CERVELET
C]épHALOTRIBE. Mot récemment créé par M. Baudelocque neveu pouf un instrument dont nous avons donné une courte description au mot Céphalotomie. On reproche à cette sorte de pince ou de forceps , destinée à écraser la tête, un grand poids et un grand volume, un appareil propre à effrayer la femme; ces inconvénicns sont peu importans; mais on peut craindre que l'instrument ne soit d'une application difficile au dessus du détroit supérieur d'un bassin difforme, et que l'aplatissement qu'il pourra produire ne soit en partie compensé par l'épaisseur et la courbure de ses cuillers ou leur largeur, de manière à réduire de beaucoup les avantages qu'on en pourrait espérer. S'ils ne devaient pas l'emporter notablement sur ceux de la céphalotomie simple et du crochet aigu , son usage devrait être rejeté, comme compliquant inutilement l'appareil déjà trop matériel de la chirurgie obstétrique. (Ant. Dugès. )
CERA.TS , cerata , dexi7,«;, cire. On nomme ainsi des médic.miens externes, mous et onctueux, qui sont principalement composés de cirecl d'/uiile. M. Henry et moi en avons fait , dans notre Pharmacopée raisonnée , et sous le nom d'elœocérolés , un groupe dépendant des élœolés ou des médicamens qui ontl'huile pour excipient. Ils diffèrent des pommades ou des liparolés auxquels la graisse sert d'excipient , et des onguens ou rélinolès , par l'absence de toute substance résineuse; ils sont simples ou additionnésdediverses substances niétlicamenleuses.
Cérat simple ou sans eau. — On le prépare en liquéfiant à la chaleur du bainmarie une partie de cire blanche dans trois ou quatre parties d'huile d'amandes douces. Il a la consistance de la graisse , et peut, de même que le cérat de Galien , servir d'e.xcipient à tous les cérals composés. Il est employé lui-même comme adoucissant, pour faciliter la cicatrisation des plaies.
Cérat ammoniacal , Cérat de Réchoux. Prenez : cérat une once, carbonate d'ammoniaque un gros ; mêlez très-exactement. Ce cérat s'emploie en frictions sur le cou , dans le croup.
Cérat blanc à l'eau dit Cérat de Galien. — On fait foniire au bain-marie quatre onces de cire blanche dans seize onces d'huile d'amandes douces; on verse le mélange dans un mortier de marbre préalablement chauffé; on l'agite sans discontinuer et on y incorpore, lorsqu'il est refroidi , douze onces d'eau distillée. Ce cérat est d une blancheur parfaite. Il a l'avantage , sur le précédent, de causer uu sentiment de fraîcheur agréable lorsqu'on l'applique sur les parties enflammées , mais comme il rancit vite , en raison de la grande quantité d'air que l'agitation y a interposée , il est nécessaire qu'il soit toujours récemment piéparé. •
Cérat cosmétique dit Pommade en crème. Faites fondre au bain-marie un gros de cire blanche et un gros de cétine pure (blanc de baleine ), dans seize gros d'huile d'amandes douces; versez dans un mortier de marbre et mêlez, à l'aide d'une vive agitation, eau distillée de roses douze gros ; teinture alcoholique de baume de La Mecque un gros.
Cérat de céruse ou Onguent blanc de Phasis. Prenez : cérat sans eau cinq gros, carbonate de plomb porphyrisé (céruse pure ) im gros ; mêlez. Ce cérat est très-siccatif; comme il rancit et durcit très-promptement , en raison de la combinaison qui s'opère entre l'huile et l'oxyde de plomb, il ne faul le préparer qu'à mesure du besoin.
Cérat opiacé. — Prenez : cérat blanc à l'eau une once; extrait d'opium 4-12 grains ; mêlez l'extrait d'opium au cérat , après l'avoir dissous dans la quantité d'eau strictement nécessaire.
Cérat rosal ou Pommade pour les lèi^res. — Prenez : cire blanche une once, huile d'amandes douces deux onces, écorce de racine d'orcanette un gros: chauffez au bain-maiie, passez et ajoutez : huile volatile de roses six gouttes.
Cérat de Saturne. — Prenez : cérat blanc à l'eau une once; sous-acétate de plomb liquide (extrait de salurne)un gros; mêlez.
Cérat de saturne campliré dit Pommade de Goulard. — Prenez : cire jaune quatre onces , huile rosat neuf onces , sous-acétate de plomb liquide deux onces, camphre pulvérisé demi-gros. Faites selon l'art.
Nous pourrions multiplier beaucoup les formules des cérats composés ; mais la plupart ne sont que des préparations exteraporanées , dont les ingrédiens et les doses doivent varier selon l'indication. (G. Guibodrt.)
CERFEUIL, scandixchœrefolium , pcntaadrie digynie, Linn. Ombellifères, Juss. Cette plante, qui, chez nous du moins , est considérée plutôt comme potagère que comme médicinale , est fort commune dans nos jardins. Ses caractères botaniques sont ceux de la famille végétale à laquelle elle appartient, et dont elle partage d'ailleurs les propriétés physiques et chimiques. Son odeur aromatique , sa saveur chaude et piquante , sont dues évidemment à l'huile volatile qu'elle contient en grande quantité. On lui a prêté des propriétés merveilleuses, auxquelles tout le monde a cessé de croire. Quant à celles que le cerfeuil possède effectivement, nous renverrons aux articles Huiles volatiles. Ajoutons qu'on a rarement pu constater ses effets dans les maladies , attendu qu'on l'a presque toujours administré à trop faible dose , ou d'une manière peu propre à mettre en évidence ses propriétés. Ainsi , par exemple, l'extrait conseillé par les auteurs est une préparation évidemment insignifiante , puisque l'huile volatile doit nécessairemeut se perdre dans la décoction etl'évaporation. L infusion de deux onces de cerfeuil , dans une pinte d'eau , forme une boisson faiblement excitante , et moins agréable que celle d'angélique ou d'anis. Le suc exprimé du cerfeuil, qui fait partie des sucs d'herbes officinaux ou magistraux, ajoute bien peu à leurs vertus. Son eau distillée n'est plus prescrite, et il est peu probable qu'on revienne à l'usage d'une substance dont les propriétés ne sont rju'une pâle copie d'une foule d'autres médicamens. (F. Ratier.)
CERUSE ( BLANC DE). Voyez Plomb.
CERVEAU ( MALADIES DU ). Vojcz Encéphale.
CERVELET ( MALADIES DU ). Voyez Ekcéphale.