IV. 'Rétention d'urine. — La vessie est distendue par
I rine quand il y a une imperforation de la verge ou du {ind ou du prépuce (Atrésie dr l'urèthre). On ne peut jî distinguer l'ascite de la rétention d'urine, les deux lésas, du reste, peuvent exister à la fois (Moreau).
Thérapeutique. — Ponctionner (Portai) avec un trocart ( arn, Depaul), au-dessous de l'insertion du cordon sur le vitre.
V. État emphysémateux du fœtus. — Lorsqu'un fœtus e mort depuis plusieurs jours, lorsque le travail est
II t^ si l'on sent par le toucher une mollesse élastique, et s s'échappe du vagin des gaz fétides, il est probable que l'œtus est emphysémateux.
Thérapeutique. — Dans les cas d'emphysème du fœtus 1' ponctions de la surface de son corps (Merriman, Caz.ux) sont indiquées, — l'embryotomie sera faite, si la pclion n'a pas suffisamment diminué le volume de l'enfit.
VI. Ankylose des articulations du fœtus. — Un seul (3 existe et l' enfant était mort [British and foreign med. yoiew, 1838).
Thérapeutique. — Des tractions ont été faites dans ce • 5, les os se sont rompus. Les tractions n'ont pas occaf nné d'accidents. On devra néanmoins, dans des circonsinces semblables, agir avec les ménagements nécess .res pour ne pas blesser l'utérus.
Dystocie par obliquité de l'utérus.
' L Obliquité de Vutérus. — a. L'utérus se porte en
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avant à cause du relâchement de la paroi abdominale ou d'une distension de la ligne blanche, ou du poids de l'utérus distendu par un fœtus monstrueux et des eaux abondantes; — la saillie du ventre, la sensation d'une tumeur par le toucher vaginal, et la dilficulté d'atteindre l'orifice du col en arrière ne laissent aucun doute.
b. Si l'utérus se porte en arriére (Deventer, Levret), le col est situé en avant, et au-dessus de la symphyse, la paroi postérieure du col proliablement distendue par l'épaule fait saillie dans le vagin ; par le palper abdominal, on sent la tête au-dessus du pubis (Merriman). Plus tard la partie qui se présente est située très-haut dans l'exca» vation (Velpeau), et la dilatation du col se fait très-lentement (Merriman) ; dans une obliquité tout à fait transversale le fondde l'utérus se met en rapport avec l'extrémité supérieure du rectum (Billi) .
c. Les obliquités latérales sont plus rares et ne constituent pas une difficulté très-sérieuse de l'accouchement, L'obliquité à droite est presque physiologique.
Les déviations de l'utérus sont quelquefois augmentées, pendant le travail.
Thérapeutique. — Malgré l'obliquité de l'utérus bien constatée, il faut savoir attendre, car dans ces conditions l'accouchement peut encore se faire ; — dans le cas d'obliquité antérieure, la malade gardera le décubitus dorsal, on comprimera le ventre avec un bandage de corps, et l'on engagera la malade à ne pas faire valoir les contractions utérines par des contractions abdominales. Le doigt introduit dans le col et recourbé en crochet fera basculer le col de l'utérus, dans l'intervalle des douleurs, afin de le ramener dans la direction des axes du bassin.
Dans l'obliquité postérieure, on fera tenir la femme debout (Dugès, Velpeau), ou appuyée sur les genoux et les mains (mélliode irlandaise); on cherchera à ramener le col dans l'axe du bassin, avec les doigts.
Lorsqu'il existe une obliquité latérale, on agira sur l'utérus en le déplaçant par des pressions latérales sur l'abdomen.
En cas d'insuccès par ces méthodes, on tentera la version pelvienne, surtout pour les obliquités postérieures, — un débridement sur la partie du col saillante dans le vagin ne doit être tentée que quand il est impossible d'introduire la main pour faire la version.
II. Obliquité du col. — Quoique l'utérus ne soit pas obliquement placé, le col peut être dirigé dans des sens divers, mais c'est surtout en arrière que l'on renconlre cette déviation, et elle est quelquefois due à une dilatation irrégulière du col, alors la tête du fœtus chasse devant elle la paroi antérieure du col de l'utérus et le travail est arrêté. — Avec le temps, la dilatation se fait régulièrement et l'orifice vient se placer dans l'axe du petitbassin, mais il ne faut pas attendre que les contractions s'épuisent.
Thérapeutique. — Placer la femme dans la situalion horizontale, ramener le col dans sa direction normale et le maintenir avec le doigt recourbé en crochet pendant l'intervalle de deux contractions, jusqu'à ce que la tête soit engagée dans le petit bassin. Exercer des pressions avec l'index sur tout le pourtour du col, pour favoriser la dilatation; renouveler les tractions sur la lèvre antérieure du col, avant une contraction.
D;»'Stocïe par obstacles à la dilatation du eol.
I. Spasme du col . — La rigidité du col, assez ordinaire chez quelques femmes, peut passer à l'état de contracture réelle et la dilatation se.trouve longtemps retardée.
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Thérapeutique. — Appliquer avec le doigt sur le col gros cuoime une noiselle de la pommade :
Axonge
Extrait de bellailoiiL'
32 grammes i id.
(Cliaussier.)
Ou : gros comme un pois d'extrait sec de belladone sur le col. (P. Dubois, Chailly.)
Si ces moyens échouent, on débridera le col sur plusieurs points. Quoique l'enfant soit presque toujours mort, dans le cas de présentation par les pieds coïncidant avec une contraction du col, on débridei'a au moment du passage de la tête. (Dewees.)
II. Agglutination et oblitération du col. — Sous l'influence d'une inflammation du col pendant la grossesse, le col se ferme, plus ou moins solidement. On soupçonne cette lésion quand le segment inférieur de l'utérus descend profondément dans le petit bassin. Lorsque l'accouchement est abandonné à la nature, ou bien l'orifice utérin s'ouvre spontanément, ou bien il se rompt, ou bien il se paralyse.
TJtérapeutique. — La pression avec le doigt ou avec une sonde de femme permet de détruire l'adhérence des lèvres du col.
Lorsque le col de l'utérus est oblitéré, on incisera en croix sur la saillie de l'utérus, avec un bistouri convexe; on coupera couche par couche jusqu'à ce qu'on soit arrivé sur un point de la poche des eaux, on se servira ensuite du bistouri boutonné pour agrandir l'orifice formé artificiellement.
IIL Abcès (lu col. — Des abcès formés dans l'épaisseur du col retardent la dilatation, et l'on est exposé à les méconnaître (Bonet, Sépulchretum) . Quand on sent un point fluctuant sur un col induré, et quand par l'examen au spéculum on ne trouve point une coloration noirâtre ou vineuse des lèvres du col, il est probable qu'il s'agit d'un abcès.
Thérapeutique. — Ponctionner l'abcès avec le bistouri.
IV. Indurations fibreuses et cancer du col. — A la suite d'accouchements multiples des brides fibreuses peuvent exister sur le col et elles empêchent qu'il ne se dilate régulièrement.
Le cancerdu col peut, lorsqu'il occupe une seule lèvre, permettre l'accouchement, mais il n'en est pas de même lorsqu'il occupe le col tout entier, car alors la dilatation ne se fait pas.
Thérapeutique. — En cas d'induration du col, on débridera sur un ou plusieurs points, mais non sur l'induration ; cela ne servirait à rien.
En cas de cancer, on débridera sur les portions saines du col, et l'on attendra. — Lorsque tout le col est cancéreux, et lorsque le travail est impossible, si le fœtus est vivant, faites l'opération césarienne, car la mère est perdue tôt ou tard, mais on est toujours si'ir de sauver l'enfant. Dans ce cas, il faut bien se garder de confondre une inflammation du col avec un cancer.
En général, débrider largement vaut mieux que l'opération césarienne, et l'embryotomie est proposable dès qu'on a fait un jour suffisant.
V. Thrombus du col (Montgoméry). Allongement d'une lèvre du col (Naegele, Danyau).
Une tumeur molle, peu Iluctuantc, d'un rouge vineux, occupant la lèvre antérieure du col où elle s'est développée, gônc peu l'accouchement et n'entrave le travail que par les douleurs que cause la dilatation du col. (Danyau.)
On no confondra pas le thrombus ou allongement du col
qui donne lieu àdes hémorrhagies avec un décollement du placenta, parce que l'on ne peut pas passer le doigt entre la tumeur et la lèvre du col avec laquelle elle est supposée devoir être en rapport. V. Héiviorrhagies puerpérales