CONCOMBRE
CONGELATION.
lie» membres affectés d iiiflamraalioii , c'est-à-dire qu'elle excite la gangrène.
Appliquée encore de la môme manière dans les cas d'œdème et de dilatation variqueuse des veines , elle fait passer la sérosité dans le torrent de la circulalion ; elle soutient les parois des veines contre l'efTort du sang qui les dilate, et prévient les inQamoiations ou les abcès qui en résultent , ou même sert h en hâter la guérison.
Exercée autour des membres fracturés , elle diminue la force de contraction des muscles et prévient ainsi le déplacement des fragmens auquel d'aillqurs elle s'oppose encore directement dans beaucoup de cas.
Enfin elle sert encore à obtenir le dégorgement des bords de certains ulcères calleux, des chairs blafardes et bourtouiïlées , l'afTaissement de qiieU[ues tumeurs fongueuses , et la résolution il'engorgemcns qui offrent toutes les apparences du squirrhe.
Quant au.t agens île la compression, ils varient presque comme les cas où on l'applique. Ce sont quelquefois les doigts ; dans d'autres cas ce sont des compresses des Tourniquets , des Brayers , des bandages de diverses sortes , souvent de simples Bandages roulés, aidés ou non des Comprksses graduées (I^oj. ces mots ; et voyez aussi, pour les modes d'application , chacune des maladies pour laquelle la compression .est indiquée).
Mais la compression n'est pas seulement un agent thérapeulique ; dans beaucoup de cas elle constitue une maladie grave.
C'est la compression du cerveau et celle de la moelle cpinière qui font tout le danger des fractures du cràue et de celles des vei tcbres. C'est la compression exercée par les aponévroses d'enveloppe ou par les brides aponévrotiques qui retiennent le tissu cellulaire et l'empêchent de se dilater, qui provoque toutes les douleurs et tous les désordres qui accompagnant le panaris, les phlegmons de la paume de la main , cl les phlegmons sous-aponévrotiques des membres.
C'est la constriction exercée par l'ouverture du prépuce sur la base du gland qui cause tous les acciilens du paraphymosis ; c'est la compression éprouvée par le tissu cellulaire enflammé dans le furoncle et dans l'anthrax qui amène la formation des bourbillons et des escarres. Enfin c'est la compression étroite et forte exercée sur les intestins ou l'épiploon , pur le contour de l'ouverture aponévrolique, et plus souvent par celui de l'orifice du collet du sac herniaire, qui constitue tout le ilanger de l'étranglement des hernies.
Dans tous ces cas , la compression présente une indication urgente, celle de la lever, soit en relevant les pièces d'os enfoncées, ou en évacuant le sang épanché dans la cavité du crâne , soit en divisant par l'instrument tranchant l'aponévrose ou le contour de l'ouverture qui le produit.
Mais on sent que je ne pourrais entrer ici dans de plus grands détails, sans empiéter sur l'histoire des maladies qui viennent d ctre nommées , et où ils sont beaucoup mieux placés.
J. H.Knipkof. De compressionne Jiisert., in-i". Ei f. , 1751.
C..A. Lombard. Opuscules de chirurgie sur l'utililé et l'aljus de la compression , et les propriétés de l'eau froide et Je l'eau chaude dans la cure des maladies cli irurgicales , in-8". Strasbourg;, 1786.
J.-Tj.'M' Thore , Essai sur l'utilité de la conapression dans les maiddies chirurgicales. 'Diss. inaug. ), in-8°. Paris, 30 messid. an XI.
P.- J. Ouvrard. Avantages et inconvcniens de la compression dans le traitement de ijuel- «jues maladies chirurgicales ( Dissert, inaug. ), in-4". Paris , 1807.
J. Jadioujc. Essai sur la compression considérée comme moyen thérapeutique. ) Dissert, inaug. ), in-40. Paris , 1810.
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Tui tker. Reports ot cases, trcaded hy tlie new mead of pressure. Lond., 1818.
Jîccamiei'. Fvecherches sur les traiteniens du cancer par la compression. Paris, 1829.
(L.-J. .Sanson. )
CONCOMBRE, cucumis satii'us. Linn. Cette plante appartient à la raonœcie syngénésie de Linnée et àla famille des cucurbitacées de Jussieu. Elle pousse des tiges rampantes , rudes au toucher , garnies de feuilles découpées en cinq angles aigus , dont celui du milieu est plus grand que les auti es. De longues vrilles naissent de l'aisselle des feuilles, ainsi que les fleurs, qui sont jaunes, rassemblées deux ou plusieurs ensemble, mâles ou femelles , sur un même pied. Aux fleurs femelles succèdent des fruits allongés, delà grosseur du bras , presque cylindriques , souvent verruqueux et un peu recourbés en arc. La chair en en est blanche , très succulente et d une odeur un peu vireuse. Il est divisé intérieurement en quatre loges qui contiennent un grand nombre de semences ovales, plates, pointues , blanches, coriacées, renfermant une amande blanche.
La chair du concombre est usitée comme aliment, quelquefois crue et arrosée de vinaigre ; le plus souvent cuite et accompagnée d'assaisonnements, qui en rendent la digestion facile; elle est peu nutritive, mais très-rafraichissante et convenable aux temperamens bilieux et sanguins. On pi-épare avec le sucre exprimé de concombres et de la graisse une pommade cosmétique très-usitée; les semences, qui sont au nombre de celles que l'on nommait autrefois les quatre {grandes semences froides , servent à faire des éuiulsions et un sirop analogue à celui que l'on prépare avec ie.s amandes.
Le cornichon est une variété de concombre , verte, ferme et très-petite, que l'on confit au vinaigre pour le f.dre servir d'assaisonnement sur les tables.
( GciBOURT. )
CONDIMENT. Voyez Assaisonkeihe>t.
CONDYLOME. Voyez Excroissance.
CONFECTION; confeciio, de confecius , parfait, achevé. Ce nom a été donné à quelques éleotuaires composés , auxquels on attribuait autrefois de très grandes propriétés; mais comme, en bonne nomenclature, toutes les espèces d'un même genre doivent porter le même nom générique , nous avons adopté pour tous celui d'ÉLEcTUAiRES. Voy. ce mot. (Guibourt.)
CONGELATION, s. f. , congelaiio, iroof;?; passage des corps liquides à l'état de solidité, déterminé parla soustraction dune certaine quantité du calo ! rique qui les pénètre. La température à laquelle la congélation s'opère varie sej Ion la nature ou les élémens constitutifs des liquides exposés à l'influence du froid : l'eau, par e.\emple , est déj'a solidifiée depuis long-temps, alors que hj vin , l'alcohol, etsurtout le mercure, n'éprouvent encore aucun changement dan leur cohésion. Les êtres animés subissent, comme tous les corps qui les environ ; nent, de notables changemeus par la soustraction du calorique indispensabli a leur existence ; et nous euiployons ici le mot de coni^élation pour désignerle effets moi bides que provoque sur eux l'abaissement excessif de la température par opposition au mot brûlure , dont nous avons précédeiTiment fait usage pou indiquer les résultats désorganisateurs de l'action du calorique concentré sus les tissus vivans.
La chaleur peut être soustraite à l'économie animale, ou par l'applicatioi directe et immédiate de corps dont la température est inférieure à la sienne, 01 par son séjour dans un atmosphère assez froide pour lui enlever en un temp donné plus de calorique qu'elle n'en produit. 1
La première de ces causes détermine chez tous les individus un refroidisse nient local , proportionné à l'abaissement de la température du corps mis ei contact avec les tissus vivans, et à sa capacité pour le calorique. L impressioiî de l'eau froide , quoique toujours sentie , est cependant moins vive que celle d la glace ou du mercure congelé. A températures égales , les corps denses, tel' que les métaux ou le marbre , produisent un refi oidisseraent plus considérabi! que le bois et les substances analogues. Ajoutons que la sensation du froid, qu' faut bien distinguer de la soustraction réelle du calorique, est surtout en rap port, d'une part, avec le degré de sensibilité du sujet, et de l'autre avec la dii férence qui existe entre la température des corps étrangers et celle à l'actio de laquelle les tissus sont actuellement habitués. L'eau à huit ou dix degrés an dessus de zéro paraîtra froide durant l'été, et semblera tiède en hiver lorsqu la température de l'atmosphère sera descendue de beaucoup au dessous du poin de congélation. !
Les effets de la seconde des causes générales de refroidissement indiqués pli»| haut, c'est-à-dire de l'abaissement de la température du milieu dans lequel nou vivons , sont beaucoup plus, que les précédens , subordonnés à la constitulioi des sujets. Dans l'état normal, une certaine quantité de calorique doit nou être à chaque instant soustraite par l'atmosphère , puisque l'exercice des actior vitales en produit incessamment. Selon que cette soustraction est plus ou moir rapide, nous avons chaud ou froid, et l'organisme se livre à des actes différer pour maintenir sa température propre. Or, à raison de la vigueur individuell des sujets et de l'énergie de leurs fonctions, telle tem|)érature semblera tour tour ou chaude, ou seulement fraîche, ou enfin réellement froide. L'homm robuste dégage assez de calorique pour n'éprouver à deux ou trois degrés a ■ dessus de zéro qu'une impression de fraîcheur non incommode , tandis qu'un ir dividu faible soufi'i ira déj.i , et que l'enfant nouveau-né , non-seulement aur Irès-froid, mais sera exposé à périr.
Il ne saurait donc rien y avoir d'absolu dans l'appréciation des résultats géiu râux du froid. Les maladies , non moins que les variations de l'état normal, aj portent de grandes différences dans leur iiilensilé, parce qu'elles cxcercent un influence considérable sur la puissance des actions organiques. Durant les affec tions chroniques , chez les sujets débiles , les plus légers abaissemens de la teir pérature sont très-sensibles et peuvent devenir la cause d'accidens graves; daii les inflammations aiguës avec réaction sanguine intense , au contraire, le froi est non-seulement inaperçu, mais recherché. Enfin, l'homme agité par dsvio lentes passions, le maniaque livré à la fureur de sou délire, résistent à UD âpreté de température qui deviendrait funeste dans d'autres circonstances.
En résumé, lorsqu'on étudie les effets de la soustraction du calorique sur le êtres animés , il faut tenir constamment compte de l'état variable des individu' soumis à l'influence des diverses températures données, autant et peut-être plu encore que de la rigueur du froid lui-même. La physiologie, ou la physiquetlc êtres vivans, doit s'allier alors à la physique ordinaire, qui borne ses observa tions et ses calculs aux phénomènes toujours plus simples des corps inertes. C' n'est qu'en procédant ainsi qu'on arrivera à des notions exactes en théorie, et i ce qui est bien autrement précieux , à des préceptes d'une utile application dan la pratique. Mais des considérations plus étendues sur ce point, quelque itn portant qu'il soit, m'cnlraîneraienl tro|) loin, et je dois me les interdire ici. j
Les lésions déterminées dans l'organisme par l'impression du froid préseutenj des différences essentielles , selon qu'elles sont bornées et circonscrites à queli que partie plus ou moins restreinte du corps vivant, ou qu'elles s'étendent l'ensemble des organes qui le composent. 1
CongéLalions locales. Elles résultent constamment de la soustraction direct , et plus ou moins rapide ou considérable du calorique dans une région détermi ■ née du corps. C'est évidemment ainsi qu'agit, dans les climats du nord, lever glacial qui frappe le nez , les joues , les oreilles et toutes les surfaces saillante et découvertes qu'il peut atteindre. C'est par une action toute semblable que s congèlent les mains et les pieds , plongés dans la neige ou exposés à une tem pérature très-basse.
L'impression du froid est d'autant plus puissante et plus proroptement funeste que les parties sur lesquelles elle a lieu sont plus isolées, plus éloignées d' centre de la circulation , et pénétrées de moins de vaisseaux ou animées p;i moins de nerfs. C'est toujours parles extrémités des membres , ou par les point les plus saillans des autres divisions du corps, que la congélation commence ' L'affaiblissement des fonctions, les privations prolongées, la fatigue excessive j sont les causes prédisposantes les plus actives de son appaiition. 11 est à remarl
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congél'a.tio!:î.