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DE LA DURE-MÈRE

Cerveau (COMMOTION, COMPRESSION et CONTUSION DU). V. Encéphale {Lésions traumatiques de V).

Cerveau (CONGESTION DU). V. CONGESTION.

Cerveau (EMBOLIE Du).V. Cehvej^u [BumoUisscment du) , Cerveau {Hémorrhagie du).

Cerveau (GANGRÈNE DU). Dans Certaines fractures du crâne et dans la carie du rocher, le cerveau enflammé et recevant l'action de l'air peut se mortifier et oifrir les caractères de la gangrène, avec sa fétidité spéciale.

Quand le cerveau est affecté de gangrène, il est ramolli, noirâtre ou verdâtre, et son tissu dissocié exhale une odeur infecte.

L'odeur infecte de la vraie gangrène cérébrale dépend de l'action de l'air sur la substance nerveuse et de la putréfaction qui en est la conséquence, car on ne l'observe jamais dans le ramollissement cérébral produit par la ligature des carotides, ni dans le ramollissement sénile, dû à l'embolie ou à l'ossification des artères du cerveau.

Thérapeutique. — Il n'y a aucun remède à opposer à la gangrène du cerveau, qui n'exige que l'emploi de quelques palliatifs.

Cerveau (HtMORRHAGiE Du). L'hémorrhagie du cerveau, caractérisée par l'effusion du sang au milieu de la substance cérébrale déchirée, est le résultat d'une rupture vasculaire. C'est une forme de l'apoplexie cérébrale.

L'hémorrhagie cérébrale, également appelée apoplexie foudroyante ou apoplexie cérébrale, a lieu dans toutes les parties du cerveau, surtout dans le centre ovale de Vieussens, dans les corps striés ou dans la couche optique, et elle est tantôt forte, tantôt moyenne et tantôt petite.

L'âge avancé dispose beaucoup à l'hémorrhagie cérébrale, car on ne l'observe presque jamais chez les enfants.

L'hémorrhagie cérébrale se produit beaucoup plus fréquemment chez l'homme que chez la femme.

C'est en hiver qu'on observe la plupart des hémorrhagies cérébrales,

La petitesse de la taille, l'obésité, la tête grosse, rapprochée des épaules, le teint rouge, les conjonctives injectées, le pouls fort, large et dur, caractérisent la constitution apoplectique et prédisposent à l'hémorrhagie cérébrale.

L'hémorrhagie cérébrale résulte quelquefois de l'insolation prolongée sur le crâne.

C'est avec raison qu'on a dit que l'hypertrophie du cœur était une cause d'hémorrhagie cérébrale.

Les émotions morales peuvent donner lieu à l'apoplexie par hémorrhagie cérébrale.

L'hémorrhagie cérébrale succède à la congestion cérébrale dont elle paraît être le plus haut degré, car de la réplétion exagérée des vaisseaux capillaires à leur rupture, la progression estinsensible.

L'hémorrhagie cérébrale n'est si fréquente chez les vieillards que parce que les petites artères du cerveau sont alors altérées çà et là par des concrétions athéromateuses ou osseuses qui gênent le cours du sang et favorisent les ruptures artérielles.

Chez le vieillard, les artérioles du cerveau deviennent très-facilement anévrysmatiques au niveau de la concrétion des parois et, sous l'influence du moindre effort, elles se rompent en donnant lieu à une hémorrhagie qui est préparée par l'altération de la substance du cerveau ellemême.

Comme la congestion du cerveau, l'hémorrhagie de cet organe résulte de l'action des hautes et des basses températures, de l'hypertrophie concentrique du cœur, des efforts musculaires les plus variés, surtout de la défécation difficile, de la pléthore et du tempérament dit apoplectique, des coups ou des chutes sur la tête, et des différentes lésions du cerveau, telles que l'encéphalite chronique, les tubercules, les tumeurs fibreuses et fibro-plasliques, le cancer, etc., qui modifient la nutrition moléculaire de la pulpe cérébrale.

Ce qui dispose à l'hémorrhagie cérébrale, c'est l'ossification pointillée des petites artères du cerveau, amenant çà et là .une altération de nutrition de l'encéphale caractérisée par une diminution de la consistance et appelée ramollissement hémorrhagipare (Rocheux).

Les hémorrhagies cérébrales plus fréquentes à droite qu'à gauche ont lieu dans le centre ovale de Vieussens, dans les corps striés, dans la couche optique, puis dans le lobe moyen, antérieur et postérieur du cerveau ; enfin dans le cervelet, la protubérance et les pédoncules.

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Il y a environ 15 à 200 grammes de sang dans les foyers hémorrhagiques du cerveau.

Peu après l'apparition d'une hémorrhagie cérébrale, le sang est noirâtre, friable, entouré de substance cérébrale frangée, dilacérée, ramollie.

Le sang, toujours placé dans le côté du cerveau opposé à la paralysie, se présente sous forme d'un caillot rouge noirâtre, friable comme de la gelée de groseilles, au milieu d'une zone de substance cérébrale déchirée rouge jaunâtre ; il se décolore peu à peu, par suite de la résorption de sa matière colorante et de la dissociation de ses éléments. Une partie de ses matériaux est absorbée par les vaisseaux d'un kyste vasculaire formé au pourtour, et au bout d'un ou deux mois, si l'hémorrhagie n'est pas trop considérable, il reste une cicatrice linéaire, un caillot décoloré très-réduit, un petit kyste rempli de sérosité roussâtre ou de matière gélatineuse albuminoïde, infiltrée de sang, remplie de foyers capillaires plus ou moins nombreux et colorée en jaune par l'ecchymose.

Les hémorrhagies cérébrales peu considérables guérissent par la résorption progressive du caillot auquel succède une cicatrice linéaire ou un petit kyste rempli de sérosité roussâtre.

Une forte hémorrhagie du cerveau tue en quelques heures, ou en quelques jours, et s'annonce par la perte subite de l'intelligence, de la sensibilité et du mouvement; par un coma suivi de paralysie générale, de respiration stertoreuse et de flaccidité des lèvres, ce qui est de mauvais augure.

Le foyer sanguin, unique ou multiple, offre des dimensions variables. Sous ce rapport on distingue l'hémorrhagie en petite, moyenne et forte. Quand l'épanchement est très -considérable, le sang passe souvent d'un hémisphère cérébral dans l'autre, en pénétrant dans les ventricules latéraux, et il détermine une paralysie générale promptement mortelle.

Les hémorrhagies du cerveau sont rarement précédées de phénomènes précurseurs, et elles arrivent d'une manière subite et imprévue. Lorsque par hasard elles sont précédées de phénomènes morbides, qui sont de courte durée, ce sont ceux du molimen hemorrhugwum, plutôt que d'un ancien vice de nutrition du cerveau.

Un homme qui tombe tout à coup sans connaissance, paralysé de tous les membres, avec respiration stertoreuse, déviation des deux yeux d'un côté, est atteint d'hémorrhagie cérébrale du côté ou les yeux sont déviés, et il est menacé d'une mort prochaine.

Les hémorrhagies cérébrales de moyenne abondance déterminent une perle subito d'intelligence, de sentiment et de mouvement, promptement suivie d'hémiplégie avec affaiblissement de la sensibilité, réapparition de l'intelligence et une disposition à répandre des larmes.

Un homme récemment hémiplégique, ne pouvant parler, ayant repris connaissance et pleurant dès qu'on lui adresse la parole, vient d'avoir une hémorrhagie du cerveau.

L'hémiplégie des hémorrhagies cérébrales donne lieu à l'immobilité des paupières qui ne recouvrent plus l'œil, à la flaccidité de la joue qui s'agite par la respiration, à la déviation de la langue sur le côté paralysé, au retrait de la commissure labiale du côté opposé, enfin à la résolution complète des muscles de toute une moitié latérale du corps.

L'hémiplégie causée par une hémorrhagie cérébrale a toujours lieu dans le côté du corps opposé à l'hémisphère du cerveau déchiré par l'épanchement sanguin.

Dans les petites hémorrhagies du cerveau, il y a perte momentanée de connaissance suivie , au bout de quelques heures, d'une paralysie partielle de la face ou d'un seul membre, et quelquefois d'une hémiplégie de courte durée.

On reconnaît l'hémorrhagie cérébrale avec l'ophthalmoscope qui permet de voir, au fond de l'œil, une dilatation et une flexuosité des veines de la rétine avec infiltration séreuse papillaire, ou hémorrhagie rétinienne, lésions qui indiquent un état subit de gène de la circulation intérieure du cerveau, ce qui n'a pas lieu dans le ramollisement de cet organe. (Bouchut.) V. Céuébro-

SCOPIE.

L'embolie du cerveau qui produit la perte de connaissance et la paralysie chez un sujet affecté d'endocardite aiguë ou chronique se distingue de l'hémorrhagie cérébrale à l'opiilhalmoscope, parce qu'il n'y a qu'œdème hypérémique de la papille sans dilatation des veines rétiniennes. (Bouchut. )

Les malades qu'une hémorrhagie cérébrale doit faire mourir restent sans connaissance, immobiles, les joues entraînées parle courant d'air expiré, la respiration stertoreuse^ incomplète, à demi paralysée^ avec paralysie delà vessie et de l'intestin, et ils succombent au bout de quelques heures ou de quelques jours.

Chez quelques personnes frappées d'apoplexie, l'amélioration primitive est arrêtée par un ramollissement rouge du cerveau déterminé par l'inflammation des parois du foyer de l'hémorrhagie, alors la fièvre se déclare et avec elle de la contracture, des soubresauts de tendons ou des mouvements convulsifs dans les parties paralysées, puis la mort, car la guérison n'a lieu que dans certains cas exceptionnels.

L'hémorrhagie du cerveau qui ne tue pas dans les premières heures ou en quelques jours guérit par degrés par la réapparition du mouvement dans la face, dans la jambe et enfin dans le membre supérieur qui est le dernier à recouvrer ses facultés motrices.

L'hémorrhagie cérébrale, forte, petite ou moyenne, sani complication, ne produit jamais de fièvre.

Ouand au bout de quelques jours l'hémorrhagie du cerveau s'accompagne de fièvre, avec contracture et convulsions dans les muscles paralysés, on peut affirmer qu'il se fait un ramollissement inflammatoire, c'est-à-dire une encéphalite autour du foyer sanguin.

Les hémorrhagies considérables de la substance cérébrale, qui s'accompagnent d'un coma prolongé, sont toujours très-rapidement mortelles.

Chez un homme jeune et dans les conditions ordinaires, les moyennes et petites hémorrhagies du cerveau guérissent presque toujours, mais elles laissent après elles de l'hémiplégie et quelquefois de l'épilepsie.

Une première hémorrhagie cérébrale dispose ordinairement à une seconde.

On no meurt jamais instantanément d'une hémorrhagie du cerveau ; il faut au moins quelques heures et ordinairement plusieurs jours.

Les hémorrhagies cérébrales qui guérissent peuvent ne laisser aucune trace dans l'intelligence, mais il n'est pas rare de les voir suivies d'affaiblissement intellectuel, d'épilepsie ou de folie.

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Thérapeutique. — Prophylaxie. Ceux qui ont eu des congestions cérébrales ou qui ont déjà élé frappés d'iiémorrhagie du cerveau doivent avant tout chercher à prévenir une seconde attaque, toujours plus grave que la première, et pour cela ils devront vivre sobrement, et surtout avec des fruits et des légumes verts, ne pas boire de vin, coucher sur des matelas durs et avoir des oreillers de crin, mettre des sangsues à l'anus tous les mois, se tenir le ventre libre avec de l'aloès, 10 centigrammes par jour, cesser toute occupation fatigante, fuir les endroits chauds et vivre à la campagne ou voyager.

Première indication : Combattre la congestion encéphalique.

Contre la constitution apoplectique et les phénomènes précurseurs, tels que vertiges, céphalalgie, bluettcs, tintements d'oreilles ou élourdissements, il faut prescrire le régime végétal ou lacté ; des sangsues tous les mois à l'anus. Il faudra éviter les grandes réunions, les bals, les spectacles, et tous les lieux où la clialeur est très-forte.

Deuxième indication : Détourner le sang du cerveau.

Quand l'hémorrhagie vient d'avoir lieu, il faut prescrire : saignée du bras, de façon à tirer de 300 h 600 grammes de sang en deux fois; sangsues à l'anus ; des ventouses scariîiées à la nuque et aux oreilles ; la scarification de la pituilaire; des ventouses sèches aux cuisses; l'urtication; les lotions d'ammoniaque ' et de teinture d'iode; l'émétique en lavage, 5 centigrammes dans un litre d'eau (Junodj ; des sinapismes ; enlin des lavements purgatifs;

Snlfute de soude 30 grammes.

Défootion fie l'eiiilles de séné 25 id.

Pour l'eau d'un lavement.

; Autre.

Sel de cuisine 30 grammes.

Infusion d'arnica 400 id.

Troisième indication : Favoriser la résorption du caillot.

Au bout d'un mois de maladie, on prescrira des purgatifs salins, ou de l'émétique en lavage, 5 centigrammes dans unlitre d'eau et à jeun, des pilules purgatives.

Quatrième indication : Exciter le mouvement des parties paralysées.

Au bout de quelques mois, ranimer le mouvement des parties paralysées par des bains salés, des bains de mer, les bains de Balaruc, les frictions, l'électricité par courants continus (V. Électricité), les pilules de strychnine.

strychnine 5 centigrammes.

Conserve de roses 4 gramme.

Pour douze pilules argentées, une malin et soir, et l'on augmentera s'il y a lieu.

Cinquième indication : Prévenir le retour des hémorrhagies.

Il faut prévenir l'hémorrhagie du cerveau chez les individus atteints de congestion cérébrale permanente par de petites saignées tous les deux mois, par un purgatif donné dans l'intervalle, et il faut la combattre lorsqu'elle est déclarée par des émissions sanguines locales et générales.

La paralysie consécutive aux hémorrhagies du cerveau ne doit être traitée qu'au bout de plusieurs mois ou d'un an, lorsque le cerveau a eu le temps de guérir, parles stimulants de la peau, par les excitants du système nerveux moteur, tels que la strychnine et par l'électricité galvanique. V. Électricité.

Cerveau (INFLAMMATION Du). Le cerveau peut être Iraumatiquement, ou d'une façon spontanée, le siège d'une

phlegmasic quelquefois désignée sous les noms à' encéphalite, de ccrébrite ou de méningo- encéphalite, quand les méninges sont également affectées.

Une contusion ou une tumeur profonde du crâne, une plaie du cerveau, une hémorrhagie cérébrale, un tubercule, un cancer ou un corps étranger de l'encéphale, une tumeur de la dure- mère, l'action prolongée du soleil sur la tôle, l'érysipèle du cuir chevelu, les congestions cérébrales fréquentes, l'ivresse, les excès de tabac, le chagrin, le désespoir et les passions politiques ou religieuses, qui surexcitent ou exaltent la pensée sont des causes fréquentes d'inllammation du cerveau.

L'encéphalite spontanée ne produit dans le cerveau que l'hypérémie ou le ramollissement de la substance, tandis que l'encéphalite traumati(jue détermine plus souvent la formation du pus réuni en abcès.

L'encéphalite se présente sous la forme aiguë et sous la forme chronique, comme maladie primitive ou comme maladie secondaire à une allération du voisinage.

Quand l'encéphalite chronique existe à Vétat latent, ce qui est assez commun, il est impossible de la distinguer avec précision, mais, dans beaucoup de cas, il existe de la céphalalgie opiniâtre, localisée sur un point, des vomissements, de la gastralgie, de la constipation, des douleurs rhumaloïdes ou des engourdissements dans les membres, du strabisme et de la diplopie, enfin de l'affaiblissement ou de la perversion des sens, de la mémoire, de la volonté, de l'intelligence pouvant aller jusqu'à la folie.

Une céphalalgie continuelle ou fugace avec fièvre, assoupissement, lenteur des réponses ou délire, quelquefois des vomissements, toujours de la constipation, une respiration lente, parfois suspirieuse, de la photophobie et de l'hyperesthésie cutanée partielle, l'impossibilité de se mouvoir sans paralysie, parfois des convulsions, mais plus souvent de la contracture, tels sont les symptômes de l'encéplialite aiguë. — Quand ces phénomènes ont été précédés pendant plusieurs mois par de la céphalée, du strabisme, des douleurs ou des engourdissements des membres, on peut être sûr qu'il y a en même temps une tumeur du cerveau, un tubercule si le sujet est scrofuleux, un cancer, s'il s'agit d'une personne avancée en âge.

Les altérations anatomiques de l'encéphalite aiguë sont circonscrites ou diffuses. Ce sont : 1» La congestion et l'augmentation de consistance de la substance cérébrale ; l'infiltration sanguine, les ecchymoses capillaires, la teinte rosée ou noire et le ramollissement des parties malades, avec sécrétion de matière amorphe, fonnjtion de corps granuleux, d'inflammation, dépôt de leucocytes et destruction des tubes nerveux; 3" l'infiltration purulente jaunâtre ou des abcès enkystés ; k° la cicatrisation des foyers purulents.

Les altérations anatomiques de l'encéphalite chronique sont les cicatrices incomplètes du ramollissement ou des abcès; l'induration cérébrale ou la sclérose, dans laquelle il y a destruction des tubes nerveux et formation d'une grande quantité de tissu cellulaire.

Aiguës ou chroniques, les altérations produites par l'inflammation du cerveau sont ordinairement compliquées d'épanchement séreux arachnoïdien ou ventriculairc, et elles accompagnent fréquemment la carie du crâne et du rocher, les tumeurs fibreuses et fibro-plasliques des méninges, les tubercules du cerveau, etc.

Dans l'encéphalite aiguë , l'ophlhalmoscope révèle presque toujours une infiltration séreuse papillaire avec

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hypérémie, dilatation, flcxuosités et thrombose des veines de la rétine, mais cela est plus marqué lorsqu'en même temps il y a complication de méningite. (Bouchut.) V. GÉ-

UÉBROSCOPIE.

On guérit rarement de l'encéphalite aiguë, mais la chose est possible, et. dans les cas contraires, il y a idiotie, démence oufohc, selon l'âge des sujets, parfois de la paralysie partielle ou générale progressive, ce sont des maladies ordinairement incurables.

L'hémiplégie de l'encéphalite aiguë s'accompagne toujours de contracture des doigts et de déviation de la bouche vers le côté paralysé, par suite de la contracture du buccinateur.

Thérapeutique. — La saignée du bras à deux ou trois reprises, des ventouses scarifiées à la nuque ou deux sangsues tous les jours sur l'apophyse mastoïde ; voilà le traitement de l'encéphalite aiguë qui commence, mais en même temps il fout raser la tète et faire une irrigation continuelle d'eau froide sur le crâne.

L'iodurc de potassium, de 3 à 6 grammes par jour ; les frictions du cuir chevelu avec la pommade stibiée jusqu'à production de pustules; un vésicatoire enveloppant le crâne ; des applications de teinture d'iode ont été conseillées contre l'encéphalite aiguë ; mais ces moyens sont d'une efficacité douteuse.

Dans l'encéphalite chronique, il faut mettre les malades à la diète végétale, frugale et lactée, en même temps qu'on leur donnera de temps à autre del'aloèsou deTémétique en lavage et qu'on appliquera un cautère ou un séton à la nuque, et tous les jours des ventouses sèches sur le dos et sur les membres. V. Encéphale {Lésions traumatiqiies de V).

Ceri^caii (Plaies du). L Finies par instruments piquants et tranchants. — Les plaies du cerveau par instrument piquant ou tranchant ne causent pas d'accidents mortels immédiats, à moins que la base du cerveau et la moelle allongée ne soient atteintes.

On reconnaît une plaie du cerveau à la dénudation de l'organe ou à la longueur et à la forme de l'instrument qui a fait la blessure, ce qui permet d'apprécier la profondeur à laquelle l'arme a pénétré dans le crâne.

La présence d'un fragment de l'instrument qui a pénétré dans le crâne complique quelquefois les plaies du cerveau.

En général, la position de la plaie et la difficulté qui existe pour l'écoulement des liquides ajoutent à la gravité du pronostic.

Après les blessures du cerveau l'encéphalite est le principal accident consécutif qu'il faille redouter; quant aux troubles de l'intelligence, tels que la perte de la mémoire, et aux hémiplégies, ils sont plus rares. V. Encéphale {Lésions traumatiques de V).

Thérapeutique. — Extraire les corps étrangers, mais ne pas aller à leur recherche avec un stylet ; placer la tête dans une position favorable à l'écoulement du liquide de la plaie. — Surveiller, pour les traiter énergiquement, les premières menaces d'encéphalite.— Lorsque le cerveau est dénudé dans une grande étendue, panser avec des compresses d'eau fraîche, en cas de plaie petite, deux lavages de la iilaie par jour et pansement à l'eau froide. Lorsque toute crainte d'inflammalion aura disparu, faire le pansement simple. Si des morceaux d'étoffe sont restés dans la plaie, ils seront éliminés par la suppuration.

Contn; 'irritation du cerveau par une esquille, irrita-

tion qui s'accompagne de délire, de coma, de perte do l'intelligence, on trépanera (Velpeau) ; la cicatrice de la plaie est un guide sûr, qui permet de tenter cette opération.

II. Vlaie contusedu cerveau. — Les instruments contondants comme une ba'ionnelte, une pioche, une balle brisant le crâne, peuvent atteindre le cerveau et y produire une plaie contusc, en entraînant au devant d'eux des morceaux d'étoffe et des esquilles osseuses.

Dans une blessure qui a intéressé profondément un i hémisphère cérébral, la résolution complète des membres, l'abolition de l'intelligence et de la sensibilité, la respiration lente, le pouls petit et intermittent, caractérisent la i contusion du cerveau. V. Encéphale {Lésions traumatiques i de /').

Lorsque la base du cerveau est atteinte, surtout au ni- . veau de la protubérance et du bulbe, la mort est instan- f fanée ; mais quandla superficie de l'hémisphère aété seule atteinte, il y a à peine des troubles fonctionnels.

Une balle de fusil peut traverser un hémisphère sans être suivie d'accident. La présence du corps étranger est toujours une complication grave, quoique une balle ait pu séjourner dans le cerveau et s'y enkyster.

Thérapeutique. — Le traitement antiphlogistique et les dérivatifs intestinaux seront employés, comme dans h contusion du cerveau [V. Encéphale {Lésions traumatiqm\ de V)] . On placera convenablement le malade pour favoriser l'écoulement des liquides de la plaie. '

On n'appliquera une couronne de trépan que s'il y a enfoncement des os du crâne (Malgaigne). La plaie sera : pansée à l'eau froide, une vessie pleine de glace sera placée pour maintenir froides les compresses qui recou- i vrent la plaie. ■

Les esquilles, les morceaux d'étoffe, seront enlevés par la plaie. Une balle introduite dans le cerveau sera extraite, si on la sent ; on se servira du lire-balle ou d'une pince à points d'arrêt ; on agrandira, s'il est nécessaire, l'ouverture d'entrée de Ja balle, en appliquant une couronne ' de trépan .

Une balle perdue dans le cerveau ne doit pas être recherchée, et si l'on sonde pour la découvrir, ce doit être seulement avec une sonde de gomme. Une balle qui a fa| || un long trajet entre le cerveau et le crâne sera extraite par une contre-ouverture, et une perforation du crâne par une couronne de trépan (Larrey); on se guidera pour trouver la balle par l'exploration, à l'aide d'une sonde molle. Une balle arrêtée sur la dure-mère (Percy) sera extraite avec une pince après agrandissement de l'ouverture des os, à l'aide du trépan; on n'incisera pas la duremère, à moins que la balle ne soit engagée en partie dans une ouverture de celte membrane.

Cerveau (RAMOLLISSEMENT SÉNILE OU GanGUÈNE SÉNILE

de l'encépil\le). Chez les vieillards, le cerveau se ramollit souvent en partie ou en totalité, à la suite de l'obstruction des artères cérébrales par embolie ou par incrustation osseuse de leurs parois, et il en résulte une véritable gangrène moléculaire analogue au ramollissement gangréneux produit par la ligature d'une carotide. V. Embolie.

J^e ramollissement ou gangrène sénile du cerveau, ordinairement blanchâtre, quelquefois coloré en rose ou en rouge pur du sang épan"clié n'a pas d'odeur ; parce que la substance cérébrale mortifiée est à l'abri du contact de l'air.

Le ramollissement que produit lagangrènt du cerveau

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l'a jamais d'odeur gangréneuse que s'il y a commiinicaion du foyer avec le dehors, par suite d'une carie de 'oreille interne, del'ethmoïde ou des parois du crâne.

Au début du ramollissement cérébral sénile, l'ophllialnoscopie ne découvre aucune altération des veines du 'ond de l'œil qui soit spéciale à la maladie elle-même, il n'y a que de l'œdème papillaire ou rétinien, et ce n'est ju'avec le temps qu'il se produit quelquefois de l'atrophie papillaire. V. CÉnÉBROScopiE.

des phénomènes précurseurs de longue durée, tels que Ijouleur fixe et opiniâtre de la tête, affaiblissement de l'intelligence et de la mémoire, tendance au sommeil, re- [froidissement partiel, engourdissement et fourmillement i[l'unou de plusieurs membres ; diminution ou exaltation île la sensibilité de la peau et des organes des sens ; paralysie incomplète du mouvement de quelques muscles, avec conservation de la force naturelle du pouls, chez un vieillard, annoncent un commencement de ramollissement cérébral .

Lorsque chez un vieillard, après de longs phénomènes morbides précurseurs caractéiisés par des troubles fuïfitifs de la sensibihté de rinlelligenco, il survient subitement ou par degrés une paralysie d'un ou de plusieurs nuscles et chez d'autres hémiplégie complète, sans fièvre et avec pâleur du visage, on peut affirmer qu'il s'est fait un ramollissement sénile du cerveau.

Le ramollissement ou gangrène sénile de l'encéphale, plus ou moins grave selon son étendue, est une maladie mortelle, au bout d'un temps qui varie entre quelques jours, plusieurs mois ou plusieurs années.

Thérapeutique. — Il n'y a jamais lieu de saigner les vieillards' au moment de la crise qui amène la paralysie à la suite du ramollissement cérébral sénile.

Dans le ramollissement sénile du cerveau, une diète modérée, de l'infusion d'arnica, de l'eau vineuse et des sinapismes sont tout ce qu'il convient de mettre d'abord |en usage. Ensuite je mels un vésicatoire ou un cautère à la nuque, et je donne l'hydrate de chloral un gramme par Jour, le sirop d'éther ou les capsules d'essence de téré-

imthine.

Une fois établie, la paralysie causée par le ramoUisseent cérébral sénile n'exige aucun autre remède que des ictions excitantes surles membres. Le malade doit en outre u'der son régime, sauf à entretenir la liberté du ventre i moyen de l'aloès, 10 centigrammes par jour, et des Iules purgatives de Franck, de Henderson, de Clerani- )urg, etc.

Ccr-veaîs (TUBERCULES Du). Des tubercules peuvent développer dans le cerveau, mais ils sont là un peu oins fréquents que dans les viscères du thorax, et ils se ésentent à l'état de crudité ou de ramollissement sous un volume qui varie d'un petit pois àun petit œuf d'oiseau.

Dans le cerveau, les tubercules sont presque toujours à l'état de crudité, et ils arrivent très-rarement à la

iiériode de ramollissement ou de transformation créacée.

Les tubercules peuvent se développer dans toutes les larties du cerveau, mais on les trouve principalement lans les hémisphères, la superficie et dans le voisinage 3e la pie-mère.

Les tubercules du cerveau sont toujours la conséquence iela diathèse scrofuleuse héréditaire ou acquise, mise en icte par une cause secondaire.

Autour des tubercules, la substance cérébrale peut

rester saine, mais dans un grand nombre de cas elle offre de la rougeur, du ramollissement plus ou moins étendu, et une phlegmasie assez prononcée des méninges.

Quand il y a des tubercules dans le cerveau, il est impossible qu'il n'y ait pas des granulations dans les méninges.

Avec les tubercules du cerveau et des méninges, il y en a presque toujours dans la choro'ide, et là, comme on peut les découvrir avec l'ophthalmoscope, leur présence éclaire le diagnostic et lui donne une précision considérable. (Bouchut.)

C'est à la présence des tubercules du cerveau, à la compression d'un sinus ou à la phlegmasie méningée qu'ils entraînent qu'il faut attribuer certains cas d'hydrocéphalie chronique.

11 n'est pas rare de voir des tubercules occuper longtemps le cerveau à l'état latent, sans donner lieu à aucun symptôme appréciable.

Une céphalalgie presque continuelle avec redoublements irréguliers, changement d'humeur, tristesse, vertige, insomnie, frayeur nocturne, convulsions passagères sans fièvre, hyperestliésie ou anesthésie cutanée, strabisme et trouble des sens, paralysie partielle, chez un enfant, doivent faire craindre un tubercule du cerveau ; niais si ces phénomènes sont accompagnés de vomissements, de constipation, de coma et de fièvre avec convulsions et contracture des extrémités, le diagnostic n'a plus rien de douteux, il existe dans l'encéphale un tubercule donnant lieu à une phlegmasie des méninges. V. Méningite.

Les sujets affectés de tubercules du cerveau meurent quelquefois subitement au milieu d'une convulsion, mais ordinairement ils succombent dans le cours d'une méningite tuberculeuse.

Thérapeutique. — Il n'y a nul moyen de guérir les tu- Jiercules du cerveau, elle traitement à leur appliquer est celui de la méningite. V. ce mot.

CERVELET. Dans le cervelet peuvent se produire des hémorrhagies , des tubercules, des abcès et des tumeurs de composition très-différente, mais le diagnostic de ces lésions est extrêmement obscur, et leurs symptômes se confondent, en général, avec ceux des maladies du cerveau.

Certaines lésions du cervelet peuvent être reconnues pendant la vie, c'est lorsque avec des phénomènes nerveux graves, il y a en même temps défaut de coordination des mouvements volontaires , démarche d'ivresse, propulsion irrésistible de la marche en avant ou de côté, des vomissements répétés enfin convulsions rotaloires prononcées. V. CÉRÉBROSCOPIE.

Quand une personne est frappée subitement de perte de connaissance et d'intelligence avec hémiplégie , et qu'ensuite apparaissent des vomissements fréquents presque incoercibles, il y a lieu de croire qu'il s'est fait une hémorrhagie dans le cervelet (Hillairet). Dans ce cas les vomissements s'expliquent par la compression des origines du pneumogastrique ou de son lobule par le foyer hémorrhagique.

Les fumeurs du cervelet peuvent exister pendant plusieurs mois à Yétat latent, sans donner aucun signe de leur présence, mais lorsqu'elles dérangent les fonctions du système nerveux, elles amènent de la céphalalgie avec ou sans amaurose, œdème ou infiltration granuleuse de la papille ; l'impossibilité de coordonner les mouvements volontaires, ou d'une démarche semblable à celle de

CÉSA

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