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V. ÂCCOUCHEMLNT PRÉMATURÉ ARTIFICIEL

Lorsque l'attaque d'éclampsie survient chez une femme en travail, le col étant dilaté, on appliquera le forceps. — Pour la présentation de la face, on emploiera le forceps si la tête est engagée ; on fera la version si la tête est audessus du détroit supérieur; on fera la version pour la présentation du tronc. On exercera des tractions en cas de présentation du siège.

Si, au contraire, la femme est en travail, le col n'étant pas dilaté ni dilatable, on ponctionnera la poche des eaux.

— Si le col est quelque peu entr'ouvert, on appliquera l'extrait de belladone sur l'orifice. — Les convulsions s'amendant, on attendra ; dans le cas contraire, on débridera le col, on introduira la main et l'on fera la version, ou bien on appliquera le forceps, suivant la présentation. — C'est seulement quand les convulsions paraissent mortelles et quand toute manœuvre obstétricale par le vagin est impossible qu'on peut faire l'opération césarienne.

Une fois l'accouchement terminé, on délivrera, on extraira le placenta et les caillots, et l'on fera des injections d'eau à peine tiède dans l'utérus. V. Délivrance.

ÉCLECTISME. Doctrine médicale, imitée de l'éclectisme philosophique par Agathinus de Sparte, et dans laquelle, opérant la fusion des principes qui servent de base à l'empirisme, à l'anatomisme, au naturisme et au méthodisme, ce médecin philosophe a voulu concilier toutes les doctrines médicales de son temps. — Ce n'est pas une doctrine, car elle ne repose sur aucun principe défini. C'est un système d'autocratie philosophique et scientifique dans lequel chacun a sa manière de voir et choisit ce qui lui semble bon dans toutes les autres doctrines. — L'éclectisme de l'un n'est pas celui de l'autre, et par cela même, il n'y a pas lieu de considérer cette manière de faire comme une doctrine.

ÉCORCE. Partie extérieure des végétaux ligneux dicotylédones composée de plusieurs couches revêtues d'épiderme et renfermant des principes utilisés en médecine.

— Pour l'usage médicinal, les écorces doivent être récoltées au printemps et sur de jeunes branches. — On emploie :

L'écorce astringente du Brésil.

Vécorce éleuthérienne ou cascarille.

Ijécorce du Malabar ou nérium.

Vécorce de Magellan ou de Winther.

Vécorce du Pérou ou ecorce des jésuites ou quinquina.

Vécorce de Poggereba contre la diarrhée.

L'écoï'ce poivrée ou faratodo.

Vécorce de sureau (seconde écorce) en décoction, 15 grammes par litre contre les hydropisies.

Vécorce de Surinam ou Andira, contre les vers.

L'écoi'ce de tarton-raire , employée pour remplacer le garou et faire une pommade épispastique.

ÉCRA

ECTH

Vécorce de Winter (Wintera aromatica) de la famille des magnoliacées, employée en poudre comme stimulante contre le scorbut.

ËroRCHURE:. Plaie légère de la peau accompagnée d'un faible écoulement de sang et d'un suintement séreux suivi de la formation d'une croûte qui tombe au bout de quelques jours.

ÉCOUViaxOlV. Petit instrument formé de crin fixé sur un double fil de métal tordu, et formant une petite brosse cylindrique, destinée à nettoyer les canules dont on se sert pour la trachéotomie.

ÉCRASESlEi^T UNÉAIRE (Chassaignac). L'écrasement linéaire est un procédé de destruction des tissus qui a pour effet de les sectionner par pression et avec lenteur.

L'écrasement linéaire prévient les hémorrhagies et met assez souvent à l'abri de l'infection purulente (Chassaignac) .

L'écrasement linéaire permet d'enlever les tumeurs pédiculées, les tumeurs non pédiculées après formation

Fig. 189. — Écraseur à éeliappcinent ou à détente, (Mathieu.)

d'un pédicule par des aiguilles fortes qui traversent la base de la tumeur ; il permet d'enlever des tumeurs en plusieurs temps ou par l'application de deux écraseurs à la fois.

L'instrument (fig. 189) est droit ou courbe à volonté, et il permet de mesurer le degré de compression nécessaire pour son action. De celte manière on peut suivre pour ainsi dire les progrès de la section.

L'instrument (fig. 190) est bon pour les tumeurs vasculaires, parce que les tours imprimés à la vis peuvent être aussi limités que l'on veut, et parce que l'écrasement peut être fait extrêmement lentement.

Pour les tumeurs pédiculées, situées profondément, on peut se servir d'un simple serre-nœud muni d'un fil de fer simple ou double (Maisonneuve) .

Chacun de ces instruments a son utilité dans un cas déterminé.

Pour applii[uer les écraseurs, on embrasse la base d'une tumeur ou des portions de tumeurs. On passe les chaînes ou le fil de fer autour de la tumeur, ou bien avec une aiguille enfilée d'un fil qui les conduit à travers les parties. Puis on endort les malades et l'on serre, selon la vascularité de la région, en avançant d'un cran ou d'un tour de vis toutes les dix secondes, toutes les minutes ou toutes

les deux minutes. On cesse de donner le chloroforme lorsque le sommeil est complet, et l'on recommence dès que le malade se réveille (il n'est pas prudent de laisser res-

FiL; 100.— C, Écraseur il vis dépression. (Charriére.) — D. Serro-raii éeraseur à 111 de fer.

pirer le chloroforme tant que dure une opération). Loiqu'on sentunerésistance vaincue, les organes sont coupé' pour enlever l'instrument qui tient encore aux parli^' on le tourne sur lui-même jusqu'à ce qu'il se détache.

On panse les plaies à la surface de la peau avec l'ci froide, au moyen d'un pansement simple ou d'un cal plasmc froid. Sur les plaies des muqueuses, on se boi à faire des lotions avec des collutoires et des injeclk détersifs.

Les accidents immédiats de l'écrasement linéaire so une persistance de la douleur et, tout à fait exceptionm lement, une hémorrhagie, mais cela n'arrive que pour langue. On remédiera à la douleur par les préparatin opiacées ; quant à l'hémorrhagie elle sera traitée par cautérisation avec le fer rouge ou par l'application d" tampon de charpie imbibée de perchlorure de fer.

liCS accidents consécutifs n'existent que pour les boi relets hémorrhoïdaux. V. Hémorrhoïdes.

É€KASEUR. Instrument de l'invention de Chassaigii formé d'une chaîne articulée qu'on manœuvre au mo d'une crémaillère fixée sur une tige ou d'une vis. V. Ec

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