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VENTILATION

tats, ils les ont toujours trouvés formés par de l'azole et de l'acide carbonique.

L'art a bien peu de prise sur celte maladie ; la ponction de la poitrine est àpeu-près le seul moyen direct que nous possédions pour 1 attaquer. Pratiquée par Barbeyrac , Riolan et Pouteau , dans des cas où ils croyaient avoir affaire à des collections séreuses ou purulentes de la plèvre , cette opération , loin d'entraîner des accidens , a , chaque fois , été suivie de la guérison des malades. On pourrait donc la tenter de nouveau si l'occasion s'en présentait, c'est-à-dire, si l'on rencontrait un pneumo-lhorax véritablement idiopathique ; car dans toute autre condition elle ne ferait le plus ordinairement qu'accélérer la perte des malades.

Pneumo péricarde. Cette pneuraatose n'a encore, jusqu'à ce jour, été observée jue sur les cadavres. Probablement elle donne lieu , pendant la vie , à un accroissement considérable de la sonorité dans la région du cœur. Oserait-on pratiquer la ponction du péricarde si on parvenait à la diagnostiquer ?

Pneumalose du périloine. Nous avons déjà parlé de cette pneumatose en traitant de la tyrapanite. Beaucoup de médecins en nient l'existence pendant la de; ils prétendent qu'elle est toujours en effet cadavérique. Cependant on cite p[uelques observations dans lesquelles on a trouvé de l'air dans le périloine, pns aucune trace d'inflammation de cette membrane , ni d'épanchcraent de .sérosité dans sa cavité, et sans perforation intestinale. Il faut bien admettre que , dans ces cas, les gaz avaient été exhalés par la membrane. Combalusier y croyait fermement , et voici quels signes il indiquait pour distinguer la tympa- |nile abdominale , comme il l'appelle , de la tympanite intestinale , tout en reconnaissant leur insuffisance. Les douleurs de la tympanite abdominale sont plus extérieures , il y a moins de borljorygmes , les malades rendent moins de i'cnts soit par le haut, soit par le bas ; ils ne sont point excités à faire des eforts pour les expulser , l'issue de quelques gaz ne les soulage pas , ils ne reti- |"ent aucun soulagement non plus des garde robes que l'on parvient assez aisépoent à provoquer parles laveraens ou par les purgatifs; enfin, au dire de Charles Delafont, le ventre est plus sonore dans cette tympanite que dans ; autre. Ces distinctions sont ingénieuses, mais nous doutons qu'elles puissent Permettre de diagnostiquer une pneumatose péritouéale. Si l'on parvenait ce- Dçndant à la reconnaître, pourrait-on espérer de provoquer l'absorption des jaz par les linimens excitans, ammoniacaux ou camphrés, par les ventouses iîèches , par les frictions sèches, aromatiques ou alcooliques , et par l'emploi des [purgatifs à l'intérieur? On devrait toujours le tenter, et si cette médication ichouait, on aurait recours à la ponction abdominale , que l'on dit avoir été pratiquée une ou deux fois avec succès.

Autant cette affection est rare pendant la vie, autant le développement des Jaz dans le péritoine est commun sur les cadavres. M. Chomel en a observé un îxemple très-remarquable. A l'ouverture d'un cadavre dont tout le tissu celluaire était emphysémateux et le ventre dur comme une planche , l'air s'échappa ivec une explosion aussi forte que celle d'un fusil à vent , aussitôt que le scalpel pénétra dans le péritoine; les intestins étaient intacts.

Pneumaioccle. Des gaz se développent quelquefois aussi dans la tunique vaginale ; il en résulte une tumeur arrondie , circonscrite , légère , non fluctuante, ft rendant un son clair à la percussion : c'est le véritable pneumatocèle. Celte naladie est excessivement rare et, par consécjuent, peu connue ; elle n'a jamais [le gravité. Quelques fomentations résolutives, ou des frictions avec un linipent ammoniacal , la feraient probablement disparaître assez«promptement. Si cependant on ne parvenait pas à la dissiper par ces moyens , on pourrait en oute sécurité pratiquer la ponction de la tumeur soit avec une aiguille , soit ivec un trocart ; cette petite opération ne peut, dans aucun cas, entraîner l'inconvénieiis , et elle procurerait sans doute la guérison rapide de la maladie. *îous ne parlons ici que du pneumatocèle idiopathique, de celui qui est l'effet l'une sécrétion de gaz par la tunique vaginale elle-même , car lorsqu'il succède l une plaie pénétrante , à l'inflammation ou à la gangrène de cette tunique, :ommc quand il se développe par suite de la décomposition putride de pus , de lang , ou de sérosité épanchés dans cette cavité , ce n'est plus qu'un symptôme ijui cède ordinairement avec la maladie principale , et par les moyens dirigés fontre elle.

i On a décrit encore , sous' le nom de pneumatocèle, l'accumulation des gaz Jans une anse d'intestin descendue dans le scrotum , et l'infiltration gazeuse du (issu cellulaire des bourses. Le premier de ces accidens arrive lorsqu'une anse l'intestin qui a franchi l'anneau et est descendu dans le scrotum , vient à s'en- ;ouer ou à s'étrangler. L'existence d'une hernie , les borborygmes qui se font intendre dans la tumeur, et les signes de l'engouement et de l'étranglement, je permettent pas de se méprendre sur la nature de la maladie {voyez Her- [jiES ). L'infiltration gazeuse du tissu cellulaire des bourses survient dans les |;as de blessure, de contusion, d'inflammation et de gangrène de ces parties, |;t dans le cas d'emphysème général. Quelquefois c'est une maladie artificielle. Vins!, on a vu déjeunes mendians , pour exciter la commisération , des concrits , dans l'espérance de se faire réformer , pratiquer une petite piqûre au ïcrotutn, et s'insuffler de l'air avec un chalumeau , et donner de la sorte à ces parties un volume considérable. Les moyens de reconnaître cette pneumalose !;t d'y remédier , quand elle est naturelle, et ceux de découvrir la supercherie orsqu'on la simule, ont été exposés à l'article emphysème ( voyez ce mot).

Pneomatoses du TISS0 CELLULAIRE { voyez Emphysème).

Pnedmatoses du SYSTÈME CIRCULATOIRE. On trouve quelquefois , à l'ouverure des cadavres, le cœur contenant des gaz, et, dans quelques cas, en telle ]uaiitité qu'il s'en trouve distendu ; on en rencontre aussi dans les artères et ians les veines. Il est probable que, dans beaucoup de cas, ces gaz se sont dé-

DlCT. DE MÉDECIHE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.

veloppés après la mort, mais il est bien certain qu'il s'en forme quelquefois pendant la vie. Plusieurs observateurs dignes de foi , Joubert et Peyrilhe entre autres , assurent avoir vu sortir de l'air de veines ouvei tcs par la saignée ; Morgagni , Hallé et Nysten citent des exemples observés par eux , d'individus dont les veines contenaient de l air ; enfin, INI. Viilermé raconte l'histoire d'un militaire dont la verge était enflammée , et chez lequel les veines superficielles du gland , énormément dilatées , contenaient un gaz facile à déplacer par la pression , et faisant entendre un bruissement manifeste. D'où viennent ces gaz ? Ont-ils été absorbés par les veines dans quelque cavité ? Sedégagent-ils du sang lui-même ? On l'ignore entièrement. On ne connail pas tiavantage les effets de leur présence spontanée dans les organes de la circulation. Mais les expériences physiologiques ayant appris que l'injection d'une certaine quantité d'air dans les veines d'un animal , peut entraîner la mort par la compression du cerveau ou par la distension du cœur , on doit en conclure qu'un développement spontané de gaz pourrait produire le même effet. Quelques auteurs parlent d'apoplexies gazeuses qui appartiendraient à ces pneumatoses. A quels signes pourrait-on reconnaître la présence des gaz dans l'appareil de la circulation? Que faudrait-il faire pour l'en débarrasser ? Dans l'état actuel de la science , il n'y a pas de réponse possible à ces questions.

Combalusier. Pneuino-p.illiologia , 1 747 , Paris , 1 vol., traduit par Jault sous ce litre : Pneitmato-pathologie on traite des maladies venteuses 2 vol. in-8'*, Puris, 1754. Bernard Gaspard. Dtsserlalion sur la ^azéificalion vilalc , Paris, 1812. Girardtn, Dissertation sur les g.nz intestinaux, Paris, 1814.

Portai. Mémoires sur la nature et le traitement de plusieurs maladies , t. V, sur la pneumatie , Paris , 1825.

P. Baumes. Lettres sur les causes et les efFels de la présence des g.iz ou vents dans les voies gastriques, deux brochures in-B" , Paris , 1832. (L.-Cll. RoDHE )

VENTILATION. On appelle ainsi l'action de renouveler l'air dans un lieii plus ou moins clos, en y établissant des courans assez actifs. La ventilation est un des moyens les plus eflicaces d'assainissement; il est aussi le plus simple et le plus anciennement connu. Dès la plus haute antiquité on avait observé l'influence favorable des vents, et les inconvéniens de l'air stagnant; aussi voit- on que dans les cas de maladies épidémiqnes dans lesquelles on supposait l'air vicié par des miasmes dangereux, on allumait dans les villes de grands feux, qui en imprimant un mouvement rapide à l'atmosphère pouvaient entraîner au loin ces principes de maladies. Peut-être serait-il sage eu pareille circonstance de chercher à utiliser l'expérience de nos devanciers.

Plus ordinairement on est appelé à pratiquer la ventilation sur une moindre échelle, et il s'agit seulement de favoriser le renouvellement de l'air dans des locaux dont la disposition n'est pas toujours favorable, tel sont les salles de spectacles , les hôpitaux, les prisons , les vaisseaux , les ateliers , etc. Dans nos habitations le renouvellement de l'air se fait plus que suffisamment par les portes; les fenêtres, et surtout par les cheminées, de telle sorte qu'on est plus occupé à fermer l'accès à l'air extérieur qu'à le lui ouvrir. D'ailleurs, l'abord de l'air froid en courans rapides a le grave inconvénien t de produire des inflammations de poitrine et d'autres maladies.

Il faut donc s'attacher à extraire , pour ainsi dire , l'air vicié par la respiration d'un grand nombre de personnes , ou par des gaz ou des vapeurs délétères de quelque nature qu'elles soient , et en même temps les remplacer par de l'air pur pris au dehors , et qu'il est utile d échauffer surtout pendant l'hiver, en lui faisant traverser des milieux échauffes. On obtient ce résultat dans les constructions modernes dans lesquelles , outre qu'on leur donne généralement une capacité plus proportionnée à leur usage, on ménage les ouvertures relativement à leur situation et à leur dimension , de manière à ce que la circulation de l'air s'établisse d'elle-même. Dans les vieux bàtimens, on remédie aux inconvéniens qu'ils présentent en perçant des ouvertures dans la partie supérieure des pièces , et en établissant des fourneaux d'appel. C'est par ce moyen simple et ingénieux, dû à M. d'Arcet, qu'on est parvenu à écarter les Tncommodités elles dangers d'un grand nombre de professions, dont quelques-unes coulaient la vie à ceux que le malheur obligeait de les exercer. Tout le monde sait combien il est facile d'établir un appel , en disposant un tuyau dont une des extrémités , évasée en forme d'entonnoir, attire à elle 1 air de la pièce, tandis que l'autre, plus étroite , va se rendre dans une cheminée habituellement chauffée , ou bien est pourvue d'une lampe allumée qui , en raréfiant les couches supérieures de l'air , force les couches inférieures à monter sans cesse. On a judicieusement proposé, à bord des vaisseaux , de ventiler la cale au moyen d'un tuyau d'appel qui irait se rendre dans la cheminée de la cuisine. On conçoit l'avantage de cette disposition facile à établir, lorsqu'on pense qu'à bord on est avare de place , et qu'on craint de se surcharger d'appareils compliqués. Aussi a-t-on abandonné la plupart des ventilateurs plus ou moins ingénieux qu'on a successivement imaginés pour renouveler l'air; tels sont la manche à vent, le ventilateur de Haies , la roue centrifuge de Désaguliers , et autres machines qui n'atteignaient le but proposé que d'une manière imparfaite et coûteuse.

Lorsqu'il s'agit d'opérer une ventilation temporaire, comme dans un puits ou dans une fosse d'aisance remplis de gaz méphitiques , il suflit de placer à l'orifice un réchaud plein de charbons ardcns , en ayant soin de boucher exactement l'entrée , excepté un trou circulaire, et prenant la précaution d'établir des barrages disposés de telle sorte que ce soit bien l'air de l'endroit infecté qui soit attiré par le fourneau. Après avoir ainsi renouvelé l'air, il confient de s'assurer, par les épreuves convenables, qu'il ne s'est pas développé de nouveau des émanations nuisibles. D'ailleurs , comme le procédé est facile à mettre en usage , on peut en renouveler l'application. L'emploi des fumigations de chlore est un

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