ÉCLECTIQUE
ïfl'rrtycr par l'aspect lymphatique des femmes infiltrées, par la petitesse le leur pouls, etc., et nous avons eu lieu de nous applaudir de cette ;onduite.
I Les épispastiques rubéfians ou vcsicans (eau bouillante, ammoniaque , smal)ismes , vésicaloires ) ne nous ont semblé utiles que quand le coma ou la stupeur s'étaient établis , quand surtout ils persistaient long-temps après que les iccès avaient cessé. La glace appliquée sur la tête n'a guère d'utilité que dans
e cas d'arachnitis ou de fièvre cérébrale consécutives : les saignées locales, les •iaignées générales même sont alors aussi convenablement réitérées. I Quant aux antispasmodiques , nous les avons employés avec avantage comme liréservatifs dans des cas où les symptômes précurseurs étaient plus spasmodi- (jues que pléthoriques. La céphalalgie , les vertiges , ont cédé à de petites doses ïl'opium , jointes à des infusions de mélisse , de menthe, de pivoine , etc. L'eau ilistillée de laurier-cerise, le camphre, le musc, auraient eu peut-être les nèmes avantages. Des moyens analogues ont fort bien réussi dans des cas où ,
près l'éclampsie, se reproduisaient, de temps à autre , des étourdissemens, .les migraines avec bluettes , etc. Dans le fort de l'éclampsie nous avons admiliistré encore les antispasmodiques , mais en évitant les narcotiques , et même
n modérant beaucoup la dose des stimulans. On a vanté la digitale pourprée
Hamilton) : nous l'avons essayée une fois , et elle a semblé augmenter les veriges et décider l'invasion du mal.
Madame Lachapelle. Pialique des accoucliemens , seplième mémoire. J. Bouteilloux. Tlièse in-4'>, Paris, 1816. A.'C. Baudelocqiie. Tlièse in-4°. Paris, 1822.
Chattssier. Proeès-verbal de la dislrihution des prix à l'école d'accoiicliemeut pour an 1823.
A. Miquel. Traité des convulsions, cic. Paris, 1821 , in-S".
J --J . Keisser, Mémoire sur l'épîlepsie qui survient pendant la grossesse, etc. [BibliotJièqite icdicale , loni. 19, pag. 52.)
-K. Petit. Obstrvaliotis sur l'éclampsie, etc. {^Bihlioihèqne médicale , tom, 29, pag. 162.)
J ■ Hamilton, î\Iémoires sur les convulsions , etc. {Annales lillèraires médicales étrangères , jm. 2, pag. 191 J
( Ant. DuGÈs. )
ÉCLECTIQUE (ien-e), ÉCLECTISME, du verbe «^.cy^., j'élis, je choisis. ,a philosophie a légué à la médecine le système ou plutôt la niéthoile que Ton ésigne sous le nom d'éclectisme. C'est au philosophe Potamon qu'on en fait cmonter l'origine. Ce philosophe entreprit de composer un système philosohique en choisissant dans la Ibule ties systèmes qui se disputaient alors l emire de la philosopiiie , les opinions les plus vraies, ou du moins les plus vraieiriblables. Quelques-uns considèrent comme appartenant à l'éclectisme icdical la doctrine épisynthélique de Léonide , médecin d'Alexandrie. Mais, bIou m. Coutauceau , Archigène , qui vivait h Rome sous les empereurs Domi- ;cu , Nerva et Trajan, est le premier et le vrai fondateur de Véclactisme mé- 'tcal. Ce médecin essaya de réunir en un corps de doctrine ce qu'il tiowa de leilleur dans les trois sectes auxquelles la médecine d'alors était en proie ; ivoir : celle des clognialiciues y celle des empirUjiies , et celle des pneumalisles. !et éclectisme médical , dit M. Coutanceau , devint lui-même une secte, mais e fut jamais un système. Archigène , dit-il , se jetait au milieu des systèmes ivaux comme un arbitre ou comme un conciliateur. M. Coutanceau , arrivant l'éclectisme des temps modernes, dit que Boerliaave lui a dû une partie de 1 gloire, tout en ajoutant « qu'on ne pourrait plus aujourd'hui , à l'exemple de ce grand homme , adopter alternativement les théories les plus opposées, appliquer en un point les principes des mécaniciens , et ailleurs , ceux des chimistes. » Néanmoins ce judicieux écrivain ne pense pas que nous puissions annir l'éclectisme des bonnes études médicales, et il signale la disposition u'ont les esprits ardens à trop généraliser leurs idées.
Depuis l'époque à laquelle écrivait M. Coutanceau ( 1823 , Dict. de. Médecine a 18 vol. ) , l'éclectisme a fait beaucoup de bruit parmi nous. M. Cousin s'est .>iidu fameux comme chef de l'éclectisme philosophique moderne. Marchant u- les traces de ce moderne Potamon , plusieui s médecins , tels que MM. Doule, Ribes (de IMontpellier ) , Saucerotte, Réveillé-Parise , Guérin , etc., pro- ;ssent aujourd'hui que l'éclectisme est aussi en médecine une espèce d'église ors laquelle il n'existe point de salut. D'autres médecins d'un haut mérite , ,'ls que MM. Broussais , Roche , Rochoux , ont vivement combattu les partisans e y éclectisme. Citons quelques passages des écrits de ses partisans et de ses Aversaires.
Il y six ans environ que M. Double, rendant compte des travaux de l'Acaémie royale de Médecine , prononça les paroles suivantes , si flatteuses pour la îuse de l'éclectisme : « Au milieu des cinq à six systèmes différens qui agitent et qui se partagent en ce moment l'Europe médicale , coiument ne nous éleverions-nous pas aux justes conclusions qui en découlent si naturellement pour tous les bons esprits? On peut sans risque faire le prophète en annonçant que l'éclectisme médical constituera le caractère particulier de notre époque; qu'il sera l'esprit dominant tle la médecine, d'abord en France, et bientôt après dans toute l'Europe. »
Dans un rapport récent ( août 1830 ) , sur ua mémoire intitulé : De l'Eclecsme en médecine , le même M. Double, d'accord avec l'auteurde ce mémoire, flirme que « l'éclectisme est la méthode qui , dans la théorie comme dans la pratique, doit servir et sert en effet universellement de guide, que c'est la méthode par excellence , la méthode indispensable.» {Gaze Ue médicale , ag. 284 et suiv., 7 août 1831. ) Suivant M. Andral « l'éclectisme est l'expression d'une tendance remarquable au rapprochement et à la yùsio/î des diverses théories. Cet éclectisme