MONIE
La dentition lente et laborieuse, les vers de Finlestin, les larves des sinus frontaux, le travail de la menstruation, les névralgies intermittenles ou auras, la conception, etc., troublent quelquefois très-profondément les fonctions du système nerveux et occasionnent des convulsions dites sympathiques ou réflexes.
La surexcitation du cerveau par le travail intellectuel, par les passions, par les émotions vives et par la frayeur, le trouble des sens par une odeur désagréable, un bruit imprévu ou par le chatouillement, s'accompagnent souvent de convulsions.
Les convulsions sont quelquefois é|iidémiques et, dans quelques cas, contagieuses sous l'intluence de l'imitation qui dispose l'organisme à reproduire les perturbations nerveuses dont il a été le témoin.
Les convulsions sont souvent compliquées de spasme inlérieui', de paralysie tenijioi'aiie des sens et de trouble momentané des fonctions intellectuelles, ainsi qu'on le voit dans l'éclampsie, dans l'hystérie et dans l'épilepsie.
Dans les convulsions, il y a une agitation partielle ou générale, continue ou intermittente des nuiscles, avec ou sans perte de connaissance, et cela pendant quelques minutes, quelques semaines ou quelques mois.
Les convulsions qui signalent l'invasion d'une maladie aiguë n'ont en général rien de grave, tandis que celles qui les accompagnent ou qui les terminent annoncent presque toujours la mort.
Les convulsions qui suivent une maladie aiguë et se montrent dans sa convalescence n'ont, en général, rien de sérieux.
Les convulsions terminales des maladies aiguës graves et des maladies chroniques prochainement mortelles, résultent toujours d'une thrombose spontanée des sinus de la dure-mère (Bouchut).
Ouand des convulsions générales sont inlermiltenles et régulières, il faut craindre une fièvre pernicieuse (V. ce mot) et (irévenir la mort en ayant recours au sulfate de quinine.
Des convulsions sympathiques, liées à une maladie guérissable, disparaissent avec cette maladie dès qu'on aura pu la faire cesser.
Ouand les convulsions dépendent d'une maladie aiguë' ou chronique du cerveau, elles sont extrêmement graves et presque toujours suivies de mort.
Les convulsions essentielles ne produisent janjais de neuro-rétinile , tandis que celles qui dépendent d'une lésion malérielle du cerveau ou de la moelle, s'accompagnent habituellement d'iiypérémie et d'inflammation du nerf optique de la choroïde ou de la rétine (Bouchut).
A^ CliRÉLiUOSCOPIE.
Thérapeutique. — Convulsions des maladies uiijueb du cerveau. — ■ Dans ces cas, je prescris les saignées, les sangsues et les ventouses scarifiées derrière les oreilles et à l'occiput; l'application de la ventouse Junod sur les membres inférieurs pour opérer une forte révulsion, et enfin des purgalions réitérées.
Hepos absolu de l'intelligence, diète ou régime lacté.
Convulsions des maladies cérébrales chroniques- — Ici, je prescris des cautères ou séton à la nuiiue ; de^ pilules
purgatives tous les jours ; une purgation tous les huit jours; cessation de tout travail intellectuel; — nitrate d'argent, 1 à 15 centigrammes par jour; — bromure de potassium, 2 à 5 grammes par jour.
Convulsions sympathiques. — Guérir les indigestions, les vers, accélérer le travail de la dentition, détruire les auras qui précèdent les accès convulsifs.
Convulsions essentielles. — Dans les convulsions essentielles, il faut cnqiloyer le sirop de chloroforme et d'éther; la teinture de valériane et les bains de valériane ; la teinture de musc et de castoréum ; les lavements d'asa fœtida, l'oxyde de zinc, le valérianate de zinc, le valérianate d'ammoniaque, l'acétate d'ammoniaque, le bronmre de potassium à 2 et li grammes, l'hydrate de chloral 2 à 'à grammes dans du sirop de groseille, etc. \'. Éclampsie.
l'OlïMULAlRE DES CONVULSIONS ESSENTIELLI'.S,
On a essayé de prévenir les convulsions par un colliet' de succin ou perle d\imbre jaune au cou des enfants, par un collier métallique de laiton, par un tuyau de plume rempli de mercure Q suspendu au cou, et, pour les combattre, on emploie :
La. teinture de succin, 24 grannnes ; ou Vhuile voktik de succin, 10 à 12 gouttes 1+1.
Le suc de séneçon, 15 à 30 grammes par jour le mû à jeun. (Finazzi.)
Poudre d'aganc mouche (50 centigrammes à l°^5^), > trois fois par jour dans l'eau ou le vinaigre). (Murray.)
Poudre de feuilles d'oranger, 60 centigrammes àle'',20 par jour.
Extrait de datura stramonium, 1 à ZiO centigrammes; teinture de 14 à 2k gouttes en augmentant [+].
Éther sulfurique, 10 à 15 gouttes répétées de temps temps [+].
Extrait de jusr/uiame, depuis 10 jusqu'à 40 centigrammes.
Musc en poudre, depuis 30 centigranmies ; en teintiw de 10 à 20 grammes; associé à l'opium, au canq)hre, à l'acide prussique. Ce dernier enlève au musc son odeur sans détruire ses propriétés [+]•
Extrait de fleurs de mtrcisse de 1 à 5 centigrammes,ou bien sirop de narcisse, 30 à 60 grammes □.
Gouttes alcalines.
Cni-bonatc de jiotasse 5 grammes.
F'aites dissoudre dans :
Eau ilistlllùe 100 grammes.
10 à 40 gouttes dans la journée. Contre les convulsions des enfants. C'est la solution de carbonate de potassi de Rosenstein (Hamilton) [+]■
Liqueur ammoniacale anisée.
Alcool 400 grammes.
Ammoniaque -100 iil.
Huile volarile d'unis 20 id. '
Al. s. a. 10 gouttes c[uatre fois par jour pour le adultes, 3 gouttes matin et soir pour les enfants. Dan un verre d'eau sucrée, comme stimulant antispasmodique [T].
Potion avec les substances fétides.
sirop d'armoise eomiiosé d'2 gramuies.
Teinlure de castoii'-um 2 id.
J-^au distillée .^e valériane 6i id.