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TA.WS ET PIAN

n'en savent pas plus que nous qui ne craignons pas d'avouer notre ignorance entière en de semblables questions.

Nous avons une nouvelle preuve du lien étroit qui unit le vomissement avec les troubles les plus cachés de nos fonctions, par les résultats qui suivent l'introducliou directe de la plupart îles médicauiens dans le système veineux. Ce n'est pas seulement Viiifusion de l émétique qui fait vomir , mais celle d'un grand nombre d'autres substances etju-qu à l'eau distillée. A l'instant même de l'in- Jecliou les animaux exercent des [oouvemens de déglutition , avalent de 1 air, et sans doute éprouvent des nausées. Puis, les elTorls de vomissemens ne tardent jias à se montrer; cependant ds sont loin d'être aussi prompts que le sont les effets des poisons énergiques , tels que l'acide hydrocyanique , ou la strychnine. Quatre ou cinq minutes sont souvent nécessaires pour que les substances vomitives infusées produisent leur eli'et évacuant, qui, dans ce cas , n'est guère plus prompt que si elles eussent été introduites par la voie ordinaire.

C'est sans doute par suite du malaise général qui les accompagne , que la plupart des maladies graves, telles que la variole, les fièvres continues ou intermittentes, les alfections typhoïdes, etc., débutent par des vomissemens.

La même cause explique probablement encore les vomissemens qui suivent les syncopes, les congestions et les hémorrhagies cérébrales.

En résumé, le vomissement , considéré comme phénomène pathologique ou séméiologique, mérite toujours une sérieuse attention de la part du médecin , puisqu'il est le plus souvent l'expression d'un trouble grave dans les fonctions du système nerveux , ou dans la composition du sang , particulièrement si le phénomène est spontané et n'a point de cause apparente et spéciale dans l'appareil digestif.

11 ne faut pas non plus perdre de vue que le bouleversement général , les efl'orts violens qui accompagnent le vomissement en ébranlant pour un moment l'action de tous les organes malades , peuvent y développer des modilications avantageuses qui les ramènent presquesubitement à la santé. Ce résultat pratique a été signalé par tous les grands observateurs , il est chaque jour vérifié par les médecins d'aujourd hui , qui ne se croient pas des incendiaires ou des assassins (c'est ainsi qu'on les qualifiait naguère), parce qu'ils administrent des vomitifs. Plusieurs animaux nous donnent , a cet égard , un exemple bien digne de faire réfléchir le médecin philosophe. Qui n'a vu des chiens et des chats manger les feuilles herbacées, des graminées , avec l'intention bientôt réalisée de se faire vomir.

Pour donner un histoire complète du vomissement , il faudrait le suivre dans toutes les maladies où il se montre , rechercher toutes les causes qui peuvent le produire et le favoriser, étudier ses effets avantageux ou nuisibles , donner les moyens de le faire cesser quand il a des inconvéniens graves , etc. , etc. Mais les bornes d'un article de dictionnaire ne me permettent pas d'aborder ces graves et importantes questions. Heureux si, dans ma concision, j'ai pu détruire dans l'esprit des praticiens l'ancienne erreur que l'estomac se contracte pour produire le vomissement.

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( Mageudie. }

VOMITIF. Voyez Émétiqde.

VULNERAIRE. Ce mot a plus d'une acception en médecine. On l'emploie d'abord d'après son élymologie vulnus , blessure , pour désigner les médicamens que l'on croit propres au j)ansement des plaies. Les anciens ont accordé cette propriété à l'orpiii , vulgairement appelé reprise, à la mille-feuille ou herbe aux coupures, herbe au charpentier , au persil , etc. Le baume du Commandeur et une foule d'ongiiens sont également regardés comme de précieux \'ulnéraires. Il est bien reconnu aujourd'hui que, pour toute plaie simple et récente, le meilleur vulnéraire c'est le rapprochement immédiat des lèvres de la division. Quand, au contraire , la plaie est compliquée , alors les'vulnéraires varient selon les différentes complications, etc. Oter le corps étranger, arrêter Thémorrhagie, diminuer l'inflammation à l'aide de cataplasmes de farine de riz, exciter la vitalité de la surface avec des digestifs ou des lotions animées à l'aide du quinquina ou de la teinture vulnéraire, etc. , tels sont quelques-uns des moyens que l'on peut employer.

On recommande encore, dans le traitement des plaies, des contusions, etc., de faire usage en boisson de l'infusion aqueuse ou de la teinture alcoolique de plantes dites vulnéraires. Ce dernier moyen , très-populairement employé , n'est qu'un excitant nuisible dans la plupart des cas. Lorsque les accidens surtout viennent d'arriver, il est presque toujours utile d'en proscrire l'usage. Certains

états blafards des plaies plus ou moins anciennes re'clament cependant la prescrition tantôt d'un ipécacuanha , tantôt de quelques tisanes amères, excitantes, anti-scorbutiques ou anti-syphilitiques , dont l'expérience du praticien reconnaîtra 1 indication et l'utilité.

Une plante, que l'on a crue , plus que toutes les autres, apte au traitement des plaies , porte le nom de vuluéraire , c'est Vantillis vulneraria , herbe de la famille des légumineuses , dont l'usage est maintenant tout-à-fait abandonné.

On appelle enfin vulnéraire suisse ou faltrakk le mélange de plantes prétendues vulnéraires. Ce mot faltrank vient de deux mots allemands , , chute, et Uank, boisson, parce que l'on a coutume de les prescrire en infusion ou en teinture , pour prévenir la gravité des chutes et remédier aux accidens qui surviennent quelquefois après elles et à la suite des blessures et des contusions qui en sont le résultat. On fait entrer dans ce vulnéraire beaucoup de végétaux , dont le nombre et la quantité varient au gré de ceux qui le récoltent ou qui le vendent. Les principales plantes qui le composent sont : le vulnéraire , l'origan , le pied-de chat, le serpolet , 1 arnica , la pyrole et le thym. Nous l'avons dit plus haut , si , quelquefois , l'usage de l'infusion aqueuse ou de la teinture alcoolique de vulnéraire peut avoir de l'avantage , il présente bien plus souvent de grands inconvéniens , puisque, dans les cas de blessure et à l'occasion des accidens qui dépendent de l'âge critique , circonstances dans lesquelles on en fait si fréquemment usage , ce serait la saignée que l'on devrait le plus souvent lui préférer. (Martin Solon. )

TA'WS. s. m. Nom usité , parmi quelques peuplades de l'Afrique, pour désigner une maladie chronique principalement caractérisée par une éruption qui se termine par des tubercules fongueux, à surface granuleuse , et qu'on a comparés à des framboises ( yaws ;J'ratnbœsia ).

L'identité Aw yaws Au pian paraît démontrée. On remarque cependant quelques difi"érences entre l'exposé des symptômes du yaws par les observateurs anglais qui l'ont étudié dans le royaume de Guinée et à la Jamaïque , et celui du pian observé par les médecins français à Saint-Domingue, à la Guadeloupe , au Brésil, à la Jamaïque , etc. ; mais ces dilférences semblent tout au plus propres à caractériser deux variétés d'une même affection.

§1. 'Le yaws débute par un état de langueur, de faiblesse; par des douleurs dans les articulations, et , dans la plupart des cas , avec fièvre plus prononcée chez les enfans. Avant l'éruption, la peau est souvent couverte d'une poussière blanche (Thomson), comme si elle avait été enfarinée. Quelques jours après un aperçoit sur la surface du corps , spécialement sur le front, des taches blanches , semblables à des piqiïres de puces ou à de petites papules (Thomson). Ces élevures s'accroissent pendant six à dix jours , au bout desquels il se forme à leur sommet une ci oûte au-dessous de laquelle existe du pus mal élaboré. La dimension des pustules augmente; un grand nombre de ces pustules acquiert la dimension d'une pièce de vingt-quatre sous, et elles se couvrent de croûtes irrégulières, peu adhérentes. Si on enlève une de ces croûtes, on trouve un ulcère de mauvais caractère , comme gangréneux. L'aspect fongoïde se montre un mois après l'apparition de l'éruption, ou trois mois après. Le développement des fongosités paraît dépendre beaucoup de la constitution des malades, et a lieu plus tôt chez ceux qui ont été bien nourris. Il s'opère quelquefois une seconde éruption précédée de fièvre et dont la marche est la même que celle de la première; de sorte qu'on peut observer chez le même individu la maladie dans ses divers états.

Les petites tumeurs du yaws sont plus larges et plus nombreuses sur la face , les aines, les aisselles, à la marge de l'anus et aux grandes lèvres, que sur les autres parties du corps. De nouvelles éruptions ont lieu dès que la première commence à se dessécher , et à la suite de ces éruptions successives, le nombre des pustules pianiques devient quelquefois considérable. Si l'on en croit les auteurs qui ont étudié sur les lieux cette maladie, il existe toujours une pustule plus large, plus élevée que toutes les autres, plus diflîcile à guérir, que l'on désigne sous le nom de mère-pian ou de mama-pian.

On assure enfin que l'affection de la peau est quelquefois accompagnée de douleurs nocturnes, de gonflement des os , d'ulcères dans le pharynx , etc. Dans ce dernier cas, la maladie est fort grave; les ulcères de la gorge ressemblent à du fromage rôti; ils ne deviennent jamais fongueux , et une grande partie du palais est bientôt détruite.

Lefongusde l'yaws, chez les sujets bien constitués, est rouge comme un morceau de chair ; chez les sujets faibles et maladifs, il est blanc comme un morceau de chou-fleur, saigne au moindre attouchement, et est moins élevé que chez les premiers. Après être resté quelque temps dans cet état, le foiigus diminue graduellement en largeur et en hauteur, s'alfaisse et disparaît en général sans laisser de cicatrices (Thomson), e.xcepté dans les endroits où l'inflammation a été très-forte. Alors la cicatrice ressemble à celle de la vaccine ; seulement elle est plus large et plus superficielle.

Dans les éruptions successives du yaws, on observe souvent qu'une des pustules ne guérit pas comme les autres. Abandonnée à elle-même, elle produit quelquefois la carie des os voisins.

Chez les individus cachectiques, l'éruption, moins nombreuse , est successive ;

YAWS ET PIAN.

ZIIÎC.

les végétations fongueuses qui caractérisent cette maladie n'existent pas du tout ou sont peu développées et aqueuses.

La durée du yaws est variable : chez quelques malades elle est de six mois ; chez d'autres d'un an; en général elle est de huit mois environ. La fièvre et les autres symptômes sont ordinairement très-prononcés chez les enfans faibles et mal nourris.

On avait avancé que les poils devenaient blancs ; Thomson affirme que c'est ■ une erreur.

Causes. Le yaws se développe ordinairement parmi les nègres mal nourris, dont la peau est continuellement irritée par un soleil brûlant, par la piqûre d'insectes et par la rancidilé des graisses dont ils ont l'habitude d enduire la surface de leur corps. Cette maladie est contagieuse et se transmet par le rapprochement des sexes , par l'allaitement, ou par lapplication de la matière provenant des pustules ou des ulcères cutanés sur une porlion excoriée de la peau, et peut-être par d'autres voies. La durée de l'incubation est difficile à déterminer. Thomson rapporte qu'un certain nombre de nègres , bien portans , ayant été transférés, avec leurs enlans, d'un endroit montagneux dans une ferme à sucre, et les enlans bien portans ayant vécu et mangé avec ceux de la ferme qui étaient atteints du yaws, trois des premiers, sept semaines après , furent pris de fièvre et de douleurs suivies d'une éruption générale ; les autres ne furent atteints que trois semaines plus tard ; au bout de huit mois tous étaient guéris. La matière d'un ulcère dont on délacha la croûte fut inoculée par Thomson a un enfant, en cinq endroits difFcrens : trois piqûres guérirent; les deux autres, pendant l'espace de trois semaines, ressemblaient à une égratignure véritable, il s'y forma alors de petits ulcères qui s'accrurent jusqu'à ce qu'ils prissent un aspect comme gangréneux et iléchiqucté ; sept semaines après des papules parurent sur le iront et bientôt sur tout le corps ; le Jungus se forma; le malade eut une éruption abondante qui dura neuf mois. Les deux ulcères résultant des piqûres ne sont jamais devenus longueux et ont laissé des cicatrices profondes. Thomson rapporte que du pus variolique ayant été pris sur une petite négresse atteinte du yaws , I enfant auquel ce pus fut inoculé eut une variole bénigne , et après sa guerison fut pris du ynws. Le sang d'un nègre couvert de yaws inoculé à quatie enfans , en cinq endroits diflërens, ne produisit pas cette maladie. La présence du yaws n'empêche pas la marche ordinaire de la vaccine , de la variole ou de la varicelle. La matière du yaws n'a dévelop|ié aucune éruption chez le lapin et le chien, après plusieurs insertions. La maladie ne peut être communiquée qu'une seule fois chez l'homme : cependant une femme qui allaite un entant aiteinl du yaws peut avoir le sein excorié. On a même vu la mort être la suite de cet accident, après une ulcération corrosive du sein qui s'étendaità l'aisselle et qui était accompagnée d'une grande irritation. Si une personne atteinte d un ulcère d'une assez grande étendue contracte le yaws, il peut arriver que cet ulcère persiste et présente l'aspect granulé et caractéristique du yaws sans qu'il survienne d'éruption. Si on guérit cet ulcère , il se développe une éruption qui suit la marche ordinaire ; abandonné à lui-même l'ulcère s'aggrave de plus eu plus.

Dcagnostic. J. Thomson dit qu'un vieux médecin écossais, qui avait longtemps traité le yaws à la Jamaïque , de retour en Écosse, observa le sibbens et fut Irappé de 1 identité de ces deux maladies, dans la plupart de leurs phénomènes. Le yaws a été regardé par quehjues auteurs comme une modification de la syphilis , et par d'autres comme une maladie particulière de la peau.

Traheinent. Suivant M. Thomson, dans l'île de la Jamaïque , la pratique ordinaire est d'abandonner la maladie aux eflorls de la nature. On recommande de bons alimens et un travail modéré ; ou fait prendre avec succès aux enfans faibles, le soufre, les décoctions de bois sudorifiques et les préparations antimoniales. Enfin, M. Thomson assure que si les préparations mercurielles peuvent quelquefois faire disparaître les symptômes de la maladie dans l'espace d'un mois, ces symptômes reparaissent ordinairement plus tard et avec plus de gravité. Déjà Hunter s'était prononcé contre l'emploi des préparations mercurielles.

On attribue généralement un grand nombre de maladies à des reliquats du yaws. M. Thomson croit que, sous le rapport de leur origine, le nombre de ces accidens a été exagéré.

§ II. La description du pian, par les médecins français qui l'ont observé à Saint-Domingue , h la Guadeloupe , à Cayenne , etc., dill'ère sous plusieurs rapports de celle que je viens d'esquisser d'après les travaux des médecins anglais qui ont étudié le yaws dans les Indes occidentales , et en particulier à la Jamaïque. Je crois donc devoir reproduire succinctement les descriptions et les opinions des médecins français des colonies.

1". Le pian s'annonce par de petits boutons rouges qui se montrent aux diverses régions du corps. En même temps le malade éprouve un peu de fièvre, des douleurs dans les membres et même dans les os; la peau devient écailleuse ; le malade maigrit sensiblement. Peu-à-peu ces symptômes diminuent d'intensité, l'éruption se développe, et elle se montre sous trois aspects: 1" les gros pians ou pians blancs; 2" les petits pians ; 3o et les pians rouges. Les premiers, quelquefois aussi larges que la main, sont formés d'une chair fongueuse et blafarde , qui fournit une matière sanieuse , épaisse. Les petits pians, moins volumineux que les premiers , sont beaucoup plus nombreux; leurs excroissances sont plus rouges et moins fongueuses. Les pians rouges , plus grands que ces derniers et moins que les premiers, arrondis, d'une couleur de chair plus marquée, se développent avec lenteur et d'une manière successive; ils sont accompagnés et suivis de symptômes beaucoup plus graves que ceux des deux autres espèces, et surtout de la première , la plus bénigne de toutes. Une des

pustules du pian devient ordinairement plus grosse que les autres, prend la forme d'un ulcère profond, sans fongosités et d'où découle une matière sanieuse. Si l'on panse cet ulcère avec les remèdes ordinaires, il s'irrite et prend un maumais caractère. Cet ulcère est appelé la mère-pian , ou mania-pian ; il est dangereux de le faire sécher ou cicatriser avant le développement des symptômes d'inléction. Si un malade porte un ulcère sur quelque partie du corps, c'est ordinairement sur elle que se développent les premières pustules et l'ulcère devient quelquefois lui-même la mère pian.

2°. Plusieurs affections ont été rattachées à l'éruption pianique, comme affections conséculii^es : 1° les guignes , espèces d'excroissances de chair qui surviennent principalement à la plante des pieds , à la paume des mains et aux bouts des doigts, dont la sensibilité est si vive que les malades ne peuvent ni marcher, ni rien saisir avec les mains sans éprouver des fortes douleurs; 2" certaines excroissances blanchâtres à la plante des pieds, nommées crabes, d'après leur forme, et d'où découle une matière purulente; 3" les suouaouas , épaississemcns considérables de la peau de la plante des pieds et de l'intérieur des mains , rouges, vils et fort douloureux dans la marche, sans suintement, avec accroissement et endurcissement des parties. En outre, on observe à la suite du pian le mal aux os , caractérisé par des douleurs ostéoscopes , ambulantes ; par la tuméfaction des os spongieux , par celle de l'extrémité des os longs ; par des exostoses, par le ramollissement et la carie des os affectés, etc.; symptômes graves , accompagnés de nombreux ulcères qui réduisent les malades à un état horrible.

Chopitré, Dazille, etc., pensent que les préparations mercurielles, les frictions d'onguent mercuriel, le sublimé à l'intérieur, les tisanes de salsepareille et de gayac, sont les meilleurs remèdes contre le pian. Le régime doit être doux et humectant ; on recommande les bouillons de tortue, et d'écrevisse , les légumes frais , la viande blanche.

En étudiant comparativement les documens publiés par les médecins anglais et français , on voit que les premiers ont décrit avec beaucoup de soin les élevures , les pustules, les croûtes et les ulcères qui précèdent les fon°us du frambœsia , et que les seconds se sont exclusivement attachés à cette dernière apparence de la maladie et à plusieurs lésions consécutives (guignes , crabes ^ saouaouns f mal aux os ) , dont les auteurs anglais font à peine mention. En outre ces derniers pensent, la plupart, que le yaws n'attaque qu'une seule fois le même individu , tandis que les médecins français soutiennent le contraire pour le pian. Enfin Hunter et i'horason assurent que le mercure est nuisible , tandis que les médecins français le recommandent comme le remède le plus efficace. Malgré ces divergences dans les opinions des observateurs, le yaws et le pian sont généralement regardés comme une même maladie; cependant Sauvages , Lorry , Sprengel , etc. , se sont attachés à les distinguer l'un de l'autre.

Plusieurs caractères distinguent le frambœsia de la syphilis : sa marche, sa durée, l'inefficacité du mercure (J. Hunter, J. Thomson ) et surtout l'aspect cons,i&mmeï\ijongijhrme des ulcères. Cette dernière app-irence a été observée dans quelques ulcères scrophuleux , mais qui offrent d'antres caractères distinctifs ( Martin , Obserfution d^un ulcère scrophuleux simulant le Jrambcesia, Bulletin des sciences médicales, tom. vu, pag. 217 ).

Le yaws a élé observé au Brésil par Pison {De medicinâ Brcesilium , lib. il , chap. XIX , 1648, in fol. ) ; en Amérique par Labat (Nouveau voyage en Amérique, 1722 , 6 vol. in-12 ); en Afrique par Winlcrbotloni (Account of the nat. Africans of Sierra-Leone , vol. ii , cbap. VIU ) , par Hume (John) [A description of the African distemper called the j-aws , etc.) ( Medic. essays and obs. by a Society in Edinb. vol. v , part, n , pag. 87 ) et parBjncroft { An es.'iay on the nat. hisl. of Guiana , in-H°, Lond., 1767 ); à la Jamaïque par J. Tliomsou (Remaris on the tropical diseases , ibid., tom. xvill , pag 31 ; Ohs. and experiments on the nature of the morbid poison called yaws , etc., (Edinb. nied. and. surg-. j'oiirn,, tom. XV, pag. 321 ) ; aux Barbades par Hillary ( Obs. on the changes of the air and the concomitant epidemical diseases in the island of Barbadoës , Lond. , 1759 , in-S") , à Saint-Domingue et à Cayenne par Bajon ( Mémoire pour servir à l'histoire de Cayenne et de la Guiane , Paris, 1777-1778) ; à Saint-Domingue par Dasille { OAie/f. sur les maladies des nègres, in-S», 2 vol., Paris, 1742); par Cbopilré ( y^/^erçH sur le pian et sur les maladies dont il est suivi, in-^" , Paris, 1804). On peul consulter en outre Bern. Peyrillie (Précis théorique et pratique sur le pian et la maladie d'Amhoine , in-S", Paris, 1783)(Gome2 ( B. A.) ( Mémoires de l'Académie royale des sciences de Lisbonne , tom. iv , pag, i ) , Ar- \.\\a.uà (Traité des pians , in-i" , Au Cap Français, 1776 ). Sprengel s'est altaclié i séparer l'yaws ilu pian ( Mémoires pour servir à l'histoire de la médecine , cabier 3 , en allemand ) , et plusieurs mémoires insérés dans VEdinb. med, and snrg. Journal.

(P. Rayer).

YEBLE. Foyez Soreau.

ZINC. Zincuin- Ce métal, dont nous n'avons pas à donner ici l'histoire chimique et qui intéresse les arts industriels plus que la médecine, a fourni pourtant quelques médicamens, lesquels d'ailleurs sont maintenant moins usités qu'ils ne l'ont été jamais. Sous le rapport de l'économie domestique, on sait qu'on peut l'employer sans inconvénient à la fabrication des ustensiles de ménage, des recherches positives ayant prouvé qu'il subit peu d'altération de la part des différentes .substances qui peuvent être mises en contact avec lui, et que d'ailleurs les sels qui se forment en pareil cas sont à-peu-près incapables de nuire.

A l'étal de métal, il est sans action sur l'économie animale , comme la plupart des métaux : aussi les auteurs, qui, on ne sait d'après quelle idée, imaginèrent

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