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CULLERIER

ANUS ( Considérations anatornico-pathologiques sur les maladies de V) , mot emprunté du latin, par lequel on désigne l'orifice inférieur du canal alimentaire, filière étroite plus on moins dilatable, à travers laquelle sont comme exprimées et se moulent les matières fécales.

Situé sur la ligne médiane , au devant du coccyx, derrière le périnée , entre les tubérosités de l'ischion , au fond de la cavité infundibuli forme qui sépare les fesses , faisant suite à la vaste ampoule de l'intestin rectum , l'anus est sujet à un bien plus grand nombre de maladies que toutes les autres ouvertures naturelles réunies. A lui seul il constitue une région importante dont l'étude anatomique jette le plus grand jour sur les lésions morbides si importantes qu'on y observe. Cet article a pour but de présenter une énumération rapide des conditions d'organisation de l'anus , comparées à ses maladies , et d'en déduire quelques conséquences thérapeutiques.

Destiné à nous affranchir de l'horrible incommodité qu'entraînerait la sortie continuelle et involontaire des matières fécales, l'anus a pour base et en quelque sorte pour charpente, un muscle volontaire, c'est le sphincter, muscle constricteur qui a pour antagoniste non-seulement un muscle diLitaleur propre, le releveur de l'anus, mais encore le diaphragme et les muscles de la paroi antérieure de l'abdomen. Le défaut de sphincter est l'écueil de tous les anus dits artificiels et contre nature.

Cette charpente contractile est revêtue par une peau abondamment pourvue de follicules sébacées , garnie de poils chez l'homme, se repliant sur elle-même pour devenir muqueuse , froncée à la manière d'une bourse au moment de sa réflexion, et présentant une foule de plis radiés qui s'effacent pendant la dilatation. L'anatomie de texture démontre dans le lieu de cette réflexion un grand développement dans la trame érectile que je regarde comme le caractère anatomique essentiel de toute muqueuse. L'épiderme cutané s'j' prolonge pour se terminer un peu au-dessus , à la manière d'un feston irrégulièrement découpé, et pour être remplacé par l'épiderme mViqueux que j'admets sur l'universalité des membranes muqueuses. A cette membrane muqueuse se rendent les dernières ramifications des artères hémorrhoïdales ; de sa trame érectile et par conséquent toute veineuse naissent des veinules multipliées, flexueuses, contournées, plexiformes , qui constituent les racines les plus déclives de la veine-porte. Des nerfs cérébraux et ganglionnaires, émanation du centre nerveux hypogastrique , se mêlent, s'entrelacent pour se distribuer en nombre considérable a cet orifice. Enfin des cryptes muqueuses, ou plutôt des glanduies , vestige d'un organe glanduleux très-développé chez certains animaux, sont destinés à verser sur la muqueuse un liquide à-la-fois de protection et de glissement.

De cet aperçu rapide sur la structure de l'anus découlent comme une conséquence tontes les maladies de cet orifice.

l» Rétention des matières fécales. — L'anus formant une filière étroite succédant à une vaste ampoule, cette disposition, nécessaire pour la rétention physiologique des matières fécales , devient la source de leur rétention pathologique, maladie fréquente et qui donne lieu à de graves accidens. [Foycz

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