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BOULIMIE

C'est , au surplus , en traitant des Riîtbécissemens de l'urètre , que seront indiqués les ca.s danslesquels les diverses espèces de bougies dont il vient d'être question conviennent plus spécialement , et c'est alors que nous discuterons les avantages et les inconvéniens attachés à leur usage , aussi bien qu'à la méthode | dilatante en général , comparée à la cautérisation. (Lallemand et Bégin.)

BOUILLON-BLANC , -verbascum thapsus. Pentandrie , monogynie, Likk., | solanées , Juss. Cette plante , dont nous faisons mention ici à cause de l'opinion i ancienne et généralement admise, qui la place au premier rang des fleurs pec- ; torales , est commune, et croît sans culture le long des chemins et dans les bois. Ses fleurs , seule partie qu'on emploie en médecine , sont jaunes et disposées en touff'e. Elles ont une odeur faiblement aromatique, et une saveur douce et mucilagineuse , qui ne permettent pas d'y supposer l'existence d'un principe actif. Leurs effets sur l'économie sont d'ailleurs si faibles qu'on est tenté de les attribuer à l'eau chaude et sucrée qui leur sert de véhicule , et à laquelle ils ne sauraient céder qu'une bien faible quantité de substance quelconque , si l'ou considère qu'on met quelques pincées de ces fleurs pour une pinte d'eau. Le* feuilles, abondamment pourvues de mucilage, sont émollientes comme toutes les substances du même genre.

C'est sans un examen bien sérieux que les fleurs du bouillon-blanc ont été dotées de propriétés pectorales ( i^oj-ez Pectoral ) et béchiques {voyez BÉ- CHiQBE ). C'est plus légèrement encore qu'on les a signalées comme antispasmodiques. Quant aux propriétés antiarthritiques qu'on a supposées au suc de bouillon-blanc , et à soii efficacité contre la brûlure et l'érysipèle , on peut sans être taxé de scepticisme , les reléguer parmi les rêveries qu'il ne sera pas même permis de répéler désormais.

L'infusion d'un à deux gros de fleurs de bouillon-blanc , dans une pinte d'eau bouillante, constitue une boisson adoucissante légèrement parfumée , et cou- j venable dans les affections inflammatoires. Les feuilles -cuites et réduites en '£ pulpe forment un cataplasme émollient fort avantageux. C'est tout le parti qu'on | peut tirer de cette plante dans l'état actuel de la science. (F. Ratier. ) BOUILLON ( Hygiène). Voyez Aliment.

BOULE BE MABS. Foyez Fer ( tartrate de ).

BOULIMIE, hulimia. Quelques nosologistes font dériver ce mot Ae fio^ , particule augmentative , et de It/j-oi, faim ; d'autres de ^«uç , bœuf, lijj.a, faim, faim de breuf , par opposition à la cynoréxie , ou faim de chien , qui en est une S variété, dans laquelle les malades vomissent tout ce qu'ils ingèrent; mais la première étymologie nous paraît la plus exacte et la plus rationnelle.

On n'a point encore déterminé à quel ordre de nerfs appartient la sensation 1 de la faim ; mais il n'est pas douteux qu'elle ne soit liée , comme toutes les autres sensations internes , à une modification spéciale du système nei-veux de la vie nutritive , que nos sens ne peuvent saisir que par ses eflTets. Considérée sous ce point de vue, la faim, comme toute sensation naturelle ou accidentelle, suppose le eoncours de trois élémens nécessaires et distincts , savoir : lo une impression qui naît du besoin de l'organe où elle se manifeste, et qui paraît résider dans l'épanouissement nerveux de la surface muqueuse digestive ; 2° la transmission de cette impression au centre sensitif par des nerfs qui lui correspondent ; 3» la perception de cette même impression par le cerveau. Il résulte de là que la faim peut subir des anomalies d'augmentation , de diminution et de perversion, par l'altération de ces trois élémens de toute sensation. Pourrie parler ici que du degré d'augmentation accidentelle de la faim, c'est-à-dire de la boulimie, on conçoit bien que , dans quelques cas, une simple surexcitation de la muqueuse gastrique puisse la provoquer, et c'est en effet ce qui a lieu dans certaines formes de gastrites, ou plutôt dans les gastralgies, dans les affections vermineuses, et principalement dans celles qui sont dues à la présence du ta:nia. Les malades éprouvent alors un besoin démanger presque continuel , accompagné de douleurs déchirantes, qu'ils calment ordinairement par l'ingestion de quelques substances alimentaires. Le même effet peut aussi résulter de l'usage d'alimens salés , épicés, ainsi que des végétaux acides On concevra de même que la perception de la faim puisse souffrir des altérations en plus ou en moins, par suite d'une affection du centre sensitif. Ainsi on observe la boulimie comme l'anorexie , dans des maladies cérébrales bien constatées. Les individus qui sont dans un état de démence en offrent fréquemment des exemples. Peutêtre doit- ou rapporter à cette sorte d'anomalie de la perception de la faim , la boulimie dont sont atteintes quelques femmes grosses ou hystériques. La même j affection peut être liée à un développement excessif de l'intestin. Percy en a ' rapporté plusieurs exemples observés chez des sujets dont la disposition du tube intestinal était presque analogue à celle des animaux carnassiers. Béclard, i dans ses leçons cliniques à la Pitié , a fait voir l'intestin grêle d'un jeune maçon j chez lequel les valvules conniventes avaient autant de développement que chez I les carnivores , et qui était habituellement tourmenté d'une faim vorace. Enliu , | la boulimie, comme l'anorexie , comme toutes les maladies nerveuses , peut I aussi tenir à la seule force de Thabitude, ainsi qu'on le remarque pour la soif , | qui, comme on le sait, peut également acquérir, par cette seule cause, un degré excessif traugnicntation. ( Voyez Polydipsie. )

Le traitement de la boulimie doit nécessairement varier tl'après la nature des cau.ses qui la .font naître et l'espèce de lésion à laquelle elle se trouve liée. Celle qui est l'effet d'une gastralgie cède le plus ordinairement au traitement | que réclame cette affection ; il en est de même de celle qui est symplomalique | de la présence du tajnia dans l'intestin , et qui cesse par le seul fait de son expulsion. Quant à celle qui tient à l'état de grossesse, h l'hystérie, ou à toute autre affection nerveuse , et qui suppose une modification purement physiniogique de la sensibilité du système nerveux tie la vie nutritive , on la voit le plus ordinairement céder eu peu de temps sans le secours d'aucun médicament. Si

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