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V. Accouchements {Accidents de t

Dystocic par tumeurs du bassin.

• L Tumeurs des os. — Une exoslose, un cal difforme consécutif à une fracture du bassin (Burns), un ostéosarcome, un enchondrome ou un encéphaloïde des os du ])assin, peuvent rétrécir le détroit supérieur et s'opposer à l'accouchement. — Il n'est pas indispensable de préciser à laquelle de ces trois lésions on a affaire; il suffit de constater le degré du rétrécissement ; il faut aussi s'assurer que la tumeur est compressible, ce qui est le cas du cancer encéphaloïde. On reconnaît celui-ci à une grosseur capable de diminuer le détroit supérieur ou le petit bassin, ayant déjà produit une altération grave de la santé générale, ce qui n'existe ni pour l'exostose, ni pour les cals difformes. Ces derniers seront reconnus par les antécédents des malades où l'on retrouve les signes d'une fracture du bassin.

Thérapeutique. — Dans les seuls cas de tumeur dépressible ou de cancers mous, on est autorisé à attendre ; dans les autres cas, on aura recours aux manœuvres indiquées pour les rétrécissements du bassin. V. Dystocie par vice DE conformation DU BASSIN.

II. Tumeurs des parties molles. — L'œdème des grandes lèvres développé pendant la grossesse peut être assez volumineux pour empêcher l'accouchement.

Le thrombus de la vulve (V. Tiirombus), conséquence d'une chute ou développé spontanément par la rupture d'une veine, forme quelquefois un épanchement qui s'étend dans le vagin et gêne la sortie de la tête.

Les kystes, les pldegmons, les végétations volumineuses du vagin, sont souvent des causes de dystocie.

Thérapeutique. — Contre l'œdème des grandes lèvres, on fera des ponctions cutanées avec la lancette. On ponctionnera à l'aide du bistouri le thrombus de la vulve par une incision extérieure, aux points où l'on sentira la fluctuation la plus évidente. — Si c'est dans le vagin que la tumeur est développée, on incisera lai'gcmcnt sur la muqueuse ; mais l'incision extérieure est en général meilleure. Lorsqu'on ouvrira avant l'engagement de la lêle, on tamponnera après avoir vidé la tumeur ; — lorsque la tète sera engagée, cette précaution sera inutile, la compression de la tète du fœtus sera suffisante pour arrêter Vl^émovrhagie; — on placera après l'accouchement un tampon de charpie sèche dans la phdc, et on le renouvellera tous les jours.

Les kystes volumineux du vagin seront ponctionnés. — On ouvrira les phlegmons et les abcès, les végétations

seront excisées avec les ciseaux. Il ne sera pas nécessaire de faire ici une opération en règle et d'enlever des lambeaux de muqueuse avec la végétation. On n'a pas à se préoccuper d'autre chose que du passage du fœtus.

IKjstocie par tumeurs de l'ovaire et de lu trompe. Les kystes séreux ou gélatineux, multiloculaires de l'ovaire et des trompes (Chambry), adhérents à l'utérus et aux parois du bassin, engagés en partie dans l'excavation , empêchent quelquefois l'engagement de la tête. V. Ovaire {Kystes de f).

Thérapeutique. — Toute tumeur du bassin un peumo-i bile doit être repoussée dans l'excavation, et elle y sera i maintenue pendant que l'on fera la version ou qu'on appl' quera le forceps.

Toute tumeur immobile de l'ovaire qui sera mauÏMi ment fluctuante sera ponctionnée par le vagin.

Les kystes gélatineux seront incisés largement pai vagin, et les contractions de l'utérus, ainsi que la près»; transmise au fœtus, suffiront à vider assez le kyste pim que l'accouchement se fasse.

Une tumeur très-dure qui ne laisse rien échapper,! par la ponction ni par l'incision, sera extirpée (Merrinu ou par le vagin ou par l'ovariotomie. Mais on ne se ih dera à faire ces graves opérations que quand il serait possible d'employer le céphalotribe ; — quelques feinii! doivent être délivrées avec un crochet ou la pince àf; germe de Levret. V. Délivrance, Utérus {Rupture à-

Dystocie par tumeurs du eol de l'utérus.

I. Tumeurs fibreuses. — Des tumeurs fibreuses de l'utérus, de grosseur variable, pouvant même atli celle d'une tète de fœtus à terme (M""' Lachapelle)] quelquefois d'un diagnostic difficile et peuvent être pour des kystes (Cazeaux), mais une ponction explo; permet d'en reconnaître la nature.

Placés dans l'excavation du bassin, les corps iibr col de l'utérus s'opposent à l'accouchement^ quelqul nœuvre ostétricale que l'on emploie. Cependant a des corps fibreux se ramollir et permettre l'accoucheme [Société de chirurgie, 1869).

Thérapeutique. — Une tumeur que l'on peut cirtscrire doit être enlevée par une opératron chirurgif. incision et énucléation de la tumeur saisie avec des pim à griffes (Danyau) ; inciser la tumeur et chercher à pn quer la version ou l'application du forceps et du céj tribe à travers l'incision n'a pas réussi (Danyau, G îlieux vaut, en général, enlever la tumeur en totalité seul coup ou par plusieurs opérations successives.

II. Tumeurs fibreuses pédicidées, ou polype fit col de l'utérus. — Pourvus d'un pédicule, les fibreux du col de l'utérus sont facilement repous! l'excavation, où il est possible d'aller recherclieriw dicule et sentir la tête du fœtus. Il est donc <Jifficil< prendre le polype pour la tête du fœtus. '

Cette cause de dystocie est une des moins graves ii tivement. '

Thérapeutique. — Un petit polype ne s'oppose l'accouchement. Un polype volumineux, s'il a un pédicule, peut permettre la version; mais il sera rationne! de sectionner le pédicule : — pour cela, la introduite dans le vagin ira chercher le pédicule tumeui' qu'elle embrassera avec le doigt. Celui-ci s ' à guider des ciseaux courbes destinés à sectionner dicule.

m. Végétation du rot. — Ce n'est qu'entre des

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xpér menlées que l'on voit confondre la végétation du avec une présentation du bras. De deux choses l'une, la poche des eaux est rompue et il n'y a d'erreur que ce qu'on n'a pas touché avant la rupture, ou bien la he des eaux n'est pas rompue, et il est impossible de omper. En cas de doute, on aurait la ressource d'ap- [uer le spéculum.

Thérapeutique. — Si les végétations sont petites, on n'y chera pas, parce que raccouchement peut encore se e. Si les végétations sont volumineuses, il vaudrait ux les exciser que de recourir à l'embryotomie ou ération césarienne. Dût-on n'enlever qu'une partie des tations, ce serait déjà quelque chose et cela permett de faire la version podalique et d'appliquer le forceps ;tnême le céplialotribe.

V. Kystes du col utérin. — Les kystes du col arronfluctuants, mobiles, élastiques, durs au toucher, circrits, n'atteignent pas en général un grand volume «ont rarement une cause de dystocie ; on les reconà une ponction exploratrice. V. Utérus (Kystes

hiérapeutique. — Inciser et vider le kyste, quand il 3S poussé dans le vagin par la tète, ou le repousser au Jchns du détroit supérieur avant l'engagement de la

Ij'stocic par tumeurs du petit bassiu. Des

li|lnies, des kystes, des abcès, des tumeurs enkystées sileant dans la cloison recto-vaginale, le plus souvent, el)lus rarement entre la vessie et l'utérus (E. Meier), se, souvent tles causes de dystocie ; leurs adhérences aux les voisines et leur dureté constituent quelquefois des acles insurmontables; une ponction exploratrice éclaii sur les points importants à connaître pour le traile-

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et

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'hérapeutiqiie, — On ponctionnera les tumeurs liquides on incisera les tumeurs à contenu gélatineux. 3s tumeurs qu'il est possible de circonscrire seront pées ou bien par le vagin ou bien à travers le périnée Bus, Drew). En cas d'impossibilité de mener cette opén à bonne lin, on appliquera le forceps, on fera la on ; — en dernier ressort, on tentera l'embryotomie apération césarienne.

fstocie par tumeur du rectum. Une accumulaioi|de matières fécales dans un rectum dilaté ou dans un m ouvert dans le vagin, un squirrhe, peuvent former tumeur susceptible d'empêcher l'accouchement. Le de la tumeur, l'exploration avec le doigt introduit le rectum, établissent le diagnostic.

; 'kérapeiltique. — On videra le rectum par des lave- IftieU, on extraira avec soin les matières dures avec une rfur te (Guillemeau).

Iii A squirrhe est rarement assez volumineux pour empê- . ;ht| l'accouchement et pour rendre l'application du forimpossible.

^•stoeïe par tumeur de la -vessie. Le cancer de ssie (Herleufer, Lever), les calculs urinaires, sont maissables, soit par l'examen de l'urine et par son I', soit par le cathétérisme et le choc sur le calcul résistance de la tumeur. V. Dystocie :^ar hernie.

in-apeutique. — Sl le calcul est engagé dans l'urèlhre, lîorts du fœtus poussés par la contraction peuvent sortir le^ calcul par l'urèthre, et alors on attendra, ue la tète n'est pas engagée, on repousse le calcul ssus du pubis en pressant avec les doigts. Lorsque

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la téte est engagée, on la repousse et l'on repousse le calcul avec la vessie au-dessus du pubis. En cas d'impossibilité, on fera la taille vaginale et l'on extraira le calcul. V. Calculs.

Les parois cancéreuses de la vessie seront repoussees en haut, lorsqu'elles seront très-volumineuses.

Bystoeic par i^iees de conformation du bassin.

Le bassin présente une étroitesse absolue (Velpeau), soit

rig. 182. — bassin aplati d'avant en aniere.

que son squelette présente des os ayant le volume normal, soit que les os aient le volume des os d'enfants^(Nœgele);

Fig. 183. ~ Bassin rétréci latéralement.

la hauteur de la taille n'est pas toujours en relation avec une bonne conformation du bassin.

Les rétrécissements du bassin sont produits par un aplatissement d'avant .en arrière d'un côté à l'autre, ou

Fig. 18-4. — Bassin rétréci dans tous ses diamètres.

dans les deux sens (Pau! Dubois). L'aplatissement antéroposlérieur est le cas le plus fréquent. 11 existe une déformation où une moitié du sacrum est aliophiée, où la symphyse sacro-iliaque est soudée et où le bassin allongé d'avant en arrière est rétréci latéralement (bassin oblique ovalaire, Naegele).

Les rétrécissements du bassin sont dus : 1° à un arrêt

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de développement des os ou d'un os ; 2° à 1 osteonialacie etauraclulismerS" à la defonnalion d'une autre partie du squelette qui entraîne la déformation du bassin : ainsi dans la déviation spontanée du racliïs, dans les déviations

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