DE LA THÉHAPEUTIQUE AU XIX^ SIÈCLE. XXV
» Il n'en fallut pas davantage pour faire cesser cette ridicule scène, car l'imagination de ces religieuses, frappée par la honte qu'elles auraient d'être fouettées par des soldats, les réduisit au parfait silence. »
Des faits d'imitation donnant lieu à de véritables névroses s'observent môme chez les animaux, ce qui est démontré par la contagion du tic de la mangeoire chez le cheval, et de Vavorlement chez les vaches. Ainsi, qu'un cheval prenne habitude de serrer convulsivement sa mangeoire avec les dents, et d'avoir des éructations, et d'autres bêtes voisines prendront le même tic.
Il en est de même du tic de l'ours, lorsqu'un cheval, habitué à remuer sa tête comme l'ours blanc, transmet sa mauvaise habitude à d'autres. — On sait, enfin, que, dans une étable où plusieurs vaches sont pleines, celle qui avorte provoque quelquefois l'avortement sur toutes les autres placées dans le voisinage.
Au reste, si l'imitation est quelquefois l'origine de certaines maladies et l'un des moyens de leur propagation, comme on le voit dans les épidémies de névroses convulsives et mentales, elle peut aussi être l'instrument de leur guérison, et c'est en cela qu'elle intéresse la thérapeutique.