‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource]Chapitre 118 sur 234 · CAMISOLE · texte numérisé non relu

CAMISOLE

sont peut-être jamais rencontrés; mais il en existe un grand ilombre où ce sel se trouve mélangé au phosphate de chaux, et il en résulte alors un calcul qui se distingue du précédent par la facilité avec laquelle il se fond au chalumeau, ce qui lui a valu le nom de calcul fusible.

Dans ce cas aussi ces calculs participent plus ou moins des autres propriétés du phosphate double, qui sont d'être blanc , cristallin, demi-transparent; de dégager de l'ammoniaque par la trituration avec les solutions alcalines , et sans s'y dissoudre ; de se dissoudre au contraire dans l'acide sulfurique , etc.

Les calculs où domine la silice ont assez l'aspect des calculs d'oxalate de chaux; mais ils s'en distinguent facilement par l'aridité et l'insolubilité dans les acides d'une partie du résidu blanc de leur calcination.

Le calcul A'oxidc cysiique ressemble plus à l'extérieur au calcul de phosphate ammoniaco-magnésien, qu'à tout autre; mais il est plus compacte, non composé de lames distinctes , et paraît comme une masse confuse cristallisée. Il a une demi-transparence, une couleur jaunâtre et un éclat particulier. Au chalumeau , il développe une odeur fétide , entièrement différente de celle que donne l'acide urique. Ce corps singulier a pour caractères distinctifs de se dissoudre abondamment dans les acides hydrochloiique , nitrique, sulfurique, phosphorique et oxalique. Il se dissout également dans la potasse , la soude, l'ammoniaque et même dans l'eau de chaux ; ses combinaisons avec les acides et les alcalis peuvent cristalliser.

Les premiers calculs de celte espèce , examinés par Wollaston, ayant été trouvés dans la vessie , il s'appuya de cette circonstance pour donner à la nouvelle substance le nom de cjsticjue ; mais le docteur Marcet a trouvé plus tard trois calculs rénaux , composés de ce principe presque pur. M. Stromeyer l'a pareillement reconnu dans la gravelle d'un malade, et ensuite dans son urine, en quantité considérable. Celle ci ne renfermait presque pas d'acide urique, et l'urée n'était pas dans son état naturel.

Les calculs à'oxide xanthique n'ont encore été rencontrés que deux fois; la première par M. Marcet, qui a donné à cette substance le nom qu'elle porte, à cause de la couleur jaune qu'elle développe par l'acide nitrique; la seconde par M. Laugier, qui l'a reconnue dans trois petits calculs rendus, avec les urines, et dont le plus gros ne pesait qu'un centigramme. (Voyez Annaksde chim. phjs. , tom. 33, pag. 133, et Journ. de chim. niéd. , tom. 5, pag. 513. )

Je n'ai pas compris la fibrine au nombre des substances qui concourent à former les calculs urinairea, quoique le docteur Marcet en ait analysé un, qui lui aprésenté cette substance à l'état concret. Cela lient à ce qu'ayant moi-même eu l'occasion d'examiner des concrétions fibrineuses rendues par l'urèthre ( Journ. de chim. mèd.. Iota. 5, pag. 284), j'ai eu la certitude qu'elles étaient le produit presque instantané d'une violente irritation de l'appareil urinaire, qui surchargeait l'urine d'une quantité considérable des principes albumineux du sang; de sorte qu'on ne pouvait pas assimiler ces concrétions aux véritables calculs , qui croissent lentement et par couches , par le dépôt successif des principes habituels et peu solubles de l'urine. ( Guibourt. )

Quoique les ossifications soient de véritables transformations calcaires, elles diffèrent tellement des calculs proprement dits, sous le rapport de leurs causes, de leur mode de formation, de leur siOge, etc. , que nous n'avons pas cru devoir les comprendre dans la même étude. {Fojez Ossifications.)

llu reste , nous aurions pu grossir cet article d'une foule de détails relatifs à l'histoire anafomique et chimique des calculs , en faisant contribuer à ce travail un grand nombre d'auteurs anciens et modernes qui ont traité le même sujet; mais outre que ce genre d'érudition ne pouvait avoir qu'un très-faible intérêt pour les praticiens , nous avons préféré nous en tenir à des documens puisés dans 1? chimie moderne , et par cela même plus authentiques , et à des considérations pratiques propres a remplacer avec avantage des détails secs et stériles d'anatomie pathologique.

Le lecteur qui tieiuîrait à de plus amples renseignemens sur ce double objet, pourra d'ailleurs consulter les ouvrages suivans :

Littre. De la dissolulion des pierres de la vessie dans des eaux commuDes. Mémoires Je l'Académie royale des Sciences, 1720.

A. Haller. De calculis felleis frecjueuUoribus oLservaliones , in-4"., Goltingue, 1749.

Mechcl. Observations sur des pierres trouvées dans les différentes parties du corps humain. Mémoires de l'Académie royale des Sciences et Belles-Lettres de Berlin, année 1754.

T. Coe. Traité sur les concrclions biliaires , les pierres de la vésicule et de ses conduits, in-8o, Londres, 1757.

A. Louis. Mémoires sur les pierres urinaires formées hors des voies naturelles de l'urine. Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie , tom. 3, 1757.

Tenon. Reclierclies sur la nature des pierres ou calculs du corps humain. Histoire de l'Académie des Sciences , année 1764.

Jf^.-H. IVullastou. Sur les concrétions goutteuses et urinaires , in-S". , Londres, 1764.

Jf^allher. De concrcmentis terreslribus in variis partibus corporis humani repertis , in-fol., année 1775.

£. Sandiforl. de calculo lacrymarum viis cxsccto. Observationes anatomico-pathologicœ . Lugd.-Bataf. , 1777.

f^icq-d' Azyr. Recherches et Observations sur divers objets de médecine, de clilrurgie el d'anatomie. Mémoires delà Société royale de médecine , 1779.

Durande. Mémoire sur les pierres biliaires , ci sur l'efficacité du mélange d'clhcr vitriolique et d'esprit de térébenthine dans les coliques hépatiques produites par ces concrétions. Mémoires de l'Académie de Dijon , in-S", 1783.

Murray. De cunla-jione inler arlhritidem et calculum , 2 vol. in-S" , Gottingue , 1785.

S .-T. Socmmering. De concrefnentis biliariis corporis humani , in-8°, 1795.

Fourcroy. Observations sur les calculs urinaires de l'homme. Mémoires de la Société m6~ dicale d' émulation , tom, 2.

Le même. Des calculs urinaires do l'homme. Système des connaissancti chimicjites , ypl. 5.

Portai. Cours d'anatomie médicale, 5« vol.

^au^He//». Mémoire sur l'analyse des calculs urinaires hnhiaihs , etc. Mémoires de t In slitut pour les sciences phy.nques et mathématiques , loni . 4 , 180't.

Monro. Anatomie pathologique du canal digestif de l'homme, in-8o, 1811.

Proul. Recherches sur la nature et le traitement de la gravelle , rte. , traduit de l'anglais par Mourgué , in-S". 1821.

Marcet. Histoire chimique et médicale des maladies calculeuses , traduite en français nari Riffault, Paris, 1823.

Proust. Essai sur une des causes qui peuvent amener la formation des calculs . in-8"

Laugier. Mémoire sur les concrétions qui se forment dans le corps de l'homme , Paris , 1825.

Magendie. Recherches physiologiques et médicales sur les causes et le traitement de la gravelle, in-8°, Paris , 2<: édition , 1829. ^p. JoLLT.)

CALOMEL. Koj-ez MEncTjRE.

CALORIQUE (ihêrapeuiique). Le calorique, dont l'action sur nos organes est journalière , peut fournir à la thérapeutique un agent des plus énergiques, et dont l'action , souvent méconnue ou mal appréciée, exerce une grande influence dans plusieurs médications, dans lesquelles on attribue la plus grande part du succès à des moyens qui le méritent bien moins. Quelquefois il n'agit que d'une manière secondaire , mais nécessaire cependant , ou du moins trèsutile. Ainsi l'on voit des affections dans lesquelles on est obligé de faire chauffer les boissons qu'on présente aux malades , sous peine d'accroître leurs incommodités ; ainsi les cataplasmes , les fomentations , les bains généraux ou locaux se montrent souvent plus efficaces quand on en a élevé la température.

Les effets du calorique diffèrent suivant le mode , l'intensité et la durée de son application. Une chaleur douce, humide et uniforme est un des meilleurs ! émoUiens que l'on connaisse , et elle est d'une application si générale en thérapeutique, qu'il est presque inutile d'indiquer les circonstances où elle est applicable. Plus intense, la chaleur seule, ou combinée avec d'autres moyens ,i présente une action excitante qui ne saurait être révoquée endoute. Les parties! qui lui sont soumises passent successivement , mais d'une manière plusou moinSi rapide, par tous les degrés de la congestion et de l'inflammation. Enfin, lors-ii qu'elle est extrême , elle désorganise nos tissus , et peut amener la mort lors-tj qu'elle agit sur une grande partie de l'économie. j

Dans l'application du calorique se passent des phénomènes physiques et or- J ganiques dont la description appartient aux articles spéciaux qui vont êlre j indiqués plus bas. Qu'il nous suffise d'avoir signalé ici cette puissante ressourc€i| thérapeutique, qu'il est facile de se procurer en toute occasion, d'en avoir» indiqué les effets, et par conséquent les applications pratiques. |

L'usage interne de l'agent qui nous occupe est assez fréquent , rarement on| s'en sert d'une manière énergique. Il est une température que les boissons nel peuvent guère dépasser sans être nuisibles; cependant, ou voit souvent unel boisson aqueuse , bien chaude , procurer un soulagement immédiat , dans le ca»i de douleurs nerveuses gastriques ou intestinales. C'est le plus ordinairement à) l'extérieur qu'on emploie le calorique , tantôt en plaçant les malades dans unet atmosphère fortementécliauffée, soitsèche, soit humide {voyez Baikde sabib,i Étuve , Fdmigation ); tantôt en les plongeant dans des liquides divers dont i la température a été plus ou moins élevée ( voyez^kim chaud); tantôt en appli-i quant sur la peau ou sur telle autre partie accessible des corps incandeseen»! { voyez Cautèbe actdel , MoxA ) ; tantôt enfin , en exposant les parties malades^ aux rayons d'un foyer plusou moins éloigné ; ce qu'on fait en promenant à i quelque distance un cautère actuel , ou bien en rassemblant les rayons solaire<| au moyen d'une lentille plus ou moins forte.

Dans le plus grand nombre des cas , le calorique exerce sur l'économie un«')i action évidemment excitante , et dont l'emploi bien dirigé peut produire de*i médications nombreuses et salutaires. A l'impression plus ou moins énergiquei de la chaleur succède une réaction proportionnée à l'intensité de l'agression i et aux forces du sujet qui s'y trouve soumis. Ce sont ces deux phénomènes quii font la base de son action thérapeutique, et qui , bien appréciés et appliqués mé- 1 thodiquement , peuvent trouver leur application dans un tics-grand nombre i de maladies. {Foyez Cautère actuel, Feu, Moxa , Ustiok. ) Si l'addition dn I calorique à l'économie produit des effets importuns , sa soustraction n'en a pas i de moins remarquables, et dont l'étude et l'application sont du plus haut intérêt I pour la médecine pratique. ( ^ojez^ Froid.) (F. Ratier.)

CALMANS, adjectif pris substantivement, et qui désigne les moyens propre^j h calmer les douleurs , l'insomnie ou l'agitation nerveuse auxquelles les malade* i sont quelquefois livrés. Dans ce sens il est synonyme d'adoucissaiis , d'antispa»-, modiques, d'anodins, etc. Il est à peine nécessaire de dire que rien ne jouitj d'une vertu calmante absolue , et que cet effet des médicamens est soumi»^/ comme tous les autres, à des variations nombreuses , et qui ne permettent pa»i de conserver ces divisions imaginées à une époque où l'observation ne venaili qu'après la théorie. (F. Ratier. ) 1

CAMISOLE (gilet de force). Nom donné aune espèce de camisole de lu | longueur du thorax, fermée par devant, ouverte par derrière, et garnie, sur,] chaque côte de cette ouverture , de courroies et de boucles, ou siinplemeni; de boutonnières par lesquelles on passe une lanière de toile pour fermer 1»^ camisole.

Les manches de ce vêtement sont ifn outre prolongées au-delà des bras el gar-»; nies, à leur extrémité, de l.iiiières assez lopgues pour fixer les bras contre l«| corps. ;

Je n'entrerai pas dans des détails sur la confection des camisoles qui peuvent, varier; mais j'indiquerai les précautions convenables pour remédier à de grave»! inconvcuiens que j'ai observés. Il ne f;iul pas que le bord supérieur de la eami,;

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