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TIQUES

Les échinocoques se présentent sous forme de grains innombrables presque invisibles, renfermés dans de petites vessies transparentes du volume d'une noisette.

Un échinocoque, vu à un fort grossis.sement, représente une vessie allongée ayant une tête garnie de seize à vingt

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crochets (fig. 187 et 188); un col rétréci au-dessous, puis une partie plus large avec quatre mamelons, et après

Fig. 187, — Echiiiocoiiuu iuvuyiiii-' dont ou voit le corps, les vriiluiisï* la tête et la couronne de crochets.

un étranglement au-dessous duquel se trouve une base pluou moins renflée (fig. 188).

Selon le volume des tumeurs à échinocoques, et seloi! l'organe qu'elles occupent, se présentent des pliénomèiH' différents: — ici, des phénomènes nerveux encéphaliquc- — là, des désordres de respiration ; — ailleurs, dessjm ptômes hépatiques, rénaux, gastriques, etc., d'après i siège des parasites dans le cerveau, dans le poumon, dan le foie, dans le rein, etc., ce qui veut dire que les échiii coques des viscères ne donnent lieu à aucun phénomii: qui leur soit spécial, et que tous ceux qu'ils produisti

f! Miii,

essentiellement variables, dépendent tout à fait desi(| fm,; tiens de l'organe affecté par leur présence.

11 n'y a qu'un seul cas où les échinocoques se revqi; par un signe caractéristique, c'est lorsqu'ils formenttumeur, faisant saillie sous la peau, dans laquelle le du doigt produit de la fluctuation avec un frémiss( spécial dû à la collision des acéphalocystes, c'est le ' ' mmement hydatique (Piorry, Briançon, thèse, 1 ' '""f 1828). ' 'ï'^'

Lorsque dans une tumeur fluctuante de la peau i doute pour savoir si elle renferme des hydatides "* ponction avec le Irocart capillaire n'a rien de dangi ^ "''i et comme elle donne issue à un liquide non album clair comme de l'eau de roche et renfermant des ci -, t',;f| (fig. 188), on peut être assuré qu'il s'agit d'une tui f în^, échinocoques. ''(iiï).

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La gravité des tumeurs hydatiques remplies d'échinojques" dépend de leur volume, de l'importance des ormes affectés, des accidents de voisinage occasionnés par i compression, et de l'état de phlegmasie ou de fièvre ectique qu'elles engendrent.

Beaucoup de tumeurs à écliinocoques guérissent seules, )it parce que les entozoaires cessent de se multiplier et i'ils meurent en laissant le kyste dans un état stationlire ou de pétrification, soit parce que la tumeur vide son intenu dans une cavité voisine, telle que l'intestin, la

ssie, les bronches, etc.

Lorsque les tumeurs à échinocoques sont situées dans un scère et s'accroissent démesurément, il en résulte des cidents graves en rapport avec l'organe affecté, et de plus état fébrile continu avec dépérissement susceptible

ntraîner la mort.

Thérapeutique. — Quand les tumeurs à échinocoques ne érissent pas seules et s'accroissent de jour en jour, il it, lorsqu'elles sont accessibles pour le cliirurgien, les vrir pour en évacuer le contenu.

Si la tumeur s'est développée dans le tissu cellulaire, Ipération est très-facile et n'offre aucun danger. On fait lie incision cruciale pour énucléer le kyste, et après oir enlevé on rapproche les lèvres de la plaie, ou bien fait une ponction pour vider la tumeur et l'on y injecte la teinture d'iode.

Le cas est plus grave si la tumeur à échinocoques occjpe un viscère, tel que le foie, la rate, le mésentère, et nt faire saillie sous la peau. Alors la tumeur est dans le jHtoine etl séparée de la peau par la cavité péritonéale d'il faudrait diviser si l'on opérait en un seul temps. Dans cite circonstance particulière, il faut, par le procédé yin ou Récamier, au moyen d'applications successives pâte de Vienne et de pâte de zinc, établir des adhéices entre la tumeur à échinocoques et la paroi abdolale. Une fois ces adhérences établies, on ouvre le kite avec le bistouri, on le vide des hydatides qu'il renf(ne et l'on y injecte de la teinture d'iode à plusieurs

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nses. Peu à peu la tumeur s'affaisse et à l'ouverture araît la riiembrane d'enveloppe qui contenait toutes vésicules ou Vhydutide mère. C'est celle-là qu'il faut ir et retirer du kyste. Une fois extraite, il n'y a plus 'datides dans la tumeur, et le kyste se rétrécit de jour our jusqu'à cicatrisation parfaite. — On peut aussi, avoir établi d'adhérences, ponctionner avec un trocart fil|rme auquel on ajuste une seringue aspiratrice, alors letquide monte dans la seringue en laissant les échinoles à sec, celles-ci meurent en amenant l'affaissement cyste. Ce procédé est un peu plus dangereux que re. V. Kystes hydatiques.

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CL4inPSlE. La perte subite et passagère de l'intelice et de la sensibilité avec mouvements convulsifs iraux delà face, du tronc et des membres, caractérise ampsie.

ne attaque d'éclampsie dure de quelques minutes à ques heures ou à quelques jours, mais dans ce dernier il y a des rémissions plus ou moins complètes des lomènes convulsifs.

'éclampsie est une névrose congestiv. ou ischémique à fait indépendante des lésions organiques du système eux.

'éclampsie se montre rarement chez l'homme, tandis i|lle est plus commune chez la femme en puerpéralilé

et lez les jeunes enfants.

L'éclampsie puerpérale de la grossesse ou de l'accouchement est presque toujours sous la dépendance de l'albuminurie et peut-être de l'urémie qui en résulte.

L'albuminurie avec anasarque du cerveau et, dit-on, l'urémie sont assez souvent chez l'homme une cause d'éclampsie.

Dans l'éclampsie albuminurique il y a toujours une notable diminution de la quantité des urines.

Chez les enfants, l'éclampsie, souvent héréditaire, se développe accidentellement sous l'influence d'un mauvais lait, d'une indigestion, des vers, de la constipation, de la rétention d'urine, de la dentition, de l'anasarque scarlatineuse, de la chaleur excessive, de la colère, de la peur, de la douleur et de la jalousie.

L'éclampsie est très-souvent le symptôme d'invasion d'une pneumonie ou d'une des fièvres éruptives de l'enfance, mais alors la convulsion au lieu de -finir sans rien laisser après elle, est au contraire suivie d'un état fébrile plus ou moins prononcé.

L'éclampsie qui se produit à la fin d'une maladie aiguë, pneumonie, fièvre typhoïde ou autre, est toujours trèsgrave et annonce une mort prochaine.

Une attaque d'éclampsie suivie de fièvre est chez les enfants l'indice d'une maladie aiguë qui commence et surtout d'une pneumonie.

On voit souvent une albuminurie de vingt-quatre à quarante-huit heures suivre l'éclampsie, mais jamais ce phénomène, qui est dû à la congestion passive des reins, n'a de suites graves.

Des accès convulsifs passagers avec perte de connaissance, venant une ou plusieurs fois dans le cours des premières années de la vie et se reproduisant à des intervalles irréguliers et plus ou moins rapprochés, constituent l'éclampsie de l'enfance.

Des paroxysmes convulsifs, rémittents et subintrants, compliqués d'œdème ou d'anasarque , caractérisent l'éclampsie albuminurique des enfants, des hommes adultes et de la femme grosse.

. Quand une attaque convulsive cesse pour revenir à la même heure le lendemain ou le surlendemain, elle annonce une fièvre pernicieuse quotidienne ou tierce très-grave. (V. Fièvre pernicieuse.)

L'attaque d'éclampsie dure ordinairement quelques minutes et disparaît sans laisser aucune trace de son passage, mais elle peut durer plusieurs heures, chez quelques enfants il en peut résulter une paralysie partielle musculaire ou une paralysie sensoriale.

Une forte attaque d'éclampsie peut amener l'asphyxie et la mort.

Thérapeutique de V éclampsie des enfants. — Si l'éclampsie s'accompagne d'une forte congestion de la face, il faut appliquer une ou deux sangsues derrière les oreilles.

L'enfant atteint d'éclampsie doit être déshabillé complètement, mis au lit dans une chambre spacieuse bien aérée, et au besoin son corps peut être exposé à un courant d'air frais.

S'il y a constipation habituelle ou indigestion, l'éclampsie doit être combattue par un purgatif ou par de l'émétique à dose vomitive.

Quand l'éclampsie reparaît au bout de vingt-quatre ou de quarante-huit heures avec le type intermittent régulier, il faut employer le sulfate de quinine, 10 ou 30 centigram-

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mes à l'intérieur, dans du café noir sucré, ou en lavement ou en pommade.

Ce médicament a même été conseillé dans toutes les éclampsies dont les accès répétés plusieurs fois par jour ne sont pas réguliers dans leur retour. Dans ce cas la maladie est considérée une affection intermittente irrégulière.

L'incision cruciale des gencives ou le simple débridement sont quelquefois très-utiles dans les cas d'éclampsie liée à une dentition laborieuse.

Une éclampsie qui reparaît chez un enfant qui a des vers ou dont les excréments renferment des œufs de tœnia ou de lombrics, doit être combattue par les vermicides appropriés. V. T.enia, Ascarides.

L'éclampsie albuminurique peut être traitée par le chloral hydraté, 3 à Zi grammes (V. Chloral), et par les injections hypodermiques de morphine. Deux injections à 15 milligrammes à un quart d'heure de distance ont guéri un enfant (Hecht). V. Eclampsie puerpérale.

L'éclampsie doit être combattue par les révulsifs cutanés, tels que sinapismes, lotions ammoniacales sur les membres, ou frictions excitantes sur le corps, et par des insufflations bouche à bouche, ou par respiration artificielle faite en pressant les fausses côtes.

Les antispasmodiques sont très-utiles pour empêcher le retour de l'éclampsie ou pour en abréger la durée, et alors il faut donner Véther en sirop, 15 à 30 et 60 grammes; — la liqueur irHoffmann, 20 à 50 gouttes dans une potion ; — Vacétate d'ammoniaque ou esprit de Mindererus, il 1 gramme en potion; — le sirop de chloroforme, 15 à 30 grammes; — les inhalations de chloroforme; — le chloral hydraté par la bouche ou en lavement^ 3 à L\ grammes ; — la teinture de musc, à 5 et 6 grammes ; la teinture de castoréum, à 2 ou 3 grammes; — le bromure de potassium, 1 à 2 grammes par jour; — Y extrait de valériane, 15 à 25 centigrammes ; ou la poudre de valériane, 1 à 2 grammes ; — le valérianate d'ammoniaque, 1 gramme ; • — le valérianate de zinc, en granules ; — Voxyde de zinc, à 3 et 4 grammes ; — les lavements de chloroforme répétés plusieurs fois par jour, à 1 gramme par lavement; etc. V. Convulsions.

Éclnnipsie des femmes enceintes ou récemment accoueliécs, ou éclampsie puerpérale. L'éclampsie avec tous ses caractères convulsifs (M"" Lachapelle), accompagnée d'amaurose et d' œdème, s'observe souvent chez les femmes enceintes qui ont de l'albumine dans les urines (Rayer, Simpson).

Une altération particulière du sang (V. Urémie) et une albuminurie, peut-être une altération des reins et un trouble de la circulation (Rayer), sont la cause première des convulsions puerpérales (Simpson) ; l'irritation de l'utérus cl l'action réflexe de cet organe sur le système nerveux (Clarke, Labatt, Churchill], l'irritation de la vessie (Mauriceau), du tube intestinal (Merriman^ Chaussier), «nt aussi produit des convulsions, mais ces derniers faits ont été si peu observés, qu'ils peuvent être considérés comme tout à fait exceptionnels ou se rattachant à un tilat nerveux tel que l'hystérie et l'épilepsie.

liC tempérament anémique, l'habitation dans les villes, les vêtements serrés, les émotions morales, les privations, .sont les causes prédisposantes des convulsions éclamptiques. L'hystérie et l'épilepsie ne sont pas une cause favorable au développement de l'éclampsie ; ces maladies semblent, au coniriiire, disparaître pendant la parturition.

Les premières grossesses sont celles qui exposent le plus à l'éclampsie.

Les convulsions puerpérales s'annoncent par une gêne de la respiration, de la céphalalgie, des nausées, des vomissements, des éblouissements et des tintements d'oreilles; la vue se trouble (Meigs, de Philadelphie), le sens de l'ouïe est émoussé, il y a des fourmillements dans les membres, et tout arrive par une augmentation progressive de l'hébétude ; le pouls est plein chez les femmes pléthoriques, il est petit chez les femmes nerveuses; la face esl pâle, il y a des frissons légers.

Lorsque l'éclampsie se manifeste pendant le travail, les malades sont agitées, loquaces, indociles, puis tombent dans un état de stupeur, les contractions utérines deviennent irrégulières, il y a ce que l'on appelle tétanos utérin.

Il n'est pas rare que l'éclampsie débute sans prodromes; mais dans un bon nombre de cas au moins, on a pu trouver de l'œdème de la face et des extrémités et de l'albumine dans les urines des malades.

Les accès d'éclampsie puerpérale se révèlent par des mouvements convulsifs cloniques des muscles de la faceel du corps, par de l'insensibilité, par de la pâleur et parla respiration slertoreuse ; la bouche contient quelquefois de l'écume sanglante et à la longue la face se congestionne; les veines du cou se gonflent, le pouls est plein et dur; la peau, sèche, ne tarde pas à se couvrir de sueur, et celle sécrétion semble amener une diminution des symptômes Comme dans les convulsions urémiques (V. Urémie), ' sécrétion urinaire est diminuée. Les accès se terminei par une résolution lente. Pendant l'accès les contractiii utérines se ralentissent ou bien sont activées et expulfc rapidement le fœtus.

En général, les accès d'éclampsie se reproduisent au ment du début d'une contraction utérine (Dewees), ralentissement du pouls est le signe qui annonce l'appan tion d'un nouvel accès (Merriman, Velpeau).

La mort dans l'éclampsie est quelquefois due à l'urémi et à une méningite, mais le plus souvent les maladf meurent dans une sorte d'asphyxie lente, par suite decot gestion cérébrale, et par des hémorrhagies pulmonaire; (Méniére).

Les enfants de femmes atteintes d'éclampsie viennen quelquefois vivants malgré l'état de la mère, mais ordinal rement ils meurent; il est rare qu'ils aient des convulsion semblables à celles de la mère, comme l'a vu Schmidt,d Paderborn.

Quand l'éclampsie est liée à une maladie des reins cl une urémie, l'accouchement n'a aucune action sur elle ou a une action peu marquée.

Thérapeutique. — Une femme grosse qui a des cengi lions cérébrales et qui rend de l'albumine dans les urii est menacée d'éclampsie ; elle doit être saignée. Elle bo en petite quantité. La sécrétion urinaire doit être entre nue sans cependant que l'on introduise un excès d'< dans le torrent delà circulation (Mialhe) . Les purgatifs,' énergiques, tels que l'huile de ricin à petite dose, s d'un bon usage.

Si les convulsions menacent de se produire au mon de l'accouciiement, les précautions indiquées pour favor le travail seront rigoureusemeni prises. V. AccouciiEM A TERME.

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\vant comme après les accès, on donnera la potion 'gative suivante :

Eau de Pouliot 90 grammes.

Émétique *0 centigrammes.

Teinture d'opium 30 gouttes.

Sirop 10 grammes.

(Gollins Johnson.)

Une cuillerée toutes les demi-heures [+]. Pendant les accès, on appliquera quatre à six sangs derrière les oreilles, que l'on placera successivement ; lériotomie et la saignée du bras sont peut-être moins ntageuses. — On donnera le chloral hydraté à 6 3 grammes et l'on purgera la malade avec l'huile de ricin , grammes, si elle reprend un peu de connaissance ; — l s le cas où l'accès durerait, on donnerait des prises de îiimel et de sucre contenant 30 à ^tO centigrammes de ;!»mel, placées dans la bouche (Merriman); ou bien, ce I est mieux, on donnerait un lavement avec liO ou 3 grammes d'huile de ricin.

Le bromure de potassium pur, 2 grammes par jour en 31 ion (Raciborski), dans un cas d'éclampsie puerpérale ne albuminurie, a produit un cas de guérison en trois o's et amélioration immédiate. Il y eut un peu plus tard jirison de l'albuminurie (Shoyer). — On a donné ce nhcament à la dose de 75 centigrammes toutes les Kres jusqu'à la dose de 8 et 10 grammes par jour.

•n placera des sinapismes et des vésicatoires aux exlrémis, aux cuisses, à la nuque; les ventouses Junod, l'( ivation des membres supérieurs, ont une grande puisse ce révulsive pendant les accès, — Les aspersions d'eau fr de, les chatouillements des narines sont de bons moyens a(livants.

Les potions avec 10 à 15 centigrammes d'extrait de bi adone sont plus profitables que les potions opiacées. — Le chloroforme pendant les accès ne convient pas, ce que les convulsions sont dues à une altération du g; ce n'est qu'un moyen palliatif.

In pourra faire une injection sous-cutanée de sulfate de phine, 2 centigrammes, car, en pareil cas, dix-huit s éclamptiques chez une femme albuminurique récemt accouchée ont été interrompus à l'instant (Hcnriot). V. H. Taliaferro s'estservi avec avantage de ces injechypodermiques de morphine, chesi une malade atteinte onvulsions puerpérales. Les convulsions duraient deplusieurs heures ; la tête du fœtus était poussée dans étroit inférieur. A son arrivée près de la malade, il inistra immédiatement le chloroforme. Mais ni cet it, ni une saignée pratiquée au bras n'arrêtèrent les lents. Près de trois heures s'écoulèrent avant que la ne fût délivrée, et encore à l'aide du forceps. La ide alors était dans une situation alarmante : coma )nd, prostration extrême. Un grain de morphine fut té sous la peau, et le soir on répéta la même opération. Le endemain matin, l'état de la malade était un peu leur. Deux injections furent faites, l'une le malin, re le soir. On suspendit l'usage de la morphine dans ■ès-midi du troisième jour. La malade se réveilla tôt, s'assit sur son lit et s'entretint avec les assistants, irtir de ce moment la guérison marcha rapidement. Le eur Taliaferro pense qu'elle est uniquement due à l'ajninistralion hypodermique de la morphine, grâce à elle un narcotisme suffisant fut prodvit aussitôt après ouchement. Ce narcotisme dura jusqu'à ce que la tion se fût solidement établie, écartant par suite des lomènes inflammatoires qui, sans cela, se seraient, 1 toute probabilité, manifestés dans le péritoine ou rus, ou même dans les deux.

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Si, pendant l'éclampsie qui survient dans le cours de la grossesse, il y a des contractions utérines, après avoir épuisé les moyens contre l'éclampsie, on fera l'accouchement prématuré artificiel. Dans les cas désespérés, on est encore autorisé à tenter l'accouchement prématuré, et même l'avortement; mais, en raison des contractions générales, il est nécessaire de recourir quelquefois à la dilatation forcée et même au débridemenl du col ; — la dilatation forcée pourra être faite avec le dilatateur à boule de caoutchouc de Tarnier ou avec un dilatateur métallique.

Même en l'absence d'un accès d'éclampsie confirmé, et en se guidant sur les prodromes, sur l'œdème des extrémités et les troubles de la vision, l'accouchement prématuré est proposable, et, dans ce cas, on a du temps devant soi, et l'on peut avoir recours aux procédés ordinaires.

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