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DURILLON

DYSMÉNORRHÉE.

' 'tiêrir. Peut-être a-t-on exagéré cependant les inconvéniens qui suivent cette iipture : ilans une des obsei vatinns curieuses rapportées par M. Cliapotiii , cet icciileut est arrive trois t'ois sans (ju'il soit résulté autre ciiose qu'un accroissenent (le l'inflammation. Qiielquelois on trouve le Jragoiineau tout entier dans c fond de la plaie , ce cas est des plus heureux.

Traitement. La première indication à remplir lorsque la tumeur inflammaoire vient h se former dans le lieu par où le ver doit sortir , consiste h hâter le ■amollissement et la suppuration de celte tumeur par des cataplasmes cmoliens. Lorsque la suppuration est enfin bien établie , on attend la rupture sponanée de la tumeur ou de la pustule 'qui la surmonte , ou si elle se tait trop ttendre , on pratique une ouverture à l'aide de la lancette ou du bistouri. Du lUS sanieux ou une matière ichoreus'é très-liquide s'échappe alors , et entraîne vec elle la tête du ver avec une portion plus ou moins considérable de son orps. 11 faut iramédialement saisir cette partie du ver qui se présenle . et xercer sur elle des tractions lentes et modérées; on les continue tant que l'alimal cède facilement; on s'arrête aussitôt que l'on éprouve une résistance assez orte pour faire craiiulre la rupture ; une douleur un peu vive avertit ordinaiementde cesser toute traction. Cela fait , on roule tout ce qui est sorti autour l'un corps quelconque , et on le fixe aux environs de la plaie avec une bandeelte ireiii|)làtre agglutinatif. Au pansement suivant, on recommence les tracions avec les mêmes précautions , et ainsi de suite jusqu'à la sortie complète Il dragonneau , la(|uelle ne s'obtient quelquefois qu'en deux ou trois mois, j'our en accélérer l'exliaclion , on peut répéter les pansemens deux et Iroisfois lar jour, si la siippuralion est assez abondante pour le permettre.

Lorsque l'on peut ac(|uérir la certitutle de l'existence d'un dragonneau avant j formation de toute tumeur inflammatoire et sa suppuration, quelques aueurs conseillent de j)raliqucr une incision .sur un point quelconque du trajet :e cet animal , de le bien mettre h découvert, puis , après l'avoir saisi par son entre entre les deux brandies d'un morceau de bois fendu, d'exercer des ractions alternalivement sur l'une et sur 1 autre de ses moitiés. Cette pratique

été suivie, et l'on est parvenu de la sorte à extraire quelquefois un <lragoneau très-long dans une seule séance.

Mais quand le ver est profondément situé, quand il a violemment enflammé 3S parties , quand il résiste aux tractions , enfin quand il s'est rompu et ne peut lus être ressaisi , les deux moyens que nous venons d'iiuliquer cessent d'être pplicables. On conseille alors , et c'est Gallandat qui a surtout dictés ces sages vis, on conseille , dis-je , de s'attacher surtout h combattre les symptômes loaux d'inflammation par des saignées générales et locales, par des boissons Iclayantes, la diète, les cataplasmes émolliens et narcotiques. L'expérience n a appris que l'on joignait avec avantage à ces moyens l'emploi des purgatifs, usage intérieur de la liqueur de Van Swicten lui a paru aussi fort utile. Parmi js purgatifs au\(pitds on a recours en pareil cas , l'aloès parait niériler la préerence; on l'emploie même à l'extérieur en fomentations autour de la plaie ou jn cataplasmes lorsque la violence de l'inflammation ne s'y ofipose pas , dans |inlention de tuer le ver; ou a recours aussi , dans le même but , aux fomenations avec l'huile de laurier-cerise, aux frictions mercurielles, hj'assa fœlida, I la fumée de labac dirigée sur l'animal , etc. C'est encore pour obtenir ce réultat que quelques auteurs ont conseillé l'usage du mélange suivant , à la dose l'une demi-lasse malin et soir : poivre long en poudre , ail pilé , fleurs de bufre , de chaque une once ; rhum, une bouteille; et cet autre, à la dose de eux cuillerées à bouche, deux ou trois fois par jour : prenez soufre et ail de haque une once; poivre noir, une demi-once ; camphre, deux gros ; vinai<Me jeux livres ; mêlez, faites digérer et passez. Après quelques jours de l'emploi jjel'un de ces remèdes, disent ceux qui les préconisent, on trouve le ver mort 't contourné de diverses manières sous le cataplasme.

G. Gér. Velsch. Exercitatio de veniî mediuensi ad mentem ebensinœ, elc. Augusls Vindecorurn, 1674, in-4°, fi;;.

James Lind. An essays on diseases incidental in liot climates. London, 1758 , in-S» — Essai ir les maladies des Européens dans les pays chauds , elc. Traduil par Thion de La Cliaunie , aris, 1758.

B. H. Gallandat. Leilie sur le dragonneau ou Teîue de Médiae , et sur l'usage du sublimé Drrosirdans celle maladie. Journal de IMédecine , janvier 1760.

Chapotin Bulletin des Sciences médicales, mars 1810. ' Brera. IWemorie Csico-mediche sopra i principal! vernii del corpo umano vivent!, etc. irema , 1811, in-4°, fîg.

Bremser. Tjaité zoologique et physiologique sur les vers intcsiinaux de l'homme. Traduit e l'allemand par M. Grundler, avec des noies par M. de Blainville, 1 vol. in-S" , 1824. lias.

Clinique d'Ahouzabel (Egypte); professeur, M. Clot, direcleur de l'école de médecine, ispecteur du service des armées de S. A. le vice-roi. (^Lancette française , novembre 1830.)

( L.-C. Roche. )

DITRE-MERE. Foyez Méninges.

DURILLON, calus; en latin, callus ; en grec, !,>«;. On connaît sous le nom ^durillon ou calus, une maladie quelquefois très-douloureuse, et qui consiste ans l'épaississement et l'endurcissement de Tépiderma, qui surviennent aux tarties soumises à une pression habituelle, ou à l'action soutenue d'une température élevée. Toutes les parties du corps ne présentent pas également cette |ffection; non seulement parce que quelques-unes, comme les pieds et les Ipains, par exemple, sont plus ordinairement soumises à l'action des causes léterminantes ; mais encore parce que la peau qui les recouvre présente une jrganisation particulière, et qui les y dispose d'une manière plus spéciale. En [ffet, dans d'autres parties , une pression habituelle ou la chaleur, développent lutôt de riuflammation et une e.\ahalation séreuse qui soulève l'épiderme ,

et donne lieu à des excoriations et même à des ulcérations plus ou moins douloureuses et opiniâtres.

Aux pieds et aux mains, au contraire, sous l'influence des causes que nous venons d'indicpier, on voit, aux points sur les(juels elles ont agi d'une manière plus pernianeute , des duretés, dont I épaisseur et la consistance sont quelcpiefois très-considérables, et doni la couleur et la structure lamelleuse se rapprochent beaucoup de celles de la corne. Lorsqu'on enlève les durillons , on trouve au-dessous d'eux 1^ peau plus ou moins rouge et sensible.

Avec le temps, de nouvelles lames d'épiderme s'ajoutent à celles qui sont déjà endurcies , et le durillon devient de plus en plus un véritable corps élrangcr dont la pression est quelquefois insupportable, et provoque une inflammation et une suppuration qui se détache et le font tomber. C'est le mode de guérison em|)loyé par la nature , mais il n'est ni le plus expéilitif ni le moins douloureux. Quelquefois, cependant"!, lorsque les causes déterminantes ont déjà cessé d'agir, le durillon s'exfolie par degrés , et l'épiderme reprend son épaisseur et sa consistance naturelles.

C'est aux pieds et au.x mains que se manifestent surtout les durillons. Il y en a quelquefois cependant aux genoux chez les individus que leur profession oblige à se tenir habituellement dans la génuflexion, comme cela s'observe chez les couvreurs et les carreleurs. Aux talons on en voit de très volumineux ; et l'on donne le nom (Vognons à ceux qui occupent l'articulai ion du premier métacarpien avec le gros orteil , et qui acquièrent quelquefois une valeur trèsconsidérable. On remarque que cette afi'ection n'alteinl guère un haut degré de développement que chez ceux que l'ignorance ou la misère empêchent de recourir aux soins hygiéiiiuiies.

Les durillons doivent èlre distingués des cors {voj-ez ce mot ) , avec lesquels ils coexistent fréquemment, et qu'ils entourent, pour peu que ceux-ci prennent de développement et de saillie. Ils ne constituent presque jamais une afl'cction grave, à moins qu'ils n'arrivent au point de provoquer une inflammation des parties sous-jacentes.

Le traitement des durillons consiste d'abord à soustraire les [larties qui en sont le siège , à l'influence des causes déterminanles , savoir , la pression et le contact des corps plus ou moins échaulTés. Sans ce moyen , trop souvent impraticable, la cure ne peut être qu'incomplète et jialliative. Lorsqu'on est obligé de s'en contenter, on a recours aux bains émolliens, aux cata|dasmes de la même nature , qui ramollissent les lames d'épiderme endurci , et en favorisent la chute. Les emplâtres de savon , qui agissent chimiquement sur l'épiderme , opèrent dans le même sens. Quelques personnes excisent avec un instrument tranchant les portions les plus superficielles. Cette mét'iodc n'est pas sans inconvénient, eu ce qu'elle expose à blesser la peau sous jacente, et à faire naiire souvent une affection plus grave que celle à laquelle on a voulu remédier. Le meilleur moyen consiste à user avec une lime douce ou avec une ]iierre ponce les parties dures et saillantes , de manière à les mettre de niveau avec le reste de la peau , et à empêcher ainsi qu'elles n'exercent une compression douloureuse. On ne doit employer ces agens mécaniques qu'au moment où les durillons sont bien secs ; ils n'agiraient pas s ils étaient ramollis par l'humidité. D'ailleurs, il faut avoir soin de se borner à abattre les durillons les plus élevés, et prendre garde, en allant trop loin, d'arriver à la peau. C'est de cette manière que sont utiles ces limes appelées sulfiiriques, magnétiques, etc , et qui consistent seulement dans une petite lame de bois , sur laquelle on a fixé , avec de la colle forte, de l'émeri , de la limaille de fer , ou du verre pilé plus ou moins finement pulvérisé. (F. Ratier. )

DYSSENTERIE, s. f., dj senleria; J\j7rjz;pix, de o\;, difficile, et rjn^ccv. intestin, difliculté des intestins. On donnait autrefois, et quelques auteurs donnent encore aujourd'hui le nom de t/jssenlerie a une maladie dont les principaux symptômes consistent en des évacuations fréquentes d'une matière muqueuse ou puriforme , souvent mêlée et quelquefois presque entièrement formée de sang ; avec tranchées , sentiment d'ardeur dans tout le trajet du colon, épreintes, ténesme, envies fréquentes et parfois conlinuelles d'aller à la selle. Mais les progrès de l'anatomie pathologique ayant prouvé que ces symptômes appartiennent à l'inflammation de l'intestin colon, nous avons dû réunir l'histoire de la dyssenterie à celle de la colite dont elle n'est que le degré le plus élevé. ( Ployez Colite. ) ( L.-Ch. Roche. )

DYSMEIXORRHÉE , s. f. , dy smenorrhœa ; de c/li;, difficilement, //ijv, mois, menstrues, et je coule , écoulement diflieile ou douloureux des règles; on la trouve encore désignée tians les auteurs sous les noms de règles dijjiciles et laborieuses, mcnslrua difficilia , merises difficiles , nienorrhagia (lijfîcilis , liysteralgia caLameiiialis. C'est moins une maladie que l'exercice diflieile et douloureux d'une fonction ; cependant elle finit quelquefois par entraîner des suites assez graves pour qu'on doive dans tous les cas la considérer et la traiter comme un véritable état morbide. Elle consiste, comme son nom l'indique, dans un écoulement diflieile des règles, prédédé ou accompagné de douleurs utérines plus ou inoins vives {coliques de matrice, coliques utérines ) , de tiraillemens des lombes , de douleurs dans la partie antérieure des cuisses , et des mal-aises qu'un pareil état peut occasioner. Ou l'observe assez fréquemment à l'époque de la première menstruation, et tantôt alors elle se dissipe au fur et à mesure que l'évacuation sanguine se régularise , tantôt elle persiste et se reproduit à chaque époque menstruelle. Dans ce dernier cas , ou bien elle cesse lorsque la femme se marie, ou bien elle dure autant de temps que la menstruation. Quelquefois elle se déclare dans le cours même de cette évacuation périodique, soit à la suite d'un accouchement laborieux, soit spontanément et au.x approches de l'âge critique ; elle est alors le symptôme ou le prélude d'une lésion de l'utérus.

DYSPEPSIÈ.

DTSPHAGÎE.

Les causes de la dysménorrhée sont peu connues , mais on a remarqué que les femmes ardentes, d'un tempérament nerveux, d'une constitution sèche, bilieuse , abusant du coït et cepentlant stériles , en étaient plus fréquemment affectées que les autres. Je dois ajouter cependant qu'il n'est par rare d'observer la dysménorrhée chez des femmes d'une constitution entièrement opposée à celle que je viens de décrire, comme de voir des femmes qui la possèdent être Irès-fucilement réglées. Le défaut d'exercice contribue beaucoup à la produire; elle dépend quelquefois bien évidemment d'un régime trop débilitant ; enfin on ne saurait contester que l air sombre , humide , et chargé de miasmes et d'émanations de toute espèce dans les grandes villes, n'exerce une grande influence sur la menstruation , et ne s'oppose au libre exercice de cette fonction. Quel est celui des praticiens de la capitale qui n'a pas eu occasion d'observer un grand nombre de foisque des femmes facilement réglées tant qu'elles habitaient la campagne, ne l'étaient plus (|u'avec douleur et en bien moindre abondance lorsqu'elles venaient habiter la capitale, et réciproquement ? Ou a dit que la dysménorrhée pouvait encore dépendre du dévelop|ieuiei)t incomplet de l'utérus , et l'on a cité 1 exemple que Morgagni en rapporte , mais c'est plutôt là un exemple d'aménoirhée que de dysménorrhée.

Aux symptômes que nous avons déjà signalés comme caractéristiques de la dysménori hee , savoir : écoulement difficile et douloureux des règles, douleurs dans le dos , les lombes et la région hy pogastrique , il faut ajouter un sentiment de constriction h la gorge qui, s'il n'est pas constant, existe cependant assez souvent, de la chaleur et de la démanseaison dans le vagin et an col tle la matrice, de l'anxiété, de l insomiiie , des lassitudes dans les membres , de l'oppression, des palpitations, et une grande inégalité d'humeur. Mais il n'y a de constant que les symptômes de la première série , ceux de la sec<inde manquent très-fréquemment. Quelquefois l'écoulement du sang ne se fait que goutte à goutte, c'est ce que quelques auteurs ont nommé slilLicidinm uleri ; d'autres fois il Dart avec force , niais toujours alors avec île grandes douleurs utérines.

Je n'ai parlé jusqu'ici que de la dysménorrhée idio|iaihique, île celle que l'on peut regarder comme dépendant d'une névrose de l'utérus , d'un excès de sensibilité de cet organe. Je ne devais pas m'occuper en effet de celle qui est symptomatique d'une maladie de l'utérus ou d'un organe éloigné; qu'il me suffise de dire qu'il n'est pas une maladie chronique qui ne puisse la produire, bien qu'il soit plus ordinaire de les voir entraîner une diiuinution graduelle de l'écoulenient menstruel et enfin i améuoii héc. Par elle-même, la dysménorihée idiopathique n'est pas une malailie grave, bien que fort incommode et souvent trèsdouloureuse; mais il est très-ordinaire de la voir entrainer il la longue de graves désordres dans l'organisation de l utérus. Quand au pronostic de la dysménorrhée symptomati(iue , il dépend entièrement de la nature et de la gravité de rafl'eclion priricipale.

La dysménori liée est très-souvent rebelle aux moyens thérapeutiques, et cela se couçiiit puisqu'elle est liée en quelque sorte à l'organisation intime de l'utérus. Quanti elle dépend de l'une des causes que nous avons signalées comme la produisant fréquemment, il est presque superflu de dire que la première indication à remplir consiste dans l'éloignement de ces causes. En général, l'Iia- Lilation à la campagne en est un des |)liis puissans moyens de guérison. On la combat oixlinaireinent par les bains tièdes de baignoire ou de fauteuil ; les. pédiluves chauils, les injections narcotiques, de ciguë ou de morclle quaml la démangeaison est trop vive , simplement émollientes quand la chaleur seule de la partie est augmentée , et les applications de sangsues sur la région hypogaslrique. J'ai vu , chez quelques femmes |ilétlioi iques , une saignée du bras pratiquée la veille des règles , en provoquer l'apparition presque immédiate, et les faire couler abondamment et sans douleur. Chez les femmes I rcs-irritables , on retire d'excellens effets des caïmans, telles que les emulsions auxquelles on ajoute du sirop diacode, l'extrait gommeux d'opium à ddses fractionnées, l'acétate de morphine. M. Patin, praticien distingué de la ville île Troyes , a prouvé que l'acétate d'ammoniaque , dont on avait vanté l'efiicaeilé contre l'aménorrhée, était surtout très-avantageux ilaiis la dysménorrhée. Cet agent parait exercer une action sédative sur l'utérus ; il ne saurait donc convenir lorsque cet organe est frappé d'asthénie, comme dans l'aménorrhée.

( L.-Ch. Roche. )

BTSPERMASIE et DISPERMA.TISME , c^jj et an-p/jx^. Difficulté ou impossibilité de rémission spermaliquc Le dispermalisme n'étant jamais que symptomalique, doit être étudié dans les ilillcreules causes analomiques, physiologiques et pathologiques , capables de le produire. Les causes f)rincipales qui peuvent amener le dyspermalisrne sont : un vice de conformation naturel ou accidentel de la verge, tels que l'épispadias , rii3'pospadia3 , la présence d'un corps étranger dans le canal de l'urclre, l'iiiflammatiou de ce canal , les tumeurs développées dans le tissu cellulaire île la verge, l'inflammation de la prostate , son engorgement chronique , les cicatrices qui succèdent à la division de cette glande dans l'opération de la taille, la lésion des conduits éjaculaleurs dans celte même opération, le satyriasis , etc.

i^yojcz les mots Pbostate ( maladies de la), Satyriasis, Stérilité, Uré-

TRITE, etc. ) (P. JoLLY. )

DYSPEPSIE , cTys et ff;)rrcu. Lenteur , difficulté , état pénible des digestions. La dyspepsie se rencontre dans une f(iule d'alfections si diflérenles et dans des circonst.inces si variées . qu'il est difficile de la considérer comme formant par elle-même une maladie s|)cciale. La digestion, d'ailleurs, étant une fonction complexe qui exige le concours de diversifs actions orguniipies ( celles des systèmes nerveux , musculaire , sécréteur, etc. ) , les lésions qu elles comportent doivent nécessairement varier comme les élémens de l'acte digestif : au'>si ri Irouve l on dans la plupart des afTections du canal alimentaire , iiolainuient dans la gastrite

et l'enlérile chroniques , dans la gastralgie , etc. ,1a série des symptômes que le: auteurs ont attribués à la dyspepsie. CuUen , lui-même, qui assignait poui cause la plus ordinaire à la dyspepsie l 'atonie des fibres musculaires de l'eslo mac, admettait cependant qu'elle peut dépendre de toute lésion directe de ci viscère, ou même résulter par sympathie de la lésion d'un autre, organe , voisii ou éloigné. Eu égard à cette dernière circonstance , le cerveau est, sans contrei dit, l'organe dont les affections réagissent avec le plus d'énergie sur l'état de digestions. Une plaie de tête, une encéphalite, une méuin;;o-céplialite entrai nent fréquemment des voraissemens , des symptômes de dyspepsie, etc. D( même la présence d'un tubercule dans le cerveau s'annonce encore par des vo missemens , de rinappétence , de la dyspepsie. Il suffit même que le cerveau, fortement préoccupé, n'apporte plus à l'acte de la digestion le concours de soi influence, pour qu'il y ait dyspepsie : comme en général il y aura constammen trouble dans les fonctions auxquelles l'influence cérébrale est indispensable pou leur accora|ilissement régulier, touies les fois que le cerveau n'apportera plus . ces fonctions l'altenlion nécessaire. Les |iersouiies livrées h des travaux Intel lectuels opiniâtres , celles eu proie à îles chagrins violens , et surtout à des cha grins concentrés, nous fournissent chaque jour des exemples de dyspepsie duc à celte même cause. Ces lenteurs, ces difficultés dans les iligestions se remar queni encore fréquemment, mais produites par une autre cause, et loiijour comme secondaires , chez les liypochondri;i(|iie-' , chez les fi mmes atteintes d'hys térie , de chlorose , on de fleurs blanches abondantes.

INlais ilans la majorité des cas , la dyspepsie tient à une lésion anatomique oi physiologique de quelqu'un des organes qui coucoureut au travail de la digesi tion. (f^iij-ez Gastbalgie , Gastrite , etc.) Une autre cause peu appréciée d dyspepsie est l'absence de dents. Les alimens ne parvenant à l'estomac qii''in complètement triturés, les fonctions de cet organe deviennent alors beaucou plus laborieuses, |

Enfin , la dyspepsie peut , dans quelques cas, bien rares , il est vrai , exister| indépendamment de tout autre état pathologique : parfois, sojs des influence^ qu'il n'est pas toujours facile d'apprécier, lés iligestions deviennent lentes, s'ac( compagiieut il'un sentiment de fatigue; mais cet état, s'il n'est pas le préhidi ou le symptôme d'une maladie , dure peu , et l'estouiac lui-même par un mou.| vemciit instinctif , appelé des alimens stimulans cpii ne tardent pas à lui rendr j toute son énergie. |

On a donné, comme symptômes principaux de la dyspepsie , 1 inappétence le dégoût, les distensions subites et passagères de l'cstoiiac , les rapports de ili| verse nature, en un mot tous les symptômes qui sont communs à toutes les al, fections de l'estomac. i

La dyspepsie n'étant le plus ordinairement c[irune affection secondaire, U' symptôme, elle n'exige que rarement un traitement direct. On doit donc , darj la plupart des cas, s'occuper exclusivement de la cause qui rentretient. Onn, doit pas oublier que fréquemment elle est liée à un état morbide général.

Dans les cas peu communs ou la d^'spepsie pourrait être essentielle, c'est-S) dire exempte de toute complication , une alimentation plus stimulante que (J{ coutume, quelques médicamens pris parmi les toniques et les amers, les eau ferrugineuses, les eaux gazeuses surtout, l'habitation a la campagne, un exei cice actif et en plein air la combattront avec succès. i

Pour complément de cet article , voyez les mots Gastralcie , Gastrite, H1| pornoBORiK . Hystérie, etc. (P- Jolly.)

DYSPHAGÏE, (ly-sphni^ia ; cTbs et fuya-j. C'est la difficulté ou même l'impo! sibilité d'exercer la déglutition,

La dysphagie est toujours un phénomène symptomatique qui ,1e plus ordina rement , tient à une lésion de quelqu'un des nombreux organes qui servent a 1| déglutition. Ainsi , elle peut être due à une tuméfaction de la langue , à une peij foration congénitale ou accidentelle de la voùti' ou du vol 'e du palais , auri| tré' issement soit congénial , soit accidentel . d'une portion quelconque de l'a. sopliage , par suite de la compression prolongée de ce conduit mend)raneux p»i une tumeur développée dans son voisinage. Elle peut encore dépendre d'iirl angine |diaiyngienne . de la présence d'un corps étranger arrête dans I œsopliagi ( ou même de tumeurs et de végétations développées à la surface interne du pli:; rynx, ainsi que M. le docteur de Kergaradec eu a , dans ces derniers le[np!| rapporté un exemple remarquable à l'Académie royale de IMédecine. Ce n e | que par l'autopsie que fut révélée la véritable cause de cette dysphagie, qij avait été traitée comme une affection nerveuse. Le Journal <les Progrès (t. l'j pag. 250) a cité un cas de dysphagie due . comme dans l'observation rapports par'Valsava , 'a la luxation , ou iilntôt à la diastase des appendices carlilaginei , de l'os hyoiile, et qui fut guérie par la réduction.

Les maladies des organes de la déglutition ne sont pas les seules qui pur ■ sent s'accompagner de dysphagie. Il est peu d'alfections graves de l'estomac i| de la partie supérieure du canal intestinal dans le cours desipielles on ne rci contre ce symptôme, mais porté [)lus ou moins loin Ou l'observe encore , : des degrés divers, dans les inflammations vives des amygdales, du larynx et < , la trachée artère. La présence d'un corps étranger dans la partie supèrieui des voies respiratoires; l'engorgement, la dégénérescence squiriheiise di ganglions lymphatiipies situés dans le tissu cellulaire assez abiuidant qui un l'œsoph.ige aux parties qui l'avoisinent ; la dilatation aiiévrysmatupie < l'aorte, des carotides et des sous-clavières dans les points de ces vaisseaux qi corresponileut à l'oesophage; en un mot, tontes les tumeurs susceptibli d'exercer sur lui une certaine compression ; des polypes dèv(doppés dans 1 il lérieur des fosses nasales, et s'èlendant ensuite jusque dans le jdiarynx ; ui lésion matérielle ou vitale de qucbiues-nns des nombreux filets que fournissent l'œsophage les pneuuio gastriques, peu vent deveniraulant de causes de dysphagi

DYSTOCIE.

DYSTOCIE.

Si la plupart de ces causes ont en quelque sorte une influence direcle sur la rodiiction tie la dyspliagie, il eu est tfaulrcs dont l'action suppose de toute écessité l'intervention ou même une lésion de l'encéphale. Conuneut, en effet, onccvoir autrement cette contraction spasmodique des muscles constricteurs u pharynx et de l'tesophagc; ces dyspliagies , parfois Irès-prolongées , qu'on emarque dans les accès d hystérie et trepilep-.ie , dans l'hydroplioliie, dans les èvres dites ntaxiqucs et adynamiques , dans quelques cas d'apoplexie, etc. ?

Enfin, quelquefois , la ilysphagie est due h la paralysie du pharynx ou de œsophage, ou de ces deux organes en même temps; paralysie qui peut elle- 3^ine être primitive ou conséculive à une afl'ection de l'encéphale , ou île la

oelle alongée, vers le point d'insertion des filets nerveux qui concourent à la prmation du pneuuio- gastrique. .

Le diagnostic tle la dysphagie est évident ; mais il est parfois fort difficile 'en reconnaitre la véritable cause.

C'est un symptôme plus ou moins grave suivant son degré d'intensité , et livant que la cause qui lui a donné naissance est elle-même plus ou moins lijsceplihie de céder au traitement dirigé contre elle. La dysphagie qui accom- |agne une inflammation peu vive des amygdales, du larynx on de la trachée, jiu ph.irynx ou de l'œsophage, mérite à peine la plus légère attention; colle qui teconnait pour cause le rétrécissement de l'œsophage, son obstruction plus ou iJoins complète par des tumeurs voisines ou par îles végétations iléveloppées jjans l'intérieur de sa cavité, celle qui est due à la paralysie complète du plialynx ou de l'œsophage, peuvent devenir prouiplenient mortelles.

tLa dysphagie ne constituant pas par elle-même une maladie spéciale , les oyens de traitement doivent nécessairement avoir pour objet de combattre ifl'ection dont elle dépend ; mais ces moyens varient à l'infini , puisqu'une

iule de causes diverses peuvent lui donner naissance. Quant à la dysphagie duc à une paralysie du pharynx ou de l'œsophage , on [quelquefois guérie par des applications et des frictions fort irritantes, des vécations multipliées sur les parties latérales et inférieure du col, par des fumijjtion? de vapeurs acres et irritantes ilirigées dans le pharynx; mais ce dei iuer ioyen réclame une grande circonspection , car les vapeurs peuvent pénétrer ans les voies aériennes et amener de graves accidens. Des bains très-prolonss, des fumigations émollientes , l'introduction dans la bouche de tranches de uifs pénétrés de beaucoup de liquides, serviront à calmei- la soif excessive qui :compagne toujours la paralysie du pharynx, quand elle se prolonge un cerlin temps. F.nfin , l'inti oduction de la sonde dite œsophagienne j)eut devenir écessaire pour faire parvenir dans l'estomac des alimens liquides et des bois- )ns. Cette sonde peut être introduite par la bouche ou par les fosses nasales.

l'on a choisi la première de ces deux voies, on devra retirer la sonde après ingestion des matières alimentaires, car sa présence excite de la toux et de équentes envies de vomir ; introduite par les fosses nasales, on peut la laisser demeure, car elle n'expose à aucun de ces inconvéïiiens. f^oyez pour plus de ^tails les mots Cathétérisme , Coups étiiangkrs , OEsophace, Pharynx (Malaies du). ^ (P. JOLLY.)

DYSPNEE (Jli; et irv;»). difficulté de respirer. Comme la dysphagie, la dyspnée h constitue pas par ello niême une maladie ; elle n'est qu'un symptôme commun pn seulement aux maladies des organes propres île la respiration, mais encore lune foule d'autres affections d'organes qui n'ont avec ceux-ci que de simples ipports de continuité ou de contigiiité. Telles sont certaines affections des sses nasales, de la langue , des amygdales, delà glotte, du corps thyro'ide, îs ganglions ly mphati(|ues du col et de l'intérieur de la poitrine ; les lésions I péricarile , du cœur et des gros vaisseaux , les fractures des côtes et du ster- |im. Tel est encore le refoulement du tliaphragme par suite du développement licessif de l'abdomen par des tumeurs, une ascite ou le produit de la conceppn. Une congestion cérébrale intense, la compression du cerveau |)ar la maire d'un épaiichement ou de tout autre corps étranger, un accès d'hystérie, etc. îuvent devenir autant de causes de dyspnée. M. Andral fils à fait connaître ins le Bulletin de l'Alhénée de médecine de Paris, pour juillet 182(5, une obirvation de dyspnée chronique , remarquable sous le rappurt de la lésion anamique qui lui avait donné naissance. Les nerfs pneumo-gastriqiics et iliaphi agaliques de l'un et de l'autre côtés étaient perdus dans l'épaisseur il'une masse ! ganglions lymphaliques tuberculeux. Antérieurement à ce fait. Béclard avait >nsigné dans une dissertation sur les affections locales des nerfs, le cas d'un dividu chez lequel on ne trouva, pour expliquer la dyspnée considérable .ï'il avait présentée pendant la vie , d'autre lésion qu'une tumeur développée lus l'épaisseur même de l'un des nerfs diapliragmatiques D'autres auteurs it aussi publié des observations semblables; ces cas, d'ailleurs, sont les plus l'es, et ce n'est guère que par voie d'exclusion que l'on peut être conduit à lupçonner l'existence d'une pareille cause. Le plus communément c'est dans le lésion du poumon , de la plèvre , du cœur ou des gros vaisseaux qu'il faut ^chercher la source de la dyspnée , car c'est cette source ((u'il faut avant tout, moins de cas extrêmes, s'attacher à reconnaître et à distinguer. La dyspnée peut être telle que le malade ne puisse respirer que debout ; il y a ors ortho/jnée. Portée au point derendre la respiration fout-a-fait impossible, le constitue une véritable Asphyxie. Fojez ce mot. Foyez aussi les mots STHME, Angine de poitrine. Catarrhe pulmonaire, Pleubopnecmonie.

( P. .TOLLT.)

DYSTOCIE, (ijs^oci'ii , cTusTiîzfa ; parturition difficile. Cette expression anenne a été renouvelée de nos jours, et avec une extension peu en harmonie rec sa signification étymologique. On l'a opposée au vaoX. lutocie , entendant ir celui-ci raccoucheinent normal , et par l'autre l'aecouchcmeut qui offre loi que ce soit de morbide. JNous ne suivrons point ici cet abus de termes, et

DlCT. DE MÉDECINE ET DE ClIlBURGlE PnATl(;)UES.

nous parlerons ici des obstacles qui peuvent rendre la parlurition difficile , pénible , impossible même ; renvoyant à leurs articles particuliers tout ce qui peut rendre l'accouchement dangereux ( hémorrhagies , convulsions, ruptures, etc.), fâcheux, mortel même, mais non s'opposer directement à la marche naturelle du travail.

Les obstacles dont nous allons parler ont été depuis long-temps distingués , avec raison, en ceux qui dépendent de la mère, et en ceux ilont l'enfant est la cause; c'est aussi cette division que nous allons suivre, en y ajoutant un court appendice pour les adhérences anormales qui quelquefois les attachent l'un à l'autre.

Article I^"". — Dystocie maternelle.

Une des sources les plus fâcheuses delà parlurition difficile, une de celles qui amènent les plus grands dangers, nécessitent les opérations les plus périlleuses, c'est sans contredit la viciation du bassin : aussi, vu l'importance du sujet, avons-nous cru devoir nous en occuper dans un article à part, et nous y renvoyons le lecteur ( ^oj ez Bassin. )

l,es parties molles qui entrent dans la composition de l'appareil générateur peuvent , par suite d'altération , de dispositions diverses, opposer aussi des obstacles, tantôt invincibles , tantôt facilement attaquables, ii la terminaison spontanée du travail ; nous les distinguerons ici d'après leur nature, et surtout d'après leur siège.

§ l". Obstacles dépendant de l'ulcrus. — A. Inertie. — On pourrait faire une classe particulière, sous la dénomination de dj namiques, des obstacles qui ne consistent que dans le défaut des forces au moyen desquelles est expulsé d'ordinaire le produit de la conception. On pourrait y ranger, près de l'inertie utérine, la paralysie ou l'inaction des muscles abdominaux, soit par suite d'une paraplégie, il'uiie affection cérébrale {coma, apoplexie, ivresse) soit par l'effet de la pusillanimité, de la frayeur, du sommeil , de l'indoh nce, ou d'une excessive faiblesse avec ou sans lipothymies, soit enfin par l'influence d'une douleur, d'une gêne étrangère à la matrice, mais qui s'accroît lors des efforts musculaires (plénitude de la vessie, péritonite, hernie étranglée , pleurésie , hydrolhorax, anévrysme du cœur, etc.). Mais, la plupart du temps, cette impuissance musculaire n'empêche pas l'utérus d'agir, et de se débarrasser de son contenu : et si , dans certains cas , cette incapacité se propage à l'utérus même ; si , sous ce rapport, les causes ilont nous venons de faire l'énumération doivent fixer l'attention de l'accoucheur ; le plus simple bon sens n'indiqiie-tril pas qu'il faut les faire cesser, autant que possible; ou, si cela ne se peut pas, suppléer, comme nous Talions dire pour l'inertie utérine, au défaut tl'énergie musculaire.

Nous avons cru devoir, depuis long-temps, distinguer deux variétés il'inertie ou d'inactivité de l'utérus ; l'inertie par torpeur, paresse ou asthénie primitive, et l'inertie par fatigue, par épuisement ou asthénie secondaire. Dans la première il y a , €11 même temps, défaut de contractilité musculaire, engourdissement, stupeur do la matrice; dans le deuxième, il existe , au contraire , un surcroît de contraclilité de tissu, avec absence de contractilité musculaire; il y a constriction , resserrement , rigidité des parois utérines , avec absence de contractions énergiques, de douleurs , comme on les appelle. C'est là ce que divers auteurs ont désigné sous les noms différens d'inertie par défaut de contractilité (Leroux), de contraction sans douleur ( ), de contraction partielle ou irrégulière (quelques modernes).

La torpeur utérine peut dé|>endre d'une excessive distension ( liydramnios , jumeaux), d'une altération organique (déchirure, squirrhe , etc.) de la matrice. Elle peut reconnaître pour cause une excessive chaleur, un mouvement fébrile , ou bien la déplélion subite de l'organe ( perte d'un grand volume d'eau), ou, enfin, quelqu'une des autres causes dont il a été déjà question plus haut. La mort ilu fœtus semble souvent aussi engourdir l'utérus et le prédisposer à l'inertie.

Un travail long-temps prolongé , après la rupture des membranes , par quelque obstacle mécanique opposé à la marche du fœtus, un écoulement lent et graduel des eaux de l'amnios par une ouverture étroite , et noi/en rapport avec l'orifice utérin : voilà des causes qui fatiguent la matrice par l'inutile répétition de ses efforts , et qui la jettent dans l'épuisement , dans l'inertie avec rigidité.

Le diagnostic ne peut, en lui-même , présenter de grandes difficultés, puisque l'absence des douleurs suffit pour caractériser 1 inertie ; mais on pourrait s'en laisser imposer par Vendolorisscment de l'abdomen, par les douleurs d'une péritonite qui complique parfois la deuxième variété. H est d'ailleurs important de distinguer celle-ci de la première. En voici les caractères principaux, lo Dans la torpeur utérine , indolence, mollesse de l'abdomen; nulle tension au cercle de l'orifice utérin; membranes lâches vis-à-vis de cet orifice ; mouvemens du fœtus lilires; et, si les eaux sont écoulées, peu ou point de gonflement à la partie que l'enfant présente à l'ouverture susdite. Si la femme, dans son impatience , se livre à quelques efforts d'impulsion , il n'en résulte aucun effet quand le travail est peu avancé ; s'il l'est beaucoup , le fœtus semble descendre un peu sous l'influence de ses efforts ; mais leur effet se détruit aussitôt qu'ils cessent , parce que la matrice ne les soutient pas, preuve certaine qu'elle est ici affaiblie autant dans sa contractilité de tissu que dans sa contractilité musculaire; 2" dans l'épuisement, mouvement fébrile; céphalalgie; soif; chaleur à la peau ; vomissemens ; douleurs de reins ; sensibilité ilu ventre à la pression ; rénitence et dureté de la région de l'abdomen qui répond à la matrice ; souvent illégalités prononcées , dues à la fidélité avec laquelle les parois de ce viscère se moulent sur les reliefs de l'enfant après l'écoulement des eaux; tension du pourtour de l'orifice de l'utérus, et , si l'on veut introduire la main dans la ca-

DYSTOCIE.

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