HOQUET. J
l'auforilc- municipale , qui peut seule imprimer à ces secours publics de la médecine lensemble dont ils ont besoin pour être à la fois aussi économiques et aussi efficaces que possible.
J'aurais bien à ajouter quelques considérations surnotre manière actuelle de pourvoir aux dépenses des hôpitaux civils , à l'aide des revenus des octrois et des monts-de-piété , qui contribuent si puissamment à ruiner les pauvres , en même temps qu'ils soutiennent les ct;ibiissemeiis de charité destinés à les recevoir ; mais elles m entruîneraient trop loin des limites que la nature de cet ouvrage m'impose. Je craindrais même de m être déjà écarté de l'esprit qui préside a sa rédaction , si tout ce qui concerne immédiatement les hôpitaux , dans lesquels sont admis chaque année plusieurs millions de malades , n était pas du ressort direct de la médecine pratique, dans l'acception la plus générale de ce mot.
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(L.-J. Héoia. )
HOQUET , Singultiis , y-j-/^ l'jy/ic;. Les ph.énomènes qui constiluent le hoquet et les organes qui concourent à sa production ont été jusqu'à cejourl objet d'une foule d'opinions diverses. Les uns en ont placé le siège dans l'estomac; les autres , dans l'estomac et le diaphragme tout à la fois; d'autres , dans les poumons , dans l'œsoph.ige ; ceux-ci l'ont fait consister en une e.xpiiation forcccet rapide, etc. ; ceux-là l'ont attribué à un mouvement convulbif de l'œsophage qui lire en haut l'estomac et le diaphragme, tantlis que le diaphragme lui-même éprouv e une convulsion qui le tire en bas ; d'autres enfin l'ont fait dépendre d'une convulsion momentanée du seul diaphragme, elc, etc.
Au milieu de toutes ces explications diverses , et sou\cnt opposées , à peine possédons-nous une définition exacte du hoquet Le plus généralement , on s'accorde à le définir un mouvement convulsif et instantané du diaphragme , sccompagné d'un mouvement spasmodique de la glotte , avec une inspiration rapide et suivie d'un bruit tout particulier, assez semblable à celui qui est produit par la rentrée de l'air dans un gros étui qu'on vient d'ouvrir brusquement. Si cetélat spasmodique et toujouis plus ou moins douloureux de la glotte se prolongeait , il amènerait bientôt une véritable asphyxie , par l'obstacle qu'il oppose à l'entrée de l'air dans les bronches et l'espèce d'angoisse qui l'accompagne ; heureusement il cesse presque aussitôt , mais le plus ordinairement pour se reproduire un plus ou moins grand nombre de fois, sans pourtant que, dans l'état de sanlé parfaite , il dure jamais au-delà d'un temps fort limité.
C'est sans doute à la rapidité, à linstaiitaiiéilé des actes qui constituent le hoquet, au grand nombre d'organes qu il met en jeu, qu'il faut attribuer les diflicullés que l'on rencontre à en préciser le siège et toutes les circonstances. Mais ces considérations , qui sont plus spécialement du domaine de la physiologie , ne doivent pas nous arrêter ; elles ne jetteraient d'ailleurs qu'une bien faible lumière sur l'étude du hoquet pathologique , le seul dont nous puissions nous occuper dans ce Dictionnaire.
Le hoquet peut exister seul et coiislituer par lui-même une maladie ; mais le plus communément il se montre pendant le cours d'une autre afî'ection, soit de la tète , soit de la poitrine ou de l'abdomen ; et dans ces cas encore , est-il toujours la consé(|uence de la maladie première ? ou n'est-il pas plutôt une alTcction nouvelle , qui vient compliquer l'autre ? Quoi qu'il en soit , il peut , dans l'un et l'autre cas, devenir assez grave, en raison de sa durée, de sa fréquence et de son intensité, pour attirer à lui seul toute notre atlention et réclamer un traitement spécial.
Le hoquet, qui se rencontre si fréquemment coaiiue symptôme ou comme complication dms une foule de maladies , n'est cependant constant dans aucun