DOUC
Doi;^(s (Tumeurs des).
I. Varices artérielles. — Une tumeur envahissant peu à peu tout le doigt, animée de battements isochrones à ceux du pouls, réductible, à la base de laquelle on sent battre des vaisseaux artériels que l'on dislingue du reste de la tumeur, est une varice artérielle ou anévrysme cirsoïde. V. Varices artérielles.
Thérapeutique. — La compression avec un doigtier de caoutchouc est un bon traitement palliatif.
Lorsque le bout du doigt est seul atteint, l'amputation est le meilleur moyen curalif, car les injections coagulantes sont dangereuses et les bgatures d'artères ne guérissent pas cette infirmité.
Lorsque tout le doigt est le siège du développement variqueux, il n'est pas bon d'opérer, la récidive se ferait sur la main. — Lorsque les artères de l'avant-bras sont dilatées, il faut se borner à la compression avec des doigtiers ou des gants de caoutchouc.
IL Kystes synoiyiaux. — Les kystes synoviaux sont rares aux doigts , ils forment des tumeurs fluctuantes d'abord, sans changement de couleur à la peau, puis violacées; ce sont des tumeurs mobiles sous la peau, suivant le trajet des tendons, indolentes, qui, lorsqu'elles sont ouvertes, donnent issue à de la matière ayant la consistance de l'empois et quelquefois à de la sérosité.
Thérapeutique. — Ponctionner la tumeur, évacuer le contenu et faire des injections iodées, — éviter la stagnation des liquides dans le kyste en plaçant un tube perforé (Chassaignac).
III. Enchondrome. — Une tumeur faisant corps avec la phalange, dure, élastique, indolente, croissant avec lenteur sur le trajet d'une phalange ou au niveau de la tête d'un métacarpien, susceptible de présenter des points ramollis, des kystes et des plaques d'une dureté osseuse, est un enchondrome. V. ce mot.
Thérapeutique. — Amputer le doigt si la tumeur ne reste pas stationnaire, réséquer la phalange si l'enchondrome est bien limité à un seul os. Evider les os, si l'exostose est bien circonscrite (Voillemier).
IV. Tumeurs fibro-plnstiques (Nélaton). — Des tumeurs multiples plus ou moins mobiles sous la peau ou avec la peau, et paraissant isolées des tendons fléchisseurs, semblent être des hypertrophies partielles du tissu cellulaire, peut-être des hypertrophies des corpuscules de Paccini, des névromes (un seul cas a été vu jusqu'ici; la tumeur contenait du tissu fihro-plastique (Robin).
Thérapeutique. — Pratiquer l'ablation des tumeurs avec ou sans conservation du doigt. (Nélaton.)
V. Hypertrophie éléphantiasique des doigts. — Un seul cas a été décrit. Une malade a vu successivement les doigts de ses deux mains se tuméfier dans toute leur étendue en présentant un étranglement à leur base et en se colorant peu à peu d'une teinte violacée. Le tissu cellulaire des doigts enlevés était épaissi, dur et présentait l'aspect du tissu cellulaire induré qui existe autour des vieux ulcères (Mirault d'Angers, Verneuil).
Thérapeutique. — L'amputation sera faite si la compression n'arrête pas les progrès du mal. On donnera le régime tonique.
On donnera les préparations iodurées, le sirop d'iodure de fer, 30 grammes par jour, l'iodure de potassium, 50 centigrammes par jour, à titre de modificateurs de la santé générale. V. Éléphantiasis.
VI. Tumeurs inflammatoires, V. P,\naris et GaÎnes tendineuses.