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DU BREIL

DU TEIX.

quant, indét.

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M. Pilhes a trouvé dans les eaux de l'acide hydrosulfurique , du sulfate de phaux, des hydrochlorates de soude et de magnésie, en des proportions variables dans chacune des sources.

Bade ou Baden en Argovie ( Tliermœ sicperiores , Jquœ helvelicœ ) , trèsmcienne ville de Suisse , sur la Limât, à quatre lieues de Zurich. Les sources :hermales sont au nombre de cinq ; l'eau est légèrement opaline, vue en masse ; ;lle a une odeur très marquée d'acide hydrosulfurique, une saveur fade etnauléeuse, un toucher doux et savonneux ; elle est presque à la température de ieau JOuiUante. Elle contient de l'acide hydrosulfurique et de l'acide carbonique , les carbonates de chaux et de magnésie , du chlorure de sodium; des sulfates le soude , de magnésie et de chaux , une très-petite quantité de fer et de aanganèse.

Bade ou Baden en Souabe ( r/zer/wœ inferiores). Petite ville près du Rhin , h leux lieues de Rastadt et à huit de Strasbourg. Les eaux thermales situées dans îon voisinage sont très-anciennement connues. Elles sont claires et limpides , pouées d'une odeur sulfureuse et légèrement salées ; leur température varie

DiCT. DE MÉDECIKE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.

de 45 à 63 degrés et leur densité est d'environ 1,030. D'après une analyse publ iée en 1794, ces eaux contiendraient de l'hydrochlorate et du sulfate de soude; de l'acide sulfurique dans la proportion de 4 grains 1 /2 par livre d'eau , des hydroclilorates do chaux et de magnésie, et de l'acide hydrosulfurique en quantité indéterminée. On peut remarquer que la présence de l'acide sulfurique est incompatible avec celle des liydrochlorates.

Baden en Autriche, Therinœ auuriacœ. Eau thermale.

Backères-sur-l'Adour ou Bagnères de Bigorre , petite ville du département des ïlautes-Pyréncfes , à quatre lieues de Barèges et à vingt-trois de Toulouse. On y distingue ])lusieurs sources, dont quelques-unes seulement offrent des indices de fer ou de soufre; car les autres sont purement salines. Telle est la source principale dite de Bagnerolles ou de la Reine , qui a présenté à M. Poumier les résultats suivans :

Eau 1 kilogramme.

Température 54 degrés cent.

grammes.

Acide carbonique

— hydrosulfurique

Sulfate de magnésie 0,2576

— — de chaux 0,7649

Carbonate de chaux 0,1726

Hydrochlorate de magnésie 0,0393

— — — de soude 0,0451

Silice 0,0106

Bagmères de Luchon. Petite ville située dans le département de la Haute- Garonne, à deux lieues des frontières d'Espagne. A peu distance de la ville et au pied d'une montagne , se trouve le bâtiment dit de l'Hôpital , dans le fond duquel est une petite grotte voulée, d'où sort la source principale dite iou/'ce de la grotte. Elle est très-abondante , fortement sulfureuse et chaude à 65 degrés. Dans une cour dépendant du même établissement, se trouve une autre source également abondante et sulfureuse dont la température est de 49 degrés ; on la nomme source de la reine ; et immédiatement à côté est une autre fontaine très-abondante qui se divise en deux parties : la première, contiguë à celle de la reine, est encore sulfureuse et marque de 30 à degrés centigrades ; on la nomme source blanche ; la seconde, nommée source Jroide , varie de 21 à 26 degrés , et n'est qu'à peine sulfureuse.

Le célèbre Bayen , qui a fait en 1766 une analyse remarquable de Ces eaux, les a considérées comme participant plus ou moins les unes des autres. La ^froide lui a paru n'avoir originairement aucune odeur, et lui a présenté d'ailleurs des principes différens, de sorte qu'elle ne doit probablement sa température un peu élevée et sa légère qualité sulfureuse qu'à son mélange avec la blanche , qui à son tour reçoit son odeur de la source de la Reine ; et celle-ci n'est peut-être elle-même qu'une branche un peu altérée de la source de la Grotte. Il en est de même encore d'une source dite de la Salle que Bayen a démontré au moyen de fouilles intei médidaires , être une dépendance de celle de la reine. C'est en faisant ces fouilles qu'il a découvert d'anciens autels consacrés par la reconnaissance aux nymphes et au dieu de la fontaine de Luchon, ce qui en montre à la fois l'antiquité et l'efficacité constante.

■Voici les résultats de deux analyses réunies des estux.de la Grotte, eue l'on doit regarder, d'après ce qui précède, comme le type des eaux de Luchon.

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