ACTE
DIPSOMAKIE. Manie de boire des liquides alcooliques u'ont certains individus, ce qui les conduit au delirium 'emens et à l'alcoolisme. V. ces mots.
DISCRIMEIV. Bandage employé pour la saignée de la eine frontale, et divisant la tête en deux moitiés latérales.
se fait avec une bande longue de 4 mètres et large de
centimètres. On en laisse pendre un demi-mètre au nieau du front et on la maintient avec le pouce, puis on lit un renversé pour faire le tour de la tête et fixer ce out de bande. Alors on le relève en arrière jusqu'à l'ociput, on le fixe par des tours circulaires et on le ramène ir le front jusqu'à ce qu'on ait épuisé sa longueur en le laintenant par des tours de bande. Ce bandage est inuté,
OISTICHIASIS. Après des inflammations de la con- )nctive, après la conjonctivite diphthéritique palpébrale 1 particulier, il n'est pas rare qu'il y ait une hypertroliie des bulbes des cils, ni que des cils fins poussent dans , direction du globe de l'œil et l'irritent en donnant lieu, )mme l'eclropion, à une conjonctivite hypérémique ou à le kératite vasculaire. V. ce mot et Trichiasis.
Une rangée de cils surnuméraires et renversés en dems, quelle que soit leur origine, constitue le distichiasis iclse, Heister).
Thérapeutique. — Le distichiasis réclame le même trai- ;ment que l'entropion (V. Entropion); mais on doit tou- )urs tenter auparavant l'arrachement des cils. Il peut rriver que ceux-ci ne repoussent plus ou repoussent plus libles qu'auparavant. Pour arracher les cils, on se serira d'une pince à mors plats.
DISTOME. Helminthe à deux bouches et à sexes séarés, de l'ordre des trématodes, observé sur le mouton, Hèvre, l'écureuil, le cochon et sur l'homme. V. Douve.
DIURÈSE. Ecoulement plus ou moins abondant des 'ines, se produisant spontanément ou provoqué par les uré tiques. V. ce mot.
DIURÉTIQUES. Les substances douées de la propriété activer la sécrétion des reins et d'augmenter la sécrétion 'inaire sont des diurétiques.
Les diurétiques sont fournis par le règne animal, le gne véijétal et le règne minéral, mais parmi eux il y en un certain nombre dont l'action est fort problématique résulte de l'eau dans laquelle on les maintient en susnsion.
L'eau est le plus important et le premier des diurétiles. Qui boit abondamment urine de même.
Les diurétiques végétaux sont :
1° Le bulbe de sdlle ou la scille. En poudre, 20 à ) centigrammes, pour des pilules ; — en extrait, 2 à ) centigrammes en pilules ; — en teinture, 4 à 5 grames dans une potion; — en vinaigre, i à 5 grammes ms une potion; — sous forme d'oxymel scillitique, 10 60 grammes en potion; — à l'état de vin scillitique, ) à 60 grammes; — enfin, à l'état de miel scilHtique
à la même dose de 10 à 60 grammes.
2» La digitale se donne en poudre a la dose de 1 à grammes; — en extrait, à 5 ou 15 centigrammes; — i teinture, 2 à 3 grammes; — sous forme d'alcaloïde, digitaline, à 1 ou 3 milligrammes.
On peut aussi employer les cataplasmes diurétiques de 1 gitale.— la. digitale à l'extérieur, soit que les feuilles de ,
la plante soient jetées dans l'eau bouillante, alors qu'elles sont cueillies depuis peu, soit qu'on incorpore dans des cataplasmes de farine de graine de lin la teinture concentrée de la même plante, ce qui permet d'utiliser ce topique en toutes saisons, est diurétique.
M. Brown serait parvenu, par ce moyen, à rétablir la fonction rénale dans les six cas de calcul où les autres diurétiques étaient restés sans effet.
L'absorption des feuilles ainsi employées est si réelle et si profonde que, dans l'espace de quatre-vingt-dix minutes, le pouls est descendu de 109 à 75 dans un cas, et, dans les vingt-deux heures qui suivirent, il y eut émission de 22 onces d'urine d'une pesanteur spécifique de 1,05, acide, légèrement albumineuse et sanguinolente. Dans un autre cas, le pouls tomba de 80 à 65 en trois heures, et une abondante émission d'urine eut lieu aussitôt.
La teinture a été substituée aux feuilles de la manière suivante :
Teinture concentrée de digitale. ... 15 ù 20 gramme?. Pûte de farine de lin q. s.
Pour un cataplasme. Ce cataplasme a produit les mêmes résultats que ci-dessus, dans deux cas analogues, et l'effet diurétique a été d'autant plus remarquable que le cathétérisme exploratif n'avait donné auparavant que quelques gouttes d'urine ou de sang.
Les cataplasmes avec les feuilles sont surtout à surveiller. On les renouvelle toutes les six heures, jusqu'à ce que l'abaissement du pouls indique qu'il faut s'arrêter. C'est là un guide sûr, mais à observer et à suivre attentivement.
3° Les bulbes et les semences de colchique en poudre, 25 à 50 centigrammes ; — en teinture, 1 à 4 grammes; — à l'état de vin, 15 à 30 grammes. — Cette substance fait la base de toutes les préparations conseillées contre la goutte.
k° La racine de cainça en poudre, l h U grammes ; — en extrait, à 1 ou 2 grammes; — en teinture, à 1 ou 3 grammes.
5° La spirée ulmaire (feuilles et fleurs) en infusion, 15 à 30 grammes par litre.
6" Les fleurs de genêt, 20 à 30 grammes en infusion, à prendre par tasses.
7° Les feuilles de frêne, 10 à 20 grammes en infusion, à prendre par tasses.
8° Vuva-ursi en décoction, 30 grammes; la pariétaire, le chiendent, la racine A'uche, de fenouil, de persil, de petit-houx, d'asperges, qui composent en grande partie les espèces diurétiques et le sirop des cinq racines.
9° La ballote cotonneuse, en infusion, 30 grammes par litre d'eau.
10° Le buchu, en infusion, 30 grammes par litre d'eau.
11» Les stigmates de maïs, en infusion, 30 granii.':'?s par litre d'eau.
12° L'ins fétide, en infusion, 15 à 20 grammes pu litre d'eau.
13° La seconde écorce de sureau, 15 grammes par litre d'eau.
Les diurétiques minéraux sont :
Le nitrate de potasse; — Yacétate de potasse; — le nitrate de soude ; — les sulfate de potasse et de soude; — le sulfate de magnésie; — le tartrate de potasse; — le
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bicarbonate de potasse et de soude; — le benzoate de soude et de chaux; — le citrate de magnésie k la dose de 2 à 10 grammes dans un litre de tisane ou dans un litre de vin blanc.
Le carbonate de lithine, 15 à 25 centigrammes, trois fois par jour, dans de l'eau, dans la gravelle et dans la goutte Ë- (Garrod.)
Le cholcate de soude, 15 centigrammes à 1 gramme, en pilules. (Wuckerer.)
Le silicate de soude 1 à 2 grammes par jour Le benzoate de soude, 1 à 2 grammes par jour, dans la goutte \±]. (Ure.)
Les (liarétiqties du rù^ne animal sont :
Le thé d'abeilles, 10 grammes d'abeilles pilées pour 500 grammes d'eau Q. (Gordon.)
Les pattes de grillon, en infusion, 10 grammes par litre d'eau RI.
Vurée, 50 centigrammes à 2 grammes, en solution dans l'eau \±\. (Ségalas.)
Le nitrate d'urée, 5 centigrammes à 1 gramme, dans 50 grammes d'eau sucrée.
Vurate d'ammoniaque, à la dose de 20 à 50 centigrammes, en pilules RI.
DOIGTS (Adhérence des). (Syndactylie.) L'adhérence congénitale des doigts est le fait du défaut de séparation des doigts, qui doit avoir lieu dans la vie fœtale environ vers la cinquième semaine. Les doigts adhérents sont la contre-partie des doigts bifides.
L'union des doigts a lieu le plus souvent par la peau seule. Quelquefois les os sont unis entre eux et il manque des tendons. L'adhésion porte sur toute l'étendue du doigt ou sur le segment correspondant à la phalange seulement.
Les brvdures de la main et ses plaies confuses entraînent des adhérences des doigts qui ne diffèrent de l'adhérence congénitale que par la présence d'un tissu cicatriciel et par des brides cicatricielles qui, unissant la peau des doigts à celle du dos ou de la paume de la main, donnent lieu à des déviations et à des subluxations, il n'y a rien d'irrégulier comme les adhérences cicatricielles des doigts.
Thérapeutique. — Quand les articulations des doigts adhérents font défaut, et quand il manque des tendons, on ne doit pas opérer.
Lorsque l'adhérence, constituée par de la peau, n'occupe que la base du doigt, permet une certaine mobilité et ne gène pas les mouvements de préhension, il n'est pas indispensable d'opérer.
On doit toujours chercher à rendre libres le pouce et l'index.
C'est vers l'âge de trois ou quatre ans qu'il est plus convenable de tenter l'opération (Nélaton).
Quelle que soit l'étendue des adhérences, on aura recours au procédé d'incision, après ou avant création d'une commissure.
Ou bien la base du pli interdigital sera traversée avec une aiguille munie d'un fil de plomb qu'on laissera à demeure jusqu'à cicatrisation de la plaie (Paultorlîer), et l'on coupera ensuite l'adhérence depuis la commissure artificielle jusqu'à son bord libre. Au lieu du fil de plomb, on peutse servir d'une plaque de plomb large de 1 centimètre que l'on engage dans une plaie faite avec une lancette (Beck).
Ou bien on fait sur la face dorsale de la commissure
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une incision en V qui s'étend sur la membrane interdiffitale, on incise la membrane unissante, on ramène le lambeau sur la face palmaire, et on l'y maintient par une bande de diachylon tout le temps nécessaire à la cicatrisation isolée des doigts (Zeller), fig. 176. Tailler deux lambeaux en V, en décollant la peau de la membrane intermédiaire, couper la pointe du lambeau et la réunir par première intention (Morel-Lavallée), est une assez bonne application de l'opération précédente.
Ou bien, après avoir fait une incision simple sur la membrane intermédiaire, on réunit la plaie par trois ligaturcs placées, une à la commissure et une à la base de chaque doigt (Velpeau). Ce procédé n'est bon que quand la membrane interdigitale est très-étendue.
Ou bien, la membrane interdigitale étant prise entre les mors d'une pince, on incise à droite et à gauche, ej taillant une languette large au moins de k millimètres,^ doigts écartés, pansés simplement, sont placés sur m
V'ig. 176. — A, C. D. Incision ponr divisci- la commissure et tailler le «S beau en V. — L. Lambeau taillé, prêt à être appliqué clans la comœ/s- " snre. (Procédé de Zeller.) (A. Guérin.)
palette digitiforme ; la languette interdigitale se rétracteel !■ vient se placer à l'angle de division des doigts, où elle forme une commissure ; on déprime la languette si ellet ^ se rétracte pas (Décès). Ce procédé est bon pour lesadh^ Il rences cicatricielles des doigts.
L'incision simple de la bride (Boyer) avec compressionr de la commissure au moyen d'une bandelette de diachylon (Dupuytren), ou la section journalière avec le bistouri de la cicatrice commençante à la commissure (Amussat) pour faire réunir les plaies des doigts avant celle de l'espace intcrdigilal, sont des pratiques généralement suivies di récidive et peu sûres.
Une modification cependant favorise la réussite de l'ope ration, la suture dès plaies de chaque doigt, avec ousan incisions libératrices sur les faces dorsale ou palmaire d doigt (Velpeau, Nélaton).
Dans la syndactilie congénitale, quand les doigts soi réunis par une portion de peau assez étendue, on faitur incision sur la face dorsale d'un doigt dans toute l'étendi correspondant à l'adhérence. A l'aide de deux incisioi perpendiculaires à la première, on dessine un lambeau do sal qui est constitué par la face cutanée dorsale de membrane intermédiaire. On taille de la même façon i lambeau sur la face palmaire de la membrane interir diaire, à partir du milieu de la face palmaire de l'aul doigt, on isole les deux lambeaux qui sont destinés à i couvrir les parties dénudées des doigts auxquels tient lambeau (Didot de Liège, Nélaton).
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Placer un séton caustique (Fabrice de Hilden), un fil de omb serré, qui traverse et embrasse toute la membrane lermédiairè (Kramer), est un moyen d'une efficacité uteuse.
La compression et la destruction de la membrane interlédiaire par une sorte d'écrasement linéaire à l'aide de ux tiges métalliques rapprochées par deux vis dont la périeure traverse la peau au point où sera la future mmissure (Maisonneuve), est un procédé qui a réussi le fois. On laisse l'appareil jusqu'à ce qu'il tombe ; à sa ute, il reste deux cicatrices linéaires sur les doigts. C'est rtout pour les adhérences congénitales que celte opéran sera pratiquée.
Lorsque plusieurs doigts sont adhérents, et surtout dans cas d'adhérences cicatricielles, on trouvera une singure facilité à réparer les doigts en sacrifiant celui d'entre (S qui est le plus défectueux (Courty, Verneuil). Les lamlaux de pea'u d'un doigt serviront à remplacer le tissu ( atriciel qu'on aura été obligé d'enlever. 11 n'y a pas de Me absolue pour cette opération, tout dépend de l'état es adhérences cicatricielles.
On aura soin d'opérer les adhérences accidentelles, m pas quand le tissu cicatriciel sera passé à l'état fibreux, n is quand il aura perdu sa vascularisation. Chez les enfi ts, il est important d'opérer de bonne heure.
! Pendant les opérations, les hémorrhagies seront arrètis par la compression et la ligature dans la plaie.
La gangrène atteint assez souvent les lambeaux et r me la peau des doigts. Cette complication est redout le en ce qu'elle entraîne inévitablement une récidive. C la préviendra en taillant les lambeaux un peu larges et Cl n'opérant qu'une seule adhérence à la fois. Les procès par compression, par hgature et incisions simples, nlttent sûrement à l'abri de la gangrène ; mais on doit se r peler que ces moyens sont les moins sûrs.
pn combattra l'inflammation consécutive par le pansenm avec les compresses d'eau froide ; on la préviendra
ne comprimant pas les parties avec force par les ires.
foîgts (ARR.4CHEMENT DEs). Les doigis arrachés laistoujours une plaie irrégulière, ne saignant pas, com- ' miiquant avec la paume de la main ou l'avant-bras, sui ve, la hauteur à laquelle le tendon fléchisseur profond, ht .tuellement arraché avec le doigt, a été rompu.
j 'hérapeutique . — On réséquera les parties fibreuses flcantes; on pansera à l'eau froide, et les malades seront s à la diète au bouillon pendant trois jours; — on era ensuite à l'eau froide ; — la réunion immédiate quelquefois suivie de fièvre purulente (V. Pl.^ies cons). Si un phlegmon de la main apparaît, on aura res à la compression, à la position et aux incisions préirées.
oîgts ù ressorts (Nélaton). Une gêne dans l'extend'un doigt, puis l'extension subite après un eft'ort, lituent le doigt à ressort. — Une production élastique inique formant une petite tumeur que l'on sent sur le it d'un tendon cause ce phénomène. Elle est arrêtée iveau des arcades formées à la base du doigt par les uettes de l'aponévrose palmaire à chaque mouvement tension. Pendant la flexion, le corps f st arrêté moins facpment, le tendon fléchisseur a plus de puissance sur l'o lacle que les tendons extenseurs, et le doigt ainsi n'(, pas gêné dans la flexion.
hérapeutique. — Rien à faire. Cependant si le corps qu [produit le doigt à ressort était très-volumineux, on
pourrait, l'assimilant aux corps mobiles articulaires, l'extraire par la méthode sous-cutanée de Goyrand. (Nélaton.)
Doigts incomplets. 11 n'y a pas de traitement chirurgical.
Doigts (iNfLAMMATION DES). V. PANARIS.
Doigts (Plaies contuses des). Les écrasements des doigis sont en général peu graves ; lorsque la plaie contuse existe sur le troisième segment du doigt, les parties écrasées se détachent avec ou sans la phalange, et la plaie guérit dans l'espace de un à deux mois. Les plaies du pouce et de l'auriculaire sont plus fréquemment suivies d'inflammation. Les écrasements d'un doigt entier ont plus de gravité.
Thérapeutique. — Ce n'est que lorsque l'écrasement est complet et quand le doigt a perdu toute forme, qu'il faut proposer l'amputation ; elle fait alors gagner du temps pour la guérison. — Toutes les fois que l'on peut espérer conserver un moignon de doigt, fût-il très-irrégulier, cela vaut mieux qu'une amputation.
On pansera le doigt avec des compresses d'eau fraîche et d'eau-^de-vie camphrée, pendant huit jours, jusqu'à ce que les douleurs aient cessé. On pansera ensuite avec des cataplasmes de farine de graine de lin deux fois par jour. La main sera placée à chaque renouvellement de pansement, un quart d'heure dans un bain de guimauve.
Toutes les parties mortifiées étant tombées, on rapprochera les bords de la plaie avec des bandelettes de diachylon, on pansera simplement, et pour tonifier la plaie on la lavera tous les jours avec du vin aromatique ou de l'eau additionnée d'une petite quantité d'eau-de-vie camphrée. Lorsque les bourgeons charnus seront bien formés, on fera un pansement avec les bandelettes de diachylon qu'on changera tous les quatre jours.
Doigts (RÉTRACTION DES).
L Rétractions et flexions permanentes. — Des brides cicatricielles entraînent souvent la déviation des doigts dans la flexion. Une arthrite déformante produit le même résultat. L'adhérence et la rétraction des tendons de l'avant-bras sont aussi une cause de rétraction des doigts.
On reconnaît les brides, les arthrites déformantes par la simple inspection. Les rétractions des fléchisseurs profonds se connaissent à ce que toutes les phalanges sont fléchies. La rétraction des fléchisseurs superficiels n'entraîne que la flexion du doigt sur le métacarpien. Lorsque les extenseurs explorés par l'électricité ne sont pas excitables par ce stimulant, il y a paralysie par atrophie musculaire ; lorsque les muscles sont encore excitables, il y a paralysie des nerfs: dans les deux cas, il y a contracture des doigts par défaut d'antagonisme des extenseurs. Ces états ne seront pas confondus avec les rétraclions des tendons, dues le plus souvent à des inflammations anciennes-
Thérapeutique. — On traitera les contractures des fléchisseurs par l'extension forcée, au besoin par la ténotomie ; alors on sectionnera avec le ténotome à travers une petite plaie le tendon des fléchisseurs superficiels ou profonds ; pour sectionner le premier, on incisera au niveau de la phalange, en insinuant le ténotome entre la peau et le tendon, on redressera le doigt autant que l'on pourra, on sectionnera jusqu'à ce que le doigt se redresse facilement. Pour diviser le tendon des fléchisseurs profonds, on sectionnera au niveau de la phalangine, mais il
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ne faut avoir recours à cette opération que quand il y a rétraction réelle des flécliisseurs sans paralysie des antagonistes. V. phis loin.
On traitera les paralysies des extenseurs par Télectricité localisée. S'il y a atrophie, on aura recours aux appareils prothétiques, aux extenseurs artificiels (fig. 178 et 179). (Uuchenne, de Boulogne.)
11 n'y a rien à faire contre l'arthrite déformante que le traitement général et local de la goutte.
Pour les rétractions consécutives à des cicatrices de plaies ou des brûlures, on fera sur la bride cicatricielle du doigt plusieurs incisions (Dionis) qui la diviseront dans toute son épaisseur, et l'on étendra le doigt avec des attelles dorsales et mieux des tiges métalliques trempées en ressort, de façon à obtenir une extension graduelle (Malgaigne). Les récidives, après ce traitement, sont peutêtre plus rares qu'après l'incision et l'extension simples.
On fera avec profit des incisions en V parallèles sur la partie saillante de la bride et l'on redressera le doigt. (Décès.)
11 est plus avantageux, lorsque cela est possible, de tailler, comme Celse, un lambeau comprenant toute la
Fig. 177. — A. Bride cicatricielle. — E, E. Suture des bords du landioau, qui comprend la bride cicatricielle (Procédé français). (A. Guérin.)
bride cicatricielle, et de le réunir aux lèvres de la plaie, après qu'on a replacé le doigt dans la rectitude (fig. 177). On pourra réunir aussi entre elles les lèvres de la plaie au-dessus du lambeau. V. Cicatricielles (Brides).
Ces opérations exposent à des hémorrhagies que l'on doit traiter par la glace, la compression et le perchlorure de fer employé avec mesure. Elles exposent à des gangrènes dues à la violence de l'inflammation ; pour prévenir cet accident, on pansera avec l'eau glacée.
II. Rétraction permanente symptomatique d'une piqûre de nerf, — A la suite des plaies des nerfs pendant une saignée, ou de la plaie d'un nerf profond, une névrite survient quelquefois et produit des contractures de tous les muscles fléchisseurs, excepté de ceux du pouce qui sont quelquefois respectés.
En endormant les malades av'c le chloroforme, les malades tombant dans la résolution complète, on a la preuve qu'il s'agit d'inie contracture.
Les coniraclurcs des fléchisseurs sont des maladies rebelles et difficiles à guérir. La contracture est quelquefois telle, que, par suite de son augmentation conlinuollc, les ongles finissent par creuser des ulcérations dans la paume de la main.
Thérapeutique. — Les douleurs persistantes au niveau
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d'une piqûre de saignée doivent éveiller l'attention ; oi aura recours au traitement de la névrite (V. Névrite) Quand la douleur a cessé, pour éviter la contracture, ci appliquera des révulsifs cutanés, les vésicatoires et le; frictions avec une pommade camphrée ; — on pla cera la main sur une palette où elle sera maintenu( immobile ; — s'il s'agit d'un nerf cutané, on en réséquer; une portion au niveau du point blessé (Crampton) ; celli opération est grave, s'il s'agit d'une contracture due m nerf médian ; la résection d'une portion du nerf produira une autre infirmité, la paralysie des fléchisseurs ; et si l'on n'enlève pas une quantité sufflsaiite du nerf, la contracture ne cédera pas.
Pour guérir les ulcérations de la paume de la main, oii interposera entre elle et les doigts des plaques de caoulchouc, et l'on mettra sur les doigts des doigtiewiie caoutchouc.
III. Rétraction des doigts par défaut d'antagonisme enin lès muscles de régions opposées. — Lorsque , par suilp d'une lésion musculaire, les doigts sont fléchis d'une nia> nière permanente, trois états peuvent exister : ou bienuii muscle est contracturé , ou bien son antagoniste esi
riç. 178. — Appareil de.Duclii'nnc (de Boulogne). — C, C. Ressor en spirale. Ils sont préférables au.x lacs de caoutchouc.
paralysé ou atrophié (Duchcnue, de Boulogne), ou celui-ci est rompu.
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On reconnaît chacun de ces états à l'aide de l'électrisa- )n localisée; si un muscle est contracture, on peut faire nlracter son antagoniste, et le diagnostic est fait ; s'il y a aucune contraction provoquée dans le muscle antaniste, il est atrophié ; si l'on fait contracter ce muscle
si son tendon ne fait pas saillie sous la peau, il est rtain que le muscle est rompu.
L'emploi du chloroforme permettant de redresser les igts indique que le muscle soupçonné n'a pas subi la msformation fibreuse ou n'est que contracturé. Thérapeutique. — Contre la rétraction musculaire nple, on aura recours aux applications de pommade belonée ; axonge, 10 grammes; extrait de belladone.
F. C, Ressorts
jeclrisera tous les jours avec un courant induit ou direct mak). — S'il est atrophié, on éleclrisera néanmoins, orsqu'il sei'a démontré que l'électrisation est impuiste, on appliquera les appareils prothétiques (fig. 179). appliquera les mêmes appareils, si le muscle est pu. Dans ces appareils, les ressorts à boudin sont férables aux lanières de caoutchouc (traitement de Di henné, de Boulogne). V. Crampes des écrivains et N [Déformation de la).
V. Rétraction permanente par brides sous-cutanées et rétraction de V aponévrose palmaire. — La rétraction aponévrose palmaire (Dupuytren, Goyrand, Gerdy) est lit d'inflammations intéressant la peau et le tissu sousné, ou d'un érythème appelé par Alibert érythème itrime, ou d'une irritation de la peau par des froissets répétés, comme cela arrive chez les menuisiers, jifrappent sur leur ciseau avec la paume de la main.
e n'est pas toujours l'aponévrose qui est rétractée, ce les brides qui s'étendent de l'aponévrose palmaire à ice profonde du derme (Maslieurat, Goyrand), ce sont brides sous-cutanées accidentelles (Gerdy) analogues Sssu cicatriciel .
.es trois derniers doigts sont ceux qui sont le plus sourétractés par raccourcissement de l'aponévrose paire.
a peau est généralement dure, quelquefois elle est un douloureuse, les doigts deviennent moins mobiles; à îriode extrême de la maladie, ils présentent une flexion la phalange sur le métacarpien et une flexion de la angine sur la phalange. Des brides étroites font une re saillie sous la peau.
a flexion par des brides cutanées est reconnue par la inspection et le souvenir des antécédents de la ma-
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ladie, — les rétractions dues aux tendons fléchisseurs profonds sont reconnaissables à la flexion de toutes les articulations des doigts, — les rétractions dues au fléchisseur superficiel donnent, dans la paume de la rîiain et au poignet, la sensation de cordons durs et tendus sur le trajet des tendons. Le diagnostic de la sorte devient facile.
Il est rare que la rétraction des doigts, due à des brides sous-cutanées, guérissent spontanément, même par le repos, et les malades gardent toujours une difficulté dans les mouvements des doigts.
Thérapeutique. — Au début, le repos, l'extension des doigts par une gymnastique journalière et l'emploi d'une palette destinée à maintenir les doigts étendus, immobiles, peuvent arrêter la marche croissante de la maladie.
Les brides que l'on pourra sentir en étendant le doigt seront incisées sur un ou plusieurs points avec la peau (Dupuytren), parla méthode sous-cutanée avec un ténotome (A. Cooper), ou mieux excisées après une incision longitudinale de la peau, parallèle à la bride (Goyrand) ; puis les doigts seront tenus étendus, et pansés à l'eau froide ; — la main sera placée dans l'élévation.
Les opérations sont susceptibles d'être suivies d'inflammations phlegmoneuses avec gangrène, malgré le soin apporté à l'opération, et la rétraction récidive. Lorsque la rétraction des doigts n'est pas extrême, il n'est pas nécessaire d'opérer. Les brides du pouce (Goyrand) devront toujours être opérées.
Doigts surnuinéraires. Chez les fœtus monstrueux, les doigts doubles ne sont pas rares, ils sont moins fréquents chez les fœtus bien conformés. — Le doigt surnuméraire est souvent un second pouce formé de deux phalanges, ou seulement de deux phalangettes.
Trois cas peuvent se présenter. Il y a une phalangette bifurquée ou composée de deux portions adhérentes par une articulation vraie ; il y a une phalangette et une phalange double ; il y a un pouce entier et un métacarpien double, mais seulement à son extrémité articulaire avec la phalange.
Il existe des cas où un appendice cutané représente un doigt surnuméraire ; cette disposition peut exister sur tous les doigts indistinctement, et elle est en général symétrique.
Thérapeutique. — Les doigts surnuméraires doivent être enlevés. Lorsqu'un pouce surnuméraire, quoique plus petit que le pouce normal, est dans une direction meilleure que ce dernier, on enlèvera le pouce normal (Nélaton).
Pour enlever le doigt surnuméraire, on incise circulairement sans tailler de lambeau ; on résèque ou l'on désarticule, et l'on panse comme les amputations, seulement on doit toujours employer les compresses d'eau froide.
Toutes les fois qu'un os est bifurqué, on réséquera la branche qui supporte le doigt surnuméraire. — Lorsqu'il y a une double articulation sur une extrémité osseuse non bifurquée, on enlèvera encore le doigt. Mais on devra alors' panser rigoureusement à l'eau froide, pour éviter une arthrite. On opérera de bonne heure. Les enfants ont plus de chance que les adultes d'échapper aux inflammations.
Les appendices cutanés seront enlevés d'un coup de ciseaux.
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