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BANDAGE
BANDAGE
crivent deux cercles ou deux anneaux continus, au point de jonction desquels ils s'entrecroisent.
f. Bandage noué , quand les jets de bande prenant point d'appui l'un sur l'autre, sont changés de direction , de manière à figurer les noeuds d'une corde d'emballage.
g. Bandage en capeline, ou Jtout simplement capeline, quand la bande appliquée forme une espèce de calotte recouvrant une partie saillante , comme la tète, le moignon d'un membre amputé, etc.
2° Le bandage en T , qui résulte de la réunion àn deux bandes , dont l'une est cousue par sou extrémité à la partie moyenne de l'autre , et s'en détache perpendiculairement.
3° Les bandages formés d'une pièce de toile simple diversement taillée et pliée , et à laquelle ou adapte dans quelques cas des liens ou des bandes. Ils constituent le mouchoir , les couvrechej's , plusieurs bandages à chefs , les bandages triangulaires , etc.
Quels que soient la forme et l'usage des bandages , Icurapplication est soumise à certaines règles dont on ne doit jamais s'écarter , et dont la connaissance et l'observation constituent un art d'autant plus important que souvent il concourt à la guérison des maladies chirurgicales d'une manière plus efficace que les applications médicamenteuses dont on couvre les parties affectées.
En général , tout bandage qui n'est pas compressif ne doit être serré qu'autant que cela est nécessaire pour en assurer la solidité. On reconnaît que le bandage a atteint le degré de constriction convenable lorsque les parties voisines forment autour de lui une saillie légère , molle , facile à déprimer et non douloureuse au toucher. Lorsque, au contraire , ces parties sont le siège d'une tuméfaction renitente et violacée , accompagnée d'engourdissement , elles deviennent bientôt le siège de douleurs vives qui contraignent d'enlever le bandage ; car toute compression limitée , lors même qu'elle est peu considérable , devient bientôt insupportable par les souffrances qu'elle détermine.
Il y a toutefois, ainsi qu'on le pense bien , une certaine latitude qui permet d'augmenter dans certains cas le degré de constriction. C'est ainsi que , sans dépasser les bornes posées parla délicatesse des tissus , on peut serrer davantage le bandage lorsque le malade doit être transféré dans un autre lieu , que quand il doit garder le repos. D'un autre côté, certaines circonstances exigentque l'on serre moins les bandages que l'on n'a coutume de le faire dans les cas ordinaires. Par exemple, ceux qui sont faits de toile, et surtout de toile neuve, et que l'on doit humecter après leur application, doivent être laissés un peu lâches , parce que l'action du liquide les resserre très-fortement ; ou doit encore très-peu serrer les'appareils , lorsque les parties sur lesquelles on les applique sont trèsdouloureuscs , ou lorsqu'elles doivent devenir le siège d'un gonflement considérable qui rendrait les bandages relativement trop étroits , ainsi que cela s'observe à la suite des blessures ou de grandes plaies résultant des opérations chirurgicales, quand le pansement a été fait dans les premiers iustans qui ont suivi la blessure ou l'opération.
Hippocrate veut que les bandages soient appliqués avec promptitude et élégance. La promptitude dans l'application des bandages est utile pour éviter au malade les inconvéniens d'une position incommode trop long-temps prolongée, et ceux de l'exposition des parties pendant un trop long temps au contact de l'air. L'élégance , ou si l'on veut la régularité et la propreté , est utile au malade et au chirurgien.
Un bandage régulier et propre plaît aux yeux , il donne plus de confiance au malade , qui se persuade qu'on a pris sous ce rapport tous les soins convenables pour assurer sa guérison. D'un autre côLé , un chirurgien qui applique bien un bandage, et qui le fait avec aisance et facilité, donne de lui une meilleure opinion , et cela avec quelque raison, car on ne peut acquérir ces qualités que par l'exercice et une longue habitude des soins les plus minutieux. Toutefois , DU sent que l'élégance et la régularité du bandage ne sont que des qualités purement accessoires, et qu'elles doivent toujours être subordonnées à la solitlité et à la sûreté de son action , quand il a quelque indication importante à remplir.
Je ne décrirai en particulier aucun bandage, eu égard aux indications qu'ils peuvent remplir, puisque ce serait empiéter inutilement sur les articles Compression, Réunion , Plaies , etc. Le seul qui devrait trouver place ici , parce qu'il remplit l'indication la plus générale , est le bandage simple ou contentif. Mais ce bandage n'a aucune forme fixe : il varie comme les parties sur lesquelles in l'applique, et se compose de tous les bandages qui ne remplissent pas une ndication spéciale. Il ne me reste donc qu'à décrire parmi ceux-ci , ceux qui n'ayant pas de nom propre , ne peuvent pas être rangés ailleurs dans l'ordre «Iphabétique. Ce sont': le bandage de corps , le bandage de Galien , le bandage nguinal, le bandage carré , le bandage roulé , et le bandage en T.
Bandage de corps. Il sert de contentif à la plupart des appareils que l'on applique sur le tronc.
Pour'le préparer, on se sert d'une serviette ou d'une pièce de toile ayant la Forme d un parallélogramme, d'une longueur proportionnée à l'épaisseur du tronc qu'elle doit entourer, et que l'on plie en deux ou en trois suivant sa largeur, de manière à ce qu'elle conserve une hauteur telle qu'elle dépasse 16g.èrement en haut et en bas l'appareil ou la région qu'elle doit recouvrir. 0n attache à la partie moyenne de son bord supérieur le milieu d'une bande piliée sur elle-même, et qui doit servir de scapulaire. On applique le plein, 3"est-à-dire le milieu du bandage à la partie postérieure du tronc; on ramène Sa avant les extrémités , on les croise , et onles fixe avec des épingles. Les deux Efxtrdmités du scapulaire sont ensuite ramenées elles-mêmes, en passant sur chaque épaule, à la partie antérieure du troue où on les croise pour les fixer »yec des épingles, à la partie moyenne et antérieure du bandage. Le scapulaire
DlLT. DE MÉDECIHE ET DE CHIRURGIE PCAÏIQtJES.
est destiné à empêcher que le bandage ne descende. On peut au lieu de la bande pliée , ainsi qu'il vient d'être dit , se servir d'une bande simple qu'on fixe par ces deux extrémités à la partie postérieure et la partie antérieure du bandage, et que l'on fend vers son milieu pour laisser passer la tête; mais la première manière est préférable. Si l'on craint que le bandage ne remonte , on le fixe au moyen de sous-cuisses, c'est-à-dire de deux petites bandes, qui, attachées en arrière et par une de leurs extrémités au bord inférieur du bandage , sont ramenées en avant et fixées à sa partie antérieure, après avoir passé entre la région périnéale et la partie supérieure et interne des cuisses.
Si l'on veut passer un bandage de corps autour d'un malade qui ne peut pas se remuer, il faut le faire soulever, et après avoir roulé une des extrémités du bandage sur elle-même jusqu'auprès de sa partie moyenne , le passer rapidement entre le dos du malade et son lit; un aide , placé du côté opposé , saj^it le chef qu'on lui présente , le déroule en effaçant les plis, en même temps que l'on place les chefs du scapulaire sur les épaules ; après quoi on laisse reposer le malade, et l'on termine le pansement comme ci-dessus. Si dans les mêmes circonstances il s'agit seulement de renouveler le bandage de corps , après avoir détaché d'abord les sous-cuisses et le scapulaire, il faut fixer, aux moyens d'épingles , l'extrémité du bandage que l'on veut placer à celle du bandage que l'on veut ôter, et faire tirer alors ce bandage par un aide placé du côté opposé, tandis que le chirurgien efface les plis de celui qu'il entraine après lui , ;i mesure qu'il s'engage sous le tronc du malade.
Bandage de Galien. C'est un très-bon contentif des appareils que l'on place sur les plaies de la tête.
On le prépare avec une pièce de toile longue d'une demi-aune, d'une largeur égale à l'étendue de la ligne qui s'étend de la racine du nez à l'occiput, en passant par le sommet de la tête , et dont on fend chaque extrémité en trois chefs, de uianière à ne conserver qu'un milieu ou plein d'environ six pouces. Le bandage ainsi préparé représente trois bandelettes réunies par leur partie moyenne. Il est bon que la bandelette moyenne soit un peu plus large que les deux autres. Les choses étant ainsi préparées, on replie la bandelette postérieure sur la moyenne et on en relève les chefs ; on replie ensuite la bandelette antérieure sur la postérieure, et on relève également les chefs ; la bandelette moyenne se trouve seule libre. On l'applique par son milieu sur le sommet de la tête ; les chefs en viennentnaturellement pendre jusqu'au-dessous du menton, où on les noue; on rabat ensuite la bandelette antérieure et la postérieure; les chefs de cette dernière sont ramenés d'arrière en avant et fixés sur le front ; les chefs de l'autre seront ramenés d'avant en arrière sur l'occiput , et les uns et les autres sont croisés et fixés avec des épingles.
Bandage inguinal ou triangulaire. — Il sert de contenlif aux appareils que l'on place sur la région inguinale.
On le prépare avec une pièce de toile haute d'environ huit à dix pouces et à laquelle on donne la forme d'un triangle rectangle , à chacun des angles duquel est attachée une bande d'une aune ; le bord oblique présente une boutonnière à sa partie moyenne. Pour appliquer ce bandage , on place en haut sa base , et son bord droit en dedans ; ou noue autour du corps les deuxbandes quipartent des angles qui terminent la base : l'autre bande, partant de l'angle inférieur , est conduite en arrière de la cuisse et vient passer dans la boutonnière du bord externe ; on la renverse alors pour la reconduire derrière la cuisse, puis autour de ce membre , où elle forme des circonvolutions jusqu'à ce qu'elle soit presque entièrement épuisée; alors on fixe son extrémité par un nœud à quelqu'une de ses circonvolutions précédentes, ou à l'une des deux bandes qui sont placées autour du corps.
Bandage carré. — C'est un bon contentif des appareils appliqués à la partie supérieure de la cuisse.
On le prépare avec une pièce de toile de huit pouces environ de hauteur et de largeur , et carrée ,à chacun des quatre angles de laquelle est attachée une bande.
Pour l'appliquer on fixe deux de ces bandes autour du bassin et les deux autres autour de la cuisse.
Bandage roulé. — C'est le contcnlif le plus ordinaire, non-seulement des appareils que l'on applique aux membres, mais encore à la tête et au tronc. Ou le fait avec des bandes de dimensions proportionnées à l'étendue et à la forme des parties.
Pour l'appliquer le chirurgien prend une bande roulée à un seul globe ou cylindre , et, placé au côté externe du membre , il fixe de la main gauche le clief de celte bande vers le côté de la partie opposée à la maladie, tandis que la main droite, tenant ce cylindre entre le pouce et l'indicateur appuyçssur ses extrémités , le déroule , en le conduisant à la partie externe du membre , à sa partie antérieure , à sa partie interne, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le chef de la bande soit recouvert et fixé : de ce premier tour dépend toute la solidité du bandage. Un second , et s'il le faut, uu troisième tour, assurent la solidité du premier.
Quelquefois la partie , ou l'appareil , étant très-peu étendue en hauteur, la bande s'épuise en tours semblables à ceux-ci , et ils constituent le bandage circulaire; mais le plus souvent on doit recouvrir une plus grande étendue; alors les tours de bande deviennent obliques ; on les continue jusqu'à ce que toute la partie soit recouverte, et l'on termine par deux ou trois tours circulaires comme les premiers ; après quoi l'on fixe le chef de la bande avec une épingle.
Lorsque l'on n"a besoin que d'exercer la contention la plus simple possible , les tours obliques de la bande peuvent ne pas se toucher ; le besoin d'une action plus énergique exige que les jets de bande se touchent presque par leurs bords , (bandage rampant ow en spirale) \ enlin,' quand on veut exercer l'action la