GÉRÉ
gie méningée, s'annonçant par des phénomènes paralytiques ou couvulsifs de compression cérébrale, il n'y a que des palliatifs à mettre en usage.
Cépli»léniatomc siis-pérîostîqHc, oh psctulo-ecphalénialonic. Le céphalématome sous-cutané, sus-périostique, très-commun chez les nouveau-nés, résulte d'un accouchement pénible, occupe les parties qui se présentent les premières aux parties vides du bassin, n'a pas de fluctuation ni de bourrelet osseux à sa base, ne dénude pas le crâne et résulte d'une infiltration sanguine sous -cutanée, sans foyer sanguin véritable. C'est le pseudo-céphalématome ou œdème séro-sanguin du cuir chevelu.
Thérapeutique. — Le pseudo ■céphalématome qui est sus-périostique guérit très-rapidement, au moyen d'applications résolutives, mais s'il se produit un abcès, ce qui est rare, il faut l'ouvrir avec le bistouri.
CÉPIIALOTRIP8IE. V. EmbRYOTOMIE.
t'ÉRAT OU CÉRÉOIiÉS. Substances molles, ayant la consistance des pommades ; composées d'huile et de cire, destinées au pansement des plaies, et différentes des pommades qui sont formées de graisse. — Le cérat simple se compose de 375 grammes d'huile d'amandes douces pour 125 grammes de cire blanche ou jaune, que l'on mélange à l'aide d'une douce chaleur.
Cérat amidonné. — 15 grammes d'amidon pour 30 grammes de cérat dans l'eczéma et le lichen FTI.
Cérat belladoné. — h grammes de belladone pour 30 grammes de cérat, dans les contractions spasmodiques [+]•
Cérat au beurre de cacao. — 15 grammes de beurre pour 15 ;grammes de cérat, dans les gerçures des lèvres et du sein □.
Cérat de blanc de baleine. — 2 grammes de blanc de baleine, 10 grammes de cire et 15 grammes d'huile, contre les gerçures de la peau.
Cérat de calamine, — 2 grammes de calamine pour 30 grammes de cérat, dans l'eczéma, les brûlures et les excoriations de la peau \±\.
Cérat camphré. — 2 grammes de camphre pour 30 gramnes de cérat.
Cérat de Galien. — 125 grammes de cire, 500 gramïies d'huile d'amandes qu'on fait fondre et l'on ajoute, en
triturant, 375 grammes d'eau de roses \±\. Cérat mercuriel. — Parties égales d'onguent napolitain ît de cérat.
Cérat opiacé. — k grammes de laudanum de Sydenham, )u 30 centigrammes d'extrait d'opium pour 30 grammes le cérat.
Cérat à la rose, pour les lèvres. — 30 grammes de cire ivec 60 grammes d'huile d'amandes qu'on fait fondre et [u'on colore avec un peu d'orcanelte ou de carmin, en y ijoutant (j gouttes d'essence de roses.
Cérat de Saturne, ou de Goulard. — h grammes de ous-acétate de plomb pour 30 grammes de cérat.
Cérat soufré. — 30 grammes de fleur de soufre, .5 grammes d'huile et 100 grammes de cérat.
CERCOIVIOlViiDE. Les cercomonades sont des entooairesinfusoires, trouvés par M. Davaine dans les déjecionsdes cholériques (V. Choléra) et dans les matières de uelques individus atteints d'entérite simple ou de fièvre yphoïde —Ils ont 8 millièmes de milUmèlre de longueur, 3 corps piriforme, blanchâtre, renfermant un ou deux coruscules intérieurs, et chaque extrémité est garnie d'un lament vibratile à peine appréciable.— Ils ne vivent que
dans les matières chaudes et ils meurent par le refroidissement, dès que les matières sont sorties du corps.
Dans ces cas, il faut donner des préparations mercurielles à l'intérieur, soit du calomel, 50 centigrammes, soit le sulfate noir de mercure, "à la dose do 10 grammes par jour,
tÉRÉBROSCOPIE. La cérébroscopie est une méthode de diagnostic des maladies du cerveau et de la moelle, au moyen de l'étude des altérations dufond de l'œil. (Bouchut,)
Par ses rapports anatomiques, l'œil est le seul organe où l'on puisse voir ce qui se passe dans le cerveau.
Découvrir dans l'œil, avec l'ophlhalmoscope, des lésions de circulation, de nutiition et de sensibilité de la rétine et du nerf optique, qui soient tellement bien en rapport avec les maladies aiguës et chroniques des méninges ou du cerveau qu'on puisse les considérer comme les symptômes de ces maladies, tel est le but de la cérébroscopie,
Dans le fond de l'œil, les lésions qui annoncent une maladie cérébrale sont de trois espèces : l°les lésions dues à la phJegmasie du cerveau et des méninges; — 2" les lésions mécaniques produites par la compression du nerf optique ou des sinus de la dure-mère; — 3° les lésions sympathiques d'une maladie de la moelle ou des nerfs vaso-moteurs.
Le moindre obstacle apporté à la circulation du cerveau par l'inflammation, par une tumeur, par un épanchement séreux ou sanguin, par une phlébite des sinus de la duremère, par une anomajie des vaisseaux, gène le retour du sang des veines de la rétine dans le sinus caverneux et produit dans l'œil des lésions de mouvement et de circulation (hypérémie, thrombose, œdème, hémorrhagie, atrophie) qu'on peut utiliser pour le diagnostic des maladies aiguës ou chroniques du cerveau.
Comme une tumeur du ventre gêne la circulation veineuse des membres inférieurs, ainsi les tumeurs du cerveau empêchent la circulation du fond de l'œil, et, d'après l'œil affecté, on peut dire quel est l'hémisphère malade.
Par la cérébroscopie, on peut souvent distinguer les maladies organiques du cerveau de celles qui sont dynamiques, c'est-à-dire dans lesquelles l'altération est si faible, qu'elle échappe aux recherches les plus minutieuses. Ainsi se reconnaissent les convulsions, le délire et les paralysies symptomatiques, des convulsions, du délire et de certaines paralysies essentielles.
Par l'étude des altérations de l'œil, on peut diagnostiquer la méningite aiguë ou chronique, la phlébite des sinus de la dure-mère; l'hémorrhagie cérébrale récente d'avec le ramollissement du cerveau ; les tumeurs produisant une compression; les épanchements de sang da.as les méninges; l'hydrocéphalie aiguë et chronique, la commotion d'avec la contusion et la compression du cerveau dans les cas de chute sur la tête; les fractures du crâne, accompagnées de compression, la paralysie générale; certains cas d'épilepsie symptomatique, etc.
Les phénomènes qu'utilise la cérébroscopie sont les ' suivants : Congestion papillaire et péripapillaire ; — anémie papillaire, partielle ou générale (erreurs de situation des vaisseaux de la pupille) ou angioplanie ; — phlébectasie rétinienne ; — flexuosités phlého-rétiniennes ; — varices ou varicosités rétiniennes; — hémostase phlébo-rétinienue;
— thrombose phlébo-rétinienne ; — anévrysme phlébo-rétinien; — hémorrhagie rétinienne; — œdème papillaire;
— exsudations fibrineuses et graisseuses de la papille et de la rétine; — tubercules de la choroïde et de la rétine; —