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ais ce n'est plus alors une inflammation aiguë, et qui réclaïne l'emploi franc direct des antiphlogistiqnes.

2» Ce que nous venons dire des traces que l'inflammation laisse dans les caivrcs d'enfans enlevés par la coqueluclie peut déjà servir à ])réciscr le siège 1 mal dans les voies aériennes , et non dans les muscles respiratoires , ou dans s nerfs pulmonaires; car l'observation de M. Brescliet , sur l'altération de ces rfs , est resiée sans confirmation valable. Maintenant, est-ce un spasme ou le obstruction mécanique qui produit les accès , et le spasme ou l'obstruction it-ils leur siège dans la trachée et le larynx , ou bien dans les rameaux des onches ? Malgré l'autorité de Laennec , je pense qu'il n'existe dans ces l aeaiix qu'un état catarrhal; je pense que la formation continuelle d'une muco té visqueuse dans ces rameaux (signes permanens du catarrhe pulmonaire ) en ■oduit enfin une quantité suffisante pour être portée jusque dans les troncs 'onchiques et la trachée ileveuus trcs-sensibles en raison de leur inflammation ;ymptômes précurseurs de l'accès) ; que cette sensibilité détei mine sympaiquement et les secousses de la toux et la constriclion du laiynx ; que celle nstriction est la seule cause cjui rend si sonore, si incomplète et si difficile nspiration ; que cette difficulté, cette imperfection même sont les seules caus qui empêchent d'entendre alors le bruit respiratoire dans les cellules pulonaires (Laennec , Guersent) ; qu'enfin cette constriclion ne cesse, ainsi que toux, que quand les mucos ilés filantes , enfin détachées , sortent des voies iri'Cnncs où elles s'étaient formées. Si l'on veut réfiéchir^ux phénomènes qui campagnent le passage dans la trachée d'une quantité de liquide sullisante )ur arriver jusqu'aux grosses bronches , quoique trop faible pour obstruer la nquantième partie des cellules pulmonaires , si l'on se rappelle la toux conilsive,les inspirations sonores, la dyspnée qui s'observent alors, on sera trté, je pense, à admettre la théorie que je viens d'énoncer. Cette théorie n'est point indilférenle pour la pratique ; elle nous apprend le c'est dans l'état catarrhal que git le principe du mal , et que c'est lui qu'il ut attaquer; aussi trouvera-l-on , en jetant un coup d'œil attentif sur la liste is moyens empiriquement proposés contre la coqueluche , que son traitement frère peu de celui du véritable catarrhe pulmonaire, soit aigu . soit chronique, q«e les antispasmodiques les plus puissans n'ont fait que diminuer peut-être violence des quintes lorsqu'ils n'avaient })as , comme l'opium et autres narliques , une action reconnue sur l'affection catarriiale. On peut , je crois , endre une idée du degré de puissance des antispasmodiques proprement dits Qusc , etc. ) , dans la coqueluche, d'après celui que la volonté même y monquelquefois. Ainsi , lorsqu'on peut parvenir h faire boire un enfant pendant ccès , on en abrège sensiblement l'intensité et la durée ( Laennec) : il est évint qu'on ne peut expliquer celle particularité que par les efforts que l'enit fait à la fois pour boire et partant pour résister à la toux; mais on ne guérit s ainsi la coqueluche.

Traitement dans la première période. — Sans partager l'exagération deMars et autres sur l'ulililé des saignées, au début de la coqueluche, nous devons re cependant que l'application des sangsues sur le thorax nous a paru en diinucr l'intensité, en réduire considérablement le cours , et même prévenir ut-être la transformation imminente d'un catarrhe aigu en coqueluche réelle, est surtout lorsque les symptômes inflammatoires et fébriles sont intenses le les évacuations sanguines se montrent avantageuses , et il est même nécesire de les réitérer à plusieurs reprises, si l'on veut prévenir la terminaison aie que quelques épidémies ofiVent à cette époque. Dans le cas contraire eu ou point de fièvre , inappétence, langue saburrale , vomiturilions glai- [ises ) , on peut se dispenser des saignées même locales. Le vomitif dans ce s procurera des avantages réels, et cependant même alors il ne peut èire 'avantageux d'appliquer une ou deux sangsues entre les insertions des mus- • !S sterno-mastoidiens au sternum. Je n'ai pas besoin de dire que le régime et I médications intérieures doivent être accommodés au caractère inflamma- ! re de cette période ; les mucilagineux , les gommeux , les émulsions , le lait , petit-lait sont alors indiqués , des lavemens émolliens ou quelques doux laxa- 3 peuvent aussi convenir; une diète sévère ou modérée , selon l'intensité des cidens , est aussi plus que jamais nécessaire.

Traitement de la deuxième période. — C'est alors seulement qu'on obtient un aotage notable de l'application extérieure des stimulans les plus énergiques ; vésicatoire sur le sternum ou sur les deux côtés du thorax m'a paru pi ocui cr soulagement manifeste, et la pommade d'Autenrieth ( axonge trois gros , •tre slibié un gros ) n'agit probablement pas autrement: mais les pustules pioliformes qu'elle produit elles ulcérations douloureuses qui leur succèdent ont semblé contribuer pour beaucoup à l'amaigrissement c{ui survient parfois ' ns cette période. Une dérivation bien plus douce serait obtenue des bains de ■peur, et c'est probablement en favorisant, comme le feraient ces bains , la inspiration, qu'on a pu obtenir de bons cn"ets des frictions huileuses ( Pou- '|«coN, Laennec).

Quant aux médications intérieures , les toniques et les narcotiques sont ici , iname dans le catarrhe pulmonaire subaigu ou chronique , les moyens que Ispériencea démontré être les plus efficaces. Dans des coqueluches légères, liirop de coquelicot ou l'infusion des fleurs de celle môme plante m'ont plus une fois su-ffi pour faire tout disparaître; c'est à Paris même que j'en ai obhu ces heureux effets ; à Montpellier les mêmes préparations m'ont fait voir ' é action irritante qui tient sans doute à l'influence de la chaleur du climat '[■'la plante même. Dans des cas plus graves , opiniâtres et anciens . j'ai arrêté jur ainsi dire subitement la maladie par l'emploi d'une préparation que j'ai 'iijours opposée avec avantage aux catarrhes chroniques : c'est un mélange de 'op de kina et de sirop de pavot ou de coquelicot convenablement étendus et

pris à la dose de demi-once à une once ou même plus dans les vingt-quatre heures. Voilà ce que l'expérience m'a appris , elle m'a aussi fait voir que , la deuxième période une fois établie , il fallait la plupart du temps lui laisser parcourir l'espace de plusieurs semaines , d'un mois même , avant de pouvoir la supprimer avec certitude. C'est après une pareille durée que tant de spécifiques se sont montrés efficaces.

Il ne faut pas croire cependant que la nature ferait souvent seule les frais de la guérison après un pareil espace do temps; l'expérience de tous les jours démonlie le contraire, et voici un court exposé des méthodes de traitement qui sont recommandées par les personnes les plus dignes de foi pour abréger la durée du mal et l'enlever même s'il est peu opiniâtre.

Hufeland et Laennec se sont souvent bien trouvés de l'emploi de la belladone, administrée en poudre ou en extrait à la dose de 1/8 à 1/2 grain matin et soir; l'extrait de narcisse des prés a présenté des succès réels, mais assez rares. La jusquiame , la laitue vireuse doivent être dans le même cas.

INL Guersent recommande un mélange , par parties égales , d'oxide de zinc , de belladoneet de ciguë (sans doute en poudre et en substance), dont on donne d'abord 3/1 de grain trois fois par jour; cette dose est augmentée peu à peu.

]\L Jolly a combiné ensemble avec beaucoup d'avantage le sulfate de quinine, la belladone et l'opium. Cette préparation doit en effet se montrer plus énergique et plus puissante que celle dont j'ai plus haut loué l'efiicacité , d'après ma pratique particulière.

Le kina sans auxiliaires ne paraît avoir eu de véritables succès que lorsque la maladie présentait une périodicité réelle ; et quant aux préparations antimoniales , sulfureuses, balsamiques ( sirop de tolu ) , aromatiques ( hyssope, lierre terrestre , etc. ) , alliacées ( scille ) , il est évident qu'elles ont pu offrir autant d'eflicacité ici que dans les vieilles afi'eclions catarrhales , mais elles paraissent avoir agi bien moins utilement dans le plus grand nombre des cas que la combinaison des toniques et des narcotiques.

Pour terminer cet article nous dirons un mot de quelques autres médications empiriques vantées par des auteurs modernes , mais qui ne nous semblent ni assez sûres, ni surtout assez innocentes pour mériter la confiance des praticiens dans la majorité des cas, bien cju'elles puissent être applicables dans quelques circonstances pai ticulières.

Au premier rang nous plaçons la méthode de Fothergill, encore employée en Angleterre , et qui consiste dans la répétition journalière , pendant plusieurs semaines, d'un vomitif plus ou moins actif. Nous ne doutons pas qu'on n'ait ainsi abrégé quelques coqueluches ; mais il est probable qu'on en a aussi aggravé plus d'une. Pearson a vanté le carbonate de soude , mais il y joignait l'opium et la mvrrhe.

Fielding a préconisé la teinture de digitale pourprée, Hufeland celle de cantharides à la dose de 3 à 8 gouttes par jour; Thiel s'est loué de l'acide muriatique, et ses succès ont été confirmes par Hencke ; Linnée avait mis en honneur le leduni palustre ; Van Woensel le muscus py xidoidcs , et il n'y a pas jusqu'à la graisse du veau marin qui n'ait obtenu la qualification de spécifique; tous moyens qui nous semblent, du moins jusqu'à nouvelles preuves, ou infidèles ou dangereu.x.

Quant au régime à suivre dans cette deuxième période , il doit être plus substantiel que dans la première ; cependant les repas seront légers et plutôt fréquens , s'il le faut ; car les quintes sont plus violentes lorsque l'estomac est surchargé. Principalement végétale dans le principe exclusivement même, ou bien remplacée par le lait s'il y a fièvre, etc. , la nourriture sera plus fortifiante , plus animale , si la maladie se prolonge ; mais , dans tous les cas , les cpices et les boissons spiritueuses devront êUe presque totalement interdites. Les vêtemens de flanelle seront indiqués si le mal est opiniâtre , et surtout s'il y a de fréquens retours du catarrhe pulmonaire à l'état aigu, ou si le catarrhe chronique est décidément établi.

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COR, S. m. cai'us, gcmursa; tumeur épidermique, dure, circonscrite et calleuse, qui se développe aux pieds. Les sujets dont la peau est sensible, délicate et fine, sont plus exposés aux cors et en souffrent davantage que les autres. Ces exubérances de l'épiderme se manifestent principalement aux endroits ou des chaussures trop étroites exercent sur les parties saillantes des os du métatarse ou des orteils les plus fortes pressions. On les observe fréquemment, par exemple, au dessus des articulations des phalanges , au côté externe de la tête du cinquième os du métatarse , et , à la plante du pied, vis-à-vis des extrémités antérieures des trois permiers métatarsiens. Entre les orteils, on en rencontre encore très-souvent, soit dans les endroits oii les têtes articulaires des

CORDOIN OMBILICAL.

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