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XXXVIII INTRODUCTION

labrucine, etc.; ces substances exercent sur la moelle une inapression toute spéciale, dont l'effet réflexe est caractérisé parles convulsions tétaniques les plus violentes.

k" Les stimulants sudorifiques : ce sont : la grande chaleui', les boissons chaudes, les bains de vapeur, le bain russe, l'ammoniaque, le gaïac, la salsepareille, la squine, le sassafras, la douce-amère, le sureau, etc., qui déterminent souvent une perspiration cutanée abondante.

5° Les stimulants sfermtatoires : ainsi, les poudres de tabac, d'ellébore, d'iris, les fleurs de marjolaine, de lavande, le sucre en poudre, sont employés comme sternutatoires et rendent quelquefois de réels services à la médecine.

6" Les stim.ulants sialagogues : ainsi : le cresson de Para, la racine de pyrèthre, l'acide acétique, le mercure, exercent sur les glandes salivaires une action spéciale incontestable et indépendante de l'action irritante produite par ces médicaments. C'est une propriété dont on peut tirer profit en bien des circonstances,

7° Les stimulants du rectum : tout le monde sait que l'aloès a une action réflexe toute particulière sur l'extrémité inférieure de l'intestin et qu'il y fait naître la congeslion et la fluxion hémorrhoïdaires.

8° Les stimulants diurétiques : le nitrate et l'acétate de potasse, la sciile, les asperges, la pariétaire, la digitale, le vin blanc, les eaux minérales acidulés, exercent sur le rein une stimulation spéciale, d'où il résulte une sécrétion abondante d'urine, souvent utilisée dans un effet curatif.

9' Les stimulants emménagogves et utérins : ainsi la sabine, la rue odorante, le safran, l'armoise, l'absinlhe, le fer, le sulfure de carbone et le seigle ergoté sont des stimulants spéciaux dont l'effet s'adresse particulièrement à l'utérus et qu'on utilise dans l'aménorrhée, l'hémorrhagie utérine et dans l'accouchement.

10" Les stimulants aphrodisiaques : la vanille, le phosphore, les cantharides^ se trouvent dans cette catégorie.

Comme on vient de le voir dans ce tableau général des différentes espèces de stimulants, la médication stimulante générale ou localisée est une de celles qui offrent le plus de ressources à la thérapeutique. La spécialité d'action des substances qu'elle met en œuvre la rend extrêmement précieuse, car elle fournit un assez grand nombre de moyens spécifiques, les plus utiles de tous les médicaments.

Celte médication doit être employée : l"dans toutes les maladies où, les forces étant déprimées ou diminuées, il y a lieu de produire une impression intérieure suivie d'une réaction du mouvement vital do tous les appareils organiques, exemple : les phlegmasies et les fièvres de forme adynamique, le choléra, les maladies gangréneuses, scorbutiques, et certaines maladies chroniques, produisant l'anémie et le relâchement des tissus; alors ce sont les stimulants intérieurs qui sont mis en usage; 1" dans les maladies aiguës et chroniques des appareils fonctionnels, lorsqu'on veut les guérir au moyen d'une révulsion sur une partie éloignée de l'économie, mais dans ce cas, c'est aux stimulants locaux qu'il faut avoir recours, exemple : les sinapismes et les vésicatoires aux jambes dans la congeslion cérébrale ; le cautère au cou dans les maladies de la colonne vertébrale, etc.; 3° dans les maladies atoniques d'un organe ou d'un appareil, lorsqu'on veut en relever les forces au moyen d'impressions produites par un stimulant spécial, exemple : les cantharides dans certaines incontinences nocturnes de l'urine ; l'aloès dans la constipation par atonie du gros intestin ; la strychnine dans la paralysie, etc., etc.

Mais il ne faudrait pas croire qu'on peut employer indéfiniment les stimulants réflexes chez l'homme : la tolérance des organes pour la stimulation a un terme qu'on ne peut dépasser sans produire un effet différentet opposé. A l'action vitale exagérée qui résulte des impressions stimulantes intérieures succède une débilité d'autant plus grande que la stimulation a été plus vive. Ainsi les boissons aromatiques et alcooliques, qui produisent une assez grande excitation du système nerveux, finissent par en amener la sédation et quelquefois la paralysie. A la stimulation prolongée du calorique succède un affaiblissement considérable; la strychnine, qui excite si facilement la moelle épmière, en épuise rapidement l'action, et, donnée à haute dose, peut faire périr par suite de l'épuisement nerveux, etc., etc.

Dans son action réflexe, la médication stimulante intérieure substitue à un état adynamique général ou local un autre état momentanément différent qui forme une action curative. On n'en saisit pas plus le mécanisme qu'on ne sait pourquoi la substitution d'une phlegmasie oculaire causée par le collyre au nitrate d'argent fait disparaître une phlegmasie antérieure de nature différente. Mais tel est le fait comme il se montre à l'observation clinique ; c'est encore d'une façon analogue, sinon semblable, qu'une stimulatiqn gprrosivç extérieure substitue quelquefois, au point où on la fait naître, une maladie de nature

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