : il éviterk»] d'ailleurs par là la répétition du mot racine, eau distillée , etc. , qu'il retapUn ccra par un trait, et sa formule en acquerra plus de clarté et d'élégance.

d. Les anciens phannacologistes attachaient une grande importance à distini î;uer, dans tout remède composé, la substance principale qu'ils nommaient h l/iise ; une substance secondaire de vertu analogue qui était Vauxiliaire où \ adjuvant; une troisième, aromatique, adoucissante ou sucrée, destinée à masquer la saveur ou à modérer l'effet des deux premières : on la nommait te correctif ; souvent une quatrième , destinée à faciliter la mixtion des autres et; nommée intermède ; enfin \ excipient ou la substance solide, molle ou liquide, destinée seulement à déterminer la forme et la masse totale du médicament; Ainsi que nous l'avons déjà remarqué à l'article Adjuvant, ces distinctions soiil' assez souvent arbitraires , et cependant on ne peut s'empêcher de reconnaître' qu'il ne soit utile et rationnel de s'attacher d'aboiTl, en formulant, à une deux substances médicamenteuses qui doivent former la hase de la médication'.^ devoir ensuite s'il n'est pas besoin A' intermède -çaxiv faciliter la division , Il uii}(tion ou la suspension de ces premières substances ; d'y joindre souvent m correctif ou au moins un corps qui rende l'ingestion du médicament plui agréable et plus facile , et enfin de déterminer Vexcipient. Tel sera donc l'ordri ordinaire des ingrédiens dans la formule. Cependant lorsque les distinction précédentes sont peu marquées , beaucoup de praticiens ont pour habitude d commencer par les substances dont la quantité est la plus forte, descendent, celles dont la dose est la moindre, et finissent par celles dont la quantité p«in être laissée à la détermination du pharmacien ; telle est souvent la quantité l'excipient ou de l'intermède.

24. Signes chimiques, et nomenclature. Le médecin bannira entièremen l'usage des anciens signes représentant les métaux et leurs composés , et ne le I remplacera par aucune nouvelle formule chimique. Il ne se pressera pas noi ' ' plus d'adopter les variations qui surviennent souvent dans la nomenclatur chimique , pharmaceutique ou botanique , surtout lorsque la nature des coni posés chimiques n'est pas encore parfaitement déterminée, ou lorsqu'il s'af de drogues exotiques qui. ont été attribuées successivement à plusieurs végétaii différens. Ainsi , par exemple , le nom kermès minéral nous paraît préférable celui de sous-hydrosulfate d'oxide d'antimoine qu'on doit lui donner d'apfè les chimistes français, ou de sulfure antimonique hydraté (\m lui conviendra suivant M. Berzclius. Ainsi les noms Ae gomme ammoniaque et de quinquin rouge sont préférables aux désignations de suc gommo-rcsineux de ïheraclem

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