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SEMENT LINÉAIRE

ÉCREVISSE. Crustacé alimentaire dont une espi Astacus flnviatilis, fournit les yeux d'écrevisse, pi placée à côté de l'estomac, employée comme poudre sorbante. — Aujourd'hui on fabrique les yeux d'écrev ' de toute pièce avec du carbonate de chaux.

ECTII1'i1Ij%. Des pustules arrondies, assez grosse i base rouge et dure, suivies dans leur dessiccation d croûte brunâtre plus ou moins épaisse après laquelli " voit une tache rougeAtre, constituent l'ecthyma.

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Il y a l'ecthyma vulgaire, l'ecthyma de \ enfance, l'eclyma cachectique et l'ecthyma syphilitique.

L'ecthyma occupe ordinairement les membres inférieurs, lis les mains, les bras, le cou, les épaules et le tronc, et s pustules durent sept à huit jours pour se renouveler îndant plusieurs mois, si le sujet est très-cachectique.

L'ecthyma existe plus souvent chez l'homme que chez

femme et chez les sujets débiles, mal nourris, cachecjues, scrofuleux ou syphilitiques.

Thérapeutique. — Dans l'ecthyma cachectique , il faut escrire un bon régime fortifiant et des bains tièdes ou s bains d'eau minérale saline, avec des boissons amères I toniques.

Si le malade est jeune et pléthorique, ce qui est rare, i faudra, au contraire, ordonner la diète lactée ou féculite, et des boissons délayantes acidulés.

Des bains simples, féculents, avec le son ou V amidon, I s bains de gélatine, et des applications de poudre d'ami- 1 n ou de sous-nitrate de bismuth devront être employés.

On fera des lotions avec la liqueur de Van Swieten, cou- 1 e avec moitié d'eau ou avec la solution suivante :

Sublimé 10 centigrammes.

Chlorhydrate d'ammoniaque 10 id.

Eou distillée 300 grammes.

( bien des lotions avec la décoction de qui7iquina\±i; — ( s lotions avec l'acide chlorhydrique très-étendu □ ; — (S cautérisations avec le nitrate d'argentH ; — des ap- ] calions de cérat térébenthiné [T] ; des compresses de I altar saponiné au cinquantième [+] ; des compresses icide phénique étendu d'eau [+1.

Acide 'phénique 2 grammes.

Eau distillée 1000 id.

On peut aussi employer la pommade de goudron à i grammes d'axonge pour 15 grammes de goudron. Quand l'ecthyma existe chez des sujets atteints de syilis, il faut s'occuper de cette dialhèse (V. Syphilis), et :1 y a une ancienne phlegmasie de l'estomac ou de l'inlitinqui soit la cause du mal, il faudra s'occuper de gué- I le tube digestif en même temps qu'on agira sur la liu. V. Entérite.

ECTROPIOIV. Le renversement du bord des paupières c dehors laissant continuellement à découvert le globe de 1 :il recouvert en partie par un bourrelet muqueux rige, plus ou moins saillant autour de la cornée, déve- 1 pé sur la conjonctive palpébrale, et empêchant le rappchement des paupières, constitue l'ectropion.

L'ectropion ancien est presque toujours accompagné d n écoulement continuel des larmes , d'une kératite c onique et d'une conjonctivite plus ou moins prononcées.

L'ectropion est simple ou double, suivant qu'une paup re seule ou les deux paupières sont renversées.

[. Ectropion par hypertrophie de la conjonctive. — Ici, 1 bord libre des paupières est poussé en avant par un 1 nrrelet fongueux recouvert ou non de granulations, et cis lequel on ne sent point le cartilage tarse.

Une conjonctive chronique est la cause ordinaire de Ictropion par l'hypertrophie conjonctivale qu'elle fait ïtre.

Ce que l'on appelle ectropion tarsien est une variété de r iversement des paupières à la suite des inflammations coniques.

Thérapeutique. — Dans l'ectropion avec hypertrophie è la conjonctive, on traitera les granulations de la conj'ctive. V. Conjonctive {Granulations delà).

Lorsque tout traitement aura échoué, on cautérisera avec le fer rouge (Cclse) ; on pansera à l'eau froide ou tiède, et l'on fera ensuite usage d'un collyre au sulfate de zinc, 10 à 15 centigrammes pour 30 grammes d'eau distillée. La cautérisation de la muqueuse avec le beurre d'antimoine (Weller), l'acide sulfurique (Gulhrie), comme la cautérisation au fer rouge, sont difficiles à appliquer, à cause du voisinage de l'œil.

L'excision est un bon procédé. On enlèvera sur le bourrelet un lambeau en V renversé (Antyllus), ou mieux on excisera le bourrelet avec les ciseaux (Scarpa), soit en l'attirant avec un fil passé au travers, soit simplement avec une pince à dent de souris.

II. Ectropion cicatriciel. — Après une destruction de la peau des paupières, le tissu cicatriciel formé se rétracte souvent, et la paupière se renverse en dehors de façon à laisser voir le cartilage tarse entre les paupières.

Un abcès de l'orbite ouvert à l'extérieur donne souvent lieu à une cicatrice adhérente qui tire la paupière, la fait renverser en dehors et cause un ectropion. Ce sont les abcès froids qui entraînent le plus souvent cette difformité.

Une tumeur des paupières ou du grand angle de l'œil produit encore l'ectropion, mais dans ce cas le traitement de l'ectropion n'est autre que celui de la tumeur.

Thérapeutique. — • Contre l'ectropion consécutif à une cicatrice, à une perte de substance étendue, le meilleur procédé est l'autoplastie des paupières ou blépharoplastie, méthode française (Jœger, Warthon Jones, Serres, Dieffenbach), méthode indienne (Fricke, Denonvilliers).

Pour faire la blépharoplastie à la paupière supérieure après avoir détachéles adhérences de la paupière, régularisé la plaie et avivé le bord libre des deux paupières sans toucher au cartilage tarse, on taille un lambeau sur la peau du front, se rapprochant par la forme d'une demicirconférence et tenant à la peau du sourcil par un pédicule assez large ; on réunit par suture avec des fils d'argent le bord libre des paupières, puis on fixe le lam-

Fig. 191. — Procédé de Fricke, de Denonvilliers.

beau. — On enlève les fils qui unissent les paupières, le surlendemain; l'adhésion des paupières est déjà établie. La cessation de la rétraction du lambeau après la cicatrisation des plaies indiquera le moment où il faudra ouvrir les paupières. (Denonvilliers, association de la méthode indienne de Fricke au procédé d'occlusion des paupières

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de Mirault (d'Angers) et Maisomieuve.) S'il y a récidive, on renouvelle l'opération par les mêmes moyens. - — Pour faire la blépliaroplastie à la paupière inférieure, on avive le bord libre des paupières, après avoir détaché la paupière des adhérences de la joue ; on taille un lambeau sur la pommette, de même forme que pour la paupière supérieure ; on réunit les paupières entre elles et le lambeau aux parties voisines, et l'on se comporte comme il a été dit (Denonvilliers) (fig. 191). Lorsque l'ectropion est double, on opère comme il vient d'être dit en haut et en bas en une seule ou en deux fois.

Pour remédier à un ectropion peu prononcé de la paupière supérieure, on taille un lambeau triangulaire allonge arrivant jusque sur la tempe, on taille au niveau de la pointe de ce lambeau un autre lambeau triangulaire en

parer les pertes de substance des paupières, mais elle est moins avantageuse que les procédés précédents dans l'ectropion. On taille un lambeau sur la tempe ou la région malaire, et le pédicule est tordu pour faire l'application sur la paupière avivée et dépouillée du tissu cicatriciel. V. Paupières (Absence des).

— Lorsqu'il y a une bonne partie de la paupière conservée, lorsque la cicatrice difforme est située sur la partie moyenne, on fait sur le front une incision en \ renversé, ou sur la face une incision en V droit, du côté du bord libre de la paupière On rapproche les paupières, puis ou rapproche les deux lèvres de l'incision qui a servi k tailler le lambeau. Celui-ci est amené par glissement jusqu'au contact de l'autre paupière (Wharthon Jones), on maintient le lambeau en place à l'aide de compresses ou de bandelettes de diachylon. On peut réséquer la pointe ôii lambeau pour éviter qu'il ne se gangrène. Cette opération échoue parfois (Blasius), surtout quand l'ectropion est près des commissures. Pour assurer la guérison, la suture des paupières est d'un bon usage. Voyez pour la figure, Nez {Restauration du).

Fig. 11:12. F

sens opposé au premier et moins allongé, on décolle les lambeaux en en croisant les pointes, on réunit les plaies par suture, puis on fait la suture des paupières (méthode par échange des lambeaux).

L'opération de Stellwag (fig. 192) est encore un procédé par échange de lambeaux, on enlève la cicatrice entre

Fig. 103.

deux incisions elliptiques. On taille un lambeau sur la tempe et un peu sur le front, on le rabat à la place de l;i plaie faile pour enlever le tissu cicatriciel et l'on réunit.

On fait de même pour la reslauralion de la paupière inférieure (fig. 193).

La méthode indienne pure (Fricke) est bonne pour ré-

%. 194. — Autoplastio par glissement (firocéJé de A. Guérin). — A, B, C, [ Lamljeaux triangulaires, — A, B. Réunion des cotés internes dos lambeau!,

Le procédé suivant de Guérin (fig. 19/i) est une modification du procédé de Warthon Jones.

Pour les ectropions doubles sans renversement cnormg, on raccourcit le cartilage tarse. On excise un Ïambe® triangulaire, à base tournée vers l'œil, à la conuïiissdé externe; deux incisions courbes, parallèles aux bords» l'orbite, limitent deux lambeaux dont les pointes sontra nies à l'angle externe de l'œil (Dieffenbach). Ce procw est bon pour réparer les pertes de substance après l'ablation de tumeurs des paupières.

On pansera à l'eau froide. On laissera les sutures^ deux à trois jours en place, quel que soit le procédé ai plastique employé.

On se borner a à raccourcir le cartilage tarse, et le bl palpébral dans les cas d'ectropion sans renversement noncé du cartilage tarse. On raccourcira le cartilage taiSB et le bord palpébral de la paupière opposée, en enlevant au niveau du grand angle de l'œil un lambeau triangulaire, à base tournée vers l'œil, et en réunissant les plaies suture (Ledran).

On raccourcira le cartilage tarse et le bord palpébral ci dehors, par une excision d'un lambeau triangulaire, à tournée vers l'œil (Antyllus, W. Adams).

Pour éviter les cicatrices sur les paupières, on peu/, agrandir la commissure externe par une incision transi versale ; exciser ensuite sur l'une des deux lèvres de i plaie un lambeau triangulaire et réunir ensuite toutes k lèvres des plaies. Pour être plus sûr du résultat, on n sèque le bord de la paupière attiré en dehors, et on ' réunit avec la lèvre supérieure ou inférieure de la pla faite à la commissure, suivant que le lambeau a été tail

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IV la paupière supérieure (Dieffenbach) (fig. 195). On ut par une double incision en V, opposées par leurs hses et intéressant la commissure et le cartilage tarse,

195. — Procédé do DielfenbMli. - B, C, D. Lambeau tnangulaiie nlevé; on réunit ensuite par suture la lèvre B, D à la lèvre B, (.. \. Guérin.)

(lever la muqueuse et le tégument près de l'angle externe c l'œil (Desmarres) et réunir ensuite. Tous ces procédés sit bons pour la paupière inférieure et plus difficiles à ap- ^-[uer pour la paupière supérieure; on fera la suture

Fie. 196. — Procédé de Desmarres.

sÀ les fils métalliques ou avec des épingles à insectes et deîsutures entortillées (fig. 196).

prsque la paupière peut encore se fermer, et lorsque leirtilage tarse renversé semble être la seule ou la priucile difformité —, ou bien on réséquera le cartilage tai à travers une incision de la muqueuse, sans inlérc|r le bord libre de la paupière (Antyllus, Weller), — ou hh h\i pa de tac cri

on redressera le cartilage tarse; pour cela, avec un uri à lame étroite, on fera une incision demi-lunaire. Hèle au bord orbitaire, ayant une longueur égale aux tiers de la paupière ; à travers cette incision on dé- ; le cartilage tarse de ses adhérences avec le muscle bulaire, on divise la conjonctive et l'on attire le carlilasl et la muqueuse dans la plaie, après avoir relranclié un petite partie de la conjonctive. Une suture de la plaie pnant entre ses lèvres la conjonctive et le cartilage est faite à l'aide d'épingles à insectes et d'une suentortillée (Dieffenbach). On panse à l'eau froide et traitera l'inflammation qui surviendrait par les anliistiques sangsues à la tempe, saignée du bras, irsque la peau de la paupière est retenue par une rice adhérente, on comprendrai cicatiice entre deux ons courbes, intéressant le tiers externe du cartilage , et l'on réunira par suture (Walther). Ce procédé on pour les cicatrices adhérentes à l'angle externe de Mais en général l'autoplastie par la méthode indienne, la suture des paupières, est le procédé le plus géné-

coi tai tui l'o ph

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ralement avantageux dans les cas de brides cicatricielles de la paupière supérieure.

On pourra, lorsqu'il y a une cicatrice intéressant seulement la peau, faire une ou deux incisions transversales sur la paupière, rapprocher la plaie de façon à la rendre verticale et pratiquer la suture (Bonnet, de Lyon).

Une simple bride sous-cutanée qui produit un ectropion sera incisée par une méthode sous-cutanée ou après incision et l'onréunira les bords libres des paupières par suture.

Les sections simples de la peau (Celse) avec l'extension des •paupières, à l'aide de bandelettes agglulinatives (Fabrice d'Acquapendente) , en ayant soin de couper au-dessus du cartilage tarse, et d'intéresser les tissus jusqu'à la muqueuse, en y ajoutant la suture des paupières (Mirault d'Angers, Maisonneuve), ne sont que des moyens palliatifs qui peuvent être employés pour les ectropions peu marqués, mais il est rare qu'ils réussissent.

Il ne faut opérer l'ectropion que quand le tissu cicatriciel semble avoir épuisé sa rétraction.

Lorsque les deux paupières sont atteintes à la fois, il est loisible de faire la blépharoplastie en une seule ou en deux fois, cependant il vaut mieux opérer en une seule fois.

Pour prévenir les érysipèles, très-fréquents à la suite de ces opérations , on pansera rigoureusement à l'eau froide et l'on évitera que les plaies ne se dessèchent.

Il ne faut pas redouter de faire des opérations successives contre les récidives de l'ectropion.

I^ctropion luiisculaîrc. — Il arrive, chez les personnes âgées, que les paupières s'écartent du globe oculaire et produisent ainsi une sorte d'ectropion.

Thérapeutique. — Réveiller la tonicité musculaire avec des fomentations excitantes sur les paupières avec :

Carbonate d'ammoniaque 8 grammes.

Eau-de-vie camphrée 24 id.

(Hôpitaux d'Allemagne.)

Ou avec la solution :

vin ronge 800 grammes.

Alcool 200 id.

Roses de Provins 30 id.

(Hôpitaux de Paris.)

L'électricité peut quelquefois rendre aux muscles leur tonicité, et est préférable aux piqûres avec la lancette, chargée d'une solution de sulfate de strychnine.

Si l'on se décide à faire une opération on recourra aux procédés qui ont pour effet de retrancher une portion du cartilage tarse avee le bord palpébral (procédés de Dieffenbach, Antyllus, Desmarres).

ECTROMÉLBE. V. PHOCOltfÉUE.

ECTROTîQUE. Méthode thérapeutique par laquelle on cherche à faire avorter une lésion ou une maladie. — Elle consiste : à percer une pustule avec une aiguille d'argent chargée de pierre infernale ; — à couvrir une puslide pour la brûler avec le crayon de nitrate d'argent ou une aiguille rougie au feu; — à ouvrir une surface malade d'un enduit aborlif ; — enfin à cautériser une jjartie où l'on veut empêcher une lésion de se produire.

On emploie la méthode ectrotique :

Contre le furoncle, en le cautérisant à son début avec une aiguille rougie au feu.

Contre lavaiiole, en cautérisant les pustules varioliques de la face avec un crayon de nitrate d'argent après les avoir percées et suffisamment lavées, ou en appliquant un emplâtre de Vigo sur le visage pendant tout le temps de l'éruption.

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Contre la kcratitc ulcéreuse, en employant les collyres abortifs au nitrate d'argent.

Contre l'oplitluibnie purulente, en cautérisant les paupières avec le nitrate d'argent fondu.

Contre le zona, sur lequel on applique une couche de collodion. V. ZoNA.

Contre le chancre syphilitique, qu'on détruit sur place au début par la cautérisation à la pâte de Vienne.

Contre la blennorrhagie , qu'on arrête au début par une injection de nitrate d'argent dans la fosse naviculaire (nitrate d'argent, 1 gramme; eau distillée, 10 grammes). V. Blennorrhagie.

C'est une méthode difficile à manier, mais qui rend de réels services dans la variole quand on l'emploie à propos.

Ainsi elle est très-utile pour empêcher le malade d'être défiguré parles pustules varioliques. V. Variole.

ÉCUElBiS.É (Maine-et-Loire). Eau ferrugineuse et gazeuse froide [+]•

ECZÉMA. De petites vésicules plus ou moins nombreuses, entourées d'un peu de rougeur, se desséchant très-vite ou s' excoriant pour donner issue à de la matière séro-purulente, et se recouvrant de squames épidermiques, constituent l'eczéma.

Si l'on ne considère que la marche de la maladie, il y a un eczéma aigu et un eczéma chronique; mais si on l'envisage selon sa nature on voit qu'il y a un eczéma sudoral, un eczéma scrofuleux, un eczéma dartreux, un eczéma syphilitique, un eczéma mercuriel, ou un eczéma arthritique.

L'eczéma est général ou partiel, et dans ce cas il occupe le cuir chevelu, les paupières, les oreilles, les narines, les lèvres, le mamelon, les parties génitales de la femme, le scrotum, l'anus, les mains et les jambes.

Un fourmillement avec chaleur, prurit et rougeur, suivis de l'apparition de petites vésicules séreuses se desséchant ou suppurant, et donnant lieu à une desquamation épidermique prolongée, caractérise l'eczéma.

Quand l'eczéma donne lieu à de grosses vésicules, suivies de croûtes jaunâtres transparentes, il se rapproche de l'impétigo et s'appelle eczéma impétigineux

A côté de l'eczéma caractérisé par des vésicules peu enflammées et qu'on nomme eczéma simplex, il y a une seconde variété qui s'accompagne de rougeur excessive de la peau, et que pour cette raison on appelle eczemarubrum.

L'eczéma aigu dure de huit jours à un mois, mais dans la forme chronique il peut se prolonger pendant plusieurs années.

Thérapeutique. — Elle diffère selon que l'eczéma est scrofuleux, dartreux, syphilitique ou arthritique.

Première indication. ■ — ■ Dans Yeczéma scrofuleux (V. Scrofule), il faut donner les tisanes amèrcs, dépuratives, balsamiques, antiscorbutiques; — l'huile de foie de morue, l'eau de Sedlitz deux fois par semaine ; — les pommades astringentes et mercurielles ; — la pommade de goudron, 10 grammes sur 30 d'axonge: les glycérolés d'amidon et de goudron ; — les bains d'eau simple, d'eau de son, d'eau d'amidon; — les bains gélatineux; — les bains de sublimé et les bains sulfureux.

Dcu,r:iémeindicutio)i — Dans Yeczéma dartreux (V. Dartres), il faut prescrire la môme médication, plus les préparations arsenicales 5 — l'arséniate de soude, l'acide arsénieux, etc.

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Troisième indication — Dans Yeczéma syphilitique (V. Syphilis), il faut mettre les malades à l'usage des remèdes antisyphilitiques.

Quatrième indication. — Dans Yeczéma arthritique, c'està-dire développé chez des sujets rhumatisants, il faut donner les bains alcalins, avec le bicarbonate de soude, 150 à 250 grammes par jour, et les bains sulfureux, en même temps qu'on donne le bicarbonate de soude à l'intérieur à la dose de 6 à 8 grammes dans de l'eau. — C'est dans cette forme et dans l'eczéma scrofuleux que conviennent les eaux de Baréges, d'Enghien, de Cauterets, de Bagnères de Luchon, d'Uriage, d'Aix, et toutes les eaux sulfureuses, calciques ou potassiques.

Cinquième indication. — Contre le prurit de tous les eczémas, il faut employer la poudre suivante :

Amidon 100 grammes.

Oxyde de zinc 10 iil.

(Bouchut.)

Ou bien :

Sous-nitrate de bismuth 100 grammes.

Amidon 50 id.

(Bouchut.)

Ou bien :

Les applications de la toile caoutchoutée, appliquée sur la peau et maintenue avec une bande ou cousue à la face interne du vêtement ou formant un caleçon, un gilet avec ou sans manches (Colson).

Ce moyen enlève rapidement les démangeaisons, produit la sudation et guérit peu à peu l'affection de la peau. — Il est plus utile dans Yeczetna ruhrum et impétigineut que dans Yeczéma simple.

formulaire de L ECZEMA.

Poudre s ulfuro-mag^iésienne .

I aa 10 grammes.

Pour faire dix paquets.

Un tous les jours dans l'eczéma chronique.

(Biett.)

Pilules d'arséniate de fer.

Soufre sublimé.

Magnésie . .

Arséniate de fer

Extrait de boublon. , . .

Poudre de guimauve. . .

Sirop de lleur d'oranger.

15 centigrammesj

1 grammes.

2 id.

Mêlez. Faites quarante-huit pilules. Chaque pilule COB' tient 3 milligrammes d'arséniate de fer. Une par jour.

Cette préparation, comme les pilules asiatiques, est surtout employée dans le traitement de l'eczéma.

(Biett.)

Solution contre Veczéma.

Carbonate de sonde 5 à 10 grammes.

Eau 1000 " id.

Faites dissoudi'o. Pour lotion. (Bennett.)

Solution arsenicale.

Acide arsénicnx 10 centigrammes.

Cal Ijonate do potasse 10 iil.

Kau distillée 1000 grammes.

Alcool de mélisse composé 50 centigrammes,

Teinture de cocbenille (pour colorer fortement) q. s.

Chaque gramme de cette solution représente un cini millième ou dix millièmes de grannue d'acide arsénieii taudis qu'il s'en trouve un centigramme dans chaqi gramme de liqueur de Fowlcr. (A. Devergie.j

EFFL

Liqueur arsenicale de Fowler.

flette liqueur s'emploie à la dose de cinq à quinze ttes par jour [+|-

Sirop d'arséniate de soude.

Sirop simple 300 grammes.

.Arséi.iate tic soude 10 centigrammes.

ailes dissoudre.

Jne à quatre cuillerées par jour.

Arséniate de soude, ,e sel se prescrit à la dose de 5 à 20 milligrammes en on, à prendre dans les vingt-quatre heures.

Pommade de calomel.

Axonge 30 grammes.

Calomel 2 à 4 lA.

êlez.

Pommade au goudron.

Axonge 30 grammes.

Goudron de Norvège 10 a 20 id.

êlez.

Pommade de suie.

Axonge. . .

Suie de bois.

30 grammes 15 id.

êlez.

Précipité ronge

Pommade au précipité rouge.

Limonade nitrique.

2 grammes.

30 id.

Eau . . .' 1000 grammes.

sirop de sucre GO id.

outez acide nitrique jusqu'à agréable acidité, envidouze gouttes. Employé par Biett dans les éruptions prurit désagréable, et surtout dans l'eczéma. (F. H. P.)

Mixture,

sirop de fumeterre. .s 100 grammes.

Sirop de pensée sauvage 100 id.

Sulfite sulfuré de soude 10 id.

ux cuillerées par jour.

Biett l'employait avec avantage dans le traitement usieurs affections chroniques, et notamment contre ma. (Biett.)

Liqueur arsenicale de Biett.

Arséniate d'ammoniaque 4 décîgrammes.

Eau distillée 250 grammes.

Mez. Depuis douze gouttes jusqu'à 4 grammes et plus. >an la plupart des maladies chroniques de la peau, dans Tia.

Applications d'argile.

Ljrgile s'emploie ramollie dans l'eau et tamisée pour r les pierres (Schreber).

Application de sous-nitrate de bismuth.

Sous-nitrate de bismuth 1 à 3 grammes.

Glycérine 3 id.

ndre avec un pinceau (Debout).

presses trempées dans une solution alcaline faible.

eci

no

Sous-carbonato de soude.

grammes.

leul

es n

Eau distillée 350 jj.

Applications d'huile de cade.

ame on applique le goudron pur sur l'eczéma, on mployer l'huile de cade (H. Bennett, d'Édimbourg). FLUVE. Émanations ou exhalaisons formées par rais et composées de substances organiques végétales

lÏLEG l\ùl

altérées, tenues en suspension dans l'air où l'on peut les retrouver au microscope.

L'atmosphère où se trouvent les effluves est un véritable poison pour l'homme, et il devient la cause des fièvres intermittentes simples et pernicieuses, des fièvres larvées, des fièvres rémittentes, de la fièvre jaune et des typhus, de la cachexie paludéenne et de l'hypertrophie de la rate, de certaines névralgies intermittentes, etc. — C'est une cause grave de dépeuplement, car dans les pays où il y a beaucoup d'effluves marécageuses, les enfants ne vivent pas, et la vie moyenne ne va pas au delà de quinze ans.

Le quinquina et son alcaloïde, le sulfate de quinine ainsi que l'arsenic (V. ces mots), sont les spécifiques du mal produit par les effluves. V. Fièvre intermittente.

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