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si la cataracte est dans le cristallin ou devant la capsule ; au reste, cette dernière lésion étant presque toujours le

Fig. 100. — Cataracte lifiuidu ooiniilcte.

résultat d'une iritis, le souvenir d'une irilis dans les antécédents du malade permettra d'établir le diagnostic.

Fig. loi. — Réflexion normnie d'une bougie placée au ilevant de la cumée. — A. Image réfléchie sur la cornée. — B. Image réfléchie sur la l'ace antérieure du cristallin. — G. Image réllécliie sur la face postérieure ilii cristallin.

Thérapeutique. — 11 n'y a pas d'exemple qu'une cataracte ait guéri par des moyens médicaux; les révulsifs,

Fig, 102. — Cataracte capsulaire ; fausse membrane déposée sur la capsule antérieure du cristallin (Desmarres).

la ponction de la cornée et les évacuations de l'humeur aqueuse (Carrondu Yillards, Sperino) ont élé mis en usage avec des résultats variés, mais qui ne sont pas concluants.

Le traitement curatif de la cataracte est entièrement chirurgical.

Comme un seul œil peut être cataracte, l'autre restant sain, on peut opérer l'œil malade (Richter, Travers); mais il y a des cas où l'inflammation de l'œil après une opération non réussie a entraîné une ophlhalmie sympathique du côté sain (Boyer, J. Cloquet). Lorsqu'un oi'û offre une cataracte complète, et une autre incomplète, on n'est pas certain d'arrêter la cataracte commençante en enlevant la cataracte confirmée, comme le pensaiimt Saint-Yves, Stevenson, A. Bérard, Serres de Montpellier, il vaut mieux attendre que la cataracte incomplète se confirme.

Lorsqu'il y a une cataracte double, on opère les deux yeux à la fois (Wenzel, Boyer, de Graefe, Jœger, Rosas, Roux). Mais des succès ont été obtenus en opérant les deux yeux après un intervalle plus ou moins long (Uemours, Uupuytren, Scarpa, M. A. Petit, Garron du .Villards, S. Cooper, Velpeau, Maunoir, Desmarres, etc.). Pour l'extraction au moins, cela est préférable.

Soins préliminaires. C'est à l'automne ou au printemps que les^ opérations de cataracte réussissent le mieux. On peut opérer n'importe à quel âge. En général, à moins que les individus ne soient habitués 't faire bonne chère, il n'y a pas grande préparation à faire subir aux malades; un purgatif doux quelques jours avant Topéralion est une

bonne précaution, les malades pléthoriques seront tenus à un régime herbacé.

Les malades dont la sensibilité est extrême devront être habitués aux manœuvres de l'opération par le contact passager de corps mousses sur la conjonctive.

On peut donner à manger aux malades le matin même de l'opération , à moins qu'on ne doive employer le chloroforme. Dans ce cas, on ne leur permettra qu'un bouillon.

Avant de pratiquer l'opération, la pupille est dilatée au moyen d'application de collyre au sulfate neutre d'atropine.

Eau distillée 100 grammes.

Sulfate neutre d'atropine 5 à 1 centigr.

Si le chloroforme est administré, les malades seront opérés couchés, et il y aura un nombre d'aides suffisant ])our maintenir la lêle afin que le chirurgien ne soit pas gêne par les mouvements involontaires du malade.

Si le malade n'est pas endormi, voici comment on pratique l'opération. Le malade est assis sur une chaise. Deux aides expérimentés doivent écarter les paupières avec les doigts ou les o} hthalmostats, sans appuyer sur le globe de l'œil.

Le chirurgien devra opérer à gauche avec la main droite, à droite avec la main gauche; s'il se croit plus sûr de la main droite, il se placera pour opérer l'œil droit en arrière du malade, en appuyant la tête de l'opéré contre sa poitrine, s'il opère sur 1 a^il gauche il sera en face du malade.

La cataracte est opérée d'après trois modes ayant pour but : 1° déplacer le cristallin malade du champ pupillaire ; 2° le faire résorber; 3" l'extraire.

1" DÉPLACEMENT DE LA CATARACTE (méthode ancienne) : introduisez à 2 millimètres en arrière de la circonférence de la cornée en dehors, un peu au-dessous du méridien horizontal de l'œil, une aiguille en fer de lance de 1 millimètre 1/2 de large, un peu recourbée à la pointe.

Faites pénétrer l'instrument dans une direction perpendiculaire à l'axe antéro-postérieur de l'œil jusqu'à ce que

Fig. 103. — Aiguille introduite en avant du cristallin (Alpb. Guérin).

VOUS voyez la pointe de votre aiguille entrer dans le champ pupillaire (lig. 103), lacérez la capsule antérieure du cristalliu, puis abaissez le cristallin en appuyant sur sa face antérieure, en la faisant devenir supérieure puis postérieure ; on ne relèvera l'instrument qu'après avoir maintenu le cristallin abaissé pendant huit ou dix secondes.

Les complications de cette opération sont les irido-choroïdites que l'on arrête quelquefois par une saignée, et que la paracentèse de la cornée ou lecalomel à dose fractionnée et les badigeonnages de la tempe avec la teinture d'iode conjurent souvent. Ce n'est que dans des cas rares qu'on est obligé d'extraire le cristallin.

Outre les accidents immédiats, les accidents consécutifs de l'abaissement sont : l'ascension du cristallin, une cataracte branlante (Saint-\ves, iMaitre Jan), le passage du

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cristallin clans la chambre anléi ieurc, les cataractes capsuaires secondaires, une cataracte pseudo-membraneuse

11 . 1 '1 A T)ni" ts de la main gauclie FiK. 104.- Abuissoment de la cataracl.. - -î; ^V^'P ' .^jen. S^Lame de laide. - .5, C. noigts de la main dro.te ^ . f;;,,i3ta|,in. -

posée à r'a', V^^ coneavité sur la f^f-^/ du cristallin.

L Iris. — D. Partie supérieure de la pupille dU.aiiassee u — (Desmarres.)

consécutive àl'iritis, Thypermétropie et enfin la lenteur de raccommodation.

'2° Faciliter la résorption du cristallin. On y arrive

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mois peut-être, et si cela ne suflit pas, on peut répéter l'opération. A la suite de chaque ouverture de a capsule la chambre antérieure est envahie par la «^^îtaracte, et l'humeur aqueuse entre dans la capsule du cristallin, qui finit par se résorber entièrement.

Les accidents de l'opération par broiement sont les mêmes que ceux de l'abaissement : une kératite légère est le seul accident qui puisse comphquer la discsion de la capsule.

3° Extraction. L'extraction se fait de plusieurs manières.

a. L'aspiratioii ou succion, procédé proposé par Laugier et qui est abandonné aujourd'hui.

h L'extraction linéaire entrevue par Gibson, adoptée par deGraefe et Desmarres, se pratique ainsi : le malade

Fiç. 105. — Almissemont de la cataracte. L'aiguille a entraini le cristallin en îiis et en dehors, dans le fond de l'œil ; la lame est cachée derrière ce corps. Le cristallin B, couché ù plat sous l'aiguille, vu à travers la sclcrotiquo, supposée transparente. Après que le cristallin a été amené en ce lion, l'aiguille est retirée par le point d'entrée A. (Desmarres.)

par l'abaissement, mais d'autres procédés ont aussi été mis en usage. Ce sont : le broiement, la discision de la capsule.

a. Le broiement se fait comme l'abaissement, seulement au lien d'abaisser le cristallin on le morcelle avec l'aiguille à cataracte.

/*. La discision de la capsule (Conradi) se fait par une ponction de la cornée avec une aiguille plus fine que celle dont on se sert pour l'abaissement. On déchire la capsule, la cataracte se répand comme un nuage dans la chambre antérieure où elle séjourne pendant longtemps, trois àcinq

106. - Extraction linéaire : premier temps, ponctio» de la cornée. ° (Desniarres.)

étant couché, un aide relevant la paupière on fait une i^iicision de la cornée avec un couteau lanceolaire ; par cette ouverture, un kystitome simple ouvre la capsule, puis au

Fj„. 107. — Extraction linéaire. Troisième temps, la capsule a été ouverte par un kystitome ou crocliot introduit dims la plaie de la cornée. La curette t presse sur la sclérotique, aliu de rendre la plaie de la cornée béante, tandis que le doigt do l'opérateur presse doucement sur l'œil, (Iiesmarres.)

moyen d'une curette le chirurgien va chercher le cristallin. Desmarres a imaginé un kystitome-curette (fig. 108) qui est constitué par une curette sur le dos de laquelle se trouve un petit crochet que l'on fait saillir à volonté ; avec cet instrument le chirurgien jie pénètre qu'une seule fois dans l'œil.

Lorsqu'il s'agit d'une cataracte dure, on passe une curette en arrière du cristallin, et on le luxe en avant, puis on l'extrait de la chambre antérieure avec une pince à griffes.

Les accidents de cette opération sont les mêmes que ceux de l'extraction, mais ils sont moins fréquents.

c. Extraction à lambeau (Daviel, Ricliter, Saint-Yves, Beer). Pour extraire le cristallin calaracté :

Après avoir dilaté la pupille avec le collyre mydnatique et préparé le malade à l'opération par un purgatif doux, 25 grammes d'huile de ricin, on procède à l'opération de la manière suivante : le malade est assis sur une chaise basse, un aide maintient la tète du patient et élève sa pau-

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pière supérieure, le chirurgien assis sur une chaise enl les pieds de laquelle sont engagées les jambes du niala.

crochet est rentré.

abaisse la paupière inférieure. On peut aussi opérer le malade couché.

Fig. HO. — Opération do la cataraite par extraction ; kératotnmie supérieure ; formation du lambeau. — A. Pupille. — B. Iris. — C. Point do la ponction. — D. Point do la contre-ponction. — E. Bride de la cornée restant à diviser. — 2, 3. Doigts de la main droite de l'aide. — h, 5. Hoigls de la main droite du chirurgien. (Desmarres.)

On fixe l'œil soit avec i'ophthalmostat à ressort, soit avec Tophthalmostat à main, placé sous les paupières, soit

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avec l'oplithalmustat de Nélaton appliqué dans la conuuissurc e.xternc de l'œil, soit avec la pique de Pamard, soit avec une pince à dents de souris, soit avec une érigne ; moins on presse sur le globe de l'œil, mieux cela vaut, et I'ophthalmostat de Nélaton est le meilleur à cet égard. Sauf ce dernier instrument, les ophthalmostats à main et tous les autres moyens fixateurs sont appliqués ou maintenus par le chirurgien lui-même.

Le chirurgien, armé du couteau de Beer, taille un lambeau sur la cornée (le lambeau supérieur est préférable), son couteau introduit, le tranchant en haut, ponctionne d'abord, puis entre dans la chambre antérieure qu'il traverse en évhant de toucher l'iris, la pointe vient toucher la face profonde de la cornée en un point opposé à la piqûre, fait une contre-ponction, et le chirurgien, par un mouvement léger de va-et-vient, inclinant un peu la lame en avant, coupe, en évitant toute secousse, et en évitant aussi d'entamer la sclérotique. A ce moment l'humeur aqueuse s'échappe, puis l'iris se contracte. On introduit alors un kystitome, on ouvre la capsule par une simple ponction,' fiais le cliirurgien presse avec une curette sur la paupière inférieure, le cristallin sort et l'opération est terminée.

Si l'on s'est servi de I'ophthalmostat de Nélaton, on le retirera dès que le lambeau est taillé. Jamais les autres instruments fixateurs de l'œil ne doivent être appliqués sur l'œil lorsque la chambre antérieure est ouverte.

L'œil est fermé avec des bandelettes de taffetas d'Angleterre, recouvert de charpie mouillée, et le pansement est maintenu par la fronde de Liebreich (V. Bandage); on applique ensuite des compresses d'eau glacée, car le froid semble prévenir les accidents qui accompagnent souvent les opérations d'extraction. Ce pansement sera continué pendant huit jours.

Les accidents propres à l'extraction sont : la sortie brusque du cristallin avec une partie du corps vitré, lorsque la fixation de l'œil est mal faite ou lorsqu'on a ouvert la capsule en même temps que l'on a taillé le lambeau de la cornée.

L'hémorrliagic, qui est quelquefois due à ce que la section du lambeau a été faite trop près de la sclérotique.

C'est surtout dans cette opération que la fonte purulente de l'œil et l'irido-choroïdite ont été observées consécutivement.

Accidents de l'opération. — C'est seulement lorsque l'on n'a pas soin de piquer la cornée à sa partie moyenne suivant l'équateur de l'reil que l'on peut couper le lambeau avant d'avoir fait la contre-ponction. La contr»ponction est difficile lorsque l'œil fuit vers l'angle interne de l'œil, mais I'ophthalmostat de Nélaton empêche l'œil d'exécuter le mouvement. Les moyens fixateurs de l'œil tels (jue la pique de Pamard et la pince à griffe produisent le môme résultat, avec cette infériorité, toutefois, qu'ils pressent sur l'œil. Si une très-petite portion de l'iris est engagée sous le couteau, on tâchera de la dégager, sinon on la coupera, si tout l'iris se place au devant du couteau, on s'arrêtera, on retirera le couteau et l'on attendra plusieurs heures jusqu'à ce que l'humeur aqueuse se soit reproduite. Le contraction spasmodique des muscles de l'œil est un accident auquel il est difficile de parer. Cependant, après avoir taillé le lambeau, si elle était énergique, on endormirait les malades pour terminer l'opéi'ation. Si le corps vitré sort avec le cristallin, on fait rapidement étendre le malade sur son lit en l'engageant à tenir son œil fermé et sans force.

La blessure de la paupière supérieure est toujours évi-

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tée, si l'aide a le soin de tenir élevée la paupière pendant que le chii'urgien taille le lambeau.

S'il y a du sang épanché dans la chambre antérieure on attend, il se forme un caillot, et l'on peut alors continuer l'opération. Si le cristallin ne sort pas de la capsule, on ira le chercher avec un crochet fin ; si la capsule est malade, si elle est indurée, on doit la dilacérer davantage avec le kystilome, ou aller chercher le cristallin avec une pince à griffes. Si par suite du ramollissement du corps vitré le cristallin tombe en arrière, on ira le chercher avec le crochet; si le cristallin plus mou que l'on ne l'avait cru d'abord se liquéfie, on passera la curette dans la capsule pour extraire le plus de cristallin que l'on pourra S'il y a des bulles d'air dans la chambre antérieure on écartera un peu le lambeau, puis on placera le malade dans la position horizontale. Si le lambeau s'afl'aisse (Maunoir), on tiendra l'œil fermé pendant dix minutes sous des compresses d'eau tiède (Desmarres). Une hernie récente de l'iris réclame l'occlusion de l'œil par des bandelettes de diachylon. On pourra éviter ainsi de couper plus tard le prolapsus de l'iris s'il ne se réduit pas. Si le lambeau se renverse plusieurs heures après l'opération et si les malades souffrent, on enlèvera le pansement aux bandelettes et ou réappliquera bien le lambeau sur la cornée.

L'issue de l'humeur vitrée n'est pas un accident trèsredoutable, elle se reproduit; lorsque le corps vitré est ramolli et lorsqu'il y a une lésion profonde de l'œil, il est probable alors que l'œil ne se rétablira point dans l'état nécessaire pour la vision régulière.

d. L'extraction sdéroticale {B. Bell, Earle) est une mauvaise opération.

e. L'extraction sous-conjo)ictivale (Desmarres) n'a pas été adoptée, quoiqu'en principe elle soit justifiable. Le dessin suivant (fig. 111) montre quelle est cette opération, dont le but est de laisser le lambeau cornéen attaché par sa base et son sommet.

f. Extraction combinée avec l'iridectomie . Le cristallin cataracté a été extrait à l'aide d'incisions linéaires de la

Ki;^. III. - - Hxlnu'lloii sons-(«)ninnctlviilp lir. lu cnliinicle. Le ciislullin E, l'iiiî.iL'i'î «nus In lainliiim jic'niln-innionftiviil l>. \. T'ii|iilli.. (riosiiiMi'ii's.)

cornée et de l'iris ( Wahlau-Schuft ; spoou extraction, Critchett). Une inci.-^ion est laite sur la cornée à 1 millunètre

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en avant du bord sclérotical avec un couteau lancéolairecoudé, ou avec un petit couteau étroit, allongé et droit (de Graefe). On excise une portion de l'iris, on ouvre la capsule du cristallin avec un kystitome, une curette plate est passée en arrière du noyau du cristallin et celui-ci est amené au dehors.

L'incision de la cornée doit avoir au moins le quart de l'étendue de la circonférence de la cornée. Il est préféra-

Fig. H2. — Opération de la cataracte avec iridectoraie. Les ijaupiéres sont écartées arec un ophthalmostat, l'n'il est fi.\é avec line piiico à gri/ie. Incision de In cornée.

ble de faire l'incision à la partie supérieure de la cornée, parce que la pupille artificielle qui résulte de l'opération sera cachée par la paupière supéi'ieure (Crichett) ; lorsque l'incision de la cornée est trop petite, on l'agrandira avec un couteau mousse (Wecker), les ciseaux de Crilchett contusionnent trop les bords de la plaie.

A priori et d'après les faits observés jusqu'ici, celte K opération offre moins de dangers que l'extraction par l'incision à lambeau; pour les cataractes molles cependant, elle ne vaut ni la discision de la capsule, ni l'extraction linéaire, qui est l'origine du procédé de Waldau et de Critchett.

D'autres opérations ont été tentées pour la guérison (■ des cataractes. Ainsi pour les cataractes partielles le déplacement pupillaire a été fait : les cataractes congénitales centrales ont été- ainsi opérées (Critchett), des cristallins cataractés déplacés (Wecker) ont exigé la même opération. Pour des cataractes pseudo-membran(;uses on a fait une pupille artificielle. V. Iuidectomie et Déplacement pupillaire.

Soins consécutifs. — Les malades conserveront l'immobilité absolue, resteront dans le demi-jour, et pendant la nuit, on leur attachera les mains par un ruban de fil. auprès du lit, s'ils sont sujets aux rêves. S'ils ont de la toux et des éternuments, on fera prendre des juleps béehiques, et on les engagera à faire de longues inspirations au moment où ils ont envie d'élcrnuer. Comme le laiïetas d'.\ngleten'0 peut causer des démangeaisons et des irritations de la peau, dès que les malades éprouveront des démangeaisons et de la doideur, on appliquera sur les paupières des compresses d'eau tiède. Si le lambeau, après

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l'opération par extraction, se recolle lentement, ou n'adhère qu'en partie à la sclérotique, on aura recours au baiiclcau compressif. La suppuration du lambeau est im accident qui entraîne toujours la perte de l'œil. La hernie de l'iris, le phlegmon de l'œil, l'iritis, l'irido-choroïdite, seront traités par les moyens appropriés. V. Iris, Choroïdite, Irido-choroïdite.

Il nlest pas bon de laisser les malades entourés d'amis et de fâcheux.

Dès qu'un accident inflammatoire se manifeste, les malades resteront au repos absolu; la saignée du bras, le calomel à dose fractionnée, 60 centigrammes en vingt prises dans les vingt-quatre heures, les pédiluves sinapisés seront prescrits; de la glace sera maintenue en permanence sur l'œil.

Lorsque, malgré ce traitement, il n'y a pas d'amélioration et lorsque le globe de l'œil est très-dislendu, on peut faire la section de l'iris à son insertion sur le corps ciliaire (Hancock). Le couteau à cataracte fera une incision de 2 millimètres sur la sclérotique, en arrière du bord de la cornée, et on incisera l'iris d'arrière en avant. La lame ne pénétrera pas dans l'œil au delà de k millimètres.

Contre le délire nerveux qui s'observe chez les individus opérés de cataracte, délire qui est dû parfois à une surexcitation nerveuse, comme le délire nerveux, dit traumatique, et qui existe comme lui sans fièvre, on donnera des narcotiques. V. Plaies (Accidents des). Lorsque le délire nerveux semble dû à une diète trop sévère (Magne) on donnera à manger aux malades : des potages et du vin ; et si le délire diminue, on nourrira davantage. V. IiuTis, Irido-choroïdite, Glaucome consécutif.

Indications. — Les cataractes molles sont avantageusement traitées par la discision de la capsule, et l'extraction linéaire. Les cataractes congénitales, qui sont généralement molles, doivent être ainsi opérées. Puis, comme les individus n'ont pas vu, la longueur du traitement n'est pas ici un inconvénient sérieux.

Les cataractes dures sont celles qui peuvent être abaissées avec le plus de succès ; l'opération réussit très-bien. Chez les vieillards dont les yeux sont enfoncés, il vaut mieux recourir à ce procédé qu'à l'extraction, qui est beaucoup plus difficile à exécuter et peut, par ce fait, entraîner la perte de l'œil.

Chez les individus portant des cataractes dures et demidures, qui ne sont pas âgés encore, comme il faut donner une vision plus complète, l'extraction, quoiqu'elle soit assez souvent suivie d'accidents ou de cataractes secondaires, produit de plus beaux résultats que l'abaissement; le mode d'extraction sous-conjonctivale (Desmarres) est bon à employer chez les individus qui ont l'œil saillant. Lorsque les malades sont indociles et remuants, on opère avec plus de sécurité en employant le chloroforme.

Contre-indications. — Les contre-indications de l'opération de la cataracte dépendent de la santé du malade et de son acclimatation dans le lieu de l'opération.

Un malade qui tousse, qui est constipé, ne doit être opéré qu'après la régularisation de ses fonctions.

Les malades indociles ne doivent pas être opérés par extraction, sous peine de voir l'œil perdu par leur faute. Ceux enfin qui ont une perte de la sensation de la lumière annonçant une lésion de la rétine, un tremblement de l'iris indiquant un ramollissement du corps vitré, ne doivent pas être opérés. Dans les cas de diabète, coïncidant avec la cataracte, l'opération est également contre-indiquée.

Cataracte glauconiatense. Une opacité du (.ristallin

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accompagne quelquefois le glaucome, mais il faut se rappeler que cette opacité est peu marquée et nullement en rapport avec la perte de la vision.

Quelques chirurgiens depuis Brisseau ont opéré ces cataractes ; d'autres n'y touchent point; cette dernière habitude a prévalu. V. Glaucome.

Cataracte diabétique (V. DiabÈTE). Le diabète est souvent compliqué de cataracte, qui, malgré la maladie concomitante, offre tous ses symptômes habituels.

Thérapeutique. — On opère quelquefois la cataracte diabétique, mais les chances de succès sont si faibles qu'il vaut mieux ne pas y toucher. Cependant on compte aujourd'hui des succès, principalement chez les diabétiques gras et chez ceux qui ont du diabète intermittent et ne sont point encore cachectiques.

Cataracte secondaire {Accompagnements de cataracte, Cataracte membraneuse). Les cataractes secondaires sont les conséquences de l'opacité de la capsule ou d'une

Fig. tt3. — Extraction de la capsule opanue sur l'œil gauche ; une ]jince à pupille ai-tilieielle est introduite et arrache une portion de la capsule. Dans cette figure, la pince employée est une pince ft mors inégaux ; le plus long sert à décoller la capsule de l'iris. — 5, 6. Doigts de la main droite de l'opérateur. — i, 7. Doigts de la main gauche de l'aide. — 2. Longue branche de la pince passant au devant de la capsule. — B. Cataracte secondaire capsulaire entraînée par la pince. (Desmarres.)

transformation consécutive des débris de la capsule du cristallin : une fausse membrane inflammatoire, résultat d'une iritis, est encore appelée une cataracte secondaire.

Quelquefois les cataractes secondaires se résorbent seules, mais quand elles persistent, elles nécessitent une opération.

Thérapeutique. — Si l'on a affaire à des débris de capsule, il faudra en faire l'extraction au moyen d'une ponction de la cornée avec le couteau lancéolaire qui permettra d'introduire une pince et d'arracher ces débris. Deux instruments ont été proposés pour faire cette opération : la serretelle de Desmarres et les ciseaux de Wilde. Introduits sous la cornée, ils s'ouvrent ensuite au moyen d'un mécanisme spécial, et l'on a ainsi une pince ou des ciseaux ouverts dans la chambre antérieure, qui permettent l'extraction de la cataracte secondaire. En principe, l'extraction par la sclérotique est moins bonne que l'extraction par la cornée.

CATA

Si ce sont de fausses membranes récentes qui olilitèreut le champ {lupillaire, on tentera d'abord de les faire

Fig. Ili. — Seii'elulle. — H. POdale sur laiiiielle lo [jouce presse pour liiirc rapproclier les mors de la pince B. — Pour introduire l'instrument, on presse sur la pédale D. Les mors de la pince se rapprochent, et celle-ci se transforme en une tige rigide, que l'on introduit dans la chambre antcvieure, par ime incision de la cornée ; on laisse alors les mors s'ouvrir en lâchant la pédale ; on saisit les fausses membranes en pressant de nouveau sur la pédale. (Desmarres-Cliarriére )

détacher en dilatant la pupille, puis on les extraira ensuite.

Fig. 115.- E.\traction des cataractes capsulaircs secondaires. — I-aponctio de la cornée est faite avec la pointe du couteau ù cataracte. (Desmaires.)

On pourra, du reste, avoir recours plus lard à rélaljlis sèment d'une pupille artificielle.

Kig. 116- — La serretello, introduite dans la chambre antérieur.: du l'uil, saisit lu cataracte et l'améno au dehors. (Desniarres.)

Si la pupille, rétrécie par une fausse membrane, esi

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adhérente à tout le bord pupiliaire, et ne peut être arrachée sans qu'il faille déchirer l'iris, on fera une pupille artificielle.

Fig. 117. — Fausse membrane adhérente à l'iris; pupille artilicielle. (Desmarres.)

Formulaire de la cataracte.

Pilules de hichlorure de, mercure, V. Syphilis, recommandées pour les cataractes qui existent chez les individus syphilitiques.

Les infusions de p,eurs d'arnica conseillées par quelques médecins prises à l'intérieur sont d'un effet douteux.

Embrocation à'aconitine sur l'œil et les paupières (Turnbull). La delphiiie et la vératriiie employées de la même manière, on fait un alcoolat vératrine, delphine ou acoustine. 1 gramme pour 125 grammes d'alcool.

V huile phos'phorée, une goutte matin et soir dans l'œil, ou les frictions de pommade phospliorée sur le sourcil, (ïavignot), pendant trois mois diminuent un peu l'opacité du cristallin, mais ne guérissent pas la cataracte.

Les frictions sur la nuque avec la pommade stibiée ou les applications sur les paupières d'huile animale de Dippel n'ont pas plus que les médications précédentes de valeur sérieuse.

CATARRHE. Maladie caractérisée par une sécrétion exagérée des membranes muqueuses. — Elle existe à l'état aigu ou à l'état chronique. C'est ce qu'on appelle des flux (V. ce mot). — Autant de membranes muqueuses, autant de catarrhes différents. — Il y a le catarrhe nasal (V. Cor\za), le catarrhe bronchique (V. Bronchite), le catarrhe intestinal (V. Diarrhée), le catarrhe vésical (V. Cystite), le catarrhe vaginal et utérin (V. Leucorrhée), le catarrhe oculaire, lacrymal. V. Voies lacry-

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