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BINOCLE

BISMUTH

urine foncée, très-colorée , épaisse il'abord , sans sédiment , puis avec un sédiment de couleur rosée et souvent briquetée. Céphalalgie frontale déchirante , quelquefois délire, sommeil fatigant ou insomnie, susceptibilité morale trèsgrande. Sentiment de fatigue et de brisement dans les membres ; dans certains cas , ictère général ou partiel , et quelquefois alors borné au contour des lèvres et des ailes du nez. »

«Cette fièvre, ajoute-t il , peut être continue ou rémittente ; ses exacerbations ont lieu le plus souvent le matin ; elles suivent indilTcremment le type quotidien , double tierce , quarte , et sont quelquefois erratiques ; les types tierce et double tierce sont néanmoins les plus fréquens. Le frisson des accès débute vers le dos , et s'accompagne ordinairement d'un tremblement général ; le pouls est faible et concentré : il succède une chaleur acre , sèche, uniforme sur toute l'habitude du corps, avec une soif intense; le pouls devient alors fréquent et développé , la face rouge et animée. L'accès se termine par une sueur générale. La durée de la fièvre gastrique est subordonnée à son type ; continue , elle dure sept, quatorze et vingt-un jours; rémittente, quatorze à quarante jours; se termine d'une manière heureuse par le vomissement, une <liarrhée bilieuse, une sueur générale, et une urine h sédiment rosé ou briquelé. Continue , elle passe quelquefois , vers le cinquième ou septième jour, à l'état de fièvre putride ou adynamique. «

A cette description, il est impossible de méconnaître l'inflammation delà membrane muqueuse de l'estomac et du duodénum. Pinel l'avait entrevu : tout semble j disait-il , indigner que le siège principal de ces Jièvres est dans le conduit alimentaire , surtout dans Vestomac et le duodénum , non moins que dans les organes sécréleurs de la bile et du suc pancréatique ; et la dénomination même qu'il lui avait donJ^ée t/lèfre méningo-gaslriqtie , prouve qu'il était convaincu que tel était en effet le siège de cette Jîèi're. Mais il était réservé à M. Broussais de démontrer que la //èi're bilieuse ouméningo-gastrique a non-seulement pour siégecelui que Pinel indique, mais encore qu'elle dépend, qu'elleest symptomatique Ae l' inflammation de la membrane muqueuse gastro-duodénale.

Je n'entreprendrai pas de prouver que sous le nom d'épidémies de Jièvres bilieuses, Fincke , StoU, Tissot, Pringle, etc., ont décrit des maladies fort différentes les unes des autres, et suvXovxi Aesgastro eniéritcs. Il suffit de parcourir leurs ouvrages pour s'en convaincre.

C'est contre les fièvres bilieuses que les émétiques et les évacuans ont été surtout préconisés ; mais ces médicamens sont évidemment plus propres à augmenter les accidens qu'à les dissiper, ils ne peuvent qu'accroître la phlegraasie gastro-intestinale dont ces prétendues Jièvres essentielles ne sont que les effets : aussi a-t-on presque généralement en France renoncé à leur emploi. Cependant , lorsque les symptômes assignes à ces fièvres se présentent sous le type intermittent , et principalement sous les types tierce ou quarte , un vomitif administré pendant l'apyrexie en prévient assez ordinairement le retour. Mais ces symptômes disparaissent souvent sans aucune médication , et , dans le plus grand nombre des Cas, le parti le plus sage est de se borner à l'usage de quelques délayans. (L.-Ch. Roche. )

BINOCLE , s. m. bis oculus. Nom d'un bandage qui sert à maintenir sur les , yeux les appareils dont on les couvre à la suite de diverses opérations , ou pendant le cours de quelques-unes de leurs maladies. Pour faire ce bandage, le chirurgien doit avoir une bande de huit à dix aunes de longueur, large de trois travers de doigts , et roulée à un seul cylindre. Le malade étant convenablement situé , le jet de la bande est porté à la nuque et fixé à l'aide de deux jets circulaires qui entourent la tcle ; au troisième tour, la bande partie de la nuque doit être conduite sous l'apophyse mastoide et l'oieille gauche, puis en remontant obliquement sur la joue, et l'œil correspondant , et ensuite sur le pariétal droit , jusqu'à ce qu'elle regagne la nuque , où on lui rend la direction horizontale. Un jet circulaire affermit ce premier tour. La bande revenue à la nuque est portée sur le pariétal gauche, et successivement , sur l'œil droit, la joue droite , l'apophyse mastoule correspondante et la nuque , d'où part un second tour horizontal. Ces jets obliques alternatifs , en passant au-dessus des yeux, sont répétés deux ou trois fois, jusqu'à ce que l'une et l'autre région oculaire soit entièrement recouverte par trois ou au plus quatre doloirs , superposés de bas en haut ; et l'on termine ce bandage par un ou deux tours horizontaux destinés à l'affermir.

Le binocle peut encore être exécuté avec une bande de même longueur que la précédente , et roulée à deux cylindres légèrement inégaux. Le plein de cette bande est appliqué sur le front; les deux cylindres, conduits horizontalement à la nuque ,y sont croisés, puis ramenés sous les apophyses mastoides, les joues , les yeux et le front , où ils doivent être croisés de nouveau pour regagner la nuque en passant sur les pariétaux. Un tour horizontal affermit ce premier jet, et les cylindres revenus à la nuque recommencent la marche oblique indiquée, jusqu'à ce que les parties soient entièrement recouvertes comme dans le cas précédent. Le cylindre le plus mince étant le premier épuisé , un ou deux tours horizontaux faits avec l'autre aciièvent le bamlage, et lui donnent la solidité dont il a besoin.

Le binocle est assez long h appliquer ; les tours de bande qui le constituent se dérangent avec facilité; il comprime d'une manière souvent pénible les régions oculaires, et accumule sur toute la tète une chaleur incommode. On l'emploie peu dans la pratique ; il est ordinairement remplacé avec avantage par un bandeau abaissé au niveau des yeux, et qui suffit pour y retenir appliqués les topiques dont on juge convenable de les couvrir. La chirurgie de nos jours a presque complètement banni ces appareils pesamment compliqués , dont celle de nos devanciers surchargeait les yeux , et dont la prcseuce était, dans la majorité des cas , beaucoup plus nuisible qu'utile. (L,-J. Lécin. )

BISMUTH, bismuthum. (Chim. médic. ) Métal d'un blanc jaunâtre, lamclleux, très-éclatant, cassant et facile à pulvériser. Il est très-fusible, et c'est de tous les métaux celui qui cristallise le plus aisément; il pèse 9,82; il est peu altérable à l'air froid , mais il s'y oxide promptement, aussitôt qu'il entre erv fusion ; à la température rouge , il brûle avec une faible lumière , et donne lieu à un oxide facilement fusible.

Le bismuth se trouve dans la nature à l'étal natif, mais contenant toujours plus ou moins d'arsenic; à l'état A'oxide et sous celui de sulfure. Les mines de Suède , de Saxe et de Bohême sont celles qui en fournissent le plus. Il en existe aussi en France, dans les mines de Bretagne et à la vallée d'Ossan dans les Pyrénées.

Le bismuth est si fusible qu'il suffit quelquefois , pour l'obtenir, de mettre le minerai mélangé avec des copeaux, dans une rainure pratiquée longitudinalement à un tronc d'arbre. On tient ce tronc incliné au-dessus d'une fosse; on met le feu aux copeaux , et le métal réduit , s'il était oxidé et fondu , coule dans le bassin destiné à le recevoir. On le fond ordinairement une seconde fois, et on le chauffe même assez fortement pour le priver autant que possible de Tarsenic qu'il contient.

Le bismuth se combine facilement au chlore , à l'iode et au soufre. Le chlo- | riire peuts'obtenirparlesimple contact du métal pulvérisé etdu chlore gazeux: j la combinaison s'opère avec dégagement de calorique et de lumière ;mais on se procure ce composé plus facilement en distillant dans une cornue un mélange | de six parties de bismuth pulvérisé et de dix parties de deutochlorure de mer- 1 cure. Le chlore abandonne ce dernier métal pour le premier, et le chlorure de | bismuth vient se condenser dans le récipient, sous la forme d'une masse solide j qui portait autrefois le nom de beurre de bismuth. Ce chlorure se décompose et I s'oxide partiellement par le contact de l'eau; il en résulte une oxichlorure de { bismuth blanc, qui se précipite, et de l'acide hydrocLlorique qui reste en dis- i solution avec une portion de chlorure.

Le bismuth se dissout facilement dans l'acide nitrique concentré, surtout ài J'aide de la chaleur. Souvent, néanmoins , le bismuth du commerce laisse uni résidu blanc , insoluble , qui est de l'arséniate de bismuth , et qui provient de ce que l'arsenic contenu dans le bismuth a été changé en acide arsénique pari l'acide nitrique, et s'est alors emparé d'une quantité correspondante d'oxide de i bismuth. 11 est donc essentiel, lorsqu'on destine le nitrate de bismuth à l'usage f médical, de bien séparer cet arséniate auquel il faut attribuer, à n'en pas i douter, les accidens qui ont quelquefois accompagné l'emploi du premier sel; j et les moyens d'y parvenir sont : |o de faire bouillir assez long-temps la disse- i lution nitrique , afin de faire passer tout l'arsenic à l'état d'acide arsénique ;i 2° de ne pas employer un grand excès d'acide nitrique , qui pourrait reteniri une partie de l'arséniate en dissolution ; 3" d'abandonner pendant long-temp»! la liqueur à elle-même , dans la vue d'arriver à une précipitation plus complète | du sel vénéneux. .

En opérant de cette manière, on obtient une pure dissolution de nitrate dei bismuth, qui est susceptible de former de gros cristaux tétraédriques transpa-i rens , mais que l'on décompose le plus ordinairement en l'étendant d'une i grande quantité d'eau pure. Il se forme alors , en effet , un nitrate très-acide i qui reste dissous dans l'eau , et un sous-nitrate insoluble , qui est la seule pré-paration de bismuth usitée en médecine. On la désignait autrefois sous le nom i de magistère de bismuth, et plus récemment, mais à tort, sous celui A''oxide i de bismuth. On le nomme aussi blanc dejard, à cause de l'usage que léa j femmes en font pour se blanchir la peau ; mais son emploi présente beaucoup i d'inconvéniens , dont le moindre est de noircir très-promptement dans les lieux i d'assemblée , en raison des miasmes animaux qui s'y trouvent répandus.

Le sous-nitrate de bismuth est sous forme d'une poudre d'un blanc argenté et i très-éclatant. 11 se dissout sans effervescence dans l'acide nitrique ; ce qui le l distingue du carbonate de plomb avec lequel on pourrait le confondre. Il prend 8 une couleur noire parfaite par le contact de l'acide hydrosulfuriquc , et donne \ un bouton de bismuth, lorsqu'on le chauffe dans un creuset avec du charbon. (

(Gdibourt.) i

BISMUTH. (Thérapeutique.) On n'emploie pas le bismuth à l'état métal- i Jique , parce qu'il ne jouit d'aucune propriété; et même ses combinaisons ( salines, qui ont été vantées contre plusieurs maladies , sont maintenant tombées ( dans une tléfiveur d'où il est peu probable qu'on les voie sortir désormais. On \ l'avait cependant introduit dans la matière médicale, où il figurait jadis coiiime < résolutif et comme siccatif, ce que l'expérience n'a pas confirmé puisqu'il est ( tout à fait inerte. Son oxide , ses fleurs et ses magistères, dont un est le sous- < nitrate, la seule préparation qui ait été conservée , jouissent de propriétés plus t positives au moins , si l'application n'en a pas toujours été aussi utile que l'ont I avancé les médecins qui en ont les premiers proposé l'usage.

Le nitrate de bismuth est donc le seul dont nous ayons à nous occuper ici , et I même nous nous bornerons à son emploi comme médicament, renvoyant à l'ar- i ticle Cosmétique ce qui est relatif à son usage comme blanc de fard. Les ex- ( périences faites sur les animaux vivaas ont fuit voir que ce sel est un poison ^ irritant, qui d'abord exerce une action locale plus ou moins marquée, et qui, , étant absorbe , agit , tl'après M. Orfila , sur le système nerveux et sur le cœur. L'empoisonnement par le idtrate de bismuth doit être excessivement rare, si < l'on observe que sou usage est fort restreint; on n'en trouve aucun exemple dans les auteurs.

Je ferai remarquer d'abord , pour procéder méthodiquement , et pour apprécier d'une manière exacte la valeur des faits rapportés par divers auteurs, qu'ils ont employé habituellement une préparation incertaine et peu propre à donner ■ des résultats concluans , savoir, le sousrnitrate qui est insoluble. Le mode de

BISMUTH

préparation usilé pour l'obtenir aurait dû le faire concevoir : il consiste à laisser tomber goutte à goutte , dans une grande quantité d'eau, une solution denitrate de bismuth , et à laver soigneusement le précipité recueilli , et qui est bien peu soluble. C'est ce produit qu'on administre h Viciât pulvérulent, circonstance qui est loin d'être indifférente à noter, ou sous forme d'électuaire ; et , dans ce dernier cas, combiné avec d'autres substances plus ou moins actives par ellesmêmes, et parmi lesquelles figurent le musc, le quinquina, le Colombo, la jusquiame et même l'opium. Lorsque le sous-nitrate de bismuth est bien préparé , il ne produit aucun effet vénéneux ; c'est le nitrate acide qui est un poison, ainsi que je viens de l'expérimenter tout récemment. J'ai fait prendre à des lapins et à des cabiais jusqu'à deux gros de sous nitrate, sans qu'ils aient éprouvé d'incommodité. J'en ai pris moi-même un demi-gros en une seule dose sans m'en apercevoir en aucune manière; et je recommencerais celte expérience sans la moindre inquiétude, pourvu que le sel soit bien insoluble.

Cependant Odier de Genève qui , le premier , l'a employé d'une manière suivie, et qui l'a principalement appliqué au traitement des maladies nerveuses, sans dire quelle observation l'avait conduit à cette pratique , le mettait en usage d'une manière assez méthodique, et le donnait isolément. D'après ce médecin, le sous-nitrate de bismuth jouit d'une efficacité particulière contre les névroses de l'estomac , et surtout contre celles qui dépendent de la trop grande irritabilité de ses fibres charnues. A quels signes reconnait-on cette irritabilité des fibres charnues? car, lorsqu'on ne se paie pas de mots, il faut, pour convaincre , quelque chose de plus qu'un(! pareille assertion, surtout lorsqu'on examinant la chose jusqu'au fond, on voit que le médicament est insoluble et sans action , et qu'il a été administré dans des maladies essentiellement mobiles et variables de leur nature; venant souvent sans cause appréciable , et disparaissant ensuite de la même manière, soit pour toujours, soit seulement pour un temps plus ou moins long. Et lorsque ces affections, après avoir résisté pendant long-temps à des médicaraens plus ou moins actifs, connus sous le nom d'antispasmodiques , viennent à céder à une substance inerte , serait il absurde de conclure qu'elles étaient entretenues par un traitement peu convenable , dont la suspension complète ( car le sous-nilrate doit être compté pour rien ) a suffi pour amener la cessation des accidens? Il y a plus qu'on ne pense de ces sortes de guérisons , et j'en ai trouvé beaucoup dans les observations citées par les auteurs en faveur du sous-nitrate de bismuth, et dans les cas où je l'ai vu administrer par divers praticiens. On passera facilement condamnation sur ce prétendu médicament , auquel personnene lient plus , et qui n'a plus de patron en sa faveur. Poursuivons cependant cet examen, dont le but est essentiellement pratique , et qui se place convenablement dans ce Dictionnaire.

« Le sous-nitrate de bismuth , « disent les auteurs, qui en cela se répètent les uns les autres avec une confiance si parfaite qu'aucune inconséquence ne les choque, « le sous-nitrate de bismuth, employé à la dose d'un, deux, quatre ou huit grains , paraît agir comme sédatif du système nerveux épigastrique ; le plus souvent il ne détermine aucun changement remarquable dans l'état du pouls , des sécrétions, ni des exhalations; quelquefois , cependant, il a occasioné des nausées , des vomissemens , ties coliques , la diarrhée ou la constipation , la cardialgie , des frissons, des vertiges, de l'assoupissement, des anxiétés, etc. Ces accidens ont cessé au bout de quelques jours, tantôt parce qu'on a renoncé à continuer l'usage du remède , tantôt, ce qui parait plus extraordinaire, parce qu'on en a fait prendre une plus forte dose. L'action sédative de ce médicament est ordinairement très-prompte et presque insCan- ' tanée ; mais les bons effets qu'il produit sont quelquefois de peu de durée; il faut alors réitérer souvent son emploi. « Peut-on voir quelque chose de plus incohérent et de moins propre à diriger dans l'emploi d'un médicament saiïs relever chacune des choses étranges renfermées dans cette courte citation? JNe semble-t-il pas singulier de voir attribuer des accidens opposés ( la diarrhée et la constipation) , ou des phénomènes propres à la maladie (cardi.dgies , nausées, vomissemens) , à un médicament qui, le plus souvent , ne produit aucun changement remarquable, surtout lorsqu'on les voit cesser en augmentant la dose? Le simple bon sens ne repousse-t-il pas une pareille explication? Si l'action sédative du bismuth est subite, c'est parce qu'il est dans la nature des choses que l'affection, connue sous le nom de crampes d csloniac, disparaisse brusquement, comme elle reparait aussi d'une manière instantanée : ce qui explique pourquoi l'amélioration qu'il produit est peu durable, ainsi qu'en conviennent ceux mèmes qui le préconiseut davantage.

Je ne nie point qu'après l'ingestion du sous-nitrale de bismuth , des douleurs aient été calmées , des vomissemens idiopathiques ou sympathiques suspendus ; mais je crois, et l'analyse détaillée des faits le prouve , qu'il n'y a pas eu d'action thérapeutique véritable de la part de cette substance. Si l'on vient de dire que la simple introduction de ce sel dans la bouche a calmé des douleurs de dents , ainsi que je le trouve répété dans six ouvrages que j'ai sous les yeux , et dont l'un vient de paraître depuis deux mois , je répondrai qu'aucun de ceux qui parlent de ce fait n'en a été témoin : C(ue je l'ai essayé vainement, et que les douleurs de dents sont restées les mêmes. Mais , cela même eût-il réussi, on n'en devrait rien conclure , puisqu'on voit des douleurs dentaires très-violentes être apaisées, pour quelques iustans au moins , par des guérisseurs qui se bornent à placer leur doigt sur la dent malade, en prononçant quelques mots mystérieux; et que, souvent même, on les voit cesser, d'une manière plus ou moins durable, pendant le temps qu'on met à se rendre chez le dentiste , et par la seule crainte d'une opération.

Ce n'est pas tout, ce même remède a été employé avec succès , dit-on , dans l'hystérie, les palpitations, la migraine, la colique ; il est i;^écj/7<7ue dans la gastrodynie, il calme les vomissemens, même dans les cas d'affection orga-

DlCT. DE MÉDECIKE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.

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nique ; il est vrai , sans remédier à celle-ci , ainsi qu'on a la bonne foi de l'avouer, quoiqu'un médecin dise avoir guéri par ce moyen un tétanos général. TNTais, dans cette circonstance , le bismuth ne saurait réclamer les iionneurs de la guérison ; car la magnésie lui fut associée , et , quoique son activité ne soit pas considérable , elle est cependant supérieure à celle de la substance qui nous occupe.

Pour terminer l'examen des applications du bismuth , je dirai que des fièvres intermittentes qui guérissent par l'administration d'un sel insoluble donné à la dose de deux grains de deux en deux heures , sont de celles qui guérissent toutes seules; que l'emploi de ce moyen à l'intérieur contre les vers, et à l'extérieur contre la gale, ne prouve pas davantage ; parce que, dans le premier cas , il était associé à des amers qui sont vermifuges , et dans le second à des corps gras qui suffisent seuls pour guérir la gale.

Je n'ai point fait cet article d'après l'idée préconçue que le sous-nitrate de bismuth n'est pas un médicament : je l'ai étudié avec soin et bonne foi, sans m'interdire l'usage de mon jugement, comme semblent le faire quelques auteurs qui répètent tout ce qu'ils entendent, et transcrivent tout ce qu'ils lisent. Je ne prétends imposer à personne mon opinion ; mais je suis persuadé que quiconque portera dans cette étude un esprit froid et sévère, arrivera aux mêmes conclusions.

Le mode d'administration prescrit par les auteurs est assez variable : les uns donnent le sous-nitrate de bismuth en poudre, d'autres en pilules ou en électuaire. De ce nombre était Laennec qui le préférait sous cette forme, et qui aurait été embarrassé de tlire pourquoi. Je répondrais que de cette manière il donnait, avec une substance inerte, des métiicamens plus ou moins actifs. Le plus grand nombre agissait de même , et joignait au médicament , considéré comme principal, des accessoires plus énergiques, c'est-à-dire des amers, des aromatiques et même des narcotiques. On a conseillé également l'addition de la magnésie, sans dire dans quelle vue.

La dose est fort indifférente ; la bénignité de ce sel permet de le porter fort loin , cependant nous ne voyons pas qu on ait dépassé un gros par jour ; mais on peut aller beaucoup au-delà , sans craindre d'autres effets que ceux qui résultent de l'introduction d'une poudre inerte et inattaquable par les organes digestifs. (F. Ratjer. )

BISMUTH. {Toxicologie.) Quoique le bismuth ne fournisse que peu de composés usités, il en est deu.\ assez employés dans les arts , employés en médecine, qui, par cela même qu'ils sont très-répandus dans le commerce, peuvent devenir la source d'empoisonnemens. Telle est d'ailleurs leur nature que souvent il faut des recherches chimiques assez nombreuses pour constater leur existence. Ces deux composés sont le nitrate et le sous-nitrate de bismuth.

Nitrate de bismuth. — Solide, cristallisé, demi-transparent, devenant blanc au contact de l'air, d'une saveur acre et astringente, accélérant la combustion du charbon, et laissant pour résidu une matière blanche, quelquefois même du bismuth ; pendant l'accélération de la combustion du charbon , il se dégage des vapeurs blanches assez épaisses qui contiennent de l'oxide de bismuth. Mise dans l'eau , cette substance fournit une poudre blanche insoluble (sousnitrate de bismuth, blanc de fard) , en même temps qu'une portion du sel se dissout dans l'eau à l'étal de nitrate acide. La liqueur filtrée , incolore, rougit la teinture de tournesol , précipite en noir par ! hydrogène sulfuré el les hydrosulfates solubies { sulfure de bismuth ) ; en blanc par la potasse et l'ammoniaque ( oxide de bisuuith ) ; et en jaune verdàtre par l'hyilro-cyanale ferruré de potasse, ce qui le distingue du nitrate de plomb. Le clirômate de potasse le précipite abondamment eu jaune serin. Mais le plus sensible de tous les réactifs , c'est l'hydrogène sulfuré. Ces précipites recueillis , mêlés avec du charbon et de la potasse, et inlrotluits dans un creuset, fournissent du bismuth après une calcination d'un quart d'heure de durée. J ai essayé d'appliquer le procédé de MM. Berzelius et ïurner à la réduction du sulfure de bismuth ; niîis les résultats que j ai obtenus ne m'ayaiit pas satisfait , je préfère le procédé que je viens d'indiquer. On reconnaît le métal obtenu aux caractères suivans : il est blanc, jaunâtre, cassant, lamelleux, se réduisant facilement en poussière; cntièrerement soluble dans l'acide nitrique , qui le transforme en nilrate recounaissable aux caractères indiqués.

Le nitrate de bismuth , mêlé à du vin , en altère toujours plus ou moins les propriétés. H y fait naître constamment un précipité rosé qui trouble immédiatement ce liquide , en sorte qu'il serait impossible de le faire prendre pour du vin ordinaire; bientôt le précipité se dépose , et le vin est plus ou moins décoloré.— Analy se. Le poison doit être recherché et dans le liquide et dans le dépôt. On devra donc décolorer le vin à l'aide du charbon animal et se servir des réactifs propres à déceler la présence du nitrate acide de bismuth dissous. Le plus souvent on ne retrouvera le poison que dans le dépôt. On pourra alors le diviser en deux parties ; l'une sera dissoute par l'acide nitrique, soit à froid , soit à chaud; la liqueur obtenue sera décoloréepar le charbon animal (le dépôt renferme de la matière colorante, qui est mise à nu par l'acide nitrique ), et traitée comme une dissolution denitrate de bismuth ; l'autre portion devra être mêlée avec du charbon et de la potasse, introduite dans un creuset et calcinée pendant un quart d'heure. On obtiendra du bismuth recounaissable aux caractères déjà indiqués.

Mêlé k du lait même dans de petites proportions , ce poison en opère immédiatement la coagulation ; il sera donc rarement donné sous cette forme. Néanmoins nous devons faire connaître les moyens de constater sou existence. 11 est d'abord important de savoir qu'il est complètement décomposé par le lait, à moins toutefois que la proportion de poison soit très-forte comparativement à celle de ce fluide anima!. On le trouvera donc presque toujours dans le coagulum

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et très-rarement dans le sérum. Le seul moyen d'analyse consiste à calciner le coagulum avec du charbon et de la potasse dans un creuset, et à rechercher le métal rassemblé au fond du vase. Mais le plus souvent il sera disséminé dans la masse et dans un état de division très-prononcée. Aussi doit-on laisser refroidir le ci euset en le tenant toujours couvert, afin que le bismuth ne passe pas à l'état d'oxide et ne se volatilise pas , et traiter ensuite le résidu charbonueu.x par l'acide nitrique ; chauffer de manière à faciliter la décomposition de cet acide, et même à volatiliser l'excès .d'acide employé ; dissoudre ensuite le résidu par l'eau , et constater la présence du nitrate acide de bismuth.

Il faudrait adopter le même procédé s'il s'agissait de rechercher le nitrate de bismuth mêlé aux matières contenues dans l'estomac ; car elles décomposeraient ce poison à la manière du lait. On filtrerait donc ces matières , on rechercherait le poison dans la partie liquide avec les réactifs ordinaires , et on calcinerait toutes les parties solides comme le coagulum du lait. Il serait impossible de conclure à l'existence du nitrate acide de bismuth dans les cas où tout le poison aurait été décomposé et où ce sel n'aurait pas pu être recueilli isolément; ce qui arrivera presque toujours ainsi : mais on établirait l'existence d'une préparation de bismuth.

Des expériences ont été faites par M. Orfila dans le but de constater l'action que ce poison exerce sur les animaux. On peut en déduire les propositions suivantes. Le nitrate acide de bismuth injecté dans les veines des chiens à la dose de cinq à six grains amène la mort en donnant lieu à des efforts de vomissemens , un état de souffrance et un tremblement convulsif des membres trèsmarqué ; mouvemens convulsifs qui augmentent de plus en plus et coïncident avec un abattement considérable. Introduit dans l'estomac a la dose d'un demigros à un gros , il provoque des vomissemens , une gêne très-marquée de la respiration, un état de souffrance très-prononcé. Piobablement il développerait des coliques et des angoisses très-fortes s'il était administré à l'homme. Il enflamme l'estomac , mais il ne peut pas être considéré comme ti'ès-caustique. Il tue les chiens , quand , cristallisé , il est appliqué sur le tissu cellulaire à la dose d'un gros et demi. On n'observe pas dans ces cas les mouvemens convulsifs qui accompagnaient le premier mode d'empoisonnement. La mort survient ordinairement dans l'espace de vingt-quatre à trente-six heures. Ce poison est-il absorbé'? quelques taches rosées observées sur les valvules du cœur pourraient porter à le penser : mais l'absence pendant la vie de tout désordre du côté du système nerveux établit de fortes présomptions en faveur de la négative.

On ne connaît pas de contre-poison du nitrate acide de bismuth. Le lait est peut-être le meilleur moyen à employer pour neutraliser ou au moins diminuer l'intensité de son action. Si tout corps était inerte par cela même qu'il est insoluble , le lait placerait ce poison dans cette condition , et deviendrait un antidote ; mais il n'en est pas ainsi, car le sous-nitrate de bismuth *t vénéneux, ainsi qu'on va le voir. Je dois cependant dire qu'un médecin serait très-répréhensible si, dans un empoisonnement par le nitrate acide de bismuth, il ne prescrivait pas le lait f car la matière animale enveloppe tellement la substance vénéneuse , qu'elle doit affaiblir singulièrement ses effets. Les vomitifs suivront de près l'emploi du lait , et la médication antiphlogistique devra leur succéder. On dirigera son attention toute particulière vers l'estomac et le pharynx, qui seront le siège des plus grands désordres.

Sous-nitrate de bismuth. — Solide blanc , pulvérulent , insipide, insoluble dans l'eau, soluble dans l'acide nitrique en devenant nitrate acide de bismuth dont il présente alors tous les caractères. Mêlé à du charbon et introduit dans un creuset, il donne du bismuth , reconnaissable aux caractères que j'ai indiqués dans cet article.

Il ne change pas la couleur du vin , il y forme un dépôt sans s'y dissoudre instantanément; peut-être cet effet aurait-il lieu à la longue. Son insolubilité le plaçant toujours dans les mêmes conditions, je me bornerai à conseiller au médecin la réduction par la potasse et le charbon , soit qu'il puisse être isolé sur un filtre, soit qu'il se trouve mêlé à des matières végétales et animales. Cependant dans les cas où les substances qui l'altéreraient seraient inattaquables par l'acide nitrique , on pourrait employer cet agent pour opérer la dissolution du poison et le reconnaître à la manière du nitrate acide de bismuth.

Il agit sur les chiens avec moins d'intensité que le nitrate acide; il ne les fait périr qu'à la dose d'un à deux gros. Il développe les mêmes symptômes et les mêmes altérations pathologiques.

On ne connaît pas de contre-poison du blanc de fard. Évacuer le poison et caloier les accidens inflammatoires qu'il a développés , telles sont les deux indications que l'on doit s'attacher à remplir. On ignore s'il peut être absorbé.

( Alph. Devergie. )

BISTORTE, /'o/^-^'o/ium Z'/i?ori,'7;octandrie tri gynie, Linn.; polygonées, Jcss. La bistorte, plante peu usitée de nos jours, croît spontanément dans les pays tempérés et sur les montagnes. Sa racine , la seule partie qu'on ait employée en médecine, et la seule , en effet , qui'jouisse de quelques propriétés , est vivace, un peu comprimée, d'un brun foncé , d'un blanc rosé à l'intérieur , el delà grosseur du doigt. Elle est presque inodore , mais sa saveur , fortement acerbe, y fait reconnaître la présence du tannin et de l'acide gallique, dont l'analyse chimique y révèle une grande quantité, en même temps qu'elle y découvre un peu d'acide oxalique et beaucoup de fécule amylacée. Le besoin , qui précède la science, avait depuis long-temps appris aux Lapons à tirer parti de cette substance alimentaire , qu'ils dépouillaient par la décoction des matières astringentes qui lui étaient associées, et ce n'est pas là le moindre service que la bistorte ait rendu à l'espèce humaine.

Les effets de la bistorte sur l'économie animale ne sauraient être , et ne sont en effet, point différens de ceux des autres substances astringentes, qui ne

varient que suivant la proportion du tannin qu'elles contiennent. {Foyez Tannin. ) La grande quantité de fécule qu'elle renferme la rend moins énergique qu'une autre à volume égal ; aussi doit-on avoir égard à cette circonstance dans les préparations qu'on lui fait subir. Au reste , ses applications sont extrêmement bornées ; on l'a employée, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, contre les flux muqueux opiniâtres; elle a été également essayée contre les fièvres intermittentes , et l'on en a obtenu des succès. Mais il faut dire aussi que cette plante ne possède pas de propriétés assez actives pour qu'on puisse y compter beaucoup, et surtout pour qu'on croie devoir lui accorder une préférence exclusive.

La dose est peu importante et doit être proportionnée aux effets qu'on a pour but de produire. On la prescrit depuis deux gros jusqu'à deux onces , et l'on j pourrait sans inconvénient aller beaucoup plus loin. La poudre est une mauvaise j préparation , parce qu'elle donne beaucoup de matière inerte. Un extrait j préparé à froid vaudrait mieux parce qu'il ne contiendrait pas d'amidon, et j pourrait être utilement employé; il ne paraît pas qu'on en fasse usage. |

( F. Ratier. )

BISTOURI , s. m., scalpellus ; mot dérivé , selon Huet , du nom de Pistori, l ville dans laquelle existait une fabrique très-renommée d'instrumens de ce I genre. Assez semblable à un petit couteau, le bistouri sert au chirurgien à \ diviser les parties molles. Les dimensions ainsi que la forme de cet instrument ( ont singulièrement varié, selon les indications à remplir, et quelquefois aussi \ selon le caprice des praticiens. i

Les bistouris sont toutefois composés , dans tous les cas , d'une lame et d'un | manche. La lame , longue ordinairement de deux pouces et demi à trois pouces, ■ présente, d'un côté , un bord mousse et arrondi qui en constitue le dos , et, de i l'autre, un tranchant plus ou moins fin, qui règne dans la totalité ou dans une \ partie de sa longueur. L'extrémité libre de la lame est tantôt aiguë, tantôt ;! mousse, et tantôt surmontée par un bouton plus ou moins volumineux. La ] partie opposée , en général quadrilatère, percée d'un trou pour recevoir le ! pivot qui la fixe au manclie , est terminée en arrière par un prolongement, à 1 l'aide duquel son mouvement s'arrête au point où elle forme une hgne droite î avec la seconde partie de l'instrument. i

Celle-ci , ou le manche , d'égale longueur que la lame , se compose de deux , feuilles jumelles , de corne , d'écaillé, d'ivoire ou d'autre substance analogue , unies entre elles par deux ou un plus grand nombre de clous rivés. Dans le bistouri le plus simple, un de ces clous est placé près de la partie libre du manche, et l'autre à son extrémité opposée. Ce dernier sert en même temps de pivot pour retenir la lame. Lorsque l'instrument est ouvert, le prolongement qui termine en arrière le talon de celle-ci vient appuyer contre le bord postérieur des deux lames du manche , au moyen d'un aplatissement lenticulaire assez large , et son renversement se trouve empêché. Mais dans ces bistouris, dits à lame flottante, rien ne retient la lame fixée dans l'extension , et l'instrument peut se fermer par le plus léger effort, entre les doigts qui le retiennent. Ils ne présentent pas , dès lors, en certains cas, assez de sûreté durant les opérations, et les chirurgiens leur préfèrent généralement les bistouris dans • lesquels la lame , après avoir été étendue sur le manche , est maintenue dans : cette situation à l'aide d'un mécanisme qui ne lui permet pas de se fermer sans la volonté expresse de la personne qui en fait usage.

Plusieurs moyens ont été employés pour satisfaire à cette indication. Quelquefois, à l'instant même où il va s'en servir, le chirurgien entoure d'une bandelette de linge le bistouri ouvert , à l'endroit de l'union de ses deux parties, et, fixant le prolongement lenticulaire du talon contre le manche, l'arrête dans cette situation. M. Larrey avait imaginé de donner aux manches des bis- j touris une épaisseur el une largeur égales dans toute leur étendue, et de les entourer d'un coulant en argent, qui, glissé après l'ouverture de la lame vers le talon de celle-ci, retenait son prolongement, et s'opposait à ce que l'instrument se fermât. Mais ces bistouris sont assez lourds, et le coulant devient par gradation tellement libre sur le manche , que le moindre effort suflit pour le faire glisser, et qu'il peut d'autant plus aisément , durant les opérations , abandonner j la situation qu'on lui a donnée , que c'est précisément à l'endroit qu'il occupe, \ c'est-à-dire à l'union de la lame avec le manche, que l'instrument est presque i toujous tenu. Percy avait proposé d'aplatir le pivot qui retient la lame , et de ! terminer en avant le trou du talon de celle-ci, qu'il traverse , par une fente ! étroit^ dirigée selon l'axe de l'instrument. Lorsque le bistouri était ouvert, il I suffisait de pousser l'une contre l'autre la lame et le manche pour engager le | pivot dans la fente, et pour rendre toute fermeture impossible. Ce moyen a ! été abandonné , parce qu'à la suite de frottemens répétés , ce pivot cessait de j s'appliquer exactement aux bords de la fente; ce qui faisait vaciller la lame, i et rendait l'instrument moins solide cl moins sûr que ceux dans lesquels aucun | mécanisme n'a été pratiqué. On s'est presque généralement arrêté aujourd'hui ! aux bistouris à ressort, c'est-à-dire le long du manche desquels règne en | arrière , comme dans les couteaux de poche , un ressort élastique , terminé par I une saillie quadrilatère , qui s'engrène dans une échancrurc correspondante du | prolongement postérieur du talon de la lame , et ne permet à celle-ci de se fer- i mer que lorsqu'on le soulève avec l'ongle pour le dégager. i

On construit cependant des bistouris dont la lame, terminée au-delà du pivot par un prolongement quadrilatère, porte sur les côtés de ce prolongement, ainsi que sur les côtés du talon, deux élévations peu considérables , inclinées , deux vers une des faces de la lame , et deux vers l'autre. Les deux feuillets du manche peuvent être rendus mobiles comme ceux du chàs de la lancette ; de telle sorte qu'ils entraînent à volonté la lame avec eux et la fixent, soit ouverte, soit fermée. Cet instrument, fort ingénieux, est dû, dit-on, à

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