‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 128 sur 612 · CHAL · texte numérisé non relu

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l'ivresse et la déambulation irrésistible à droite ou à gauche, enfin des attaques épileptiformes très caractérisées.

Thérapeutique. — Le traitement des maladies du cervelet est tout à fait semblable à celui des maladies du cerveau. V. Cerveau.

Le défaut de coordination des mouvements volontaires avec affaiblissement de la motililé, consécutif à une sypbilis constitutionnelle, indique une maladie du cervelet de nature syphilitique qu'il faut traiter par le proto-iodurc de mercure d'abord, 5 à 10 centigrammes, et ensuite par l'iodure de potassium, 2 k 5 grammes par jour.

C'ÉS.tltlEXME (Opération). L'opération césarienne est l'extraction du fœtus à travers une ouverture faite à l'utérus, après incision de l'abdomen.

Chez une femme à terme, dont le bassin a moins de 5 centimètres dans son plus petit diamètre, l'embryotomie est longue et difficile à pratiquer, la mère a beaucoup de chance de mourir, et l'enfant sera perdu ; mieux vaut avoir recours à l'opération césarienne, quand on n'a pu pratiquer l'avortement ou l'accouchement avant terme

(Pajot). V. DYSTOCIE par nÉTRÉCISSEMENT EXTRÊME DU DASSIN.

Quelques accoucheurs font encore l'opération césarienne chez les femmes qui meurent du cinquième au septième mois de la grossesse après une maladie aiguë, et lorsque les parents désirent et exigent que l'enfant soit baptisé ou circoncis, dùl-il ne pas vivre plus de quelques minutes.

Ciicz une femme qui meurt du septième au neuvième mois, il faut, à l'instant de sa mort, lorsque les battements de son cœur viennent à cesser, recourir à l'opération césarienne, pour extraire le foetus, qui, à cette époque, est viable.

L'opération césarienne faite dans le but d'cxti'aire le fœtus chez une femme mourante ou qui vient de mourir doit être pratiquée vivement. Dans ces cas, il n'y a pas de règle précise et absolue. Une incision est faite sur la ligne blanche ou sur le bord externe du muscle droit, depuis l'ombilic jusqu'à la sympliyse pubienne. On incise couche par couche, et, arrivé sur l'utérus, on l'incise avec précaution, puis on débride en haut, et sur les côtés s'il est nécessaire, la poche des eaux est ouverte d'un coup de ciseaux ; on agrandit l'ouverture en évitant de toucher au fœtus, que l'on extrait par l'extrémité qui se présente. On lie et l'on sectionne le cordon conmie dans les cas ordinaires.

Chez la femme qui n'est pas mourante et qu'on peut espérer sauver , on vide la vessie, la femme, placée sur un lit un peu élevé, la tète étant médiocrement élevée, des aides fixent la matrice par des pressions de haut en bas. La peau est incisée parallèlement au bord externe du muscle droit, ou sur la ligne médiane en suivant la ligne l)lanche dans une étendue de 1 5 centimètres, en commençant à 3 centimètres au-dessus du pubis On divise couche par couche les aponévroses et les muscles de la paroi abdominale, la matrice est ouverte, on introduit le doigt dans l'ouverture et on l'agrandit avec le bistouri boutonné en iiaut et en bas. A ce moment, les aides maintiennent la paroi al)dominale accolée à l'ulérus, on incise d'un coup de ciseaux la poclic des eaux qui se présente, et l'on coupe avec cet instrument ramnios,dans toutel'élenduedela plaie delà paroi abdominale. On extrait le fœ'tus par la partie qui se présente ; on lie le cordon, et quand l'utérus revient sur lui-môme, le placenta décollé est extrait avec les membranes; on lave la cavité utérine, s'il y reste des caillots on éponge le sang qui peut avoir coulé dans l'abdomen!

On réunit la partie supérieure de la plaie par trois points de suture, et on laisse une ouverture en bas pour faire écouler les liquides qui pourraient sortir de l'utérus (méthode ancienne).

Si le col de l'utérus est dilaté et s'il y a une libre communication entre la cavité utérine et le vagin, on refer"mera la plaie de l'abdomen par des points de suture métallique, après avoir lié les vaisseaux qui donnent du sang, Des injections lièdes seront faites par le vagin ; la malade sera tenue très-chaudement, et l'on provoquera une diapliorèse par des boissons abondantes. Une compression sera faite sur le ventre au moyen d'un bandage de corps serré.

On a tenté l'opération césarienne sans ouvrir le péritoine. Alors on incise la paroi abdominale transversalement au-dessus du pubis, en suivant le ligament de Fallope; on décolle le péritoine de la paroi abdominale, et on le suit jusque sur le col utérin, où il est facile à décoller (Physick, Ritgen, A. Baudeloque) ; on incisera sur le col sans ouvrir le péritoine, et l'on agrandira l'ouverture en haut, en décollant toujours le péritoine; la poche amniotique sera ouverte, et l'on extrairale fœtus, comme il a été dit. On ne fera pas de suture, mais on fera des injections dans la plaie et par le vagin.

Il n'est pas absolument besoin do faire d(^ suture à l'utérus, ni de ligatures, à moins qu'un très-gros vaissea| n'ait été lésé. Les contractions utérines maintiennent les bords de la plaie en contact et arrêtent les hémorrhagies.

CÉVADILLE. Plante du Mexique, appartenant aux colchicacées, dont les semences, riches en vératrine, sont très-vénéneuses. — On les emploie en poudre, à l'extérieur, sous le nom de poudre des capucins, contre les poux et les parasites. Elles sont très-irritantes et rarement administrées à l'intérieur. On donne cependant leur poudre, 10 cà ,')0 centigrammes, contre l'hydrophobie □, contre la paralysie \±] et dans la goutte f+l.

CïîABETOUT (Puy-de-Dôme). Eau minérale ferrugineuse bicarbonatée froide.

CHAIR CRUE. La viande crue de bœuf, de mouton, mise en purée et passée au tamis, aromatisée avec de la confiture ou du bouillon, est un remède employé contre la diarrhée des jeunes enfants (Weisse), à la dose de ^lOÎ 100 grammes par jour comme nourriture exclusive.

Ce moyen réussit quelquefois chez l'adulte, dans les mêmes cas et dans les affections chroniques de l'estomac. La viande crue de tous les animaux, passée au laminoir, convertie en purée et confite dans le sucre, peut être conservée et transportée sur mer à de grandes distances, de sorte qu'on ait sous un petit volume des masses de substance animale disposées pour la nourriture des armées de terre et de mer. V. Viande.

CBI.^IR DE POULE. État morbide passager caractérisé par la pâleur, le refroidissement et la saillie des follicules de peau due à l'exagération de contractilité du derme. Ce phénomène accompagne Vhorripilution et le frisson. C'est le symptôme de la fièvre au début, et il est surtout très-prononcé au commencement d'un accès de fièvre intermittente.

Thérapeutique. — Des boissons chaudes aromatiques telles que du thé ou de la mélisse sucrée et le repos au lit avec des boules d'eau chaude autour du corps, sous un édredon et sous de nombreuses couvertures suffisent pour faire disparaître la chair de poule.

CIIALAZIOIV. L'hypertrophie d'une glande de la conjonctive ou d'unacinus des glandes de Meibomius(Carron. du

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