‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource]Chapitre 166 sur 234 · III SUI · texte numérisé non relu

III SUI

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CYSTOTOMIE.

iendrait de faire usage des teneltes imaginées par frère Côme , dont les deux larties s'articulent à la manière du forceps , et peuvent être séparément introuites de chaque côté du calcul. Lorsqu'elles y sont convenablement placées , a les unit; et l'on procède à l'extraction comme dans les autres cas. Les concrétions urinaires ne sont pas toujours enfin, renfermées et flottantes ans la cavité générale de la vessie. Tantôt ce viscère, inégalement contracté iir elles, les embrasse dans une poche secondaire , séparée par un large rétreissseraent ou collet de la partie restée libre pour recevoir et contenir l'urine, antôt le calcul , logé , étant encore fort petit , entre quelqu'une des cloisons Lillantes qui constituent les vessies à colonnes , s'y est accru , a repousse grauellement le fond de la cavité qu'il occupe , et a fini par se creuser ainsi une orte de kyste par l'ouverture trop étroite duquel il ne peut plus sortir. Dans iuelques cas enhn , des calculs descendus des reins, et arrivés à la fin de l'urch'e, s'arrêtent dans la portion du trajet de ce conduit la plus voisine de son rifîce, s'y développent , et finissent par s'y former une poche accidentelle plus u moins considérable. L'urine continue à glisser entre eux et les parois de i'uretère, et une partie seulement de leur surface fait saillie dans la vessie , à (ravers l'ouverture de c«f conduit. On a vu, dans ce cas , la partie vésicale du iorps étranger recevoir un accroissement notable, tandis qu'un prolongement audal plus ou moins long le retenait dans l'uretère. Quelquefois même ces deux [larties inter et exlra-vésicales , étant également développées, se trouvaient séarées par un rétrécissement circulaire , correspondant au rebord de l'orifice de |uretère , et présentaient une forme analogue à celle du jouet nommé diable , ont se servent les cnfans.

Il est ordinairement fort difficile de distinguer d'abord l'enchâtonneraent des ijlculs, et surtout de déterminer les dispositions variées que les parties peuvent tésenter pour les retenir. Si les teneltes portées jusqu'au corps étranger le ^ntent dans quelque région antre que la partie la plus déclive de l'organe, oa [^ut déjà présumer qu'il y est retenu par le resserrement des parois vésicales a devant de lui. Cette présomption deviendra une certitude lorsque, en voulut le saisir, on sentira que les membranes, constamment interposées entre et les tenettes, font éprouver par pincement de la douleur au malade , et opposent, en retenant l'instrument, h ce que l'extraction puisse être opérée, i, après avoir amené avec difficulté le corps étranger près du col de la vessie, 1 relâche alors les pinces, à raison des douleurs qu'éprouve le sujet, l'élasti- Ité des parois vésicales reporte proraptement le calcul dans le lieu qu'il occulit d'abord , et où il faut l'aller chercher de nouveau. Cette manœuvre ne ;iit laisser de doutes sur l'existence de ses connexions avec les membranes qui (imbrassent.

jL'objet le, plus important alors est de reconnaître les dispositions exactes que ^.'ésentent les parties qui produisent l'encliàtonneuient. Le doigt indicateur tle me ou de l'autre main sera introduit aussi profondément que possible dans la ssie afin d'explorer ce viscère. Les calculs arrêtés dans l'orifice de l'uretère )urront assez facilement être sentis par lui, ou portés à sa rencontre à l'aide ; deux doigts de la main restée libre, introduits dans le rectum ou dans le igin. Des pressions exercées sur l'hypogaslre et le ventre serviront également |abaisser jusqu'à l'organe explorateur les corps étrangers fi*és en avant, en lut ou sur les côtés. On ne saurait apporter trop de patience et d'attention à t examen et à ces manœuvres , car c'est de leur succès que peut seul dépene le choix et la pratique raisonnée des procédés opératoires qu'il convient employer. Jusque-là, on ne peut qu'agir au hasard, en aveugle , et exposer, ar conséquent , l'opéré à des chances d accident et de mort. iLe doigt ayant donc fait reconnaître la situation du calcul, l'étendue de sa irface qui est découverte, la forme, l'épaisseur, la densité et le degré d'étroi-

(se du bourrelet qui le retient et l'entoure, on peut, si ce bourrelet semble he , le calcul mobile et d'un médiocre volume , on peut, disons-nous, essayer glisser sur les côtés du corps étranger, soit les mors des très-petites tenettes, jt, mieux encore, les extrémités des pinces à polype, afin de le saisir immé- |itement, en dilatant le collet de la loge qu il occupe. Dans un cas semblable, arengeot porta sur le doigt indicateur la lame d'un bistouri entourée de linge sque près de sa pointe , et pratiqua un débridement qui fut suivi du dégage- ;nt du corps étranger et de son extraction. Il opérait , il est vrai , sur un enit de onze à douze ans , et le calcul était retenu derrière les pubis. Cette uduite devrait être imitée; mais le bistouri boutonné glissé entre la pierre le bourrelet membraneux à inciser conviendrait mieux que le bistouri aigu, devrait surtout être préféré au kiotome ou coupe-bride , imaginé par Dell. Cet instrument, analogue au pharyngotome , présente une gaine échan- |ée, qui devait être portée sous le bourrelet anormal, tandis que la lame, ^bord ramenée en arrière, et poussée ensuite en avant par un ressort placé |us la gaine de l'instrument , remplissait l'écLancrure et coupait la membrane peée sur sa route. D'un usage difficile et incertain , le kiotome est tombé dans ;»bli.

Littre avait proposé , lorsque les calculs enchàtonnés son recouverts en ande partie par une lame mince de la membrane muqueuse, de saisir cette ne avec les teneltes , de la froisser , de la déchirer et de la rompre; mais ou it combien ce procédé serait aisément suivi d'inflammation intense, et comîn les débridemens opérés avec le bistouri boutonné lui sont préférables, uns l'incertitude où l'on serait sur la nature de l'obstacle qui retient une pierre jchatonnée jusqu'au siège de laquelle on ne pourrait porter le doigt, il serait |rniis, après avoir saisi sa portion libre , d'essayer d e la dégager en impriint à la tenetle des mouvemens alternatifs de droite à gauche, de bas en haut ' de rotation. Si ces mouvemens sont peu douloureux et suivis d'une mobilité as grande de la pierre , ou doit les continuer jusqu'à ce qu'elle cède enlière-

rement. Dans le cas, au contraire , où ils occasionent de vives douleurs et ou le corps étranger reste solidement fixé à sa place, la prudence impose la loi de l'abandonner plutôt que d'exposer le sujet, en insistant trop, à de graves accidens. Lapeyronnie vit, après une extraction faite ainsi avec quelque violence, le malade périr peu de temps après d'hémorrhagie fournie par l'intérieur de la vessie. Il conviendrait mieux d'imiter la conduite de Ledran, c'est-à-dire de renoncer à l'extraction immédiate du corps étranger, mais de le pincer chaque jour, de l'ébranler, de le rendre de plus en plus mobile dans sa loge, et de le dégager enfin après un temps plus ou moins long. Quelques calculs retenus dans l'orifice de l'uretère ont été soumis avec succès à ce mode opératoire. »

Quant aux calculs adhérens à la vessie , ces adhérences prétendues résultent ordinairement de végétations élevées du fond du viscère, et qui se sont engagées entre les inégalités ou les anfractuosités de certaines pierres murales. Les corps étrangers de ce genre sont rarement attachés avec force sur le point qu'ils occupent : les fongosités qui les retiennent cèdent à des tractions modérées, et donnent seulement lieu , par leur déchirement, à des écoulemens sanguins plus ou moins abondans. On a quelquefois extrait de la vessie des portions de fausses membranes , denses, grisâtres ou brunâtres, parsemées de concrétions multipliées et dont la sortie a été opérée sans difliculté. Dans beaucoup de cas, des injections mucilagineuses répétées plusieurs fois par jour ont été utiles , afin d'achever d'ébranler et de détacher , soitces pseudo-membranes hérissées de calculs, soit les pierres retenues par des fongosités , de même que celles qui sont enchàtonnées et resserrées dans des loges plus ou moins étroites et solides.

La multiplicité des calculs n'apporte pas de changemens notables dans l'exécution des manœuvres que nous venons d'indiquer. Il est rare qu'après l'extraction d une pierre arrondie, aspéreuse , et comme on le dit, murale, d'autres concrétions existent encore dans la vessie. H n'en est pas de même lorsque la surface des corps étrangers est lisse, polie et coupée en facettes plus ou moins régulières. Dans ces cas, les calculs sont ordinairement multiples, et l'introduction des tenettes doit être réitérée jusqu'à ce que le dernier d'entre eu.x ait été extrait. Lorsque les dernières portions des corps étrangers ne présentent plus qu'un sable grossier, ou lorsque ion a écrasé des calculs trèsfriables , qui se réduisent en une sorte de poussière, la curette peut être employée pour retirer la bouillie qu'ils forment. Des injections faites à grande eau dans la vessie, avec une seringue terminée par un syphon percé en arrosoir, conviennent également alors, afin de laver l'intérieur de l'organe et d'entraîner au-dehors les portions les plus ténues et par conséquent les plus mobiles du sable urinaire.

Aussitôt que l'extraction est terminée , le malade doit être rendu à la liberté , placé dans son lit, et les soins consécutifs à l'opération doivent commencer à lui être administrés.

2" CrSTOTOMIE CHEZ LA FEMME.

§ V. Chez la femme, la vessie peut, comme chez les sujets de l'autre sexe, être attaquée par sa face antérieure ou sus-pubienne , par sa portion périnéale , et par son bas-fond. Les trois méthodes indiquées plus haut lui sont donc applicables, de même qu'à l'homme lui-même. De ces méthodes, la première ne reçoit de la différence du se.xe aucune modification notable. Il est à remarquer seulement, qu'après son exécution, on obtient plus facilement et plus tôt, sur la femme que sur l'homme , à raison de la largeur, de la dilatabilité et du peu d étendue de l'urètre , ainsi que de l'absence de la prostate à l'origine de ce canal, le rétablissement du cours de l'urine par sa voie normale.

Seconde méthode. — Cysiutomie périnéale. — La femme étant placée et maintenue, comme nous l'avons dit plus haut en traitant de la cystotomie sous-pubienne chez l'homme , sur un lit disposé à cet effet , et les mêmes instrumens ayant été préparés , le chirurgien peut pénétrer dans la vessie , en incisant les parties qui environnent l'urètre , ou par ce canal lui-même.

L Le procédé de Celse , qui consistait à repousser en avant le calcul à l'aide de doigts introduits dans le vagin, pour les femmes , et dans le rectum pour les jeunes filles , à le faire saillir , soit sur le côté du périnée , soit au-dessus de l'urètre , ce procédé , disons-nous , dans lequel les parties étaient divisées sur le corps étranger, n'est jamais mis en usage.

On a proposé toutefois, dans ces derniers temps , un procédé analogue à celui de Celse. Pour le pratiquer, un cathéter doit être introduit dans la vessie par l'urètre; la plaque de cet instrument, dirigée en bas, est confiée à un aide , qui tire sur elle , afin d'éloigner le canal de l'arcade des pubis. Le chirurgien alors écarte avec la main gauche les petites lèvres, découvre le vestibule, et, à l'aide d'un bistouri convexe, fait à cette partie une incision demi circulaire, qui suit le contour de l'arcade pubiennne , et embrasse l'urètre dans sa concavité. Le tissu cellulaire élastique et vasculeux sous-jacent est ensuite divisé successivement; et, l'urètre étant toujours tiré en bas , on arrive ainsi jusqu'à la vessie, à la face antérieure de laquelle on pratique, en prenant le cathéter pour guide , une incision transversale ou longitudinale suflisante pour l'extraction du calcul. La plaie a un pouce environ de profondeur; elle ne comprend que la membrane muqueuse, du tissu cellulaire spongieux , et le réseau veineux qui environne le col de la vessie; mais elle présente le double désavantage d'ouvrir cet organe sur le point le plus resserré de l'arcade des pubis, et de ne laisser entre cette ouverture et l'origine de l'urètre qu'une bride étroite et fragile , susceptible d'être aisément déchirée par les aspérités du corps étranger. L'extraction de pierres fort petites peut seule avoir lieu par cet endroit; celle de corps plus volumineux exposerait à de^ contusions et à

C YSTOTOMlE.

, CTSTOTOMIE.

des dilacérations dont une inflammation dangereuse, l'afFaiblissement du col vésical, ou peut-être même rinconiinence d'urine seraient la suite. D'aillturs, si l'on veut attaquer la face antérieure de la vessie , au-dessus de l'orifice de l'urètre, pourquoi préférer porter les instrumens au-dessous des pubis , où leur action sera gênée et difficile , plus tût qu'au-dessus de ces os, où ils trouveront un espace large et libre pour se mouvoir, et pour extraire sans violence les calculs les plus volumineux?

II. La cjstotomie latérale de Foubert et Thomas, appliquée à la femme, est entachée des mêmes inconvéniens , et doit être l'objet de la même proscription que chez l'homme.

m. Cj stotomie urétrale. Le canal excréteur de l'urine présente une voie bien plus courte , plus large et plus facile que tous les autres points du périnée pour pénétrer dans la vessie de la femme.

[o. Dilat/ition de Vurètve. Les observateurs de tous les temps rapportent des exemples de calculs plus ou moins considérables rendus spontanément par l'urètre. Middelton cite entre autres le cas d'une femme qui rendit ainsi une pierre du poids de cent vingt huit grammes, laquelle resta huit jours au passa-'e et fut enfin expulsée durant un accès de toux. Colot dit en avoir vu rendre une , aussi grosse qu'un œuf d'oie , qui resta également engagée pendant sept à huit jours dans l'urètre avant de s'échapper. Ces faits et une multitude d'autres moins extraordinaires, mais du même genre, doivent encourager, mais dans une juste mesure, les tentatives faites pour extraire, chez la femme, les calculs vésicaux , en d.ilatant l'urètre et en portant des pinces à travers la voie qu'il présente pour pénétrer dans la vessie.

Ce procédé par dilatation s'exécute de la manière suivante : la femme étant située comme s'il s'agissait de pratiquer quelqu'un des modes de cystotomie périnéale, le chirurgien introduit dans l'urètre et dans la vessie une algalie ordinaire, sur laquelle est glissé un gorgeret mousse et étroit à son extrémité antérieure, mais qui s'élargit près de son manche. L'algalie est alors retirée , et sur la concavité du gorgeret , dirigée en bas , est graduellement et lentement introduit jusqu'à la vessie, le doigt indicateur de la main droite , dont la face palmaire est tournée vers le pubis. La dilatation paraissant suilisante , de petites tenettes sont substituées au doigt, et le gorgeret étant à son tour ôté , la pierre est recherchée, saisie et extraite avec précaution, afin de ménager les parois du canal qu'elle doit parcourir.

I Souvent pratiqué autrefois, ce procédé opératoire ne peut convenir que pour les concrétions d'un très-petit volume ; il est fort douloureux , et il entraîne souvent de graves inflammations à l'urètre et à la vessie. Dans beaucoup de cas , le ressort de ces parties est pour toujours perdu , et les femmes restent affligées d'une incontinence d'urine incurable. On préfère donc généralement l'instrument tranchant. La dilatation ne convient que lorsque , en explorant la vessie, on trouve que le calcul est très-peu volumineux, et qu'il est facile de le saisir et de l'extraire immédiatement avec les pinces dites de Hunter, ou avec celles du lilhotriteur ordinaire, sans exercer sur le col de la vessie et les parois de l'urètre de trop grandes violences. Borné à ces cas spéciaux, ce procédé est préférable à l'incision des parties, à laquelle il faut recourir toutes les fois que des moyens doux sont impraticables.

Quant à la dilatation lente , proposée par Douglas , les femmes n'ont presque pu supporter pendant un temps suffisant l'éponge préparée ou la racine de gentiane placée dans l'urètre, afin de l'opérer. Elle est abandonnée.

2o. Incision latéralisée de l'urètre. — Pour pratiquer la cystotomie latéralisée par l'urètre de la femme , celle-ci étant' convenablement placée, une sonde cannelée volumineuse et h rainure profonde est introduite dans le canal excréteur et tient lieu du cathéter dont on fait usage sur l'homme. Sur cette sonde , dont la rainure doit être inclinée entre l'ischion et le vagin , est dirigée soit un bistouri boutonné, soit le couteau de Cheselden, ou tout autre instrument analogue, qui sert à diviser, en bas et en dehors, l'urètre dans toute sa longueur ainsi que le col de la vessie.

Les imitateurs de frère Côme substituaient à la sonde et au bistouri ou au couteau, le cystotome caché. Celui-ci étant parvenu dans la vessie , ils dirigeaient sa lame en bas et en dehors dans l'intervalle qui sépare le vagin de la branche du pubis gauche; puis le retirant , ouvert , dans une direction horizontale, ils pratiquaient au col de la vessie , et à toute l'étendue du canal qui lui fait suite, une incision semblable à celle qui constitue la cystotomie latéralisée chez l'homaie. Mais le vagin , qui a les mêmes rapports avec la vessie que le rectum dans l'autre sexe, pouvait être facilement blessé par l'un comme par l'autre de ces procédés. Les artères superficielles, transverse et honteuse interne, se trouvaient sur le trajet de l'instrument; et, durant les efforts d'extraction, l'angle inférieur de la plaie, ne comprenant aucune partie résistante, pouvait être aisément déchiré par des calculs d'un volume même médiocre.

3°. Incision bilnlérale. — Louis et Flurant imaginèrent d'inciser de chaque côté et en travers l'urètre et le col de la vessie , le premier, en introduisant dans le canal excréteur une tige aplatie et ouverte sur ses côtés, dans laquelle il engageait une lame tranchante, qui agissait à la manière d'un gorgeret double; le second en se servant d'un double cystotome caché. Ce procédé est analogue à la cystotomie bilatéralisée de l'homme ; mais privé de prostate , le col ainsi fendu, et en suite dilacéré par le passage du calcul et des tenettes, ne revenait pas facilement sur lui-même , et l'incontinence d'urine était assez fr(îquente. Tel est du moins le jugement qu'on en a porté; peut être serait-il convenable de le réviser à l'aide d'observations nouvelles.

4°. Incision supérieure. — Le procédé beaucoup plus simple de M. Dubois a prévalu jusqu'à ces derniers temps, près du plus grand nombre des praticiens, sur ceux dont il vient d'être question. Il consiste à diriger en haut la rainure

de la sonde introduite d'abord dans l'urètre , et à inciser ce canal ainsi qi Je col de la vessie dans cette direction , à l'aide du bistouri. Le cystotome |ijt remplacer ces instrumens : ce qui rend l'opération plus prompte et plus fare. Après cette incision le doigt peut être aisément porté jusque dans la vessie et sur lui les tenettes destinées à saisir le calcul. Durant l'extraction de celuiji l'urètre se déploie et se laisse abaisser ainsi que la paroi antérieure du v pour permettre la sortie de la pierre. Cependant, malgré sa simplicité, lésion peu étendue que supporte le col vésical, ce procédé expose encore femmes à l'incontinence d'urine , surtout lorsque le corps étranger présenti volume considérable ; et c'est afin d'éviter jusqu'à la possibilité de cette gi infirmité qu'on a eu recours de nouveau , durant ces dernières années à cision du bas-fond de la vessie par le vagin.

Troisième méthobe. — Cjstotomie vas^ino-vésicale. — Chez une femm soixante-huit ans , qui portait à la vulve une tumeur formée par la paroi a rieure du vagin, déprimée sous le poids de nombreux calculs que renfert le bas-fond de la vessie, Rousset incisa cet organe, fit l'extraction des c( étrangers et guérit la malade. Fabrice de Hilden, en agrandissant une fisie vésico vaginale , fit aussi avec un entier succès l'extraction de plusieurs cal vésicaux par le vagin. Méry proposa enfin ce procédé comme méthode génér et ses avantages avaient depuis long-temps frappé l'un de nous, M. Dupuyfi lorsque MM. Gooch , Clémot, Flaubert, Faure et Rigal la mirent en pratiq Ils furent imités par quelques autres chirurgiens, et ce procédé a pris r parmi ceux qu'on peut employer avec le plus d'utilité.

Fabrice voulait qu'à l'aide d'une petite curette introduite dans la vessie, appuyât sur le calcul, de manière à le porter en bas, et à le faire sailli travers le vagin, en déprimant sa paroi antérieure; ce qui permettait au ( rurgien d'inciser sur lui la cloison vagino-vésicale , et de l'extraire immciitement. M. Clémot introduit au contraire dans la vessie, selon le conseil'e Méry, une sonde cannelée , analogue au cathéter, dont la plaque doitie ensuite élevée, de manière à ce que sa convexité presse sur le bas-fond A^.3^ vessie, et le porte du côté du vagin. Cet instrument est confié à un aide, le maintient immobile; le chirurgien introduit alors dans le vagin un gorgi de bois, dont l'extrémité profonde appuie contre la sonde, tandis que manche, abaissé vers l'anus, déprime et repousse la partie postérieure l'orifice vaginal. La cloison vagino vésicale est alors parfaitement à découvtl et il devient facile, après avoir reconnu la rainure du cathéter, de porter j elle la pointe d'un bistouri droit, et d'inciser les membranes adossées des à organes dans une étendue suffisante, en commençant en arrière du col , eti prolongeant la section le long du bas fond de la vessie. Les instrumens s alors retirés , et le doigt introduit dans la plaie , en extrait immédiateme» calcul, ou sert à diriger jusqu'à lui les tenettes, à l'aide desquelles on devf: saisir et l'amener au dehors , en se conformant d'ailleurs aux règles étab plus haut.

Il est évident que la cystotomie chez les femmes est toujours moins dan reuse que chez l'homme. Mais si elle ne menace pas immédiatement la v elle expose davantage, du moins par tous les procédés qui appartiennent; méthode périnéale, à l'incontinence d'urine. Aussi, doit-on renoncer à l'incis de l'urètre dans quelque direction qu'on la pratique, excepté pour les cal peu volumineux, qui sortiraient presque spontanément par le canal s'il engageaient, et qu'on pourrait retirer avec des pinces à canule sans exer trop de violence sur les parties. Pour tous les autres cas , la cystotomie s; pubienne ou la méthode vagino-vésicale se présentent. L'une est accompagi quoique à un moincL'e degré, des mêmes inconvéniens que chez l'homi l'autre n'expose pas à beaucoup près autant aux fistules urinaires que la ni thode recto-vésicale , en même temps que le bassin de la femme est confor: de manière à permettre la sortie des plus gros calculs par les voies que la ture a disposées pour le passage du fœtus. Elle doit donc , si toutefois on s rapporte à l'expérience la plus récente, mériter la préférence , et le procéd< plus convenable pour la pratiquer est celui de M. Clémot.

§ VI. Traitement conaéculif à la cystotomie. — A la suite des opérations cystotomie pratiquées au-dessous des pubis , aucun pansement n'est nécessai soit que l'on ait divisé le périnée, soit que les instrumens aient pénétré di la vessie à travers le vagin ou le rectum. Le lit qu'on a fait préparer au mali doit être garni d'un large morceau de taffetas gommé ou de toile imperméabi surmonté d'alèzes épaisses destinées à recevoir l'urine. On empêche ainsi liquide de pénétrer dans les matelas et d'y devenir la cause d'une infection o. serait bientôt insupportable et dangereuse. Après avoir modérément échau le lit, afin de prévenir ou d'arrêter le mouvement de concentration vitale les frissons qui succèdent fréquemment à l'opération , le sujet y sera couc ; sur le dos, les cuisses légèrement fléchies et soutenues à l'aide d'un traver," placé sous les jarrets. Cette situation , dans laquelle toutes les parties sont rei chées , est la plus favorable à l'écoulement facile du liquide que fournit incc samment la plaie, ainsi qu'au renouvellement des alèzes qu'il faut chang fréquemment, afin d'entretenir la plus grande propreté autour du malad Un repos aussi complet que possible du corps et de l'esprit, une abstinen sévère des alimens, quelques boissons délayantes, des fomentations émollient faites sur l'hypogastre , tels sont les moyens dont il convient d'abord de fai généralement usage. Presque toujours , une potion anodine et antispasmodiq sera utilement administrée dans ces premiers instans, afin de calmer I agitatu morale et d'apaiser l'ébranlement nerveux que l'opération laisse ordinairemei à sa suite. Dans les cas les plus simples, lorsqu'aucune complication ne se m: nifeste, le traitement commun à toutes les maladies aigués , ajouté aux soi particuliers que réclament les plaies de la vessie, suffit pour conduire l'opéri

1 ¥ 'tii

Si

CYSTOTOMIE,

,|a (Tuérison. On voif, alors la solution de continuité suppurer, puis diminuer l'étendue , et Turine reprendre graduellement la voie de l'urètre. A mesure ju'il s'en écoule davantage par ce conduit, la plaie en fournit moins, et sa ticatrisalion fait des progrès de plus en plus rapides jusqu'à c^ qu'elle soit ;nfin terminée.

Les algalies placées à demeure dans la vessie ne conviennent qu'assez rarement, après les cy.-.totomies i)crinca!es , ou recto et vagino-vcsicales. Chez ia )lupari des sujets, elles fatiguent l'urèlre, irritent le col, provoquent de dves douleurs et deviennent insupportables, ou donnent lieu à des accidens ibscurs d'iiTitalion, qui prolongent le mal-aise général . entretiennent la suppuration et s'opposent à la cicalrisation des plaies. Il est donc préférable, ou l'abandonner à la nature le soin de détourner l'urine de la solution de contiiiiiité et de la diriger vers l'urètre, ou, si l'on redoute son séjour dans la essie, de répéter le calhétérisme aussi souvent qu'on le juge nécessaire. Quant us syplions proposés pour être ajoutés , soit aux algalics urttrales, soit aux anult's introduites dans la plaie de l'hypogastre après la taille sus-pubienne, Gn de puiser, à mesure qu'elles y arrivent, les moindres quantilcs d uiine tue peut contenir la vessie , ces inslrumens, ainsi que nous l'avons exposé plus Jaut, sont peu utiles comme agens de dérivation , et ne remédient pas aux iiconvéniens altacliés à la présence des corps étrangers dans des parties dont I faut avant toute tliose prévenir l'irritation et la [.hlogose. On doit donc les jejeter, ou du moins ne les mettre en usage qu'avec circonspection, en examinant les clFels qu'ils produisent , et en se tenant prêt il les supfjrimer auslilôt qu'ils sembleront agir d'une manière défavorable.

i Parmi les accidens susceptibles de coraprometire le succès de l'opération qui |ous occupe, l'hémorrhagie tient le premier rang. Ainsi qu'il résulte des des- Iriptions précédentes, il est très-rare qu'on n'ait aucun écoulement sanguin Ibondant à redouter à lasuitedes cystotoraies sus-pubiennes et recto ou vaginolésicales. L'l)émorrliagie qui résulte des opérations latéralisées ou bilatérales ieut provenir, soit de troncs artériels superficiellement placés sous les t('gulens et dans le tissu cellulaiie qui sépare les muscles, soit d'artéiioles plus profondément situées, quoiqu'il soit possible encore de découvrir leurs orifijpSjSoit enfin de l'incision des plexux artériels et veineux qui environnent le jbl de la vessie et des branches artérielles les plus piofoudes, nées de la ter- (inaison des hémonhoïdales supérieure et moyenne. Dans tous ces cas, il uporte, lorsque l'hémorrhagie se manifeste, de recliercher d'abord avec la dus scrupuleuse attention qu'elle est sou origine. Le sujet sera replacé dans (fie situation analogue à celle qu'il avait lorsqu'il fut opéré, on écartera les vres de la plaie , on explorera les portions de son canal qui sont accessibles à vue , et si le vaisseau ouvert laisse apercevoir son extrémité , on portera sur li, soit une ligature, soit un petit cautère en roseau; ou bien enfin on essaiera ; tordre ses parois, selon le procédé récemmc^nt préconisé pour celte opéraon hémostatique. {Fojez Torsiok. ) Il est si important de tenir la plaie libre • débarrassée de corps étrangers, toujours plus ou moins irritans, que si des latations de la plaie extérieure , dans quel([ue sens qu'il faille les diriger, mblent nécessaires pour mettre mieux à découvert la source de l'émorrhagie pour la rendre accessible aux moyens indiqués plus haut, il faut les pratiler sans hésiter. Le chirurgien ne doit rien négliger pour arrêter l'écoulement iiguin en agissant exclusivement sur le vaisseau ouvert.

rMais lorsque le sang s'écoule en nappe , par une multitude d'orifices capi- [îres artériels ou veineux qu'il est impossible de distinguer, le tamponnement id peut mettre un terme à l'héraorriiagie. Faisons remarquez' que la comession et la distension du trajet de la plaie, par quelque moyen qu'on Fo- Jie, détermine toujours dans les parties, de l'excitation , de la douleur, et •fpare souvent le développement des inflammations les plus graves. Il ne faut me pas se presser trop d'y recourir. Chez les sujets adultes et vigoureux, écoulement, après l'opération, de deux, trois ou même quatre et cinq palettes ■ sang ne doit pas effrayer. Il en résulte un affaiblissement salutaire , un dé- Tgement local susceptible de prévenir les accidens d'irritation qu'on a tant à jdouter. Peut-être s'alarme-l on généralement trop facilement et met-on trop t précipitation dans l'emploi du tamponnement. Qui n'a observé combien on ls»e avec avantage saigner et se dégorger les plaies accidentellement faites parties du corps les plus importantes? Pourquoi la même conduite ne ^•ait-elle pas adoptée et suivie du même succès après les blessures pratiquées îl'occasion de la cystotomie?

jLors, cependant, que l'écoulement persiste, que le sujet s'affaiblit outre psure, et qu'il devient instant d'arrêter l'hémorrhagie, on doit y procéder m relard. Le moyen employé à I Hôtel-Dieu , dans ces cas , est si simple et généralement adopté mamtenant qu'il a remplacé tous les autres. On s'y sert une canule en argent, longue de quatre à cinq pouces, de quatre ligues ivirou de diamètre, et ouverte à ses deux extrémités, dont l'une supporte fux anneaux latéraux , tandis que l'autre présente , outre son o*lverture terinale, deux hu-nes trous ovalaires au-dessous desquels est un sillon circulaire sez profond. Dans ce sillon est fixé le contor;- d'une sorte de chemise en lie solide, dont l'ouverture est plus évasée que le fond, et qui loge le coips t la canule elle-même. Pour faire usage de cet appareil, H malade étant nché sur le bord de son lit, les cuisses maintenues relevées et écartées par !S aides , l'extrémité libre de la canule , dépassant le sommet de la chemise, tenfoncée dans la pl^ie, sur le doigt indicateur gauche , ou sur un gorgeret lausse, jusqu'à ce qu'il plonge dans la vessie. Pendant qu'un aide ia soutient ns cette situation , le chirurgien écarte les bords de la chemise, et , entre «le et la canule, entasse assez de charpie pour distendre modérément et 'inprimer avec une force suffisante toute l'étendue des parois de la plaie. Un

ÛICT. DE IMÉDECliSE ET DE ChIRDRGIE PRATIQUES.

bandage en T, auquel on fixe la canule, à l'aide d'un cordonnet passé dans ses anneaux, soutient et affermit l'appareil.

En agissant ainsi , l'excrétion urinaire n'est en aucune manière gênée , et l.i compression peut être soutenue pendant un temps assez long pour dissiper les craintes relatives au retour de l'hémorrhagie.

Celle-ci, au lieu de se faire au dehors , a lieu quelquefois de telle sorte que le sang s accumule en totalité ou en grande partie dans le réservoir île l'urine. On est averti de cet accident lorsque le malade pâlit , que le pouls s'affaisse et devient fréquent, que le corp se couvre de sueur, bien qu'il ne s'écoule pas de sang à l'extérieur, ou que la petite |)ortion de ce liquide qu'en voit suinter ne puisse expliquer le développement de symptômes aussi graves. La région hypogastrique s'élève en même temps, devient douloureuse, et la vessie, irritée par la distension qu'elle éprouve, sollicite des efforts d'expulsion plus ou moins violens. Si alors on porte le tloigt dans la plaie, on trouve la cavité du réservoir urinaire occupée par des caillots accumulés et ne formant qu'une masse quelquefois très-dense et comme adhérente à ses parois. Dans ces cas, la première indication à remplir consiste à vider la vessie , à l aide d'injections répétées, du sang qu'elle contient , et à lui permettre de revenir sur elle-même. Si alors la coloration du sujet reparait, si le pouls se relève, on peut ne rien faire déplus, et attendre pour tamponner que l'hémorrhagie qui s'est arrêtée se renouvelle.

Règle générale, le tamponnement ne doit jamais être fait qu'après l'exploration du réservoir île l'urine et l évacuation du sang qui peut être contenu dans .sa cavité. Sans cela il serait inutile et nuisible , en ajoutant à l'excitation des parties et en provoquant des efforts d'expulsion plus intenses. Il n'eft pas rare, lorsqu'il est appliqué, de voir le sang sourdre à l'intérieur, s'y coaguler, remplir de nouveau la vessie, reproduire les symptômes d hémorrhagie interne , et les muscles abdominaux, venant au secours des parois vésicales , expulser l'appareil, quelque solidement qu'il ait été fixé. Ou doit alors recourir de nouveau aux injections, vider l'organe, et rétablir la compression, en agissant avec plus d'exactitude que la première fois. Dans tous les cas, il convient de surveiller altetitivement le sujet, d'explorer à de courts intervalles la région hypogastrique , d'examiner l'appareil, et de pratiquer de temps à autre îles injections émoUientes ilans la vessie , afin d'entretenir la liberté de la cavité.

L'appareil de compression peut rester plusieurs jours en place. Durant ce temps, le rectum comprimé ne donne ordinairement issue ni aux matières stercorales ni aux gaz stercoraux ; et l'on est assez souvent obligé , a^in de soulager le malade, de porter dans l'intestin, jusqu'au delà des limites du tampon, une grosse canule de gomme élastique , par laquelle on fait des injections , et qui livre passage aux matières accumulées au dessus de lui.

Nous avons indiqué, en traitant de l'opération , les précautions à prendre afin d'éviter la lésion du péritoine, soit pendant la cystotomie sus-pubienue , soit durant la pratique de la méthode recto vésicale. Si cet accident avait lieu, il faudrait, dans le premier cas , 'réduire d'abord les parties sorties à travers la solution de continuité et veiller avec plus de sollicitude encore qu'en toute autre circonstance, à ce que l'urine trouve au dehors, par l'urètre ou par la plaie, une issue continuelle , libre et facile. Il est permis d'espérer que ces moyens , aidés de la compression que les viscères abdominaux exercent sur tous les points de la cavité qui les renferme , sulTu ont ()our prévenir l'épanchement de l'urine dans le péritoine, et écarter du malade le danger qui le menace La suture qu'on a proposé de pratiquer dans ce cas , à la membrane séreuse, serait inexécutable ou sans utilité. Si le péritoine était lésé dans la cystotomie recto vésicale , rien ne pourrait s'opposer à l'épanchement des matières et au dévelo[>pement d'une péritonite mortelle. Cette raison est une de celles qui doivent le plus faire préférer au procédé par le bas fond de la vessie, celui qui consiste à inciser le col de cet organe et la prostate . sans pénétrer jusqu'aux limites postérieures de ce corps.

Lorsque , en incisant , durant la cystotomie périnéale latéralisée , la portion membraneuse de l'urètre , on a piqué l'intestin, on peut, si cette ouverture est très-étroite , abandonner à la nature le soin de sa guérison. Dans les cas plus graves où elle a plus d'étendue, il convient de fendre sans hésiter toutes les parties comprises entre la plaie et l'extérieur. Ce procédé, conseillé et piatiqué par Desault, semble le plus convenable: il substitue presque la taille recto- vésicale au procédé latéralisé.

L'infiltration de l'urine aux environs des plaies et dans le tissu cellulaire du bassin est un accident assez fréquent, et toujours grave, à la suite de la cystotomie. L'épanchement peut avoirlieu, après les tailles périnéales, entre les couchescelluleuses du périnée, et sur les cotés du rectum, sans pénétrer au delà de l'aponévrose profonde de cetterégion; mais lorsque les incisions dépassent la circonférence de la prostate, l'urine trouve une issue jusque sous le péritoine. Les infiltrations qui succèdent à la cystotomie hypogastriqueaffectent presque constamment ce dernier siège, celui de tous qui entraine le plus de danger. Quelquefois, par cela même que l'urine exerce une action fort irritante, elle enflamme les premières portions des tissus qu'elle touche, et forme des foyers circonscrits autour desquels les aréoles cellulcuses deviennent rapidement imperméables; ce qui borne l'épanchement à des points peu étendus. Le moyen le plus efficacepour prévenir ce genre d'accident, consiste à pratiquer les incisions avec méthode, à ne dilacérer que le" moins possible le tissu cellulaire, et surtout, après l'opération, à assurer le libre écoulement de l'urine , soit par les plaies , soit par les voies normales. Lorsque, malgré ces précautions, des infiltrations se manifestent, on doit en combattre les symptômes à l'aide des moyens conseillés contre les phlegmasies aiguës , et si des abcès se forment, il convient de les ouvrir et de les traiter selon les règles établies au sujet des abcès urineux {voyez Abcès).

CYSTOTOMIE.

CYSTOTOMIE.

Les inflammations du tissu cellulaire pelvien , déterminées par la propagation jusqu'à lui de l'irritation dont la plaie doit devenir nécessairement le siège, n'ont que rarement lieu, lorsque, d'une part, cette plaie n'est soumise à aucune violence susceptible de contondre ou de dilacérer son trajet , et que delautre , le sujet est soumis après l'opération au traitement antiphlogislique et aux évacuations sanguines, générales et locales, conseillées dans toutes les blessures graves, et toutes les fois que l'on redoute l'invasion de symptômes inflammatoires intenses. Ces moyens conviennent également pour prévenir ou pour combattre les cystites auxquelles la cystotomie donne si souvent lieu.

A l'aide de ces précautions et de ces traitemens , la maladie suit dans la plupart des cas , après la cystotomie , un cours régulier. Les douleurs se calment, la fièvre des premiers jours s'apaise , la plaie se rétrécit, des bourgeons cellulenx et vasculaires s'y dévelo[)pent , 1 urine prend son cours par l'urètre, d'abord en faible quantité, puis en proportions plus considérables, enfin en totalité, et la guérison s'achève sans obstacle. Lorsque ce mouvement se ralentit et que la solution de continuité tend à se perpétuer , divers moyens doivent être employés afin de hâter ou de déterminer sa cicatrisation. Ces nouveaux procédés réclamés, non parla maladie primitive, mais par un des résultats éloignés de l'opération , seront e.xposés aux articles Fistules et Plaies de la vessie. Les exposer ici serait outrepasser les bornes tle cet article, et donner lieu à d'inutiles répétitions.

iS*. Pineau. Discours toiuliaiit l'invention, et insliuction pour l'opération et exiraclion du calcul de la vessie. Paris , 1610, in-8.

]y. Piètre. Ergo ad extrahendum calciilnm incidenda ad puLeni vesica. Paris, 163.''i , in-4.

e/. Mèry. Observations sur la manière du frère Jacques de tailler dans les deux sexes. Paris, 1700 , in-l'i.

Th. Algliisi. Lilliotomia , overo del cavar la pielra. Florence , 1707, in-8.

John Doiiglass. Litiiotomia Douj^lassiana wilh a course of opérations. Londres, 1719, in-4. Traduit en français, Paris, 1724, in-8.

Cet ouvrage est consacré à la desci'iption et à l'éloge de la méthode bypogastritiue.

James Douglas, Au account of tlie new nielliod of culting for tlie slone. [Philosophicnl Ivansaclioiis , year 1722.) — A history of llie latéral opérations. Londres, 1726, in-4. Traduit en français par Noguez , Paris, 1724 , in-12. — Appcndix to llie Iiistory , etc. Loudon, 1731, in-4.

Les écrits de Jacques Doublas portent l'empreinte d'un esprit observateur, et abondent eu remarques judicieuses , en résultats-pratiques intércssans.

Tf^. Clieselden. A treatise on the liigh opérations of ibe stone. London , 1723, ia-8. — A remarkable case of a person eut for tbe stone en llie new way , comnionly called ibe latéral. {Philosophical transaclions , year 1746.)

S. Morand. Observations sur la taille latérale , enseignée à Sauveur Morand, à Londres, en 1729. ( Hist. de l'Acad. des Sciences , 1766. )

S. Pje. Some observations on the several inelliods of litbotomy. LonJon, 1724, in-4,

J, Middlelon. A sbort essay on lilbotomy as il is perforujed ubove ihe of pubis. London, 1724, in-4.

H. F. Le Drnn. Parallèle des différentes manières de tirer les pierres Itors de la vessie. Paris, 1730, 2 vol. in-S. — Sup})Iérnent au parallèle des dilférentes manières de tirer les pierres hors de la vessie. Paris , 1756, in-8.

R.-C. de Garengeot. L'opération do la taille par l'appareil latéralisé, corrigé de tous ses défauts. Paris, 1733, in-12.

C.-N. Lecat. Lettres concernant l'opération de la taille sur les deux sexes. Rouen, 1749, in-12. — Recueil de pièces sur la taille. Rouen , 1749 , 1752, 1753.

Plusieurs travaux bistoriques de Lecat sont insérés dans le Hecueil de l'Académie des Sciences. Paris, 1738 et 1766.

S. Morand. Traité de la taille au baut appareil. Paris, 1747, in-12.

Divers écrits de ce grand chirurgien , prestjue tous de polémique "Ou d'histoire sur la cystotomie , sont insérés dans les Mémoires de l'Académie des Sciences , Paris, 1731 et 1743.

Corne [Frère J.) Recueil de pièces impartiales sur l'opération de la taille , faites par le lilliotonie caché. Paris , 1751 , in-12. — Additions à ce recueil. Paris , 1751, in-12. — Nouvelle méthode d'extraire la pierre de lu vessie par dessus le pubis, Paris , 1779, in-8.

B.-S- AlOinus. Dissertatio de variis calcules secandi methodis. Lugduni Eatavorum, 1754, in-8.

Palliicci. Lilholornie nouvellement perfeclionnée. Vienne, 1757, in-8. — Nouvelles remarques sur la lilhotomie. Paris , 1759, in-12. — Lettres h Humelauer sur la pierre. Vienne, i;64, in-B.

Fonhert. Nouvelle méthode de tirer la pierre delà vessie. [Mém. de l'Acad. royale de Chirur. , t. 1.)

Mazotli. Lilliotomia delle donne perfezionata . Faenza , 1764, ir>-8.

Cl. Pouteau. La taille au niveau , mémoire sur la litboloniie par l'appareil latéral. Avignon, 1765 , in-4.

A. Louis, DIsserlatio do metbodi Hawkinsianfe priestantia in calculoruni .sectione. Paris .1769, in-4. — Rapport des expériences faites par l'Académie royale de Chirurgie sur les différentes méihoiles de tailler. ( Mém. de l'Acad. de Chir. , t. 3.)

Hartmann. Beurlbeisung der llawkinschen melbod der Ulœsenstein zu operiren Brunswick, 1781 , in-8.

J. Marie. Praclical observations on tbe opérations for tbe stone. London, 1793, in-8. J.-F.-L. Deschahips. Traité historique et dogmatique de l'opération de la taille. Paris, ans et VI. — Nouvelle édition , avec des additions par L.-J. Bégin. Paris, 1826, 4 vol. in-8 , figures.

Langenheck. Ueber eine emfache und sichere méthode des Stcinschnittes. Wurizbourg, 1802, in-8.

A.-L.-F. Cauv'.ère. Essai sur l'extraction des calculs vésicaux par l'appareil latéral. Paris , an XI, in-8.

M. Leproust. Dissertation sur l'hémorrhagie déterminée parl'opéralion de la taille latéralisée. Paris , an xui , in-4.

Morland. Pioposilions sur divers objets de médecine. Paris, an XIII , in-4.

C'est dans cette dissertation que se trouve la première indication des travaux de Ribes et Cliaussier relativement à la cystotomie bilaléralisée.

J.-A. Trejcron. Parallèle des diverses méthodes proposées pour l'extraction des calculs vésicaux par l'appareil latéral, et descriptioa d'un nouveau procédé. Paris , 1808, in-4.

H. Maret. Dissertation sur les avantages de différer rextraclion delà pierre dans l'opératic de la lilhotomie. ( Mém. de l'Acad. de Dijon, t. 1. )

A. Scarpa. Sul condullore taglienti d'Hawkins per l'estrazione délia pietra délia veslç ( Mem. del Jnstituto nazionale ilaliano , t. 2. )

G Bupujtren. Lilhotomie. Thèse soutenue pour le concours de la chaire de médecine ot ratoire. Paris, 1812, in-4. ^

Béclard. Propositions sur quelques points de médecine. Paris, 1813, in-4.

G/icWn (père). Exposition d'une nouvelle manière de pratiquer l'opération de là tail {Journ. méd. de la Gironde , 1816.)

L'auteur n'incise que la partie membraneuse de l'urètre; il introduit ensuite dans le col la vessie un morceau de racine de carrotte ou de betterave desséchée, l'y laisse se gonfler pg dant vingl-quaire heures, et à travers les parties dilatées par ce moyen , procède à l'extracti de la pierre. De nombreux succès ont eu lieu , dit l'auteur, à Bordeaux, par celte metboc imitée de celle qu'on employait autrefois chez la femme , et que ses nombreux incoavénh ont fait rejeter.

Thomson. Histoire et description de la taille latérale suivant la méthode perSiCtionnée Cheselden; traduit de l'anglais par M. IL Guérin, suivie d'une nouvelle méthode pour la tail trouvée par M. Dupuytren. Paris, 1818, in-8.

J. Caipue. History of the bigh opérations, and an accound of tbe various mcthods of lid lomy. London , 1819 , in-8.

A. Scarpa. Sul taglio hypogastrico, per l'estrazione della pietra délia vesica orinnria. Mil 1820, in-4. — Saggio di osservazioni sul taglio retto-vesicale per l'estrazione della pietra de vesica orinaria. Pavie , 1823.

Ces trois mémoires servent de base i l'ouvrage suivant :

Scarpa. Traité de l'opération de la taille, ou IVIémoire anatomique et cbirurgique sur i difFcrenles méthodes employées pour pratiquer cette opération; traduit de l'ilalien , avec t additions et un mémoire sur la taille bilatérale, par G. P. OUivier (d'Angers). Paris, 182' in-8, orné de sept planclies.

La doctrine de Scarpa relativement ù la cystotomie peut être réduite à ces principes : loi que les calculs sont d'un médiocre volume , la méthode laléralisée l'emporte sur la niélho recto-vésicale , parce qu'elle n'expose ni à des fistules ni à des lésions des conduits éjaculateui' 2° dans les cas de pierres trop grosses pour sortir aisément par le périnée, la taille hypogi trique doit être préférée; 3° lorstjue le malade est atteint de symptômes de lésions prufonde: la vessie , aux reins ou à d'aulres organes , il faut éviter l'opération , selon quelque métho; qu'on veuille la pratiquer. Scarpa a légèrement modifié la sonde à dard, en rendant son exl', mité libre plus volumineuse et en la creusant d'une rainure plus profonde ; ce qui , d'une pa la rend plus propre à soutenir les parois de la vessie, et, de l'autre , facilite la marche bistouri avec lequel on les incise. Ses corrections au goigeret d'Hawkins sont peu utiles. I ^

J^acca. Bi'rlinghieri. Memoria sopra il metodo di estrare la pietra della vesica orinaria {!■ la via dell intestino relto. Pise, 1821, in-8.

Ce mémoire produisit en Italie et en France une profonde sensation; uni i la thèse , M. Sanson il contribua A former un ouvrage intéressant, que publia en 1821 M. Blaquièi' avec ce titre : Des moyens de parvenir A la vessie par le rectum, par X. J. Sanson; iVi\ d'un mémoire de M. Vacca sur la méthode d'extraire la pierre de la vessie urinaire parla v(| de l'intestin rectum. Paris , 1821 , in-S». — Memoria seconda. Pise, 1822, in-S". — Memoij Jif; terza sul taglio retto vesicale, e leltcra sul medesimo soggetto dei signori Cavarra et Giorj professori di cbirurgica. Pise, 1823 , in-8°. | l.^^^^

Dans ces trois premiers mémoires, Vacca se montre partisan de la cystotomie recto-vcsicale, ■ i la défend avec chaleur contre les attaques assez vives de Scarpa et de Geri. Dans le suîvat ■ ■' il propose pour l'homme l'incision de l'urètre, du col delà vessie et de la prostate, direct; ment en arrière , contre le rectum , mais saus inciser cet intestin ; pour la femme, il préconi la taille vagiao-vésicale. ;

T^acca Berlinghieri . Della lithotomia nei due sessi. Pise, 1825 , in-S".

A. Key. A short treatise on the sections of tbe prostate glander in lithotomie. Londoi

1824 , in-4''.

Ce travail a pour objet de faire revivre le procédé de Cheselden.

TP^. Thomson, k probatory essay on tlie extracture of calculi from the urinary blodJe Edimbourg ,1825, in-S".

T. Farnèsû. Esame delle osservazioni sul taglio retto-vesicale per l'estrazione della piel; dalla vesica orinaria. Milano, 1826, in-8".

D. Belmas. Traité de la cystotomie sus-pubienne, avec deux planches en taille-douci i Paris, 1827, iu-B".

Cet ouvrage , un des plus complets sur la matière , est surtout recommandable par le graii: nombre de f.iils pratiques sagement interprétés qu'il renferme. !

N.-E. Erard. De l'hémorragie à la suite de la laille laléralisée , et d'un instrument pour | remédier. Paris, 1822, in-4°. i

Cet instrument consiste en une canule, de l'extrémité vésicale de laquelle s'abaissent d( ailes , qui appuient sur la plaie intérieure, tandis qu'une plaque, mue par une vis , et sur monléc de compresses graduées , comprime le périnée. Le canal de l'incision se trouve pros! entre deux forces opposées, qui doivent, selon l'auteur, aplatir et oblitérer les vaisseaux cod . tenus dans ses parois et dans ses angles. Il est inutile d'ajouter que cet effet est presque ini| possible à obtenir.

S. -H. -F'. Bouvier. Recherches sur quelques points d'analomie et de physiologie , suivie de propositions de pathologie. Paris, 1823 , in-4''.

L'auteur y a donné la première description exacte des aponévroses périnéale , profonde moyenne et superficielle.

F. L. Senn. Recherches sur les différeutes méthodes de tailles sous-pubiennes

1825, in-4''.

Ce travail est surtout remarquable par les considérations anatomiques sur ia prostate qu lui servent de base,

(Baron Dcpl'ytrek et Bégih.)

CYTISINE. Substance J'origine végétale, qui n'est point un alcali organi que , ainsi que sa dénomination le pourrait faire supposer , et découverte pa: MM. Chevallier et Lassaigne , dans les semences du cftisus laburnum , fau) ébénier , et dans diverses autres plantes telles que le cabaret et l'arnica. Li cytisiue est une matière d'un blanc jaunâtre déliquescente, d'une saveur amen et nauséabonde , qui n'est ni acide ni alcaline , mais très-soluble. Admnustrc* à divers animaux , à dose plus ou moins considérable , elle a produit des acci dens plus ou moins graves, du genre de ceux que déterminent les poisons àcres et chez quciques-uus la mort même en a été la suite. Chez l'homme , quatre oi

Paris

DÉBILITANT. ( ^li

inq grains sascitent des voinissemcns plus ou moins violens , et des évacuaioi)s alvines.

On n'a pas encore expérimenté en grand la cytisine ; cependant cette subitance mériterait de fixer l'attention des médecins , non pas qu'elle présente

Iomme vomitive ou comme purgative xles propriétés particulières, mais parce [u'elle est active et facile à se procurer. (F. Ratier. )

DARTRE , s. f. Ménage pense que ce mot dérive d'.-^ïrw , penctro serpendo; l'autres le font venir de ^f.7ti, excoriatio, j'en ai exposé ailleurs les nombreuies acceptions. Il me suffira de rappeler ici que Mercuriali divisa les maladies 'le la peau en deux groupes , suivant qu'elles se développaient sur la tête ou sur le tronc et les membres; que celte division et les principales dénominations i(ui la rappellent, adoptées par Turner et conservées par quelques patliologisjes modernes , auraient dû être abandonnées depuis long-temps , l'observation [yanl démontré que s'il est des maladies qui affectent spécialement le cuirche- 'elu, il n'en est pas une seule qui lui soit propre. Cette distinction des malalies de la peau en dartres et en teignes , simple ou modifiée, avait , en outre , pnduit à faire deux maladies d'une même affection , suivant qu'elle avait été fbservée sur la tête ou sur le tronc. Des erreurs plus graves encore ont été ommises dans la détermination des diverses espèces de dartres. Examinez pmparalivement les observations particulières qu'on a publiées sur Id dartre fjuammeiise humide , par exemple , et vous reconnaîtrez bientôt que le tableau ju'on a présenté de cette espèce a été emprunté aux périotles fluentcs de deux paladies diflérentes , de l'eczéma et du lichen. Plusieurs autres espèces (vojez jrt. Dartbe du vocabulaire de mon ouvrage sur les Maladies de la Peau ) sont Ihtachées du même vice, et nées de faux rapprochemens. De telle inexactiides,dt's fautes aussi graves, me décidèrent , lors de la publication de mes remières recherches , à adopter la nomenclature de Willan , qui , bien qu'elle j!e soit pas exempte d'erreurs {voyez Porrigo), repose en général sur des fescriptions beaucoup plus exactes. Cet avantage contesté d'abord par des perpnnes qui se croyaient intéressées à le dissimuler, est maintenant gcnéralejient apprécié. La classification du pathologiste anglais, introduite dans nos ;oles , sert aujourd'hui de guide à tous ceux qui se livrent avec quelques succès l'étude des maladies de la peau; elle sera exclusivement adoptée dans ce Diconnaire. (^oyez Ecthyma , Eczéma, Favds, Herpès, Impétigo, Lèpre, jupDS , Peau ( pathologie ) , Pliyriasis , Psoriasis , etc. ) ( P. Rayer.)

1 DATTE. On nomme ainsi le fruit d'un palmier (phœnix dactjlifera) ] hexan- We monoécie Linn. , pahnier Juss. C'est une espèce de drupe ovoide , aiongé , j volume du pouce environ, recouvert d'une peau lisse, d'un jaune rougeâe, et dont le noyau, pointu par une de ses extrémités, et marqué d'une raiiire longitudinale, est recouvert d'un péricarpe charnu dont la saveur douce f comme miellée n'est pas désagréable au goût. Chez nous la datte n'est guère nployée que comme substance médicamenteuse ; dans l'Orient c'est un alient de première nécessité , et l'objet d'un commerce très-considérable. On [t cependant parvenu à naturaliser le dattier dans les parties les plus méridioiles de l'Europe j mais il n'y a pas acquis l'importance qu'il a dans l'Égypte, (Vrabie et même dans l'Inde, où il sei t à la nouiriture de la plus grande ^rtie de la population, outre qu'il fournit une foule de produits, dont stude est étrangère à notre sujet, mais qui rendent sa culture d'une haute iportance.

ill est fiicile de constater dans les dattes la présence d'une grande quantité de cre, de fécule et de mucilage, qui en expliquent facilement les propriétés ftritives , et qui rendent également raison des qualités adoucissantes qu'on |Ur a reconnues , et qui les ont fait placer au rang des quatre fruits pectoraux, njointement avec les jujubes, les figues et les raisins secs , qui présentent le composition tout-à-fait analogue. On les emploie en décoction, soit ire , soit coupée de lait , dans les affections catarrhales ou autres , qui clament l'emploi des boissons adoucissantes , ou des gargarismes de même iture.

Les dattes, comme fruit exotique, sont ordinairement d'un prix assez élevé, est ce qui en a fait beaucoup restreindre l'emploi, surtout depuis qu'on a en voulu remarquer que des principes constituans absolument semblables se trouvaient dans des fruits indigènes, efe par conséquent moins dispendieux.

(F. Ratier.)

iD-ATURA. Voyez Sthamoine.

DAVIER, s. m., denticeps ; sorte de pinces très-fortes, étroites ou recoures , à bec court et garni de dentelures , à branches solides et alongées , dont fait usage pour extraire certaines dents, surtout celles qui sont déjà ébran- ?s et qui n'ont qu'une racine. ( J. Bégin. )

DEBILITANT, s. m. et adj., dèhilitans , qui débilite, affaiblit. On nomme ni tout ce qui peut diminuer les forces, l'action, l'énergie des organes, lis surtout les forces musculaires.

On voit de suite combien de causes diverses se trouvent comprises sous cette nomination, beaucoup trop générale. Ainsi la douleur, les maladies de tout nre,les excès, toutes les passions tristes, les simples progrès de l'âge , la He, le régime lacté ou composé presque exclusivement de légumes aqueux, jjlimeutation insuffisante, l'abus des boissons tièdes et celui des bains chauds, iifluence prolongée il'un air humide , l'habitation dans les lieux bas, froids, imides et soustraits à l'action solaire, le froid extrême, la chaleur forte et

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