‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource]Chapitre 98 sur 234 · BILE · texte numérisé non relu

BILE

raie, qui permet de rendre plus ou moins facile récouleinent du lait suivant le plus ou moins de force avec laquelle l'enfant exerce la succion. Cet appareil ingénieux est extrêmement facile à ma)iier, et présente de grands avantages sur tous ceux que Ton a proposés jusqu'ici. Il a été employé avec succès par la plupart des médecins de Paris , et il est surtout recommandable chez les enfans qui, nés dans une grande faiblesse, ne peuvent pas même saisir le sein de la nourrice , et moins encore opérer une aspiration suffisante pour faire venir le lait. Dans des circonstances semblables on en a retiré des avantages extraordinaires. (F. Ratier. ) BIÈRE. I^oyez Boisson.

BILE, {physiologie pathologique) , hilis ,fcl, choiera. Liquide sécrété par le foie , de couleur jaunâtre ou jaune verdâlre, de saveur ambre , rarement limpide, attenant souvent, au contraire, de la matière jaune en suspension; composé d'eau , d'albumine , de matière jaune , de soude , de phosphate , de sulfateet d'hydrochlorate de soude, de phosphate de chaux , d'oxide de fer, et d'un peu de résine, suivant M. Thénard. Le mécanisme de la sécrétion de ce liquide est encore un mystère, comme celui de toutes les sécrétions. Quant à ses usages, on ne lui en connaît pas d'autres que celui de déterminer la séparation du chyle de la pâte chymeuse , et celui d'agir comme excitant du tube intestinal , pour on provoquer incessamment les contractions, et favoriser ainsi le cheminement du résidu alimentaire qu'il imprègne, à travers les nombreuses circonvolutions de l'intestin.

De tous temps on a fait jouer un grand rôle à la bile dans la production des maladies. Nous n'entreprendrons pas cependant l'histoire des nombreuses théories qui , depuis Galien jusqu'à Stoll , ont placé dans les altérations de ce liquide, sa surabondance, ou son transport métastatique sur les organes, les causes principales de la plupart des maladies qui affligent l'espèce humaine. Rien d'instructif pour le lecteur ne ressortirait du récit de cette longue suite d'hypothèses. Nous passerons immédiatement à la discussion des questions de phj'siologie pathologique auxquelles ces hypothèses se rattachent toutes : questions importantes, à chaque instant soulevées, toujours tranchées, mais jamais résolues; questions vieillies et usées , disait-on naguère , mais auxquelles la tendance humorale des travaux de l'époque rend en quelque sorte tous les attraits de la nouveauté.

La première que nous ayons h examiner est celle-ci : la bile non altérée peutelle produire des maladies, soit par sa surabondance, soit par sa métastase sur les organes ?

Quandon voit unindividu, ayantla bouche amère, la langue recouverte d'un enduit jaunâtre , du dégoût pour les alimens , des nausées continuelles , etc. , être débarrassé de ces symptômes par le vomissement spontané ou provoqué d'une plus ou moins grande quantité de bile jaune, il paraît tout naturel d'en conclure que cet individu avait trop de bile. C'est aussi la conséquence que l'on a tirée , dès la plus haute antiquité, de l'observation de ce fait, dont la pratique de la médecine offre d'assez fréquens exemples. Les gens du monde , et avec eux quelques observateurs superficiels, en tirent tous les jours encore la même conclusion. Cependant, en analysant toutes les circonstances de ce fait , le plus favorable de tous peut-être à la théorie de la pléthore bilieuse , on s'aperçoit bientôt que celte conclusion est fausse. En effet , si l'on voit fréquemment disparaître les symptômes que nous avons indiqués, à la suite d'une évacuation plus ou moins considérable de bile, on les voit tout aussi souvent peut-être persister et même s'accroître après cette évacuation , ou bien céder à quelques jours de diète et de boissons aculules ou à des émissions sanguines, sans qu'aucune évacuation bilieuse ait lieu. Ni dans l'un ni dans l'autre cas, il n'est possible d'admettre que la présence de la bile soit la cause des a^cidens , puisque, dans le premier, l'expulsion de ce liquide ne les fait pas cesser, et que, dans le second, ils se dissipent, sans que celte prétendue cause soit enlevée. Or, des symptômes semblables ne sauraient dépendre de causes différentes , et celle qui n'en rend pas raison dans tous les cas n'est pas la véritable; ce n'est donc pas à la surabondance de la bile qu'il faut les attribuer. La physiologie pathologique vient d'ailleurs nous donner une explication plus large et plus vraie de ces phénomènes morbides. Elle nous enseigne que la sécrétion de la bile ne peut être accrue que sous l'influence d'une surexcitation directe ou sympathique du foie , et que c'est par conséquent à cette cause qu'il faut toujours remonter, au lieu de s'arrêter superficiellement à l'un de ses effets. Ce n'est pas au rejet d'une certaine quantité de bile que cette surexcitation hépatique cède quelquefois, mais à une sécrétion rapide et abondante de ce liquide, ainsi qu'aux autres sécrétions que les efforts du vomissement provoquent , comme dans d'autres cas elle cède à la sédation directe ou sympathique de l'organe par les antiphlogistiques. Enfin l'anatomie pathologique, en nous montrant les traces de cette surexcitation , lorsque les accidens se sont accrus et ont entraîné la mort, achève de prouver que la bile n'est pour rien dans la production des phénomènes morbides.

Jusqu'ici nous avons raisonné dans l'hypothèse que la bile surabondante et non altérée existait dans l'estomac, et nous avons prouvé, ce nous semble , que sa présence dans cet organe ne peut pas produire les accidens qu'on lui attribue. Mais on nous objectera que les partisans éclairés des théories bilieuses conçoivent aujourd'hui la surabondance de la bile, la pléthore bilieuse, la polycholie, comme ils l'appellent, d'une autre manière que nous venons de l'indiquer : ils pensent que les élémens de la bile préexistent dans le sang à la sécrétion du foie, et quela polycholie consiste dans la surabondance de ces élémens. Sylvius ( de le Boc ) , si mal jugé par le partial Sprengel dans son Histoire de la Médecine, est l'auteur de cette théorie , reproduite par Stoll , un siècle plus tard , avec quelques modiîications. Cette opinion soutient encore moins l'examen que la précédente. Elle repose d'abord sur une supposition gratuite ; car aucune

anaîyfe chimique , digne de quelque confiance, n'a pu signaler encore , dans le sang , la piésence des élémens de la bile. Mais on les y rencontrerait, que cela ne prouverait i ien encore. Il faudrait démontrer que celle bile n'a pas été préparée parle loie, puis absorbée , comme dans l'ictère , et transportée de la sorte dans le torrent circulatoire. Or , il n'est aucun moyen de prouver une pareille assertion , car quel que soit l'in.stant qu'on choisisse pour tirer du sang et l'analyser, cet instant a toujours été nrécédé par un travail de sécrétion de la part du foie , et il sera toujours plus naturel d'admettre que la bile préparée par cet organe a été absorbée et mêlée au liquide circulatoire , que de supposer, contre toutes les lois de la physiologie , que ce liquide ou ses élémens , car c'est tout un, puisse préexister au travail de l'organe charge de sa préparation. Yoit-on la salive , le lait , l'urine , etc. , préexister à l'action des parotides, des mamelles et des reins ? a-t-on jamais trouvé leurs élémens circulant avec le sang, dans des circonstances où il soit impossible d'admettre qu'ils aient été absorbés? Mais allons plus loin. Supposons qu'après avoir démontré, par des analyses chimiques irrécusables , l'existence des élémens de la bile dans le sang, on parvînt à prouver que ces élémens se sont formés au sein de ce liquide , indépendamment de tout travail sécrétoire de la part du foie, il resterait encore à établir que , c'est à leur présence dans le torrent circulatoire que sont dus les symptômes dont on les accuse. Mais comment le prouver en présence des faits nombreux qui déraont/ent le contraire ? ne voit-on pas tous les jours , dans l'ictère , la bile , absorbée, charriée partout avec le sang, imprégnant de sa couleur tous les organes et tous les liquides excrétés, et cependant ne donner lieu , par sa présence, à aucun phénomène morbide? Comment croire , dès lors, que les élémens de ce liquide, en si petite quantité qu'ils échappent aux analyses les plus savantes, puissent provoquer des accidens morbides, que le liquide luimême, en nature ne fait pas nailre? Une pareille supposition n'est pas admissible. Ainsi donc , en faisant aux partisans de la théorie de la pléthore bilieuse les plus larges concessions, elle ne s'en écroule pas moins devant les faits les plus simples d'une observation journalière. Et, quand on songe que pour la soutenir il faut supposer l'existence des élémens de la bile dans le sang, supposer i la préexistence de ces élémens à l'action de l'organe chargé de leur préparation, ■ supposer encore que leur présence produit réellement les symptômes qu'on leur i attribue, et cela en l'absence de toute donnée chimique un peu précise, en j opposition avec les lois les plus positives de la physiologie , malgré le démenti I formel de l'observation, on s'étonne qu'une pareille théorie trouve encore au- i jourd'hui des défenseurs , précisément parmi les hommes qui afiichent un dédain ' profond pour toute explication théorique , et se disent exclusivement fidèles aux i faits et à la saine observation. Concluons donc que la bile non altérée ne peut ! produire aucune maladie par sa surabondance ; ajoutons ni par sa métastase , car j l'ictère nous en fournit tous les jours la preuve incontestable. |

Mais si ce liquide exempt d'altération ne peut, dans aucun cas , devenir la ! cause d'accidens morbides, conserve-t-il la même innocuité , lorsqu'il éprouve i des changemens notables dans sa composition? Avant de répondre à celte se- j conde question, voyons quelles sont les altérations dont la bile est susceptible, j et sachons si ces altérations peuvent être primitives, ou sont toujours consécu- ■ tives aux désordres du foie. !

La science possède à peine quelques analyses chiuiiques de la bile dans i l'état de maladie; il n'en existe pas surtout de comparatives dans les diverses ; affections où on la suppose altérée ; ce qui serait cependant indispensable avant I de vouloir bâtir des théories sur les altérations de ce liquide et les malailies i qui en dépendent. Tout est à peu près à faire sur ce point. M. Orfila a constaté, , par l'analyse, que la bile renfermée dans la vésicule d'individus morts de fièvres i bilieuses graves contenait constamment une plus grande quantité de résine i que dans l'état naturel, et que celle-ci avait une saveur acre , piquante et très- i chaude. M. Thénard a reconnu que , dans cet état du foie qu'on appelle /oie J gras, la bile contient moins de résine que dans l'état normal, et que, vers la f fin de la maladie, ce liquide n'est plus qu'albumineux et perd sou amertume. M. Chevallier a constaté la présence du picromel dans la bile d'une femme j morte de phthisie pulmonaire et dans celle de plusieurs malades atteints de I svphilis. M. Chevreul a trouvé de la cholestérine , des acides margarique et i oléique, et une matière rouge, dans la bile des cadavres de plusieurs individus i atteints de différentes maladies. Le docteur Cathrall prétend avoir rencontré i un acide analogue à l'acide hydrochlorique dans la bile vomie dans les fièvres i rémittentes bilieuses. Beaucoup d'autres analyses que nous ne citerons pas ont I été faites, et n'ont pas donné des résultats plus précis. Mais, à défaut d'analyses i chimiques concluantes, on ne manque pas d'observations de tous genres qui ont ( fait connaître, quoique imparfaitement , plusieurs altérations très-marquées de i la bile. On trouveen effet, dans les auteurs, des exemples nombreux de bile noire, I verte, grisâtre ou incolore; épaisse , visqueuse , poisseuse , concrète, ou claire ( et d'une faible densité ; âcre , acide , piquante, co/voiiVe, teignant le scalpel j en noir ou en violet , ou de saveur seulement amère , et dépourvue de qualités ( irritantes. Quiconque a ouvert un certain nombre de cadavres a pu constater î la plupart de ces altérations ; pour notre compte, il en est peu que nous n'ayons ) eu occasion d'observer. Enfin on a parlé aussi débiles vénéneuses; et Morgagni I raconte avoir trouvé dans l'estomac et les intestins du fils d'un peintre , mort • dans les plus terribles convulsions , une bile verte, qui teignait le scalpel en violet, et tellement vénéneuse, que deux pigeons piqués avec cet instrument, qui en était imprégné, succombèrent rapidement avec de violentes convulsions et un tremblement universel, et qu'un coq, auquel on fit manger de Idmie de pain trempée dans cette bile, mourut aussi promptementetdela même manière. Mais, si un pareil fait se passait de nos jours , quel est le médecin qui , jusqu'à preuve du contraire, ne soupçonnerait pas que le malade est mort empoisonne ?

BILE. ( -îSS

Celle preuve, Morgagni ne Ta pas cherchée : nous ne pouvons donc lenir aucun comple de son observation, et nous attendons de nouveaux faits pour croire que la bile puisse acquérir des qualités vénéneuses.

Les altérations de la bile étant constatées , il nous reste à examiner maintenant, ainsi que nous l'avons dit précédemment, si elles peuvent être primitives, ou bien si elles sont toujours consécutives à des modifications de l'organe sécréteur. L'observation directe ne peut nous être ici que d'un faible secours ; car, alors même que, dans tous les cas où l'on trouve la bile altérée, on rencontrerait le foie malade, ce quiest loin d avoirlieu, il serait toujours difficile, dans beaucoup de cas , de dire d'une manière positive laquelle des deux altérations est cause ou effet. L'analogie vient heureusement nous prêter ses lumières. En observant comment s'opèrent les altérations des autres fluides sécrétés, nous voyoiis qu'elles succèdent presque constamment aux altérations des organes. Ainsi les larmes ne deviennent acres et irritantes que dans l'oplithalmie; le mucus nasal n'acquiertde semblables propriétés que dans le coriza j celui des bronches et de leurs ramifications ne s'altèreque sous l'influence des bronchites et des pneumonies, etc. Mais on voit aussi quelquefois certaines sécrétions être modifiées sans qu'aucun changement se soit opéré dans les organes chargés de leur préparation. Q.ii ne sait, par exemple , que le lait acquiert des qualités différentes , suivant le genre d'aliraentalion ; qu'il contracte facilement les propriétés de la plupart des médicaraens ; enfin qu'il devient souvent un aliment Ircs-dangereux , et donne de violentes convulsions aux enfans, après un accès de colère ou une vive frayeur éprouves par la mère ? Or il est permis, ce nous semble, de tirer de ces faits la conséquence toute naturelle que les altérations de la bile sont dans le plus grand nombre des cas consécutives aux altérations du foie, mais que dans quelques autres elles peuvent être primitives. Il importerait donc de déterminer h quelles modifications de l'organe sécréteur correspondent telles ou telles modifications du produit ; ce travail est tout entier a faire. Reste aussi à rechercher les circonstances dans lesquelles le produit s'altère indépendamment de tout changement dans l'organe , et l'on ne possède que des données vagues sur ce point. Voici tout ce qu'on sait'a cet égard. On croit généralement que les alcalis ont la propriété de rendre la bile plus liquide , et que les acides , au contraire, l'épaississent. On a remarqué qu'elle devient visqueuse , d'un vert foncé, quelquefois même noir.ltre, et presque toujours très-fétide', sous l'influence du calomel h hautes doses; c'est du moins ce que nous avons observé un très grand nombre de fois. Enfin les chagrins exercent souvent une influence marquée et très-rapide sur sa composition ; il survient assez fréquemment, à leur suite, une jaunisse qu'accompagne ordinairement une vive sensation de picotement sur toute la peau. Combien il y a loin de ces données incomplètes à celles qu'il faudrait posséder I pour pouvoir apprécier convenablement le rôle de la bile altérée dans les ma- 1 iadies ! A peine a-t-on fait quelques analyses chimiques, lorsqu'il aurait fallu les répéter par centaines; et telle est d'ailleurs l'imperfection de nos moyens d'analysé des matières animales, que nous ne sommes pas même certains de l connaître la composition normale de la bile. Ainsi , tandis que M. Thénard y ( admet, ainsi que nous l'avons déjà dit, la présence d'une certaine quantité de résine , Berzélius, au contraire, nie qu'elle contienne ni huile ni résine; I Cadel y avait trouvé de l'acide hydrosulfuriquc , etc., etc. Privés de ce terme de comparaison, comment espérer de se livrer à quelques recherches fructueuses sur les altérations de ce liquide? L'observation directe , celle qui ne s'attache qu'aux propriétés physiques, semble, au premier abord , fournir des renseignemens plus positifs; mais qu'elle est loin encore de jeter le moindre jour sur le problème qui nous occupe ! Sait-on si les biles noires , vertes , acres , acides , corrosives, poisseuses , etc., exercent quelque influence sur l'es maladies dans lesquelles on les observe ? les font-elles naître? seboinent-elles à les accroître, oa n'en sont-elles que les effets? A-t-on fait une seule recherche pour savoir à quelle maladie correspond telle altération de la bile? Enfin, aux faits qui constatent que la bile acquiert dans les Jikires bilieuses grai-es des propriétés tellement irritantes, qu'elle phlogose la bouche et les lèvres des malades, et même , s'il faut en croire certains auteui's,les mains des pei'sonnes qui les soij gnent, ne peut-on pas opposer les expériences courageuses, et non contestables du moins, des Audouard, des Chervin, etc., qui ont pu déguster et même boire impunément la bile vomie par des individus atteints dejièvre jaune , la plus grave sans contredit des Jîèures bilieuses ? Malgré ce manque absolu d'expériences et de recherches propres à éclairer j la question, en présence de ces faits contradictoires qui n'inspirent que le doute, [ plusieurs médecins n'hésitent pas cependant à affirmer que la bile altérée est la cause première, unique des Jièvres bilieuses continues et intermittentes, et de la Jièvre jaune. Pour étayer cette théorie, c'est encore la teinte ictérique partielle ou générale de la peau dans ces maladies qu'ils invoquent ; ce sont toujours les guérisons par l'évacuation spontanée ou provoquée d'une quantité plus ou moins considérable de bile jaune, ou noire, ou verte, qu'ils mettent en avant. Nous avons déjà apprécié la valeur de ces argumens ; nous avons vu que la teinte ictérique n'est qu'un effet, qu'elle s'observe souvent sans Jièvre d'aucune espèce, et que, par conséquent, elle ne prouve d'aucune manière que la bile puisse faire naître les Jikvrcs qu'on lui attribue ; nous avons vu aussi que très-souvent ces maladies ne guérissent pas par l'expulsion de ce liquide , que plus fréquemment leur guérison s'opère sans que ce rejet ait lieu, et que, par conséquent, leur cessation dans quelques cas, à la suite de vomissemens bilieux, ne saurait prouver que la bile en soit la cause. Affirmons donc , à notre tour, que les fièvres dites bilieuses et la fièvre jaune ne sont produites ni par la surabondance ni par la métastase d'une bile altérée. Notre assertion du moins repose sur les faits : l'assertion contraire est to ut hypothétique .

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