CONGESTION
solutions de continuité qui amènent tous les effets de l'épanchenjent et de la c ompression. ( F oy ez Apoplexie, Hémokrhagie. )
Les organes les plus vasculaires , tels que le poumon, la rate et le foie, ceux qui reçoivent plus immédiatement l'abord du sang, tels que le poumon, le cerveau, sont ceux qui éprouvent le ])lus ordinairement les effets de la congestion. On sait jusqu'à quel point la rate se laisse distendre par l'afflux du sang, dans un accès de fièvre intermittente, et dans une course prolongée ; combien le foie peut aussi acquérir de volume dans le même cas, et surtout dans le cas d'hypertrophie du cœur; j'ai vu dans ce dernier cas se manifester en quelques heures des tuméfactions de l'hy pochondre droit qui auraient pti en imposer pour des hépatites aiguës , et qui disparaissaient avec autant de rapidité qu'elles s'étaient manifestées. L'appareil vasculaire des intestins devient fréquemment aussi le siège des congestions. Une impression morale trèsvive, le phénomène de la menstruation , qui est lui-même un phénomène pai ticulier de congestion , donnent souvent lieu à des évacuations alvines , qui sont évidemment le produit d'un afflux sanguin dans les vaisseaux mésaraiques et intestinaux.
Les caractères généraux ou physiologiques des congestions sont ceux de la réplétion des vaisseaux artériels et de la distension des tissus auxquels ils appartiennent ; ils diffèrent par conséquent suivant les organes qui en sont le siège. Au cerveau , ce sont des vertiges, des tintemens d'oreille, des illusions d'optique, des troubles plus ou moins marqués dans les actes de la volilion , souvent un état sub-apoplectique , la mort même peut être l'effet d'une congestion cérébrale sans que les vaisseaux du cerveau aient cédé à l'effort congestif, sans qu'il y ait hémorrhagie ou apoplexie proprement dite. Au poumon, ce sont des accès de toux, d'oppression, accompagnés ou non d'exhalation sanguine. A la rate, à l'estomac, au foie, etc., ce sont, indépendamment de la tuméfaction et de la pléthore locale, des vomissemens, des altérations de sécrétions , et des troubles plus ou moins marqués de la digestion.
Quelquefois, ainsi que nous l'avons dit, et notamment chez les vieillards, les vaisseaux qui sont le siège tle ces congestions se trouvent dans des conditions organiques qui affaiblissent leur force de résistance au point qu'ils cèdent au seul effort du mouvement circulatoire : de l'a des épanchemens au cerveau , au poumon , au cœur, à la rate , etc., suivis d'accidens souvent mortels. ( F oj cz Apopliîxie du poumon, du cerveau , etc.)
On voit déjà par ce peu de mots qu'il n'y a , suivant nous , aucune parité île cause ni d'efi'et entre le phénomène de congestion proprement dite et l'inflammation , bien que dans le langage médical , et souvent au lit des malades, ou soit fente de confondre ces deux états. Quelques mots de plus sur les caractères spéciaux de chacun de ces deux états sufliront pour en faire sentir la différence.
Comme nous l'avons dit, tout organe congestionné peut être d'ailleurs dans des conditions parfaites d'organisation et de vitalité , et cela est si vrai que le phénomène de la congestion disparait assez ordinairement dans les derniers iuslans de la vie, par la retraite du sang dans les veines, ou , sur le cadavre, par la pression des vaisseaux artériels où elle s'est opérée, ne laissant dans les organes aucun vestige d'altération, ce qui n'a jamais lieu dans une phlegraasie proprement dite , où les tissus conservent, malgré le lavage , des caractères indélébiles de l'état inflammatoire. Par la même raison , la congestion ne donne jamais lieu à aucun produit morbide, si ce n'est quelquefois à une exhalation sanguine ou séreuse; mais dans aucun cas elle n'altère la texture intime , ni même la transparence des tissus.
11 importe également de distinguer la congestion de la fluxion; elles offrent entre elles les mêmes différences que celles que nous venons de signaler entre la congestion et l'inflammation.
La fluxion , en effet , a pour cause nécessaire la même irritatioiv qui préside au développement de l'inflammation ; comme cette dernière, elle a par conséquent pour élément essentiel , inséparable , une cause locale ou directe, soit physique, soit chimique, soit physiologique, soit pathologique, laquelle exaoère la vitalité de la partie qui en est le siège, y détermine une fluxion ; tandis que la congestion est un simple résultat de l'impulsion insolite du sang , de la part du centre circulatoire, dans les vaisseaux d'un organe d'ailleurs parfaitement sain.
Il y a aussi cette difféi ence non moins importante à ctabhr entre l'engorgement et la congestion, que celle-ci exige le libre exercice ou plutôt même l'excès d'action des instrumens de la circulation , tandis que l'engorgement suppose au contraire quelque obstacle au cours du sang dans le système veineux. Ainsi on observe principalement les effets de l'engorgement dans les maladies du cœur avec dilatation plus ou moins considérable de ses cavités ; dans la strangulation , l'asphyxie , l'ivresse , le narcolisme, etc. , souvent il a lieu pendant les derniers instans de la vie, dans les parties les plus déclives, dans le voisinage de celles qui sont soumises à une pression mécanique, ou affaiblies par l'âge, par des maladies antérieures, etc. En un mot; l'engorgement, ou ce que l'on désigne quelquefois improprement sous le nom de cong,;stion passwc , reconnaît ordinairement des causes purement négatives, tandis que la congestion résulte évidemment de causes actives ou positives, bien que toujours éloignées du lieu où se manifestent ses effets.
De celte distinction entre la congestion , la fluxion , l'inflammation et l'engorgement, tous phénomènes qui n'ont de commun entre eux que la tuméfaction et la coloration, résultent plusieurs considérations importantes en pratique; et pour ne parler ici que de ce qui a trait à la congestion, il est évident que cet état, supposant une suractivité quelconque des principaux agens de la circulation, on doits'atlacher il combattre la cause directede la congestion, e'est-à-dire l exagéraliondesforcescirculatoiresplulôtqueleseffetslocaux qui en dépendent.
COIVSOUDE (cR4^DE.)
CONSTITUTiOrr.
C'est dans ce cas surtout que des saignées larges et abondantes plus ou moins répétées, suivant Tintensilé de la cause et la force des sujets, peuvent être suivies des plus heureux effets. Des saignées locales ne seraient alors que d'un faible secours, et laisseraient le malade sous le coup d'une apoplexie foudroyante. On doit d'ailleurs faire concourir au tiaitemeut des congestions tous les moyens liygiéiiiques et pharmaceutiques propres à ralentir le mouvement circulatoire d'apiès la nature de l'affection qu'il s'agit de combattre. Ces moyens sont par conséquent extrêmement variables et trouveront nécessairement leur place dans plusieurs arlic'es spéciaux de ce Dictionnaire, notamment aux articles IlypEiiTuoPHiE , Saigkéb , Sédatif, Sédation , etc.
(P. JOLLÏ.)
CONGESTÏOI^ (abcès par ). J'ojcz Abcès.
CONJOKCTÎVE. A'oj es Ophthalmie.
CONSERVE. Médicament de la consistance du miel, composé de sucre et d'une pulpe vogclale. En comparant les conserves aux éicctuaires, on s'aperçoit bientôt qu'elles ne dilTcrent de ceux-ci que parce qu'elles ne participent des propriétés que d'une seule substance , outre le suci e; tandis que les éicctuaires en contiennent un nombre plus ou moins grand ; c'esl-à-dtre que les conserves sont aux clectuaires, précisément ce que les alcoholés simples sont aux alcoholés composés; ce que lessirops siuiples soutaux composés, etc. Les conserves et les électuaires sont tlonc des médicamens d'un même genre, qui doivent porter le même nom générique. Nous avons adopté celui d'ÉLECTUAisiEs. f-^ojez ce mot. ( GiiBOL'RT. )
CONSOIIDE (GRANDE); consolida mnjov, sjinphj tunt ojjicinalc; ^enlandrie monogynie Linn. ; borraginées Juss. Cette plante , fort commune, et qui appartient à une famille végétale dans laquelle les pi incipcs actifs sont loin d'abonder, a joui cependant d'une grande réputation, dont onrctrouve encore des traces , même de nos jours. Sa racine , vivace, allongée et peu rameuse, est d'un brun noir.'itre au dehors; en dedans elle est blanche, mucilagineuse et facile à rompre. Elle est sans odeur, et n'a qu'une saveur fade et douceâtre, avec un arriére goût très-faiblement astringent, sa décoction dans l'eau présente une grande quantité tle mucilage, et l'analyse y a fait découvrir un peu d'acide gallique.
Des propriéte's physiques de ce genre ne devaient pas faire présumer une bien grande efficacité dans les maladies; cependant on a attribué à la grande consolide des propriétés merveilleuses contre les hémorrhagies internes , et même (tant la prévention peut égarer l'esprit humain !) contre les luxations et les hernies. I<e nom de consoude , dans lequel on retrouve les idées de consolidation et de soudure, atteste ces singulières conceptions. Il est impossible , dans l'état actuel des connaissances , de r£garder la grande consoude autrement que comme une plante mucilagineuse; car la petite quantité d'acide gallique qu'elle renferme ne saurait être portée en ligne de compte. C'est comme telle seulement qu'elle a pu être utile dans quelques cas d'hémorrhagies actives ; encore doit-on observer que toujours des saignées jjIus ou moins nombreuses ont été préalablement pratiquées. Nous ne ferons que rappeler l'empl.ître de grande consoude qu'on appliquait jadis dans les luxations et les hernies, et dans lequel la substance qui lui avait donné son nom était loin d'être la plus efficace. Cet empl.ître d'ailleurs est absolument abandonné. On emploie encore la décoction et le sirop de grande consoude, préparations trop insignifiantes pour qu'il soit nécessaire même d'en indiquer les doses.
(F. Ratier. )
CONSTITUTION, s f. couslUutïo. Ce mot a reçu deux acceptions bien différentes dans le langage médical. Dans l'une, il exprime l'état général de l'organisation particulière de chaque individu, d'où résultent son degré de force physique , la régularité plus ou moins parfaite avec laquelle ses fonctions s'exécutent, la somme de résistance qu'il oppose aux causes de maladies, la dose de vitalité dont il est doué , et les chances de vie qu'il possède. Dans la seconde acception, le mot comlitulion , associé aux épithètes atmosphérKjue ^ méléoioiogique , épidéiniqiie , et médicale , exprime l'ensemble des conditions météorologiques sous l'influence desquelles certaines maladies se développent plutôt que d'autres.
On voit que dans l'une et l'autre acception , le sens de celte expression est assez vague. On dit d'un homme qu'il aune constitution bonne, mauvaise, Jorle ,Jaiblc ,fvéle , délicate , sèche, humide , etc. ; mais lorsqu'il s'agit d'assigner les caractères de chacune do ces manières d'être , on ne sait plus où les trouver. Aucun signe extérieur ne peut en effet les fournir, puisque, comme chacun le sait, on peut avoir une constitution excellente avec une cliétive apparence , et une constitution toujours maladive avec l'extérieur de la plus robuste santé. Hufeland a tenté, mais en vain , de créer un type de bonne constitution; tout ce qu'il a dit se réduit à ceci, que pour être bien constitué, il faut avoir des organes sains et exerçant régulièrement et harmoniquement eurs fonctions; ce qui veut presque dire qu'il faut se bien porter pour n'être pas malade. La découverte est vraiment admirable ! Il ajoute qu'il faut être gai , affable, com|)atissant , exempt d'ambition, d'avarice, et mcme de souci du lendemain; qu'il faut manger avec volupté et avoir des cheveux blonds , etc. Encore quelques traits, et Hufeland nous traçait le portrait de l'égoïste pour modèle d'une bonne constitution !
Eu résumé , on ne reconnaît une bonne ou une mauvaise constitution que par ses effets. Un homme est-il fréquemment malade au milieu des conditions hygiéniques les plus favorables, on en conclut qu'il a une mauvaise constitution, quelle que soit d'ailleurs son apparence extérieure; résiste-t-il au contraire d'une manière remarquable aux causes des maladies, on dit qu'il a une bonne constitution, alors mcmc qu'il présente les formes les plus grêles et les plus
délicates. C'est par Vé lucalion, la ^fmnastiqtie , et tous les moyens de l'/jj- (jiène, qu'on remédie aux mauvaises constitutions. ( Fdj'cz ces mot-s. )
Beaucoup de médecins se servent indifféremment des mots conuilulion , tempérament , et idiosyncrasu' . Voici , ce me semble , les différt nces qui existent dans la valeur de ces expressions. Constitution se dit de l'ensemble de l'organisation particulière de chaque individu; tempérament exprime la prédominance, au milieu de cet ensemble, de l'un des trois systèmes généraux ( nerveux , sanguin et lymphatique ) qui forment avec le cellulaire la trame de tous nos tissus; enfin , idiosjncrasie indique la prédominance , beaucoup plus circonscrite, d'un organe important.
Hippocrate attachait une grande importance a l'étude des constitutions médicales. Ce puissant génie eutrevoyoit déjà que le principal but des sciences est de préi'oir afin de /:>reVe/j/;' ou de guider , et dans son immortel traité «/e l'air, des eaux et des lieux , dans ses aphorismes ( troisième section), on le voit constamment occupé du soin d'établir des rapports entre les conditions météorologiques et les maladies. Mais l'imperfection des sciences physiques ne; lui permettait pas d'arriver à des résultais bien précis, et tout ce qu'il nous a laissé se réduit à de vagues aperçus sur l'influence de la chaleur , du froid, de la sécheresse et de rhumidilé.-( l^oyez Air. ) Nous n'en devons pas moins ad mirer cependant l'immense talent d'observation dont il fait preuve dans celte partie de ses travaux comme dans toutes les autres, puisque vingt siècles n'ont fait que confirmer la justesse de ses observations , et n'ont pu rien ajouter aux conséquences, toutes vagues qu'elles sont, qu'il en avait déduites. On a beauj vanter, en effet, les travaux de Sydenliam, de Stoll , de Lepecq de La Clo ture , de Pinel , etc. , sur les constitutions médicales ; ils ne contiennent rien que n'eût ani;oncé déjà le père de la médecine.
Tant que la science météorologique ne sera pas créée, il ne nous sera pas possible d'établir des rapports exacts , rigoureux, précis, entre les influencesj atmos|)hériques et les maladies qui paraissent en être les efl'ets. Vainement oiijj accumulera les observations barométriques , tlierraométriques , hygromélri-(> ques, etc. ; tant qu'un lien théorique ne viendra pas les enchaîner, elles resteront isolées, ne porteront aucun fruit, et ne pourront jamais conduire à unei seule application utile. Des faits, cjuelque nombréux qu'ils soient, ne formenti pas une science, et même , quoi qu'on en dise , on ne se livre bien à l observa-'i tion que sous l'inspiration d'une théorie , les faits passent souvent inaperçus si; le flambeau théorique ne les éclaire. Vienne demain un homme de génie qui| conçoive à priori une hypolhèse commençant à établir un rapprochement, ue; lien, entre la plupart des faits me'téorologiques connus , et vous verrez cet| milliers d'observations, muetfes , mortes, ensevelies dans les a/muai'rfi et Icsj journaux de mé tecine , prendre tout à coup un langage et acquérir une vie ,i une valeur scientifique dont elles sont aujourd'hui complètement privées , unC) foule défaits nouveaux se révélera chaque jour, à chaque instant, aux yeux, les moins atlenlifs; les applications commenceront à naître. Jusque là, tout ce) qu'on écrira sur les constitutions atmosphériques , ntétéorolo:^iques ou méJiea-^ les , ne sera que la répelitiomou la paraphrase de ce qu'en a dit Hippocrate, etj ne fera point faire le plus léger pas à la science. j
Ce langage déplaira sans doute à plus d'un lecteur; il eat redevenu de mode( depuis quelque temps de parler beaucoup de constitution médicale j et l'on liiei) trouvera bien hardi de m'attaquer à ce grand mot , à ce mot presque sacra-'j mental pour ceux qui l'emploient aujourd'hui. Mais j'espère que tous les inéde-ij cins qui,voudront se donner la peine d'y réfléchir, se rangeront à mon avis; il*j reconnaîtront avec moi tout le vague des idées qu'il exprime ; ils sentiront laj nécessité de ne l'employer qu'avec réserve , et surtout ils ne s'en laisseront pasj| imposer par lui lorsqu'ils le trouveront dans les auteurs. Quand ils liront, par* exemple, que sous Sydenham la constilution méiWcAe c\.A\t inflammatoire ,\ qu'elle était asthénique sous Brown , bilieuse sous Stoll , et qu'elle est rede-) y cnwe inflammatoire depuis M. Broiissais , ils verront bien que ce senties iheo-j ries médicales qui varient souven l et non les constitutions , et que ce mot n est| là que pour expliquer et faire croire aux gens du monde et aux sols , coaimeiiti avec des théories et des traitemens opposés les médecins n'eu guérissent pasj moins toujours le même nombre de malades, et, bien entendu , le plus grandi nombre possible. I
Notre savant collaborateur et ami. M. Londe , a déjà indiqué à l'article Al» i l'influence de la chaleur, du froid, delà sécheresse et de l'humidité sur la pro-j duction des maladies en générai; les articles Endémie et Épidémie compléteront, tout ce qu'il y a à dire sur cette matière, (yoyez ces mots.)
Hippocrate . De aerc , locîs el ncquis, Ajdiorîsniî , scclio 3. «
Sj denham. Opeia omnra, iu-S". Geneva , 17'i9.
Retz. La mctt^orologie ap[i!iffuée :\ la nicdccine. Bruxelles ,1776.
Li-pcci/ de La Cloluref Olisei valioris sur tes mata (lies épiilémique.?, 2 vol . 10-4". Paris, 1778 SlulL. Katio niedendi in nosocomio prulico vin Jol)oncïisi. Vienne, 1787. Osanam. Histoire médicale géucraie el parliculiére des maladies éjiidétniqucs , contagieuift 5 vol. io 8°. Paris et Lyon , 1823.
( L.-Ch. ROCUE. )
CONSULTATIONS. La pratique de la médecine et celle de la médecine légale nécessitent assez fréquemment des consultations. En médecine pratique, on donne ce nom à l'adjonction mouientanée d'un ou plusieurs médecins au médecin traitant, dans le but de l'éclairer dans les cas ilifliciles , dans le diagnostic , el, le plus souvent, dans le Iraitenientde la maladie ; ou bien à l'avis par écriti d'un ou de plusieurs médecins sur une maladie dont on a tracé l'histoire détaillée et qu'on leur a fait parvenir.
La consultation médico légale consiste principalement dans l'examen approfondi de tous les rapports médicaux faits eu justice sur une affaire criminelle ou