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IV. CORPS ÉTRANGERS DAKS LES ARTICULATIONS

Indépendamment des substances venues du dehors qui peuvent pénétrer dans les cavités synoviales, à l'occasion de leurs blessures, les articulations sont exposées à receler des concrétions cartilagineuses ou osseuses plus ou moins considérables. Les corps étrangers de ce genre ont été surtout observés au genou ; ceux du coude sont déjà fort rares , et l'on a cité à peine quelques exemples de leur existence dans les autres articulations. Ils paraissent avoir leur origine dans le tissu cellulaire sous-sj'novial , qui , modifié par des causes encore fort obscures d'excitation, s'épaissit, devient fibreux , puis cartilagineux, et forme des concrélions , dont l'accroissement ne pouvant avoir lieu au dehors, à raison de la résislance des tissus fibreux, se dirige vers la cavité articulaire. A mesure que celte saillie du corps étranger devient plus considérable , la membrane synoviale se rapproclic en arrière , et lui forme un pédi-

cule de plus en plus étroit et alongé , dont la rupture le rend enfin enlièn' ment libre. Telle est la théorie la plus simple et la plus satisfaisante de l'or gme long-temps inexpliquée des concrétions articulaires. Elles sont , en effelî toujours revêtues par un feuillet synovial ; on les a rencontrées , tantôt à peirij saillantes dans l'articulation , tantôt déjà pédiculées , et tantôt portant encoii le débris du pédicule rompu qui les attachait aux parties voisines , ce qui n saurait laisser que peu de doutes sur leur mode de formation. Sont-elles su; ceplibles, après leur entier isolement, de s'accroître encore, et d'éprouvc d'ultérieures tr;insformations , comme de passer de l'état cartilagineux àl'éti, osseux? Leur organisation évidente, qui les fait différer de toutes les concici fions formées par les élémens cristallisables de nos humeurs , ne permet pas di le penser. Il est présumable qu'elles sont bien plus susceptibles de s'user etd disparaître, par le frottement et l'absorption, que de recevoir de nouveau accroissemens.

Quoi qu'il en soit , les corps étrangers articulaires ne déterminent d'accidenî qu'autant qu'ils sont amenés , durant quelque mouvement, entre les cartilagei opposés de la jointure , qui s'en trouvent froissés ou même confus. Une dou leur vive et subite arrête alors instantanément raction de la partie , etla main tient immobile , jusqu'à ce cjuc le corps, en se dégageant spontanément comm le ferait un noyau de fruit pressé entre les doigs , ou en se déplaçant par le tentatives de mouvemens que faille malade, reprenne immédiatement toutes liberté. Ces phénomènes , en se reproduisant à des intervalles irréguliers e variables, peuvent bien faire présumer l'existence des concrétions articulairesj mais le diagnostic n'est complètement établi que lorsqu'on parvient à senti celles-ci à travers les parties molles environnantes.

Aucun autre moyen que l'extraction ne peut être opposé avec succès au:i accidens que leur présence détermine. Il importe même de ne pas trop tarde! à y recourir.; afin que les tissus n'aient pas contracté , sous l'influence de doui leurs trop souvent répétées , des lésions obscures , qui les disposeraient ensuite! à l'inflammation aiguë, et augmenteraient ainsi le danger de l'opération. Comm« celui de toutes les plaies pénétrantes des articulations , le pronostic de celle c' doit toujours être douteux et grave; car si l'on voit des sujets guérir sans acciij dent et avec rapidité après l'avoir supportée , chez d'autres, par oppositionil elle est suivie d'inflammations intenses , qui ont cjuelquefois nécessité l'ampu j tation du membre, ou occasionné la mort.

Pour extraire les corps étrangers qui nous occupent , il faut attendre qu'il " se pre'sentent vers quelques-uns des points de la circonférence des articulation où la capsule est le plus lâche , et où il existe le moins de vaisseaux et de par ties molles à diviser. Tels sont, pour le cenou, les côtés de la rotule, et,poui le coude, les bords de l'olécràne. Quelquefois on peut, à l'aide de douce pressions, faire glisser jusqu'à ces endroits le corps étranger, qui se fait senli 'j^^^ à de plus ou moins grandes distances. Le membre étant ensuite maintenu dan l'extension , le chirurgien, convenablement situé, applique les doigts de li main gauche sur la partie malade, de manière à fixer, d'une part, la concre-' tion, et de l'autre à tendre la peau qui la recouvre , après l'avoir déplacée er la tirant en avant ou en arrière. Cette main doit rester ensuite immol)ile, taii'ij dis qu'avec le bistouri dont l'autre est armée , on divise successivement toute!» les enveloppes articulaires , jusqu'au corps étranger^ qui sort quelquefois spon-' tanément , et que dans d'autres circonstances on est obligé , ou de saisir avec les pinces à ligature, ou de dégager à l'aide du manche île la spatule, glisse derrière lui comme un élévatoire. , .^^^

Il importe que les opérations de ce genre soient exécute'es de la manière la - -^^^ plus méthodique, et en froissant le moins possible les tissus. I ''.ncision doitj être plutôt trop étendue que trop restreinte; et si quelque pédicule retient^ ■ encore le corps étranger, il faut le diviser avec les ciseaux au lieu de tirer suri fi lui et de le rompre. J'ai la conviction qu'un grand nombre des accidens ob-j ^^^^ servés à la suite de ces opérations, d'ailleurs si simples et si faciles en appa-j rence , dépendent de l'oubli de ces préceptes. |

L'intérieur de la jointure ne doit être laissé que le moins de temps possible! exposé à l'action de l'air. Aussitôt après la sortie du corps étranger, il faut, après avoir abstergé le sang de la plaie , abandonner la peau à elle-même , U ^ laisser venir obturer la plaie faite à la capsule, puis réunir sa propre division ^ de la manière la plus immédiate , à l'aide de bandelettes agglulinatives. Un ban- ^ dage unissant , légèrement compressif, le repos le plus absolu , une abstinence : sévère des alimens, et toute la rigidité du traitement antiphlogistique , seront | ensuite mis en usage, afin d'assurer la réunion et de prévenir ou de com- ^ battre les accidens qui tendent à se développer. ( Fojez Arthrite.)

§ V. corps étrangers arrêtés dans la substance des organes. ^

Les tissus vivans ne supportent , ainsi qu'on peut le voir d'après tout cc qui , précède, qu'avec une sorte d'impatience , et pour ainsi dire malgré eux, la présence des corps qui leur sont étrangers. Les solutions de coutinuilé que ^ ceux-ci compliquent, acquièrent par cela même un surcroit de gravile , cl !« , première indication qu'elles offrent consiste à les débarr^isser au plus tôt des , causes matérielles et permanentes de plilogose qu'elles i cnlermciit.

Des phénomènes , variables selon le degré d'inicnsilé de l'irrilation , et aussi selon la disposition des organes et la tendance des mouvemens vitaux dans les parties blessées, se manifestent constamment alors. Celte irritation est-elle violente? une tuméfaction large et profonde , des douleurs plus ou moins aiguës, de la chaleur, de la fièvre, l'accompagnent et la caractérisent. Un abcès la termine enfin d'autant plus promptement qu'elle s'est développée avec plus de force ; et par l'ouverture qui donne issue au pus, s'échappe spontanément, où peut être aisément retiré le corps anormal qui a provoqué tout le de^sordre.

Lesinslrumens aigus, tels que les aiguilles, les épingles , les fragmens d'epecs,

COUPEROSE

COUPEROSE

1 ic produisent dans quelques ca»que des mouvemens organiques lents et ob- , curs , qui ont pour résultat de les rapprocher de l'une ou de l'autre des surices interne ou externe du corps vivant. Ils cheminent entre les muscles , les s, les tendons, en respectant presque toujours les nerfs et les vaisseaux, préédés par l'usure des parties placées au devant d'eux, et suivis de la cicatrisaion progressive du passage qu'ils se sont ouvert. En beaucoup de cas , aucune oulear, aucune gène dans les fonctions des parties traversées n'annoncent la résence ou l'approche du corps étranger , jusqu'à ce qu'il arrive à la face inerne de la peau. Une tumeur rouge , circonscrite , douloureuse , analogue à elle qui constitue le furoncle, annonce ordinairement alors sa présence sous ette membrane , dont le tissu résistant et sensible ne se laisse pas aussi facilelent traverser que celui de la plupart des organes profonds. Une incision légère jffit pour découvrir la pointe du corps étranger , qu'il est aisé de saisir ensuite t d'extraire avec des pinces à ligature. Quelquefois même l'extrémité de l'intrnment apparaît au dehors sans inflammation préalable, et peut être retirée vec les doigts ; mais cela n'a lieu que pour les corps très-minces et très-acérés. )u trouve, ainsi que je l'ai dcjà dit, dans les recueils des observateurs une )ule d'exemples d'aiguilles, d'épingles , d'arêtes de poisson, d'épis de gramiées qui , après avoir été avalés , en plus ou moins grand nombre , sont venus prlir ainsi sur divers points île la périphérie du tronc ou des membres.

Enfin, il est des corps étrangers inoffensifs par leur forme autant que par sur composition , qui peuvent rester pendant de longues années , et même dulant toute la vie dans l'intérieur des organes , sans provoquer d'accidens notales. Les balles de plomb , de fer , de mai bre , et même de cuivre sont dans ce as. Tantôt elles restent dans le lieu qui les a d'abord reçues; tantôt, au conraire , obéissant à leur pesanteur , elles descendent, en écartant les lames cclileuses, et en suivant les sinuosités des intervalles des organes , jusqu'à ce u'elles trouvent des parties assez serrées ou des plans assez solides pour les etenir. On en a vu parcourir ainsi toute l'étendue du bras, de la cuisse ou de 1 jambe, et ne s'arrêter qu'aux environs des articulations du genou , du coude \ • udu pied. Un kyste celluleux , mais qui devient graduellement, chez beauoup de sujets , fibreux ou même fibrocartilagineux , entoure ces corps étraners, les maintient dans les lieux qu'ils occupent et les isole des organes oisins. Lisse à sa surface interne, que lubrifie une sérosité plus ou moins ' bondante , cette enveloppe est un organe actif d'absorption, ainsi que le , onstatent les rainures et les aspérités que présentent les corps étrangers qui ' nt séjourné pendant long-temps dans les parties vivantes. Celte absorption nirait même parles faire entièrement disparaître, comme on l'observe pour ;s caillots sanguins, et dans quelques cas pour les fragmens d'os, pour les lorceaux de peaux préparées , si la plupart d'entre eux n'opposaient à son acivité une résistance trop opiniâtre.

Autant il est utile de rechercher exactement et d'extraire sans retard les orps étrangers qui compliquent les plaies récentes , autant on doit être réservé our l'exécution des opérations que nécessitent la découverte et la sortie de es corps, lorsqu'ils séjournent depuis long-temps dans les tissus , et que les larties sont cicatrisées autour d'eux. On doit les abandonner, toutes les fois u'ils n'occasionent ni douleur forte, ni gène considérable dans les fonctions, i diflbrmité hideuse dans l'aspect des organes. Plusieurs fois, et j'en possède es exemples , les incisions pratiquées alors de complaisance , et les manœures qu'on a été obligé de faire pour amener le corps étranger au dehors , ont titraîné des accidens graves , et même des résultats funestes. Les incommoités éprouvées par le blessé, lorsqu'une balle , en comprimant un nerf, ou un endon , nuit au mouvement d'une articulation, ou s'oppose aux contractions 'un muscle , peuvent seules autoriser le chirurgien à diviser les parties, à prooquer de nouvelles douleurs, et à soumettre l'organisme aux chances, tou- )urs incertaines , d'opérations dont la gravité ne saurait être exactement alculée d'avance, à raison des dispositions insolites que les tissus sont suscepjibles de présenter, soit dans leur organisation , soit dans leurs rapports mu- □els. Ces opérations , au surplus, varient selon les régions que les corps étraners occupent , et se dérobent à toutes les règles autres que celles qui consistent

ménager autant que possible, en les pratiquant, toutes les parties imporibntes , et à faire des incisions assez étendues pour que l'on n'ait besoin d'exerer sur les tissus mis à découvert aucune violence susceptible d'augmentei leur îndance à l'inflammation. La réunion immédiate des plaies sera toujours opéiée ensuite, afin d'en obtenir la cicatrisation la plus prompte et la plus rcgulère possible. {Fojez , pour de plus amples détails , les articles Plaies , et surout Plaie d'armes a feu. )

Ajoutons, pour terminer l'histoire des. procédés chirurgicaux , dont la préence de corps étrangers nécessite l'emploi , que , toujours , après leur extracion , on doit s'efforcer de prévenir ou de combattre , à l'aide des caïmans inâfieurs et externes , des bains, des saignées générales ou locales , et enfin du caitement antiphlogistique le plus rigoureux, l'irritation et la douleur qu'ils euvent avoir déterminées dans les parties qu'ils occupaient, ou que les opéraions elles-mêmes ont produites. Cette règle ne soufi'repas d'exception, et l'on e saurait presque jamais la méconnaître sans danger; car , après avoir délivré iorganisrat des objets qui le blessaient, on le laisserait encore exposé à une jpule d'accidens, si l'on ne remédiait aux lésions qu'il peut avoir éprouvées.

(L.-J. BÉGIN. J

COUENNE. Voyez Sang.

COUPEROSE, s. f. La couperose est une inflammation chronique et non ontagieuse des follicules de la surface de la peau , caractérisée par l'éruption successive de petites pustules , isolées , acuminées, non flucntes , dont la base jlus ou moins dure est entourée d'une auréole enflammée, disséminées sur les

DlCT. DE MÉDECINE ET DB CiIIKUUGIE PRATIQUES.

joues , le nez, le front, et sur les oreilles et la partie supérieure du col. A ces pustules succèdent quelquefois de petites indurations tuberculeuses, dures, rouges, circonscrites , presque indolentes , dont la résolution est difficile à obtenir, ou qui persistent toujours.

§ I^r. Dans sa forme la plus simple , la couperose s'annonce par de petites pustules , rouges , disséminées sur la face. Leur développement successif a lieu sans chaleur locale et sans autre sensation que celle d'un très-léger fourmillement dans la peau. Chacune de ces pustules nait , suppure et se dessèche, indépendamment de celles qui l'avoisinent. La suppuration est lente; ce n'est que vers le milieu du second septénaire que le sommet des pustules se couvre d'une très-petite croûte, mince et légère. Ces pustules sont fréquemment entremêlées de petits points noirâtres {lunncs) , plus ou moins saillans, formés par une humeur épaisse , solide et onctueuse , accidentellement accumulée dans les follicules de la peau. Lorsque ces petits points sont nombreux et rapprochés, la peau du nez prend un aspect gras ethuileux, et celle des joues devient rude et inégale.

Les pustules de la couperose sont quelquefois plus volumineuses; elles sont en même temps plus nombreuses et plus rapprochées ; leur forme est conoïde, leur base est large et ilure , leur couleur est d'un rouge violacé ; elles sont indolentes, et la .suppuration ne se montre à leur sommet qu'après plusieurs semaines. Elles sont quelquefois réunies en groupes , et tellement rapprochées, qu'elles semblent former une tumeur aplatie. Ces pusl ules sont plus enflammées chez les adultes , et surtout chez ceux qui sont doués d'un tempérament sanguin. Elles s'avivent par le plus léger écart de régime, par un séjour dans un lieu dont la température est élevée, etc.; et sous ces diverses influences , elles parcourent plus rapidement leurs périodes ; mais ordinairement aussi elles se succèdent en plus grand nombre. Dans cette variété, indépendamment des follicules, le réseau vasculaire du derme est lui-même affecté, et le tissu cellulaire sous-cutané correspondant participe quelquefois à la tuméfaction de la peau. Après leur disparition, la plupart de ces pustules laissent, sur les points de la peau qu'elles o^it occupés , une teinte livide et une dépression qui ne s'efface jamais.

Une autre variété de la couperose appartient plus spécialement à l'âge mûr. Quelques points rouges, développés sur le nez et sur les joues , deviennent le siège d'une démangeaison désagréable , après le repas , ou après l'ingestion des vins forts ou des liqueurs spirilueuses. Peu à peu cette rougeur du nez devient habituelle, ne tarde pas à s'élargir, prend une teinte plus vive, et ne tarde pas à être surmontée de petites pustules, peu nombreuses d'abord, qui se multiplient et se succèdent sans interruption , et dont le sommet légèrement jaune se détache d'une manière remarquable de la teinte violacée de la peau. Celle-ci reste habituellement injectée et conserve une teinte rouge violacée plus vive autour des pustules , ordinairement plus marquée le soir et après le repas. Les points sur lesquels elles se sont renouvelées plusieurs fois se tuméfient, se durcissent, et deviennent de véritables indurations tuberculeuses d'un rouge livide. Les veinules cutanées se dilatent et forment des lignes bleuâtres irrégulièrement disséminées sur la peau. La maladie s'éîend sur les joues, sur le front et le menton , et enfin envahit tout le visage ; les traits se grossissent, l'expression de la physionomie s'altère et prend un aspect désagréable. Lorsque la couperose dure depuis long-temps, la peau devient inégale et rugueuse, et quoi qu'on face , ne reprend jamais son état naturel.

Outre ces différences dans la forme , le nombre et la marche des pustules , la couperose présente une foule de nuances , suivant l'étendue qu'elle occupe, suivant son degré d'ancienneté et la nature des affections qui la compliquent. Quelquefois les pustules, bornées à un petit espace, sont rares , isolées , et ne laissent sur la peau, après leur disparition, qu'une légère rougeur; d'autres fois elles se multiplient , se succèdent rapidement , envahissent toute la face , et s'étendent même jusque sur le col. Lorsque la couperose est parvenue à ce dégré d'intensité, elle est souvent suivie de tubercules rouges ou violacés, plus ou moins volumineux; les conjonctives s'enflamment; les gencives deviennent douloureuses et se tuméfient, et les dents s'ébranlent à la suite d'une inflammation chronique de la bouche.

Enfin , dans quelques cas plus rares, la couperose n"étend pas son siège au delà du nez sur les ailes duquel s'élèvent des tumeurs rugueuses , livides, plus ou moins considérables. Tous les tissus élémentaires de cet organe se gonflent au point de donner, à cette partie de la face, une dimension double et triple de celle qui lui est ordinaire.

§n. La couperose se développe le plus ordinairement chez les hommes de trente à quarante ans; les vieillards en sont plus rarement affectés. Ses rapports avec les inflammations chroniques de l'estomac et de l'intestin sont fréqueiis et faciles à constîiter; sa liaison avec une affection du foie est plus rare , plus diflicile à reconnaître, malgré l'opinion contraire, souvent reproduite. Les femmes, plus souvent attaquées de la couperose que les hommes, en sont le plus ordinairement atteintes à l'âge critique. Cette éruption peut aussi survenir après la suppression du flux menstruel, disparaître après le retour de cette évacuation naturelle ou co'incider avec une simple dysménorrhée. Enfin, la couperose , rarement aggravée par la grossesse, disparaît, ou diminue souvent pendant sa durée. L'hérédité est aussi une des causes de la couperose, qui peut se transmettre successivement à plusieurs générations. On a supposé que les climats froids et humides avaient une influence marquée sur le développement de cette éruption , plus fréquente en Angletei re et dans le nord de l'Alleraagneque dans les contrées méridionales; mais cetlecirconstance peut être expliquée par l'abus que les peuples du nord fout généralement des liqueurs spirilueuses.

COUPEROSE

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