FROID
l'une rupture du tendon d'Achille , et que l'on fixerait au devant de la jambe ;t sur le coude pied à l'aide d'une bande, après avoir interposé un coussin de jalles d'avoine entre elle et ces parties. Peut-être pourrait-on en même temp° ililiser le kiastre de Callisen , en plaçant de chaque côté du tendon d'Achille ileux fortes compresses graduées , assez épaisses pour remplir les vides placés iur les côtés de ce tendon , pour le dépasser en an ière , et pour empêcher que les touis obliques de la bande destinée à abaisser le fragment du calcanéum l'appuient sur lui.
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rs derKnoken. Berl., 1828, 1 vol. io-8°, allas in-*". '•■ !Cet ouvrage sera utile mcnie aux personnes qui ne connaissent pas la langue allemande, par S* tlas qui y est joint , et dans lequel se trouvent représentés piesque tous les bandages et 1^ lies les machines qui ont été usitées pour réduire et contenir les fraciures. J- (L -J. Sanson. )
FRAISIER, Fragaria î^eica ( Icosandrie Polyg. Link. ; Rosacées Juss.). ei ;tte plante, que l'habitude de demautler des médicauiens à Ions les corps de la n ture, a fait entrer dans la malière médicale , et que la paresse y maintient, I. :ôté des queues de cerises et autres remèdes héroïques du même genre , offre lia nombreuses variétés. Ses racines et ses fruits sont employés en médecine, K lis ces derniers sont principalement recommandables comme un aliment il( ubre et savoureux. La racine est cylindricpie et noirâtre; elle n'a point le )deur; seulement elle présente une saveur amère, acre et styptique, mais le
Lit à un faible degré, (p La décoction de racine de fraisier est d'un rouge foncé ; et, ce qui a sans •Il ute appelé l'allention des observateurs , el fait croire à une action thérapeurl Qe assez énergique , elle communique une couleur rouge aux déjections de « « qui eu font usage. Ce phénomène d'ailleurs , d'un principe colorant qui l- verse sans altération les voies digeslives, est loin d'êire unique et ne devrait k ï être un objet de surprise. Les essais d'analyse qui ont été tentés sur cette M bstance ont montié qu'elle renferme une certaine proportion de tannin et IB icide gallique , élémens actifs sans doute , mais dont la faible qtianlité ne l< Irait rendre raison de la vertu diurétique qu'on lui a cru devoir attribuer , moins encore des aulres applications qu'on en a voulu faire à diverses époes , et que nous passons sous silence, parce que personne ne songe plus à soutenir. Comiiie diurélicjue même , la racine de fraisier n'est plus guère tée que cointne un hors-d'œuvre arec lequel on varie les piescriplions. SLes fraises comptent en leur faveur de bien importantes aulorilés ; et des 'servations de Van Swieten , de Eoerhaave et de Linnée attestent d'une nnière éclatante ses bons effets dans la goutte et la gravelle. Quelî front «îrait ne pas s'incliner devant ces noms chers à la science? En vain l'analyse dmique ne découvre dans ces fruits que du sucre , du mucilage el autres J.ncipes analogues ; en vain l'e.xpérience éclairée de noire époque prouve \ grands avantages du régime végétal soutenu, et de l abstineuce de toute
DlCT. DE MÉDEC15E ET DE CuiEOfiGlB PEATIQUES.
substance animale dans les afTections rénales et articulaires. Nous devons at* tribiier aux fraises les heureux résultats qui leur ont été attribués par de grands hommes, qui seraient les premiers à reconnaître que leurs successeui s ont mieux vu qu'ils n'avaient pu faire eux-mêmes.
L'eau distillée de fraises, et les diverses préparations cosméliqties qu'on en a pu faire, sont maintenant a j.)préciées à leur juste valeur; et il est peu probable qu'on songe désormais à les appliquer au traitement des affectioiis de la peau , dans lequel on avait prétendu les ititroduire. (F. lUnEr,.)
FRAMBOESIA , s. m. , nom doimé à une maladie de la peau caractérisée par des tumeurs semblables , pour la forme , à des framboises , à des mures ou à des champignons. On a admis deux variétés de frambœsia : l'une observée en Guinée el qui porte le nom Ay-aws ; l'autre en Amérique , ot'i elle est connue sous celui de pian ou d'épiàn. ( Fojez Pian, Yaws, ) (P. Rayer. )
FRAMBOISE. Fruit du framboisier , nubus idœus ; icosandrie moiiogynie , LiNM. ; rosacées, Juss. La framboise , dont la description détaillée serait ici supeiflue , est une substance alimentaire [)lut6t qu'un médicament proprement dit. Acidulé et parfumée, elle communique ses propriétés au vinaigre dans lequel on la fait infuser , et que l'on convertit ensuite en un sirop, fort employé comme rafraîchissant dans une foule de maladies. L'usage alimentaire des frambroises n'est pas moins utile dans la saison que celui de.-, fraises , des groseilles et d'autres fruits qui abondent à celte époque de l'année , oi'i une nourriture végétale et peu substantielle est plus nécessaire qu'en tout autre temps. L'économie domestique a su trouver dans ces fruits diverses préparations agréables et salubres, dont la thérapeutique invoque souvent le secours, et dont les doses, à raison de leur parfaite innocuité, sont tout-à-fait arbilraires. ( F. Ratier. )
FROID, Frigus. Si l'application de la chaleur à divers degrés constitue un agent thérapeutique des plus actifs , et susceptible des applications les plus nombretises et les plus variées, la soustraction de ce corps àl éconoraie aniinale, sousti action qui peut être partielle ou générale, lente ou rapide, continue ou intermittente , est capable de produire des efléts rcmarquatUes , et dont le médecin qui en a bien mesuré la jjorlee peut faire un emploi raisonné et salutaire. On a conservé à ce fuit physique le nom de froid , qui entraine l'idée d'un corps ou d'une substance opposée à celle qu'on appelle chaleur. Il n'est pas de notre sujet d'entrer dans la discussion. Nous traiterons du froid considéré comme un agent spécial , en faisant remarquer toutefois combien l'appréciation exacte des faits est propre à porter de la lumière dans la thérapeutique, et combien de moyens dilférens en apparence produisent eti définitive des eifets analogues. 11 suffit, pour s'en faire une idée, de comparer les lésultats de l'action de la chaleur, du froid, de l'électricité, etc. ( Foyez ces mots. )
Lefroid produit sur les parties vivantes une série d'impressions et de phénomènes fort différens , et qu'on peut en quelque sorte nuancer à volonté , pour peu qu'on ait égard à l'état des tissus sur lesquels on opère, à l'énergie avec laquelle l'économie est capable de réagir , enfin à l'intensité du froid employé , de même qu'à la durée de l'application. Il est facile de concevoir à combien d'indications différentes ou peut satisfaire avec un seul moyen manie avec habileté , c'est-à-dire avec la connaissance exacte de tous les effets qu'il peut produire. C'est aitisi qu'un médecin éclairé doit répondre à ceux c|ui l'accusent de paralyser la médecine, parce qu'il veut rayer de la matière médicale une foule de substances insignifiantes auxquelles ou a , sans fondement , attribué des propriétés toutes merveilleuses et qu'il veut les faire rentrer dans de grandes séries , au lieu de multiplier d'une manière stérile et fatigante les divisions et les subilivisions.
Il y a plusieurs moyens d'appliquer le froid à l'économie animale; mais ses effets ne changent pas pour cela ; ils sont tous les mêmes , que le froid soit produit parle mouvement de l'air (flabellation , ventilation), par l'eau liquide ou solidifiée (glace, neige), ou par l'application de certains composés chimiques, qui onl la propriété de soustraire rapidement le calorique ans corps avec lesquels ils sont en contact (mélanges frigorifiques) ; ou bien enfin par la vaporisation , à la surface de nos parties , des liquides volatils , comme l'alcool et l'élher : et les différences qu'on observe en pareille circonstance dépendent non de la nature , mais de la dose du médicament.
L'impression d'un froid modéré , et tel que le produit, par exemple , ou l'air mis en mouvement , ou l'eau à la température de l'atmosphère, est peu sensible et ne provoque pas de réaction bien énergique ; aussi est-ce un moyen adoucissant, calmant et incapable de produire une perturbation considérable. On en a fait d'utiles applications dans les maladies ; et la flabellation , les bains frais , les lotions et les fomentations de la même nature , sont des moyens d'un emploi général , de même que les boissons fraîches. Mais si la peau est dans un état d'excitation et de transpiration abondante, la température devient relativement plus basse et le froitl plus vif. De là résultent des effets analogues à ceu-i que iléterminerait sur la peau dans l'élat ordinaire un froid plus intense ; comme aussi les boissons fraîches stimulent plus énergiquement le canal inteslinal. Il en serait de même si l'on faisait agir le froid au même degré chez un sujet disposé à l'inflammalion par la pléthore ou l'usage interne des stimulans.
Plus intense , et tel qu il résulte de l'application des liquides à la température de la glace fondante , le froid est excitant d'une matiière non équivoque , lorsqu'il agit instantanément , et l'excitation qu'il provoque se manifeste par la rougeur , la chaleur et la tuméfaction des parties sur lesquelles on l'applique. Lorsqu'au contraire on en continue l'application pendant un
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