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DU FŒTUS

Lorsque la cystocèle est plus latérale par le fait d'une dilatation transversale de la vessie (Sandifort), on reconnaît la tumeur à une sensation de plénitude du bassin, plus grande d'un côté que de l'autre (Christian).

Thérapeutique. — La cystocèle disparaît quelquefois par la pression, et toujours par le cathétérisme uni à la pression. La vessie étant une fois vidée, un aide la presse contre le pubis pendant que le fœtus s'engage dans le petit bassin. A ce moment, la main est retirée, et c'est la tête du fœtus qui exerce la compression.

Dystocie par hernie «le l'utérus. L'utérus heriiié sorti par une évontration ou par l'anneau inguinal peut se remplir d'un produit de conception (Ruysh, Simon, Sabalier). Au début, il est difficile de diagnostiquer l'utérus renfermé dans une hernie; mais, plus tard, au cinquième mois de la grossesse, la présence des bruits du cœur du fœtus ne laissera pas de doute.

Thérapeutique — Aujourd'hui on ne conçoit pas que les femmes puissent porter une tumeur semblable à un utérus hcrnié contenant un fœtus sans consulter un médecin, mais cola est malheureusement vrai. — Si les femmes consultaient au début de leur grossesse, il serait possible de réduire le viscère dans l'abdomen, comme dans les cas de hernie ordinaire.

L'opération césarienne sera la seule ressource dans le cas de grossesse à terme, et elle n'offrira pas beaucoup plus de dangers que le débridement sous-cutané des parois abdominales.

Dystocie par lésion de la^ulve et du va;;în. Une

adhérence congénitale ou accidentelle de l'hymen, un hymen persistant, l'étroitësse de la vulve et du vagin, les vices de conformation (V. Atrésie) et les rétrécissements du vagin sont des obstacles qui nécessitent l'interveution de Tart.

Quelquefois, après des tentatives d'avortement, des brides cicatricielles résultant de brûlures oblitèrent le vagin.

Lorsqu'il y a un rétrécissement du vagin, il n'est ji rare de voir la muqueuse vaginale, poussée en avanlj); la tête du fœtus, venir former un bourrelet fongueuïf /a vulve..

Les déchirures du périnée sont l'accident habituel accouchement abandonné à lui-même dans les condilons qui viennent d'être dites.

Thérapeutique. — Une adhérence congénitale des pptites lèvres doit être divisée. On incisera en croix l'hyniH persistant, bien que l'accouchement soit possible, même travers l'hymen, qui se laisse distendre (Meckel). Lors(|ii la vulve est étroite et se distend difficilement, on débn. dera sur la fourchette (Michaelis) et mieux sur une fc grandes lèvres, à la partie postérieure (Eiclielberg).

Le périnée résistant, la procidence de la muqueuii vulvaire, réclament l'application du forceps, pour aidalei, contractions utérines s'épuisant contre la contraclii périnée ou la résistance du bourrelet muqueux formj le vagin. En général, la conduite du chirurgien doit pour but d'obvier au ralentissement du travail.

Dystocies par maladies ou accidents qui pliquent le travail. V. ÉCLAMPSIE PUERPÉRALE, Hl RHAGIE PUERPÉRALE, RHUMATISME DE L'UTÉRUS, U' {Rupture de /').

Dystocie par maladie du fœtus.

L — Hydrocéphalie. L'épanchement séreux dnns ventricules et dans les espaces sous-arachnoïdiens et k la cavité de l'arachnoïde sont rarement assez volu pour empêcher l'accouchement, cependant il est d^ où le ti'avail est singulièrement ralenti.

On reconnaît l'bydrocépalie à une surface large inéf lement résistante que le doigt rencontre au détroit su| rieur et qui ne tend pas à s'engager. Au lieu d'êtr pendant les douleurs comme la poche des eaux, elj sente au contraire des points mous. On sent quel( les fontanelles et elles semblent agrandies (Dugès). vation du point où s'entendent les pulsations du cœuf' fœtus (Blot) est une indication peut-être rationnelle, n non certaine. Le meilleur signe rationnel est, lorsi eu d'auties enfants, une hydrocéphalie constatée premier enfant (Gœlis).

Thérapeutique. — Si la tête semble vouloir s' sous l'influence des contractions énergiques de l'ulé on attendra. — Si les contractions s'épuisent, on a quera le forceps, et l'on tirera doucement ; au cas de sentation du tronc, on tentera la version céphaliqv I' préférence à la version pelvienne, si l'on n'a pas d miné le volume de la tête. — Tous ces moyens étar ■■■ meurés inefficaces, on fera la ponction du crâne av( " trocart. ,

Dans le cas ovi la tête ne serait pas assez réduis * aura recours au perce-crâne et au céphalotribe- —

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cas de présentation par les pieds, la fête restant, on ;'a la perforation à travers la voûte palatine, et mieux travers l'orbite, attiré en bas par un crochet mousse 'ujardin),

II. Hydropisie ascite. Hyctothorux. — L'accumulain du liquide dans le péritoine ne peut être diagnostiquée le quand la poche des eaux est rompue; on sent alors de

fluctuation et l'utérus reste très-volumineux.

Chez quelques fœtus le liquide de l'ascite peut passer ns le scrotum (Frank).

L'accumulation de liquide dans les plèvres n'atteint pas i volume aussi considérable qu'ime ascite. La main in- Dduite dans l'utérus reconnaît l'hydrolhorax à la saiUie (S espaces intercostaux. Il est extrêmement difficile de (terminer s'il y a ascite, hydropisie de poitrine ou réten- 1 n d'urine.

Thérapeutique, — Quelle que soit la tumeur, ascite ou 1 drothorax, on la ponctionnera avec le Irocart, la main mit introduite dans l'utérus.

S'il y avait présentation par les pieds et si l'ascite se liait dans le scrotum, le liquide pourrait être évacué par 1 e ponction de cette région (Frank) lorsqu'elle est à la \lve,

III. Tumeurs diverses appartenant au fœtus, — Des (meurs pédiculées ou sessiles à la tête, aux membres et i tronc, de nature variable, sont des obstacles à l'accou- (kment et causent quelquefois la mort du fœtus.

Thérapeutique, — Il estimpossible que l'on puisse diaj ostiquer la nature des tumeurs du fœtus avant que le

ivail soit en partie accompli. Le travail qui s'arrête constue toute l'indication thérapeutique et l'on emploiera le i'ceps pour terrain'er l'accouchement.

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