CÉSARIENNE (OPERATION
CESARIENNE (OPERATION).
CÉSARIENNE ( Op<'ralion ) , ycnpczcijs-cy.ta , partus cœsarcus , sectio ccesarea. Cette opération, nommée a,\xisi hjstérotomie ( expression qu'il vaut mieux conserver pour l'excision totale ou partielle de l'utérus), consiste à fendre les parois de la matrice dans une étendue suffisante pour procurer l'issue du fœtus et de ses annexes. Tantôt c'est sur la portion de l'utérus qui avoisine sou orifice, et c'est du côté de la vulve qu'on fait l'incision; tantôt c'est sur une région plus rapprochée de son fond , et après avoir préliminairement ouvert les parois abdominales ; de là , deux sortes d'opérations césariennes dont nous allons successivement nous occuper.
§ !<;■•. Opération césarienne vaginale. — Au lieu de s'ouvrir par la dilatation graduelle et ample de son orifice, la partie inférieure de l'utérus oppose quelquefois un obstacle invincible aux efforts de la nature pour la terminaison de l'accouchement. On a vu une obliquité considérable de la matrice rejeter en arrière l'orifice , la tète distendre la paroi antérieure du col et la pousser à la vulve, la rompre même, ou menacer de la faire tomber en gangrène; une incision de quatre à cinq pouces est devenue dans de tels cas un moven de délivrer instantanément la femme sanslui faire courir de grands dangers. D'autres fois, une matrice en prolapsus complet, jetant la femme dans un état en lui-même très-dangereux, a exigé plusieurs débridemens à son orifice , pour faciliter et hâter l'expulsion du fœtus. L'orifice, même normalement placé, est souvent rigide, et si la pommade de belladone appliquée sur ses bords n'en produit point le relâchement, si des accidcns graves ( éclampsie ) sollicitent une prompte parturilion , le même débridement peut devenir nécessaire. Eufin, des cicatrices inextensibles , des squirrhosités considérables ne permettent le passage de l'enfant qu'après un travail long et pénible, qu'après des fissures , des fentes plus ou moins multipliées , plus ou moins profondes , et que l'art eût obtenues plus promptement et avec moins de péril. Dans ces derniers cas, un bistouri boutonné, conduit sur un doigt porté dans le vagin et glissé jusque dans l'orifice, servira à fendre les points les plus rigides , les plus résistans; toujours il sera bon de multiplier ces débridemens , de les faire en divers sens , afin d'éviter que le déchirement dont ils pourraient devenir l'origine ne porte d'un côté seulement , et ne se propage de là au corps mê ne de la matrice. Dans plusieurs cas où la nature seule avait séparé par des fentes profondes les lobules d'un squirrhe envahissant l'orifice utérin, nous avons trouvé ces lobules tellement libres que nous n'aurions pas hésité à en tenter l'ablation, sinon avant, du moins après la parturition, si celle-ci n'avait pas été immédiatement suivie d'accidens funestes, résultat fâcheux de la longueur du travail et des efforts qu'il avait nécessités. En pareil cas, une pince-érigne servirait à fixer les portioïis squirrheuses qu'un bislouri boutonné et à tranchant concave séparerait du lambeau qui leur sert de pédicule.
Celte opération , bien moins grave que la suivante , ne doit néanmoins jamais être pratiquée sans une absolue nécessité; il faut bien se garder d'y l ecourir dans ces rigidités que la patience suffit pour dissiper , dans ces obturations de l'orifice qui ne sont dues qu'à un mucus tenace (M^e Lachapelle, t. 3 , p. 337 ) 1 dans ces cicatrices minces , molles et extensibles , qui ne tardent pas à se laisser dilater sans rupture, et qui sont plus effrayantes en théorie qu'en pratique , comme j'en ai eu tout récemment sous les yeux un exemple remarquable. Si l'orifice manquait tout-à-fail , il faudrait bien, de toute nécessité , recourir à l'ouverture artificielle du col. Dans cette circonstance , il serait bon de s'aider du spjculum ulevi , et de s'assurer, avant d'enfoncer un bistouri pointu dans la matrice, que c'est bien le fond et non la paroi antérieure ou postérieure du vagin qui va être attaquée par l'instrument; il faudrait aussi reconnaître par le toucher s'il existe une certaine quantité d'eau entre la cloison à perforer et la partie que le fœtus présente, la tète, par exemple, afin de ne point s'exposer à la blesser grièvement en pénétrant avec une précipitation inconsidérée; le doigt sera insinué aussitôt que possible dans la plaie, pour mieux protéger encore l'enfant contre la pointe ou le tranchant du bistouri.
Rarement une hémorrhagie notable suit-elle ces sortes d'opérations ; des bourdonnets imbibés de liqueurs astringentes et portés jusqu'aux lèvres de la division suffiraient pour l'arrêter si on le jugeait nécessaire.
§ II. L'opération césarienne abdominale , ou gnstro-hj stérotomie , est une des plus graves de la chirurgie ; proscrite par les uns , vantée par les autres , on a également exagéré et atténué ses dangers , tantôt en faisant le dénombrement de ses nombreuses victimes, tantôt en étalant des exemples de succès au nombre desquels on ne craignait pas d'en placer de fort équivoques; c'est trop lui accorder, selon nous, que de la déclarer, avec M. Velpeau, mortelle seulement une fois sur deux; mais c'est assurément exagérer, en sens inverse , que de déclarer, avec Boër, qu'elle sauve à peine une femme sur quatorze qui y sont soumises.
A. Dans la recherche des circonstances qui indiquent l'emploi de cette opération , il faut tenir compte d'abord de trois conditions fondamentales : lo la mère est morte et l'enfant présumé vivant; 2" l'enfant n'existe plus et la mère est pleine de vie ; 3" les deux iudividus jouissent d'une existence aussi certaine que pos.sible {vojrz , pour les signes delà mort du fœtus, le mot CÉPiULOTOMiE ) , la mère sent les mouvemens de son enfant, et l'accoucheur peut entendre à l'aide du stéthoscope les battemens du cœur, reconiiaissables à leur rapidité qui rappelle celle des oscillations d'une montre , et au double choc qui les caractérise.
Dans le premier cas, il faut opérer, à moins que la grossesse n'ait point atteint le terme où l'enfant est présumé viable ( sixième mois ), ou bien que le travail puerpéral ne soit assez avancé pour permettre d'achever la parturition par l'application du forceps ou par la version. Ces moyens, quand ils sont
applicables, doivent effeclivement toujours être préférés à la section ces; rienne; et lors même qu'on pratique celle-ci , toujours il faudrait y mettre l mêmes soins que si la femme était vivante , dans la crainte qu'une léthargi passagère ne simulât la mort, comme on l'a vu quelquefois en pareille cii! constance. Cette crainte est d'autant mieux fondée qu'on doit toujours, dat celte conjoncture, ouvrir l'utérus le plus tôt possible après la mort de 1 femme , afin d'avoir plus de chances de sauver l'enfant. Il nous est arriv plusieurs fois d'attendre au lit d'une agonisante son dernier soupir , et d procéder à l'incision de l'abdomen immédiatement après. Sur cinq opératioi semblables , nous avons extrait seulement deux enfans vivans ; encore ont-ij succombé au bout de peu de jours. D'autres accoucheurs plus heureux or extrait des enfans vivans , même vingt-quatre et quarante-huit heures après! mort de la mère.
Dans le deuxième cas , certes, on n'ira pas à la légère, sacrifier la mcR pour extraire entier un enfant sans vie; la crdniotomie ou Céphalotomii ( vojez ce mot) offre ici des ressources que l'on devra mettre en pratique ( qu'il ne faudra abandonner, pour la section césarienne, que dans les caso; une difformité excessive et presque inouïe du bassin réduira son détroit supc rieur à moins de quinze ou dix-huit lignes ; encore faut-il supposer que l'enfan ne sera point ramolli par une putréfaction qui permette un aplatissemei) extrême ou une division très-facile. Une exoslose remplissant le bassin, un tumeur fibreuse ou squirrheuse , occupant de même l'excavation pelvienne et non susceptible de réduction au dessus du détroit supérieur, pourrot, nécessiter encore l'hystérolomie abdominale , même quand l'enfant aurait cess de vivre ; mais il est bien rare que de telles tumeurs acquièrent, en neuf moi de temps, un volume aussi considérable; et quand elles existent depuis long temps , elles empêchent aussi bien la grossesse de s'établir qu'elles en entrave raient la terminaison naturelle.
Dans le troisième cas enfin, nous pensons, avec presque tous les accoucheur français , qu'il n'est pas permis de sacrifier la vie du fœtus au salut de la mère en vain voudrait-on rétorquer cet argument et accuser les partisans de l'hyslt rotomie de sacrifier la mère à l'enfant. Cette dernière offre des chances asse nombreuses de succès; c'est une opération grave, mais non inévilablemer mortelle; tandis que la cràniotomie faite sur un enfant vivant, ne peut êtr considérée, quelque raisonnement dont on fasse usage, que comme un véritabl. meurtre. Nous avons fixé à deux pouces et demi ou deux pouces et un quai le degré de rétrécissement ( voyez Bassin ) où l'hystérotomie devient néce.<sai«.' on ne peut fixer avec certitude celui où une tumeur quelconque nécessiterai, la même opération , le parti à prendre dépendant ici moins du volume d ' l'excroissance que de sa forme, de sa mobilité et de sa consistance.
Dans cet exposé des conditions qui réclament la gastro-hystérofomie , noi n'avons point parlé des grossesses extra-utérines , ni des ruptures de l'utéru ! ou du vagin qui prescrivent l'incision de l'abdomen ; nous renvoyons , pource ! particularités, aux mots Gastbotomie et Grossesse extra-dtékine.
B. Différentes méthodes ou procédés opératoires ont été ou proposés o mis en usage pour l'exécution de l'opération dont il est question ici. Le' anciens chirurgiens pratiquaient une incision longitudinale à l'un des côtés d , ventre et surtout au côté gauche. Mauriceau avait cependant donné le conseil | remis en honneur par les modernes , d'inciser sur la ligne blanche. Lauverja, préférait une incision latérale, mais transversale , faite au niveau du fond d i l'utérus, sur lequel il pratiquait aussi une incision horizontale. C'est encor I par une incision latérale et transversale que commence le docteur Ritgcn i puis il décolle, sans l'ouvrir , le péritoine de la fosse iliaque jusqu'au déiroi supérieur, et ouvre transversalement l'utérus près de son col. Enfin le docteu Physik a proposé de couper transversalement les parois abdominales au dessu' des pubis, de décoller le péritoine qui couvre la vessie, et d'arriver ainsi i la partie inférieure de l'utérus qu'on ouvrirait sans entamer la membram. séreuse. Une méthode analogue a été proposée par M. Baudelocque neveu ^ mais ce n'est pas la matrice qu'il incise après avoir décollé le péritoine , c'es le haut du vagin , d'où il faut tirer le fœtus après qu'il a traversé , comme di coutume, l'orifice utérin.
De tous ces procédés, celui de Mauriceau seul a prévalu , malgré les suçcè qu'on a obtenus aussi de celui des anciens, de celui même de Lauverjat; le ^ autres exposeraient à des dangers plus grands que ceux qu'on a cherché!^ éviter , et c'est ce que l'expérience a tout récemment démontré pour l'incisioi sus-pelvienne du vagin. Nous nous bornerons , en conséquence , à la descriplioi de 1 hystérotomic médiane et longitudinale.
Il est toujours convenable, lors même que la nécessité de l'opération a éti reconnue long-temps à l'avance, d'attendre que le travail puerpéralse déclare c'est le seul moyen d'assurer la maturité de l'enfant et de mettre la mère dan l'état le plus analogue possible à l'état normal; mais on doit bien se gardei d'attendre que les membranes se rompent, que l'enfant souflie et que 1; femme s'épuise. i L'opération décidée, la femme est couchée sur un plan horizontal, le; membres maintenus par des aides , et l'abdouien redressé et soutenu par um personne intelligente. L'opérateur se placera au côté droit du lit; le péni sera rasé, la vessie vidée par le cathétérisme et l'appareil composé des m sirumcns et des pièces de pansement qui seront indiqués dans les détails suivans j Uu bistouri à tranchant convexe incisera la peau et le tissu cellulaire, depui.j l'ombilic jusqu'à la symphyse pubienne. L'apojiévrose ainsi mise à nu, ser;^ entamée près des pubis; uu bistouri boutonné, glissé dans cette ouverture j achèvera de la fendre aussi loin que la peau; le péritoine dénudé sera alor.j ouvert avec précaution , et la matrice paraîtra à découvert. C'est le long <i.|
CÉVADILLE.
CHAMPIGNONS
1 face aiilcrieiire de ce TÏscère qu'on fait une incision parallèle à celle des arois abdominales ; le bistouri convexe en divise l'épaisseur couche par juche, et vers la partie moyenne ; il arrive enfin aux membranes du fœtus et lit place à un doigt qui décolle de haut et de bas leurs adhérences à la atrice : en même temps il sert de guide au bistouri boutonné qui ouvre mgitudiualement ce viscôre dans l'étendue de cinq à six pouces. Les doigts es aides sont momentanément placés sur la lumière béante des sinus utérins ui traversent les parois de la matrice; alors on déchire les membranes, on orte la main dans l'amnios ; les pieds de l'enfant sont saisis , et on l'extrait ^ec promptitude. On se liàte aussi de décoller les membranes et le délivre. In de les extraire avant que l'utérus, contracté et réduit, ne diminue à 3xtrême les dimensions de la plaie qu'on lui a faite. Cette réduction •rête l'hémorrhagie et rend les doigts des aides inutiles ; mais ceux-ci îviennent plus que jamais nécessaires pour contenir les intestins qui cherchent [s'échapper de l'abdomen.
Avant de procéder au pansement, on peut chercher à désobstruer l'orifice crin pour que les lochies le trouvent libre et ne s'épanchent point dans l'ab-: )mcn ; on y parvient avec un doigt porté dans la matrice à travers la plaie , et îm constate sa présence dans le vagin en y portant un doigt de l'autre main, nfin , un dernier soin consiste à éponger autant C[ue possible l'eau de l'amnios à l'empêcher de s'épancher dans l'abdomen.
Le pansement se compose de la suture enchevillée ou Gastrorapuie ( voy ez ;î mot ), dont on fait trois à quatre points , en laissant, vers les pubis , un esice libre pour la sortie des matières liquides cjue l'utérus pourra y pousser, si tir écoulement par le vagin n'est pas facile On y place même , pour plus de rtitude ,une mèche de séton ou une canule que d'autres ont mieux aimé inluerdaiis l'orifice utérin du côté de la vulve. On soutient les lèvres delà plaie i moyen de bandelettes agglulinatives ; on les couvre de charpie , de cora- •esses longuettes , et le tout est maintenu par un bandage de corps. Quant "a nfant, ou lui prodigue tous les secours que son état réclame. (Fojcz Accou-
[EMEKT. )
Ce n'est pas tout que d'avoir heureusement terminé l'opération, il faut enre lâcher de prévenir la violente péritonite cjui la rend si souvent fatale aux tnmes contrefaites. Des saignées , des applications de sangsues, des fomenta- )ns émollientes, des lavemens de même nature, des boissons relâchantes, odigués dès les premiers symptômes d'inflammation, pourront réussir à éloiler , à amoindrir cette maladie formidable.
La femme a-t-elle résisté à tant de secousses, il faut encore qu'un corset iple et résistant prévienne les hernies, les éventrations auxquelles le relâement de la cicatrice pourrait l'exposer; il faut aussi lui recommander d'évi- • une nouvelle grossesse ; car , s'il en est qui ont bravé deux fois avec avantage '. danger de l'hystérotomie ( Bacqua ) , il en est aussi chez lesquelles une sejide grossesse a produit la rupture de la cicatrice utérine , nécessité la gastrofnie et amené une péritonite mortelle ( Locher. )
noitsset. ï"oT=y;«TC/^(;rcz(«5 ; idest cacsarei parlas asserlio liisloriologica , in-12. Paris, 1590. Simon. Rocliercbes sur l'opiiratioa cusarie nne "laiis les Mémoires de rAcatlémie de cliirur- , loin. 1 et 2.
Kulenu. Traité del'opéralion césarienne et (les accouchemens laborieux, in-18. Paris, 1704. iLauverjnt. Nouvelle métliode de pratiquer l'opéralion césarienne , in-8. Paris 1788. Wlanchon. Traité complet de l'opéralion césarienne , ia-8. Paris, 1801.
maudelocquc. Recherches cl réflexions sur Topération césarienne, dans le recueil périoil[ue de la Société de médecine, lom. 5. Vendémiaire an vu.
Sprvngel. Précis de l'histoire de l'opéralion césarienne, et tableau chronologique des écrits I y sont relatifs , traduit dans les Archives de l'Art des Accouchemens, lom. i pag. 217.
9n trouve dans ce précis l'indication d'une foule de monograpliies ou d'articles particuliers I le même sujet.
, ( Ant. DCGÈS. )
CEVADILLE , cébadille, sabadille. Ferait um sabadilla. Polygamie molécie, LiisN. Colchicacées, Jnss. Celte plante originaire du Mexique, et qui jabablement pourrait être facilement remplacée par divers végétaux indigènes I la même famille , et , par conséquent, pourvus des mêmes principes actifs ,
< : assez peu employée de nos jours. Elle a pour fruit une capsule à trois loges , (nt chacune renferme deux semences noirâtres, allongées et anguleuses , et <|i se trouvent dans les officines , où elles sont réduites en poudre pour l'usage i^dical.
La poudre de cévadille présente une odeur assez faible, mais elle a une sa- 'ar acre et brûlante ; et lorsqu'elle est prise à l'intérieur , même à dose assez Ible, elle détermine les accidens propres aux empoisonnemens par les subi nces narcotico-âcres , et dont nous ne donnerons pas ici le tableau. ( Fojcz
-fPOISOMKEMENT, VÉRATRINE.)
MM. Pelletier etCaventou ont publié l'analyse de cette substance. Ils y ont liuvé du gallate acide de vératrine ; un acide particulier odorant et volatil,
< ils ont nommé acide céi>adique ; une matière grasse composée d'élaïne et de i|arme; de la cire; une matière colorante jaune , du ligneux et de la gomnie.
C'est donc h la vératrine qu'il convient d'attribuer les effets de la cévadille , lisque c'est la seule partie active qu'on découvre dans ce médicament , et 'e, d|ailleurs , administrée seule elle produit des résultats tout semblables.
3i l'énergie des propriétés vénéneuses est un titre pour figurer au nombre is médicamens, peu de substances le possèdent à un plus haut degré que la ^adille. Aussi depuis long-temps elle est employée dans la pratique populaire ' médicale. Il est cependant à remarquer que son emploi n'a pas été trèsjîndu, et qu'elle n'a pas été vantée contre un aussi grand nombre de maladies, à lai.icoup près , qu'une foule de substances plus ou moins insignifiantes.
L'usage le plus commun de la cévadille est la destruction des insectes para-
I ï)lCT. DE MÉDSCIKE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.
sites dont il paraitque les capucins étaient habituellement tourmentés, puisque la poudre anti-pédiculaire dans laquelle nous voyons la cévadille associée au tabac et à la staphysaigré, plantes acres qui, seules mê;r,e, peuvent détruire ces animaux, \->or\.e \q nom poudre des capucins. On sait de nos jours que l'on parvient à se débarrasser de ces insectes, par les soins de propreté, d'une manière tout aussi si'ire et moins dangereuse. En effet, l'emploi de la poudre des capucins n'était pas sans incouvéniens. Les auteurs citent des exemples d'accidens occasionés par son usage intempestif; accidens que l'on comprendra facilement, si l'on fait atlention que le cuir chevelu, chez les personnes qui ont des poux , est souvent le siège d'excoriations produites par l'action des ongles, et qu'alors, l'absorption peut transporter, dans l'économie, la substance vénéneuse , qui ne tarde pas à exercer son influence délétère sur le cerveau et les organes digestifs.
On a également essayé le médicament qui nous occupe contre les vers intestinaux, et notamment contre le tseuia , le plus rebelle de tous , encouragé, sans doute . par l'activité qu'on lui voyait déployer contre les poux. Quelques avantages ont été obtenus, c'est-'a-dire quelques portions de ta;nia ont été expulsées. Mais l'acreté extrême de la cévadille est un obstacle à ce qu'on puisse l'employer, dans les cas nombreux où les organes digestifs sont en mauvais état. Encore faut-il observer que , dans les circonstances même où l'on n'aurait rien à craindre de son action irritante, il serait plus méthodique et plus siîr d'avoir recours à la vératrine qui est son principe actif, et dont la proportion peut varier dans la cévadille eraidoyée entière. Cette remarque s'applique d ailleurs à tous les médicamens qui doivent leurs propriétés à un alcaloïde. ( Kojez ce mot. ) En résumé , si l'on a eu quelquefois à se louer de l'emploi de ce remède dans le traitement des tcenias , les succès n'ont été ni assez nombreux ni assez constans pour inspirer une grande confiance ; et la cévadille figure nmins parmi les substances qui peuvent exercer une action délétère sur les vers intestinaux, que parmi celles qui les expulsent, en provoquant des évacuations alvines. Elle est placée fort au dessous de la plupart des vermifuges , tels que l'huile de ricin , l'écorce de grenadier, etc.
On devra donc renoncer à l'emploi de la cévadille pour détruire les poux , parce queThygiêtie et même la matière médicale fournissent îles moyens moins dangereux; mais si l'on était forcé d'y recourir, il faudrait que ce fut avec prudence ; c'est-à-dire , après avoir constaté que le cuir chevelu n'offre pas de nombreuses ulcérations, par où puisse s'opérer l'absorption. On devrait encore n'employer, à la fois, qu'une petite quantité de poudre, qu'on enlèverait ensuite avec le peigne avant d'en ajouter de nouvelle. C'est pour avoir négligé ces précautions que l'on a observé des accidens plus ou moins graves. Il ne faut pas moins de réserve pour l'usage intérieur de cette substance , que l'on administrait autrefois en pilules. Cinq grains de poutlre incorporés dans du miel composaient ces pilules dont on donnait un nombre plus ou moins considérable suivant la disposition du sujet et les résultats obtenus. On trouve la formule d'un lavement vermifuge ainsi composé : Cévadille deux gros , mis en décoction dans eau dix onces , réduites à sept, que l'on coupe avec autant de lait de vache. Quel peut être le but d'une semblable association ? Son auteur a-t-il voulu allécher les vers au moyen du lait, pour les empoisonner avec la cévadille ?
Pour les doses et l'administration de la vératrine, qui doit être substituée à la cévadille , v^es Vératrine. (F. Ratier. )
CEVADILLE ( toxicol.) Foj-ez Vératrine.
CHALEUR, rojez Calorique.
CHAMPIGNONS. Les champignons intéressent le médeciii, l» comme aliment, 2° comme poison. Leur histoire ne peut cependant être exposée ici d'une manière complète , à cause des détails botaniques dans lesquels il serait nécessaire d'entrer. Nous croyons devoir bornernotre tâche à quelques considérations générales sur les caractères qui peuvent servir à distinguer les champignons non-vénéneux des champignons vénéneux, sur leur propriété alimeutaire, sur leur mode d'action comme poison, sur les effets qu'ils délermiiient et sur les moyens d'y reinédier. Malheureusement on n'a pas encore pu établir des caractères dislinctifs bien tranchés entre les champignons délétères et non-délétères. Il y a plus, on est porté à penser que certains cliumpiguons, bons à être servis sur nos tables à une certaine époque de leur maturité , peuvent devenir nuisibles un peu ))lus tard : or, il s'écoule si peu de temps, entre la naissance d'un champignon et sa maturité, que l'on doit toujours être en garde contre leurs propriétés vénéneuses. Dans les villes cet aliment est moins à craindre que dans les campagnes ; d'abord la police entretient il ses frais des inspecteurs qui en surveillent la vente; ensuite presque tous ceux qui sont débités dans les grandes villes sont des champignons de couche. Dans les cauipagnes , au contraire, on les cultive rarement , et comme ils croissent très -abontiammcnt, dans certaines provinces du midi par exemple, les paysans en font leur nourriture habituelle, les conservent même pour l'hiver; et c'est surtout dans le temps consacré aux préparations nécessaires pour leur conservation que les agarics peuvent accjnérir des propriétés vénéneuses.
On distingue en général quatre parties dans les champignons : 1° la tige ou stipe ; c'est celle qui fixe le ch impignoii au sol ; 2" le chapeau, qui n'est qu'un développement de la tige; il est toujours muni a sa partie concave de lames ou feuillets qui contiennent les organes reproducteurs; S» le voile ou membrane qui, à la naissance du champignon , unit les bords du chapeau à la tige, et qui se déchire un peu plus lard; 4" enfin , la voti^a ou bourse qui enveloppe la totalité du champignon et qui se déchire ensuite pour le laisser croître. Ces quatre parties ne se remarquent que sur les champignons les plus complets. ■Une ou deux'cl'entre elles man([uent souvent , soit par ie fait de l'organisation
CHAMPIGNONS
particLilicrc du cryptogame, soit par le fait de son développement. On distingue dans les champignons plusieurs espèces comestibles; la plus commune est le champignon de couche . ou pratcUe, agaricus rdulis , campestris. Elle se fait remarquer par son peu de longueur, sa cliair ferme et dense, son chapeau arrondi et ramassé sur la lige, ses feuillets ou lamelles roses, ou d'un rouge vineux , quelquefois brun; la facilité avec laquelle on détache la peau qui le recouvre; sa tige très-peu renflée à sa base, jamais fistulcuse , même en vieillissant; enfin , £a teinte générale , qui est d'un gris cendré. On la confond souvent avec Va^oviciis hulbostis , vcmus , ou oronge ciguë blanche. i\Iais voici les caractères qui les dilTérencienl : l'oronge ciguë est communément un peu plus grande; sa voli>a ou bourse l'enveloppe en entier à sa naissance , et ses débris persistent pendant long-temps ; ils se font surtout remarquer à la base de son stipe. Ses feuillets sont nombreu.x. et toujours blancs ; la pellicule qui recouvre le chapeau s'en détache tiifficilenient ; il est souvent recouvert de verrues ; sa lige est bulbeuse, renflée à sa base; elle est fistuleuse; sa teinte générale, blanche, ou un peu jaunâtre à sou sommet ; elle croit principalement dans les bois.
Nous citerons encore comme espèces comestibles, le cèpe ou holetus edulis; l'oronge, amanita awanliaca , la moiiUe, morchella esculcnla; la chanterelle, inerulius cantliarellus ; les menottes ou gyroles , clavaria coralloidei; Xes diverses espèces de mousserons, agaricus cdbellus, lottilis, p^eudo-niot'.sseron; et plusieurs autres.
Les champignons les plus vénéneu.^ sont principalement ceu.v que M. Orfila a fait graver dans son Traité de médecine légale ; on les désigne sous les noms d'oronge ciguë jaunâtre , ainanita citri/ia ; oronge ciguë verte, ainanita viridis; oronge croi.x de Malte, hfpoplijlluni crux melitensis ; oronge souris, hypophjUuni anguineum ; oronge peaucière de Picardie, hypophylLum pelliiutn; oronge dartreuse, hypopliyUxirn ntaculalum ; oronge blanche ou citronnée , hjrpnphjlluin atbo-cilriinim ; oronge à pointe de trois quarts , h) pophjlltiin tnci:spidatum ; oronge à râpe , hypophytlum rnpula ; champignon laiteux rougissant, hypopJtylluin pudihiinduin ; agaiic brûlant, agnriciis urens ; agaric pyrogale, agaricus pj romains ; agaric acre, agaricus acris; agaric stypiique , agaricus stypticus ; agaric annulaire , agnrirus aniinlnrius ; agaric meurtrier , agaricus nccaior- agaric laiteux acre, agaricus lacti/luus acris.
S'il est assez facile de distinguer les champignons tle couche des champignons vénéneux , il n'en est |ias de même à l'égard des autres champignons comestibles. C'est en vain que l'on a cherché à établir les caractères généraux des espèces qui doivent être rejetées , et que l'on a même proposé de les soumettre à des épreuves diverses; néanmoins nous les reproduirons, dans l'impossibilité où nous sommes de pouvoir en donner d'autres. Il est des caractères que l'on ne peut décrire; la grande habitude de voir l'aspect d'un champignon est la seule manière d'éviter des méprises; aussi l'homme qui ne l'a pas acquise, doit-il bien se garder de s'en rapporter soit h lui-même, soil aux ouvrages, pour juger de l'innocuité de ces végétaux. On recommande de rejeter les champignons , passé fleur, c'est-à-dire qui commencent à perdre leur fraichour ; ceux qui sont remplis d'un suc laiteux acre; qui ont des couleurs sombres, tristes; la chair coriace , filandreuse , ou, par op[)osilion , trop peu charnue ou trop aréolaire; ceux qui croissent d.nis les caves, à l'obscurité, sur les vieux troncs d'arbres , sur les pierres ou auprès des rochers ; ceux dont la surf ice est humide et comme glaireuse ; qui changent de couleur et brunissent quand ou les coupe; ou dont la couleur est éclatante , dont l'odeur est vireuse ou forte ; ceux qui ont été mordus par les insectes et abandonnés ensuite. Il faut encore rejeter les champignons à lige bulbeuse , ainsi que ceux qui portent des débris de peau à leur surface, qui croissent très-rapidement et se corrompent très-vite.
Les épreuves proposées pour constater leur innocuité consistent à les couper pourvoir s'ils changent de couleur; à appliquer une pièce d'argent sur leur substance , et à observer si elle prend une couleur noire; à les faire cuire avec des ognous blancs, et on acquiert alors la preuve que le champignon est de bonne qualité, si sa (einte n'est pas modifiée. 11 est facile de sentir que parmi ces épreuves il n'en est aucune qui puisse donner d'indice certain , que par conséquent elles doivent être rejetées.
11 est important de savoir que l'eau vinaigrée , l'eau salée, et surtout le jus de citron, paraissent avoir la propriété de neutraliser l'action délétère îles champignons; qu'en Italie, par exemple, on les niante presque tous indistinctement en les assaisonnant toutefois avec ce dernier sue , et que de nombreux essais ont été tentés à cet égard et presque toujours suivis de succès.
Quelques analyses , fuites par Vauquelin et MM. Bouillon-Lagrange et Braconuot, ilémontreiit que les champignons contiennent une grande quantité de principes nutritifs. Les champignons do couche couticiuient de l'adipoeirc ou cholesterinc , de la graisse, de l'albuiiiine, de la matière sucrée, une substance animale insoluble rlans l'alcohol, de l'acclate de potasse et de la J'unginc ( principe immédiat particulier ain>i désigné par ^I. Cr acoiinot : c'est la matière que l'on obtient quand on a traité les champignons par l'eau, l'alcohol , les acides, et par une dissolution alcaline faible, hlle est blanche, fade, mollasse, insipide, peu élastique; s'cntlamme prompleuieut à l'approche d'une bougie allumée, et laisse une cendre très-blanche. Traitée par l'acide nitrique , elle /donne une matière analogue au suif, une autre pareille à de la résine, et une troisième semblable à de la cire; elle fournit en outre une substance amère et de l'acide oxalique ). Tous les champignons paraissent contenir de l'osmaziimc et de l'albumine ; IM. Braroniiot a rencontré de la gélaline dans Vaqaricns v ilvacrus , et dans quelipies atilres espèces du mucus animal et de l'acide fiingitjue. Jl résulte de ces analyses , dont nous avons seulement indiqué les principaux résultats , que les champignons sont des alimens très-azotés et par conséquent
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très-nourrissans. Mais leur chair ferme et dense devient très-souvent d'lin( ! digestion difficile; aussi l'eslomac de beaucoup de personnes ne peut-il pai i souvent les supporter. Plusieurs espèces vénéneuses ont été aussi analysées ■ ainsi on a trouvé dans Vagaricus luLbosus une malièi e grasse d'une saveur âcrd i et Irès-amère qui en constitue très-probablement le principe délétère ; dan; Yalgarttus vofvaceus une substance délétère très-fugace; dans Vagaricus iheo- ' grilus un principe analogue à celui de Vagaricus bulbosus. Mais ces expérience | n'ont pas été assez multipliées pour que l'on puisse déterminer, à l'aide d'essai; !j chimiques, si un champignon est ou non vénéneux. ' '
Envisagés sous le rapport de leurs qualités délétères, ils constituent tlefil poisons quelquefois très-dangereux, susceptibles d'amener la mort dans uij ' espace de temps fort court ; mais tous sont loin de partager cette juopriété 'a ui, | si haut degré. Ils ne paraissent pas agir de la môme manière. Nous exposerou» I successivement, pour les principales espèces , un résumé des expériences qii ; ont été faites sur les animaux et des observations d'empoisonnement que l'on . I recueillies.
La fausse oronge détermine chez les animaux des tremblemens et des fai | blesses dans les extrémités, un état profond de stupeur, des frissons, de ^ horripilations , et des souffrances assez fortes pour que l'animal se roule j terre, et succombe ordinairement dans les premières vingt-quatre heures- L homme éprouve tous les symptômes, d'une phlegmasie intense de l'estomai i et du canal digestif : soif intense , épigastralgie , nausées , vomissemens , anxiéli i i générale, tranchées excessivement intenses , sueurs froides générales, pouV ! petit et irrégulier, altération de la figure, teinte violacée des ailes du neze ( des lèvres; météorisme de l'abdomen, déjections alvines fétides; froid de ' extrémités , des lèvres, et mort dans les douleurs les plus vives.
L'ouverture du corps démontre l'existence d'une rougeur plus ou moiri intense delà membrane interne de l'estomac et des intestins avec taches gangrti neuses, plus ou moins étendues. i
L'oronge ciguë n'est pas moins délétère; c'est elle qui détermine des empoij sonnemens fréquens. Paulet , à qui l'on doit un excellent traité des champ.: gnons et de nombreuses expériences sur leurs propriétés, a administré à d( i chiens l'oronge ciguë verte et l'oronge ciguë jaunâtre , et il a démontré qucji employée en substance ou après avoir été bouillie dans de l'eau , elle éta promptement mortelle; que son extrait aqueux et surtout son extrait alcoholiqi étaient des plus délétères. Les symptômes observés chez les animaux empo sonnés avec cette sorte de champignons , et ceux énoncés dans les faits quioi|| été recueillis chezl'homme, sontles mêmes. Ils consistent principalement daii un état comateux, avec étatvultueux de la face, tête lourde, pesante , yeii' injectés; en un mot, état apoplectique. A ces symptômes se joignent ceux d'ui piilegmasie gastro-intestinale. Il parait que le sue de ces champignons est trè àere et très caustique , puisque dans quelques expériences sur les chiens on trouvé les membranes muqueuse et musculeuse de l'estomac et des iuteslll; détruites dans une grande étendue , en sorte que la tunique séreuse est resttj seule tachetée de noir. L'oronge ciguë jaunâtre et verte paraissent donc exercr, une action spéciale sur le cerveau. . (
L'oronge souris se rapproche par son action des espèces précédentes; maiji outre les altérations locales qu'elle détermine et l'état de stupeur, de con qu'elle produit, elle agit encore comme un excitant plus puissant du syslèa# nerveux, donne lieu à des convulsions générales violentes et à beaucoup dedélir \ i,
Parmi les agarics sans vol^'a , on remarque l'agaric meurtrier dont il ne fa qu'une trcs-peti!e quantité pour produire les accidens les plus funestes ; ma n on ne possède pas d'observations assez détaillées pour bien décrire ses eflfedfl < Paulet lui-même fut fortement incommodé pour avoir mangé de l'oronge oro n de Malte ; il en éprouva une grande faiblesse , perdit connaissance ; et ce ue f | | qu'après avoir évacué ces champignons et bu une forte dose de vniaigrc <j«i •] commença à éprouver de l'amélioration dans son état; il conserva pendii:i ,\ quelque temps du dévoiement, des faiblesses d'estomac et des coliques assez vive j ( i
En rassemblant les principaux symptômes qui caractérisentl'empoîsouneme i \ par les champignons, on est conduit à tracer le tableau suivant. Six, di! quinze et au plus vingt heures s'écoulent, depuis le repas jusqu'à la manifest tion des accidens . Ce sont d'abord des coliques , puis des tranchées avecsiieii froides, quelques nausées, des envies de vomir, suivies ou non de vomiss mens ; une épigastralgie plus ou moins forte ; de la soif, une chaleur général Chez d'autres individus qui ont pris un autre genre de champignons, ou obser i un état de stupeur, d'abaltement , de défaillance générale; puis un éfatcom; teux , d'où l'individu ne sort que pour vomir. Chez les premiers , les douleui abdominales augmentent; des évacuations alvines plus ou moins consiilérabi i ont lieu , et toujours elles sont accompagnées de tranchées plus ou moins vivt surviennent alors des raideurs des membres et même des convulsions; l'indivii est en proie aux souffrances les plus vives ; il ne peut gai der la même posilio et cet état douloureux s'accroit d'une manière graduée, jusqu'il la mort, que , malade sent approcher peu à peu; car il conserve l'inlégrité parfaite de j facultés intellectuelles jusqu'au dernier instant de s.i vie. La mort peut él • | plus ou moins prompte ; ordinairement , elle arrive dans les trois ou quai x premiers jours du début des accidens. Chez les seconds elle se fait ordinan < ment moins attendre ; l'état apoplectique fait des progrès rapides , et en mei ; i temps tout le système nerveux en général est fortement excité; des convidsic j , très-violentes se manifestent ; des vertiges , du délire surviennent. Quelquefi | i l'individu tombe dans un état de mort apparente; peau froide , pâle, couvcii < de sueur, yeux éteints, petitesse extrême du pouls; mouvemens du cœiiil i peine perceptibles ; raideui'de tout le corps, muscles abdominaux contracte I ventre tendu et dur comme une planche , les mâchoires dans un état de trisn