V. RÉTENTION d'urine, HÉMATURIE, SUPPRESSION D'URINE
Vessie (Cancer de la). Prostate.
La blennorrhagie, la cystite surtout, les maladies de la prostate, la gravelle, la cystite cantharidienne, la dysentérie, les maladies de la moelle, les excès de coït, etc., sont des causes de dysurie.
La dysurie est le symptôme primitif de la plupart des maladies des organes génito-urinaires.
Il y a une dysurie qui se produit subitement chez des personnes qui, étant très-occupées, ont retenu trop longtemps leurs urines.
Les individus qui boivent beaucoup trop de bière dans un court espace de temps ont quelquefois une dysurie aui va jusqu'à la rétention.
Chez les enfants, et toujours chez les garçons, la lièvre qui accompagne les maladies aiguës rend les urines rares, épaisses, chargées de sels qui restent dans la vessie jusqu'au moment du retour à la santé, mais alors quand les urines redeviennent abondantes et qu'il faut les rendre, leur passage dans l'urèthre donne lieu à de très-vives douleurs.
Thérapeutique. • — Dans les cas de dysurie causée par l'uréthrite, la saignée générale et mieux les sangsues au périnée sont chose très-utile. — Puis il faut ordonner des bains entiers ou des demi-bains d'une heure, matin et soir, dans l'eau ordinaire; — des lavements mucilagincux, huileux et opiacés, et des tisanes mucilagineuscs en quantité
418 EAU
assez considérable On traitera la maladie dont la dysurie est le symptôme.
On emploie : l'eau de gomme, la tisane de li/ii, de gruau, de consolide, de riz, de rnie de pain, de miel, de chiendent, l'émulsion A'amandes douces et des semences émulsives, l'émulsion d'huile d'olives, etc.
Infusion de scutellaire, 15 grammes par litre d'eau.
Infusion d'alkékenge, 30 grammes par litre d'eau [+].
Semences de fruits de sapotillier , en décoction, 10 grammes par litre d'eau (Jacquin) [+].
Décoction de cétérach (se trouve dans les vieux murs) (Bouillon, Lagrange, Journal de pharmacie, III, 11Z|) [+].
Décoction de racines de fraisier, 15 grammes par litre d'eau [+]•
Infusion de graines de lin, h grammes pour tisane [+]. Teinture de tabac, 20 gouttes, dans une tasse d'eau de graine de lin ; toutes les heures FI.
Cataplasme de digitale.
Farine ,lo lin 150 gammes.
Teinture de digitale 1 ij.
Faites cuire, appliquez sur le ventre.
Cataplasme contre la dysurie.
oignons blancs hachés n" G.
Feuilles de pariétaire fraîches 50 grammes.
Décoction de racine de guimauve. ... tj. s.
Recouvrez le pubis et le pénis
Potion diurétique calmante.
Huile d'amandes 20 grammes.
Homme arabique en poudre 10 id.
Jaune d'œufs 5 j,]
Sirop diacode 30
Eau de chaux 100 id!
Recommandée contre la dysurie. Par cuillerée toutes les heures.
Si la dysurie est complète, et s'il y a rétention d'urine, il faudra faire le cathétérisme. V. Rétention d'urine et Cystite.
EAU. Liquide incolore, transparent, inodore, insipide, formant le protoxyde d'hydrogène, composé de 88,91 parties d'oxygène et do 11,09 d'hydrogène. C'est le dissolvant universel. Gomme remède il est très-employé à l'extérieur ou à l'intérieur.
On l'administre à l'état de vapeur, à l'état solide de glace ou de neige, et enfin à Y état liquide, seul ou associé à un grand nombre de substances médicamenteuses, dans les tisanes, dans les eaux distillées qui servent à faire les potions, et dans les eaux minérales naturelles ou artificielles.
^ Eau acidulée avec le vinaigre, 25 grammes par litre d'eau, — avec le jus de citron exprimé dans l'eau ou avec le jus de groseille, etc. (+].
Eau acoxistique de Ludwig. Infusion de lavande, de romarin, de valériane, de baies de laurier et de ca'storéum, à laquelle on ajoute de l'alcool camphré, de l'ammoniaque li(iuidc et de l'essence de genièvre Q.
Eau albunnneuse. Trois à six blancs d'œuf battus dans un litre d'eau et dont on enlève la mousse, dans la
EAU
diarrhée [g, et comme contre-poison du sublimé corrosif
Eau alcaline. Ricarbonate de soude, 5 à 15 grammes dans un litre d'eau ; — contre le diabète, la goutte et la gravelle [+].
Eau d'Alihour ou collyre de Saint- Jerner on. Sulfate de zinc, 70; sulfate de cuivre, 20; camphre, 10; safran, 4; eau, 2000. Laissez en contact et filtrez; une goutte dans l'œil matin et soir, dans la conjonctivite m.
Eau alumineuse. Sulfate d'alumine, 1 0 grammes pour 1000, en injection et en gargarisme [+]•
Eau alumineuse composée. Sulfate d'alumine et sulfate de fer, ââ SO-; eau bouillante, 1000, dissolvez et comme styptique.
Eau cFangélique. Crème de tartre, 8 grammes 60 grammes ; eau, 250 grammes ; suc de citron, 15 grammes. On clarifie avec du blanc d'œuf; on ajoute un peu d'écorce d'orange et l'on passe pour faire un purgatif agréable [+]•
Eau anodine de Prague. Alcool ammoniacal, 180 grani- 1 mes; essence de safran, 30 grammes; huile de lavande,» 2 grammes.
Mêlez pour friction dans les douleurs rhumatismalesH,
Eau antipsorique deRanque. Staphisaigre, 15 grammes; extrait de pavot, 8 grammes ; eau, 1 litre. Faites bouillir et passez ; — en lotions dans la gale I I.
Eau d'arquebusade. Acide sulfurique, 10 gram vinaigre, 60 grammes; alcool, 60 grammes; miel pumé, 20 grammes.
Mêlez et donnez vingt à trente gouttes dans une po' ou appliquez à l'extérieur avec des compresses RI
Eau bénite de la Charité. Emétique, 30 centigram: eau, 250 grammes, en deux fois, à une heure d'inter contre la colique de plomb [+]•
Eau blanche. Extrait de Saturne, 8 grammes ; m 500 grammes; eau-de-vie, 30 grammes; comme réso lutif à l'extérieur sur des compresses {+].
Eau de Botot. Anis, 30 grammes; girofle, 8 granimf' cannelle, 8 grammes ; essence de menthe, 1 graiM eau-de-vie, 850 grammes. Laissez macérer huit jour filtrez et ajoutez : teinture d'ambre, k grammes, enc lorant avec un peu de cochenille. S'emploie comme tifrice [+]•
Eau de boule. Boule de Nancy, n° 1 ; eau bouilli 1 litre. Laissez infuser quelques minutes ; — conti chlorose et l'anémie F+l.
Eau Brocchieri. Térébenthine, 500; eau, 500. Fai bouillir un quart d'heure et filtrez ; — contre les héni' rhagies [+]•
Eau camphrée. Camphre, U grammes, pulvérisés ai| un peu d'alcool et mis en macération dans 500 graniHi d'eau pendant quarante-huit heures, en ayant soin d'ag de temps en temps. Filtrez.
Eau céleste. Sulfate de cuivre, 20 centigrammes dis;'' dans 130 grammes d'eau à laquelle on ajoute 30 goi ' d'ammoniaque, pour collyre résolutif des conjoncli ^ scrofuleuses [+].
Eau cliahjbée. Sulfate de fer, 10 centigrammes r 500 grammes d'eau ; — contre la chlorose \±\, ou i des clous neufs qu'on met dans une carafe d'eau c 1^ font de l'eau rouillée.
EAU
EAU
Enu de chaux. Après avoir éteint do la ohaux vive avec l'eau, on laisse reposer, on décante et l'on verse sur le idu d'hydrate de chaux cent fois son poids d'eau qu'on te et qu'on laisse en repos pendant quelques heures, liqueur décantée constitue l'eau de chaux seconde on garde dans des flacons bien bouchés. Elle s'emploie bain dans le rhumatisme et dans la goutte [T], en los sur les vieux ulcères [±\, et à l'intérieur dans les uls des reins ou de la vessie [±], dans la diarrhée onique [±\, dans la dyspepsie acide [T] et dans le cancer 'l'estomac.
Eau de citerne. Eau de pluie amenée des toits par des ciluites de zinc dans un réservoir souterrain, construit oierre, de ciment romain ou de bois carbonisé.
'.au chîoroformisée. Chloroforme, 10 gouttes; eau disle, 100 grammes. Faire dissoudre par une longue agi-
> m. A prendre par cuillerées comme antispasmodique E En ajoutant huit dixièmes d'alcool (Bouchut), on en i:3ut autant qu'on le désire.
lau de Cologne. Produit de distillation d'huiles vola- 1(1 odorantes dissoutes dans l'alcool. S'emploie pour i|on dans les douleurs rhumatismales [+] et à titre de )slétique dans la toilette.
liu créosotée. Créosote; 1 gramme, eau, 1000 gram. [ê z. — Pour lotions sur les ulcères putrides \±\.
xu dentifrice. V. Dentifrices.
m de Bippel. Huile animale de Dippel rectifiée , 5 rammes ;1 eau distillée, 1000. Mêlez dans un flacon
bulure inférieure qu'on agite fréquemment pendant u jues jours et dont on extrait la partie inférieure pour
> trer et la conserver à l'abri de l'air et de la lumière, jnne dans les convulsions, cinq à six gouttes dans de
sucrée |T]-
vu distillée. Eau pure obtenue par distillation d'eau hue et de rivière, et qui sert à la préparation de ines potions pharmaceutiques. On emploie plus ordiment dans ce but les eaux distillées de plantes émol- \s, narcotiques ou antispasmodiques, telles que l'eau \antain, de laitue, de mélilot, de tilleul, etc., mais ssbux n'ont aucune importance thérapeutique.
m divine. Solution de pierre divine dans l'eau, 5 à 0 ammes pour 100, à titre de collyre dans la conjonc-
El-
u éthérée. Ether, 100 grammes; eau, 1000 grammes, gil! jusqu'à saturation et décantez après repos. On en ajoutant de l'alcool (Bouchut), dissoudre autant r qu'on le désire. S'emploie comme antispasmo- El.
lu ferrée. V. Eau chalybée.
lu fondante de Trewz. Sulfate de magnésie, SOgramm émétique, 3 centigrammes; eau, 1000 grammes, rre d'heure en heure [+].
M gazeuse ou eau de Seltz artificielle. Cette eau se re en ajoutant k une bouteille d'eau '25 grammes de ^îonate de soude, puis 10 grammes d'acide citrique, în 20 grammes du même bicarbonate, et puis en- 10 grammes d'acide tartrique. Elle se prépare aussi Foulant et en chargeant de l'eau pure avec cinq fois oids d'acide carbonique, ou au moyen des appareils itiques vendus par le commerce.
lit de goudron. 60 grammes de goudron pour une ca- 'eau en macération pendant vingt-quatre heures. Si
l'on veut dissoudre plus de goudron il faut 1(^ mêler avec un petit verre d'eau-de-vie.
Ou bien :
Prenez quatre parties de sable caillouteux, brassez avec une partie de goudron, et ajoutez l'eau. Chaque fois qu'on doit s'en servir on agite vivement, et le goudron divisé reste suspendu dans l'eau... le temps de la boire. Ce procédé, plus commode à la campagne qu'à la ville, à cause du sable et malgré la rareté de l'eau chaude, est dû à M. Magnes-Lahens (de Toulouse). Il a cet avantage de respecter le goudron dans sa composition et dans ses propriétés. — Toutes les liqueurs de goudron vendues par le commerce ne sont pas de même. — Elle s'emploie dans la bronchite chronique, dans le catarrhe vésical et dans la phthisie [+1.
Eau d'Hébé contre les taches de rousseur. Essence de lavande, 250 grammes; de cédrat, 60 grammes ; de roses^ 5 grammes; de citron, 140 grammes; alcool, 900 grammes ; eau, 800 grammes; vinaigre distillé, 6500 grammes. Exposez au soleil pendant trois jours et filtrez.
Eau hémostatique de Brocchieri. V. Eau de Brocchieri.
Eau hémostatique de Léchelle. Feuilles de noyer, de chardon bénit, d'aigremoine, d'eupatoire, de ronces, de millepertuis, de mauve, de menthe, de basilic, de sauge, de romarin, de thym, de chaque 500 grammes ; de ronces, de soucis, d'arnica, de chaque 125 grammes; écorce de chêne, de grenade, 1000 grammes; racine de ratanhia, de gentiane, de garance, de chaque 500 grammes ; bourgeons de peuplier et de sapin, 1000 grammes. Tout cela pulvérisé, macéré dans 100 litres d'eau pendant trentesix heures et distillé pour obtenir 32 litres, constitue ce produit trompeur imaginé par le charlatanisme pour exploiter la crédulité publique.
Eau hémostatique de Monteiosi. Menthe poivrée, balsamine, marum, dictame de Crète, acore, de chaque 250 grammes ; cataire, pouliot, romarin, sauge, athanasie, eupatoire, sanicle, millefeuille, centaurée, cyprès, sumac, plantain, ortie, écorce de chêne, consoude, bistorte, tormentille, campêche, poix noire, agaric blanc, de chaque 1000 grammes. Réduire en poudre, faire macérer quarante-huit heures et distiller les deux tiers du liquide [3-
Eau hémostatique de Pagliari. Benjoin, 250 grammes, sulfate d'alumine et de potasse, 500 grammes ; eau, 5000 grammes. Faites bouillir pendant six heures dans un vase vernissé, en agitant le liquide et remplaçant l'eau évaporée par de l'eau chaude, et filtrez. 50 à 150 grammes par jour à l'intérieur Pl.
Eau hémostatique de Tisserand. Sang-dragon, 100 gr.; térébenthine des Vosges, 100 grammes ; eau, 1000 gram. Faire digérer pendant douze heures au bain-marie et filtrer. 50 à 150 grammes par jour [+].
Eau hémostatique de perchlorure fcrrique. Perchlorure de fer, 2 à 3 grammes pour 1 litre d'eau; 1 à 2 verres par jour à l'intérieur. Plus concentré, le perchlorure de fer ne s'emploie que comme topique sur la plaie d'où s'écoule le sang, et on le met pur sur de la charpie en petite quantité, maintenue avec la pointe d'un couteau i+ +1.
Eau iodée. Solution d'iode dans l'eau à l'aide d'iodure de potassium, inventée par Lugol. On triture de 25 milligrammes à 5 centigrammes d'iode avec le double en poids d'iodure de potassium, et l'on ajoute peu à peu 500 gram. d'eau distillée. Cette eau s'emploie dans la scrofule RH.
Eau de Javelle. Solution de chlorite de potasse colorée en rose par l'oxyde de manganèse.
EAU
Eutt de Liice. Liquide composé d'ammoniaque, d'huile de succin, etc., donné par gouttes à rinlérienr ou qu'on fait respirer par le nez. Il s'emploie dans la syncope Ê et pour cautériser les morsures d'animaux venimeux [+]•
Faiii, memu'ielle. Décoction de 60 grammes de mercure coulant pour 200 grammes d'eau renfermant une quantité à peine appréciable de mercure, et employé chez les enfants comme anthelminthique à la dose de 30 à 100 grammes r+n.
Eau de mer. L'eau de mer est le type des eaux minévales chlorurées sadiques, dont la température diminue selon la profondeur, car elle peut, à 2000 mètres, n'être que de 7 à 8 degrés, et dont la composition varie selon les localités, par suite de l'évaporation et du mélange avec l'eau des fleuves, La quantité de chlorure de sodium qu'elle renferme esl environ de 30 à 35 grammes par litre, et il y a toujours en même temps une petite quantité d'iodure ou de bromure de potassium.
On emploie l'eau de mer en bains froids, en bains chauds et sous forme de douches, dans la chlorose dans l'anémie [±i, dans le rachitisme \±] et toutes les fois qu'il y a lieu d'exciter la vitalité de l'organisation. Filtrée et prise à l'intérieur, à la dose d'un à deux verres, c'est un purgatif assez actif, mais il est peu employé.
Eau de mélisse. Teinture alcoolique employée comme stomachique et vulnéraire f+l.
Eau oxygénée. Acide nili'ique, 2 grammes; eau. 1000 grammes ; deux verres le matin dans la syphilis □.
Eau panée. Mettre une croûte de pain légèrement grillée dans l'eau et laisser macérer vingl-quatre heures, dans les entérites chroniques
Eau phagédénique. Faire dissoudre ZiO centigrammes de sublimé dans 20 grammes d'eau et ajoutez 130 grammes d'eau de chaux. Pour lotions dans les ulcères vénériens \±].
Eau de Prague. Alcoolat préparé avec l'asa fœlida, le galbanum, la valériane, la myrrhe, l'angélique, la menthe, le serpolet, la camomille, la castoréum, la coriandre, et employé dans l'hystérie
Eau pulvérisée. Y. In)i,.\i..\tion et PuLViiRisATioN.
Eau deRahel. Mélange d'alcool, 3, et d'acide sulFiuique 1 partie, qu'on emploie comme astringent, slypliqiie et antihémorrliagique.
Eau de la reine de Hongrie. Alcoolat de romarin, employé comme antispasmodique.
Eau sédative. Faire dissoudre 00 grannucs de clilorure (le sodium dans un litre d'eau et ajouter 100 grammes (ranunonia([ue cl 10 grammes d'alcool camphré. File s'emjiloic connut? l'évulsif dans la migraine [+].
Im i de Sedlitz. V. l'uucATii's.
Enit stj/pti'iue. Solution de sulfate de cuivre, 30 gammes; di' sultale d'al;unii;e, 30 grannnes ; d'acide sull'uri(pie, grammes dans 350 grannnes d'eau, pour arrêter les hémorrhagies traumatiques [T].
Eau du suie de Clauder. Faire dissoudre 15 grammes de suie brillante; 45 grammes de carbonate dé potasse, 8 grammes de sel anmioniac dans 270 grammes d'eau de sureau, à prendre 30 à gouttes jiar jom' dans la goulle régulière □.
EAU
Eau térébcutJiinée. Faire macérer 100 grammes de térébenthine dans un litre d'eau et boire par verres dans le catarrhe de la vessie [T] et quelques maladies de la peau [3-
Eau-de-vie allemande. Teinture de jalap, de turbith et de scammonée, employée comme drastique à la dose de 30 à 60 grammes dans les hydropisies Ih- -H-
Eaux minérales. Les eaux minérales sont des eaux de source chargées de matières salines ou gazeuses qui leur donnent des qualités thérapeutiques spéciales. liordeii les considérait comme des produits vivants de la terre. Cela n'est pas tout à fait exact, mais cependant il est certain que les eaux minérales sortent du sol chargées degazei de matières organiques fraîches, s' altérant au contact de j l'air, et qu'elles perdent une partie de leurs propriffe j chimiques en même temps que leurs qualités thérapeulinues. (| Elles résultent de la hltration des eaux de pluie quipétf. trent dans les profondeurs de la terre des montagnes, lï elles sortent à des distances considérables plus ou nii chargées de sels, de gaz, de matières organiques et ii i température variable quelquefois très-élevée. Leur cou, ; position n'est pas constante, car les jours qui suivent k grands orages et les grandes pluies, elles sont un peui férentes d'elles-mêmes.
Il y a cinq classes d'eaux minérales naturelles ; leseai minérales bicarbonatées alcalines et gazeuses, sodiquesK culciques; les eaux ferrugineuses; les eaux chlorurées diques ; les eaux sulfatées sodiques ou cakiques ; les sulfureuses sodiques ou cakiques. On pourrait y ajo* une sixième classe i'eaux mixtes qui réunissent les f lités alcalines, acidulés et ferrugineuses. Elles sont fn^ ou chaudes et alors dans ce cas ce sont des eaux tl: mcûes.
I. Les eaux minérales bicarbonatées ont une alcaline aigrelette qui dépend de l'acide carbonique quel!, renferment, aussi moussent-elles, font-elles sauter lek chon des bouteilles et colorent-elles en rouge le papieti tournesol. Telles sont l'eau de Seltz et toutes les ei^ mixtes, alcalines, salines ou ferrugineuses qui sont en mb temps chargées de gaz acide carbonique; comme l'eau Vichy, des Célestins, l'eau de Chateldon, de Carlsbad, Spa, etc. Elles s'emploient dans la dyspepsie El. J»"gastralgie H, dans la gravelle [T] et dans la goutte 0.
Les eaux minérales, fortement bicarbonatées soivî ou cakiques, ont une saveur salée savonneuse, verdisf le sirop de violette et ramènent au bleu le papier de toi iie.^ol rougi, — Ce sont celles de Vichy, d'Hautcrive, Chateldon, de Sainl-Yorre, d'Ussat, d'Ems, de l'oif de Vais, d Evian, de Contrexéville; de Saint-Allian,^ Saint-Galmier, etc. — On les emploie dans la dyspepsie' dans la gastralgie chlorotique [±], dans la congestion fl nique du foie FT+l, dans la gravelle du foie l±jj, ' les calculs biliaires et les coliques hépatiques [+3- ' la colique néphrétique, les calculs des reins et la gni' vésicaler+^, dans le diabète [++], dans la goutte à moins qu'il ne s'agisse d'une goutte avec dwl urique [±], dans les engorgements utérins
IL Les eaux minérales fcrrngiucuses ont une s; atramenlaire semblable à celle de l'encre et elles hn souvent un dépôt rougeàtrc clair ocrasé sur les boi( la source. Elles renferment du sulfate de fer(l'assy ' sac), du carbonate (Forges, Spa) ou du crénate de ic senties eaux de Passv, de Provins, de LuxeuiKde !•< de PyrmonI, de Cransac, qui renferme aussi du m nèse; de Spa, de D.issang, etc. On h-s emploie comii ^ niques dans les convalescences [+], dans raiieinie B
EAU
EBRI
;lilorose [++], dans la gastralgie, dans l'aménor ï 1+ +1 et dans la leucorrhée (+].
1. Les eaux minérales chlorurées, sulfatées, sadiques akiques, thermales ou froides, ont une saveur acre,
et laissent par l'évaporalion une quantité de sel où
ne le chlorure de sodium, le sulfate de magnésie, de IX, et où se trouvent, pour quelques-unes au moins,
quantité plus ou moins notable d'iode, de brome ou senic. Ce sont les eaux de Plombières, de Bourbonnc, ngnères-de-Bigorrc, de Cliaudes-Aigues, du Mont-Dore, 'éris, de Balaruc, de Sainl-Amand, de Nicderbronn,
issingen, de Nauheim, de Carlsbad, de Wiesbaden, de In-Baden, elc. Quelques-unes sont purgatives. On les I oie dans la dyspepsie \±], dans les obstructions intcs- 1 3S [±3, dans les maladies scrofuleuses \±i, dans la ilysie, etc.
. Les eaux niinérales sulfureuses, sadiques on caldques, emles ou froides, contiennent dos sulfures alcalins, de (le sulfhydrique libre ou combiné, de la barégine, tance onctueuse, et ont une odeur particulière d'œufs is. Quelques-unes renferment de l'iode (à l'état d'ioalcalin dans les eaux de Ghalles et de Castel-Nuovo). i les eaux sulfureuses il faut citer Amélie-les-Bains, -Chapelle, Aix-en-Savoie, Challes, Baréges, Eauxis, le Vernet, Baden, Cauterets, Saint-Honoré, Baè|s-de-Luclion , Saint-Amand , Saint-Sauveur , Enlil, etc.
( les emploie dans certaines maladies chroniques de la •n\\±]; dans la scrofule; dans les dartres; dans les ca- !S chroniques de l'intestin, entretenus par l'hcrpé- [+]; dans! la bronchite chronique [T] ; dans l'angine leuse chronique [+]; dans la congestion chronique oumons ; dans la phthisie tuberculeuse où elles nnent peu, car elles font souvent cracher le sang; uilles rhumatismes chroniques \-h +\; dans la scroicfa.
Cjiservation des eaux sulfureuses. — On sait que les iu ' ■ ' n t
i\\ ir( nt Ifi P nt Ifu cin b ac Hi né.
;E; -s inti on nt; itu '.tit ala :-ec
minérales sulfureuses perdent leurs propriétés au t de l'air. Loin des sources, une bouteille entamée le bouteille bue. Plus d'acide sulfhydrique, plus de ne, plus d'animalcules rotifères, plus d'algues sulfu- Une bouteille d'eau sulfureuse débouchée ne repréplus, le lendemain, que de l'eau qui contient des i, des hyposulfites insipides et des sulfates, r la conserver il suffit d'employer le procédé sui- Quand on a bu une certaine quantité de l'eau use que contient une bouteille, on comble le vide pe d'Archimède) en introduisantune certaine quantité es de pierre. Lorsque le volume des billes remplace Tient le volume de liquide soustrait, on bouche lierement et l'eau conserve son goût et ses propriétés les (Robinet).
minérales artificielles. On a essayé de composer ,ux artificielles imitant celles qui sortent des diffésources connues, pour les administrer à ceux qui pas le moyen d'aller puiser à la source. Toutes ces ves, comme celles du transport des eaux minérales Iles, sont nuisibles à la thérapeutique. Il n'y a qu'un ombre d'eaux qu'on doive imiter pour le besoin des non en cherchant à les recomposer complètement n grand nombre de substances différe.ites, mais en mc[ant leur principe minéralisateui' actif. Ainsi on peut e l'eait acidulé gazeuse, en y faisant dissoudre de carbonique à haute pression, ou en mélangeant du
jnatc de soude avec l'acide tai trique ; de Veau aie ec 5 ù 15 grammes de bicarbonate de soude, (
Veau ferrée avec du sulfate de fer, ou avec des clous qu'on y fait oxyder ; de Veau sulfureuse ou Sidine pour bains avec du sulfure de potasse ou avec du chlorure de sodium ; mais vouloir refaire une eau minérale c'est à peu près impossible, et de plus la composition revient à un prix très-élevé.
EALlX-BOXl\ES (Basses-Pyrénées). Eaux minérales sulfureuses sodiques de plusieurs sources, ayant de 15 à .32° centigrades, employées en boisson plutôt ({u'en bains, et en inhalations.
On les emploie dans la pharyngite granuleuse [+], dans la bronchite chronique [T], dans la pneumonie chronique [+], dans la congestion chronique des poumons [T], dans l'asthme [+] et dans la phthisie FH.
EAUX-CHAUDES (Basses-Pyrénées). Eaux minérales sulfureuses sodiques, de 15 à 36 degrés, très-voisines des Eaux-Bonnes, et employées dans les mêmes maladies. Les malades qui ne peuvent, par suite de l'encombrement des Eaux-Bonnes, être soignés comme il leur convient, vont aux Eaux-Chaudes dans la journée pour y prendre leurs bains [+]•
EAUX MÈRES. Les eaux mères sont le résidu de l'évaporalion des eaux employées dans les salines pour faire bouillir le sel gemme et en extraire le chlorure de sodium. Ces eaux sont extrêmement désagréables à goûter et renferment à un état de concentration prononcé des chlorures, des sulfates et des bromures en proportions variables.
On les emploie pour faire des bains stimulants dans le rachitisme, dans la scrofule, dans les maladies des os, à la dose de 200 grammes pour l'eau du bain [+]• Les eaux mères de Kreuznach, de Nauheim, de Bex et de Salins sont les plus employées dans ce but.
ÉBEAUPi:^ (Maine-et-Loire). Eau ferrugineuse et gazeuse froide f+l-
ÉBLOUISSEMEXT. Une sensation subite et passagère de lumière diffuse, tremblotante, semée de points lumineux, produite dans l'intérieur, constitue l'éblouissement.
Les éblouissements sont à la fois le symptôme de la congestion cérébrale aiguë et chronique et de l'anémie ; mais dans ce dernier cas il y a en même temps de la gas tralgie, des palpitations, des névralgies et des souffles vasculaires qui font reconnaître la nature chlorolique du mal.
Thérapeutique. — Les éblouissements occasionnés par la pléthore et l'hyperglobulie doivent être traités par les boissons acidulés, le régime végétal et lacté, les viandes blanches, les boissons purgatives, quelques purgations et la saignée du bras ou des sangsues à l'anus. V. Plétiioke.
Les éblouissements de l'anémie doivent être combattus par la bonne nourriture, le bon vin, les excitants, les bains froids, les voyages, les bains de mer, le vin de quinquina, le fer sous toutes les formes, et les eaux minérales ferrugineuses. V. Anémie et Chlorose.
ÉBRIÉTÉ. L'ébriété est une surexcitation cérébrale caractérisée par une gaieté excessive, se traduisant par la vivacité du regard, de la parole et des mouvements.
Le vin pur, les liqueurs, les vapeurs d'alcool, de gaz protoxyde d'azote, de chloroforme, le chloral, sont la cause ordinaire de l'ébriété, mais ce phénomène s'observe souvent dans le cours de certaines formes d'aliénation mentale et particulièrement dans la manie aiguë ou au début de la paralysie générale progressive. V. Folie.
Thi^rapeutique. — L'ammoniaque, vingt gouttes dans j un verre d'eau, est le seul remède de l'ébriété produite
Zi22 ÉCHI
par le vin et les liqueurs ou vapeurs alcooliques; quant à l'ébriété produite par la folie, elle est à peu près incurable. V. Folie.
ÉciIAILLOni (Isère). Eau sulfureuse calcique presque froide [+1.
ÉCIIAUFFEME1\T. La rareté des évacuations stercorales, et la dureté des excréments accompagnée de pesanteurs abdominales et de malaises épigastriques avec gastralgie constituent Yéchcmffement, vieux mot qui n'a plus cours et qui représente ce qu'on appelle cotistipation.
Thérapeutique. — Manger un peu moins, se nourrir de viandes blanches et de légumes herbacés bien cuits, boire de l'eau vineuse, du laitage et des boissons acidulés : voilà le régime que doivent suivre les personnes atteintes d'échauffement.
Les lavements émoUients tous les jours, — les douches ascendantes rectales d'eau à 20 degrés pendant cinq à dix minutes deux fois la semaine ; — la moutarde blanche, 60 grammes par jour ; — lamagnésie calcinée, une cuillerée à café dans de l'eau sucrée tous les soirs ; — l'huile d'olives, [\Q grammes parjour, àjeun ; — et tous les purgatifs salins et huileux sont les meilleurs moyens à opposer à ce qu'on appelle réchauffement. V. Constipation.
Les eaux minérales de Niederbronn, de Kissingen, de Ilombourg, de Carlsbad, sont très-utiles.
ÉCIII]\OCOQUEf^. Animaux parasites inférieurs presque invisibles, ou entozoaires de la famille des Cestoïdes, qu'on trouve en plus ou moins grand nombre dans les vésicules dites acéphalocystes et dans les hydatides . (V . ces mots . )
Les échinocoques ne se développent dans le corps de l'homme que par suite d'une alimentation au moyen de viandes avariées, remplies de cysticerques dont les germes s'introduisent dans le sang, parcourent les tissus et se fixent en un point où ils se multiplient en formant des kystes à hydatides.
C'est surtout la viande de porc atteinte de ladrerie, c'està-dire de cysticerques, qui est la cause du développement des échinocoques dans le corps de l'homme.
Il n'y a plus moyen aujourd'hui de croire à la génération spontanée des échinocoques, car on sait que ce sont des animaux issus des germes incomplètement développés ducyslicerque, comme le cysticerque lui-même n'est qu'un avorton du tasnia (Gervais, VanBeneden, Kuchenmeister).
Les échinocoques, les cysticerques et les tœnias, quoique très-différents de forme, ne sont que le même animal modifié par le milieu dans lequel il a pris naissance.
On trouve des échinocoques dans tous les organes et principalement dans le foie, dans le poumon, dans les reins, dans le tissu cellulaire, dans le cerveau, dans les muscles (siège ordinaire des tumeurs externes), et partout cet entozoaire parasite s'entoure d'une membrane gélatineuse, amorphe, presque transparente, remplie d'eau. Ces vésicules plus ou moins nombreuses, qu'on appelait jadis des acéphalocystes, sont contenues dans une enveloppe gélatineuse, opaline [hydatide mère), qui est entourée d'un kyste fibreux plus ou moins considérable, et forment la tumeur hydatique (Livois). V. Kystes hyda-