‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 211 sur 612 · VI M · texte numérisé non relu

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énienls) ont élé employés dans certaines formes de clioe rebelle.

V. Introduction des médicaments dans l'organisme. - Lorsqu'une suite de décharges disruptives a lieu entre ux corps, on peut quelquefois constater qu'un transport matière a eu lieu de l'un des corps sur l'autre. Est-ce ibservalion de ce fait qui a conduit autrefois des médeis à prétendre qu'il était possible de faire, au moyen de ^lectrisation par étincelles, pénétrer des médicaments ' ns le corps? Il est permis d'en douter en présence du I noignage de Nollet qui fit trois fois en vain le voyage (Italie pour être témoin d'expériences que, sous divers jétextes, on refusa toujours de répéter devant lui. Les l'dicaments à introduire étaient d'ailleurs contenus dans a flacons bien bouchés que le patient tenait à la main :

I se en scène absurde qui ne pouvait parer qu'une jontirie.

Les décompositions avec transport de matière qui s'eftuent sous l'mtluence de la pile, dans un milieu liquide, avaient plus légitimement faire admettre la possibilité faciliter, par un courant voltaïque, l'absorption cutanée certaines substances. Une expérience de Fabré-Palapral •ait donné, avec l'iode et l'empois d'amidon, des résul- ; positifs qu'on n'a pas réussi à reproduire depuis. Aussi net-on aujourd'hui que la prétention de favoriser, au yen de la pile, l'absorption de certains médicaments, aucun fondement.

|VI. Extraction des matières contenues dans l'orca- Ni!E. — Dans une baignoire tubulaire de métal isolée d sol, Poey étend le malade sur un banc de bois, de ma-

II rc ([u'il ne soit pas en contact avec la baignoire. Celle-ci

111 communication avec le pôle négatif d'une pile de U^ile couples, tandis que le patient tient à la main un e ilateur humide en rapport avec le pôle positif de la pile.

s'agit d'extraire du mercure, de l'argent ou de l'or,

I lin est acidulé avec de l'acide azotique ou avec de l Mie chlorhydrique ; si c'est du plomb qu'on veut retirer, ^'1 de l'acide sulfun'que. Le courant traversant le corps I: - toutes ses parties entraînerait de partout le métal ; 'I déposerait ensuite sur toute la surface de la baignoire' '11- toujours plus abondamment sur la paroi située ciî

ird de la région dans laquelle on doit supposer que enl, toxique était localisé.

<-n est de l'extraction des métaux contenus dans l'or- Msme comme de l'introduction des médicaments : des Tiences et des résultats ont été annoncés; les faits

II pu être reproduits devant des témoins compétents.

:LKC'rROLySE. On peut détruire les tumeurs en ' ml passer dans leur intérieur un courant direct. C'est node de l'électropuncture. On implante dans les tu- 'l'iis des aiguilles à travers lesquelles on fait passer un '■' l'inl direct fourni par plusieurs éléments de Bunzen "'lies en tension. L'effet de l'électrolyse est analogue à »| cautérisation, la circulation cesse dans tous les points

V Le™;té^''''- ^^'•'■P'^''

îLECTUOPUî^CTURE. Procédé thérapeutique emp e comme moyen de coaguler le sang dans les anél\ZT. érectiles. V. Électricité, Am-

VKSiMES.

•ans ce procédé curatif c'est l'électricité qu'on utilise,

o.l>n ees dans leur sein. Dans Vélectropuncture" deux ^1 iilles mmces placées dansletissuà une Courte dikance, SCI mises en contact avec les deux pôles de la pile, et le

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courant qui les Iraveise produit autour du pôle cuivre ou positif une petite escbare noirâtre, douloureuse, qui fait plaie et qu'on évite en employant l'électricité par induction. • On n'emploie guère l'électropuncture qu'en chirurgie pour la guérison des anévrysmes et pour la destruction de quelques polypes ou de certaines tumeurs érectiles. En effet, l'aiguille du pôle positif étant plongée au centre de la tumeur, tandis que l'autre pôle repose sur une [daque mise à sa surface, ce courant fait coaguler le sang autour de l'aiguille placée dans la poche, et sur dix-huit tentatives, onze guérisons ont été obtenues. La séance doit durer dix à quinze minutes, et le cours du sang interrompu dans la tumeur par une compression suffisante au-dessus et audessous d'elle. Celte méthode est surtout applicable aux anévrysmes des membres et aux anévrysmes du pli du coude. Ce moyen est aujourd'hui abandonné.

Magendie a proposé l'électropuncture contre l'aiiuiurose, mais les résultats en sont très-incertains. Celle du cœur a .été aussi employée pour ranimer les contractions de cet organe en cas de syncope et de mort apparente, mais ce sont des moyens extrêmes employés contre des situations désespérées, et inspirés par le désir de bien faire plutôt qu'appuyés sur des expériences décisives.

ÉLECTROT8IÉRAP1E. V. ÉLECTRICITÉ.

FLEtTUAIRE. Préparation formée de sirop ou de miel tenant en suspension des sels, des pulpes et des extraits médicamenteux.

Les électuaires sont simpkfi quand ils ne contiennent qu'une seule substance active et s'appellent aussi cû/(.S';r()e.s ou marmelades, et ils sont co/njwscs, au contraire, lorsqu'ils en renferment plusieurs. On les divise aussi en électuaires solides comprenant les pastilles ou les tablettes, et les électuaires mous comprenant les conscrees, les pâtes, les confections et les aplats.

Ce sont des préparations qui, pour la plupart, sont peu employées et peuvent être aisément remplacées par des médicaments moins compliqués et d'une conservation plus facile. On emploie encore Vélectuuire antiackle à base de magnésie ;

— Vélectualre antibleanorrhagique au copahu; — Vélectuaire antidartreux de sublimé, de sulfure d'antimoine, de gaïac et de fumeterre ; — Vélectuaire antiscorbutique ;

— Vélectuaire antiscrofuleux; —- Vélectuairepur(jatifavec la casse ; — Vélectuaire astringent ou conserve de roses ;

— Vélectuaire catholicum purgatif de casse, de séné, de tamarin, de rhubarbe, de chicorée, etc.; — Vélectuaire diaphœnix avec les dattes et la scammonée, — ; Vélectuaire diascordium, — • Vélectuaire fébrifuge, — Vélectuaire hydragogue, — Vélectuaire ou confection, d'hyacinthe, — Vélectuaire de soufre, — Vélectuaire thériaque, — Vélectuaire vermifuge, etc.

ÉLÉni. Résine tirée de Vélémi oriental d'Afrique et de Vélémi occiderdal d'Amérique, et qui entre dans la composition de l'onguent d'Arcéus et du baume de Fioravanti.

ÉLÉO-SACCHARU.«. V. OlÉO-SaCCHARUM.

ÉLÉPII,llMTIA!!ilS OU ËLÉPllAN'ri4NE. L'hypertrophie considérable de la peau des membres, du visage ou seulement d'une partie du corps avec ou sans tubercules cutanés, caractérise l'éléphantiasis.

Il y a deux éléphantiasis, celui des Grecs ou lèpre tuberculeuse, et celui des Arabes ou maladie glandulaire des Barbades.

Elcpliuuiîasis des tirées. L'éléphantiasis des Grecs ou lèpre tuberculeuse, maladie souvent héréditaire, non contagieuse, résulte de l'usage des viandes salées, dePha-

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bitation dans les lieux humides, et s'observe surtout dans l'Inde ou dans nos colonies d'Afrique et d'Amérique.

Des taches fauves du visage suivies de tumeurs molles, rougeâtres, livides, de volume variable, détruisant ou exaltant la sensibilité, altérant la voix, la vision et l'odorat, déformant le nez, les lèvres, le front, les oreilles, de la manière la plus horrible et amenant l'hypertrophie de la peau, caractérisent l'éléphantiasis des Grecs.

Dans les cas graves, l'éléphantiasis des Grecs amène l'ulcération des tubercules de la peau qui se couvrent de croûtes, remplacées plus tard par les plus affreuses cicatrices.

Rien n'est plus curieux à étudier que les altérations si rares de la peau de l'éléphantiasis des Grecs, lorsque, après la mort, on trouve le derme épaissi, induré, rempli de vaisseaux capillaires nouveaux, avec une induration et un épaississement semblables du tissu cellulaire sous-cutané et des membranes muqueuses voisines.

L'éléphantiasis des Grecs, bien souvent incurable, dure de quelques mois à plusieurs années, et il amène ordinairement la mort au milieu d'une fièvre hectique, qui est indépendante de toute autre lésion interne.

Thérapeutique. — Quand l'éléphantiasis des Grecs ne présente encore que des taches de visage qui seront plus tard suivies de la production des tubercules cutanés, il faut expatrier les malades, et alors ils peuvent guérir.

Dans la première période de l'éléphantiasis des Grecs, il faut employer l'arséniate de soude à la dose de 10 à kO milligrammes et plus i-t- -t-i ; la teinture de cantharides, 15 à 30 gouttes par jour [+]; les tisanes sudorifiques Q; les liniments excitants H ; la pommade de Gondret, les vésicatoires volants \±], etc.

Bains de sable chaud et nourriture exclusive avec la chair et le bouillon de tortue (Alibert) □.

Teinture d'iode, cinq à vingt gouttes par jour f+1.

Acide nitrique, dix à- soixante gouttes [+] (Cooke) .

Fleur de soufre, 10 à 20 grammes par jour.

^Ethiops antimonial, 50 centigrammes, trois fois par jour, et frictions de savon noir, renfermant du précipité rouge, 10 grammes pour 100 grammes de savon (Graff) □, guérison en sept jours (!).

Décoction de racine de tondin, appartenant au genre lies Paulliuia □.

Poudre d'écorce de racine de madar, 10 à 20 centigrammes par jour □ (B. Casanova).

Décoction de fumeterre, 4 à 8 grammes par litre d'eau □.

Ellébore noir, 50 centigrammes à 18'',20 en poudre ; 60 à 75 centigrammes en extrait.

Mercuriaux à l'intérieur à petite dose; — à l'extérieur en onguent, lotions et bains [sublimé, 1 grammes, dissous dans ((/cou/, 30 grammes).

Contre les tubercules de l'éléphantiasis des Grecs, il faut employer les douches de vapeurs [+}, les douches d'eau sulfureuse, — les eaux de Baréges; — les bains alralinsCJ ; \espomwades fondantes à Viodurede p/o?/«//,de potassium, 3 grammes sur 30 d'axonge (Biett), etc.

Tous ces moyens sont rarement suivis de succès.

ElôphaiKhtsis des Ai>al»es. L'éléphantiasis des Arabes diffère de l'éléphantiasis des Grecs par l'absence des tubercules cutanés et par son siège plus fré(iuent sur

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les membres ou sur le tronc, mais il lui ressemble par l'hypertrophie monstrueuse de la peau et du tissu cellulaire des parties qu'il occupe.

L'hypertrophie de l'éléphantiasis est une hypertrophie fibreuse, et une disparition de la vascularisation. (Virchow.)

L'éléphantiasis des Arabes, maladie des pays chauds n'est ni contagieux, ni héréditaire, et se développe à la suite des eczémas, des lichens, des érysipèles, des maladies de la peau et des oblitérations survenues dans les veines des membres. V. Phlegmatia alba dolens.

L'éléphantiasis n'est peut-être qu'une angioleucite chronique (Allard). C'est à coup sûr une disparition des lymphatiques ou un trouble de ce système (Allard, 1810).

C'est principalement sur les jambes, la face, le scrotum et les mains, que s'observe l'éléphantiasis des Arabes, ei alors ces parties déformées acquièrent un volume double ou triple de celui qu'elles offrent habituellement. Il ja

tri's-inipurfait.

un éléphantiasis exotique observé surtout en ^ Orienl mais il existe dans nos contrées, et il .semble du à oblitération des lymphatiques. Aulour des vieux ulcen il y a parfois des œdèmes durs qui sont de véritables ' phantiasis.

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Des douleurs plus ou moins vives sur le trajet des eines avec rougeur et gonflement de la peau, de la fièvre, t quelques phénomènes généraux revenant par accès à es époques plus ou moins rapprochées et laissant après lies une induration œdémateuse des tissus, annoncent le ébut d'un éléphantiasis arabe.

L'hypertrophie excessive de toute l'épaisseur de la peau t des parties subjacentes sur un point du corps ou des lembres, avec induration squirriieuse du derme qui se mdille, caractérise l'éléphantiasis des Arabes.

I 11 n'y a ordinairement ni fièvre ni phénomènes généraux ians l'éléphantiasis des Arabes, et la maladie, longtemps lationnaire, n'a d'autre inconvénient que ceux qui ré- [dtent du poids et du volume des parties hypertrophiées.

Si l'éléphantiasis des Arabes peut guérir, ce qui est ire, il dure habituellement autant que les malades, sans iréger leur vie, à moins qu'ils ne soient d'une mauvaise mté et qu'il ne se développe de la gangrène sur les pares éléphantiasiques.

Thérapeutique, — Au début de l'éléphantiasis des abes, les sangsues et les saignées, les applications [lollientes, l'usage du collodion élastique, les frictions rcurielles, les irrigations d'eau froide ou alcoolisée, t très-utiles pour abréger la période inflammatoire et pêcher l'hypertrophie cutanée de se produire. Une fois l'éléphantiasis arabe produit, il faut combattre liypertrophie de la peau par la compression avec un bange méthodique [+], par les douches de vapeur |+], par les fiïplicatiqns de collodion élastique \±\ par les bains de Ba-

iges, etpar les pommades iodurées unies à la compression |ec un bas de caoutchouc pour la jambe par exemple [+]. \ pourra essayer, comme l'a fait plusieurs fois Buteler, |ligature de l'artère principale du membre. A. Richard Pratiqué en France une ligature de ce genre. Si l'éléphantiasis arabe n'occupe qu'un membre et que il volume empêche la progression, l'usage des parties, santé générale étant excellente, il faut pratiquer l'amtation.

ÉlilXIR. Préparation généralement formée de sirop et m alcoolat quelconque.

Élixir amer. — Gentiane, 50 grammes; carb. de poise, 5 grammes; alcool à 36 degrés, 100 grammes; 3re, q. s.; comme antiscrofuleux, 10 k 30 gouttes par ir j+J.

Élixir antiapoplectique ou eau des Jacobins de Rouen. Cannelle et santal citrin, àà 30 grammes; santal rouge, ' grammes; anis vert, 20 grammes; racines de genièvre, I grammes; semences d'angélique, 15 grammes; racine ' galanga, d'impératoire et de réglisse, bois d'aloès, t' grammes; girofle, 5 grammes; cochenille, 3 grammes; :ool à 80 degrés centésim., 1500 grammes. Cet élixir împloie comme stomachique après le repas \±\.

Élixir untiarthritique. — Racine de gaïac, 1 0 grammes ; fia, 500 grammes; laissez macérer et filtrez. S'emploie intre la goutte, une cuillerée à jeun Q.

Élixir antiasthmatique de Boerhaojve. — Année, 8 gr.; ore, 15 grammes; iris, k grammes; anis, k grammes; glisse, 10 grammes; camphre, 50 centigrammes; racine azaret, 2 grammes; alcool, 500 grammes. Faites macér et filtrez.

Élixir antigoutteux de Villette. — Quinquina gris, >0 grammes; coquelicot, 60 grammes; sassafras râpé, ) grammes, qu'on fait digérer pendant quinze jours dans

5 litres de rhum, auquel on ajoute de la résine de gaïac, 60 grammes, pour laisser encore digérer pendant quinze jours et qu'on mêle à 1500 grammes de sirop de salsepareille. Cet élixir s'administre deux ou trois fois par jour à la dose de une à deux cuillerées à bouche I I.

Élixir untiodontalgique. — Pyrèthre, ZiO grammes; esprit de romarin, 300 grammes. Faites macérer et filtrez. , Une cuillerée à café dans un verre d'eau pour se rincer la bouche r+l.

Élixir antiscrofuleux. — Gentiane, 30 grannnes; macérés pendant huit jours dans 1 kilogramme d'alcool à 60 degrés centésim., et après avoir filtré on ajoute 8 gr. de carbonate d'ammoniaque ou de carbonate de soude, 1 2 grammes, pour faire l'élixir antiscrofuleux de Peyi ilhc. On filtre la liqueur et on la donne aux enfants à la dose de 5 à 1 5 grammes \+ +\.

Elixir antiseptique de Chaussier, ou teinture de quinquina et de cascarille, — S'emploie contre le typhus à la dose de 15 à 30 grammes [+]•

Élixir antivénérien ou gouttes des Jésuites. — Gaïac, 2500 grammes; sassafras, 150 grammes; baume du Pérou, 20 grammes; alcool, 1000 grammes. Faites macérer et filtrez. Une cuillerée à café dans un verre d'eau sucrée [Tj-

Elixir balsamique tempérant d'Hoffmann. — Composé d'écorce d'orange, d'extrait d'absinthe, de chardon bénit, de centaurée, de gentiane et de vin de Malaga. 11 s'emploie comme stomachique et fébrifuge à la dose de 10 à 15 grammes 1+1-

Élixir carminatif de Balbij. — Teinture d'opium, 20 grammes; teinture d'asa fœlida, 10 grammes; essence de carvi, k grammes; essence de menthe, 8 grammes; magnésie calcinée, h grammes; teinture de castoréum, 25 grammes; alcool, 90 grammes; sirop de sucre, l?i0 grammes. Il s'emploie à la dose d'une cuillerée à café dans un verre d'eau contre les vents [^3-

Élixir fétide. — Alcool, 200 grammes; castoréum, 25 grammes; asa fœtida, 15 grammes; opium, 5 gram.; esprit de corne de cerf. Faites macérer et donnez 1 à k grammes dans l'hystérie 1+1.

Élixir de Garas. — Teinture de safran, de cannelle et de muscade, 10 grammes; teinture de girofle, 5 grammes; eau de fleur d'oranger, 100 grammes ; alcool à 80 degrés centésim., /4OO grammes; sirop de sucre, 500 grammes. S'emploie comme stomachique \±\.

Élixir de longue vie ou teinture d'aloès composée. — Aloès, 3^1 grammes; gentiane, grammes; rimbarbe, h grammes; zédoaire, h grammes; safran, h grammes; agaric, h grammes; thériaque, k grammes; alcool à 56 degrés centésim., 1800 grammes. Faites macérer quinze jours en deux fois avec la moitié de l'alcool chaque fois et filtrez. Cet élixir, légèrement purgatif, se j)rend le matin à jeun à la dose de 8 à 1 5 grammes [+1-

Élixir parégorique de Dublin ou de New-York , ou teinture d'opium anisée. — Opium, 8 grammes; acide benzoïque, 8 grammes; essence d'anis, 6 grammes; camphre, 5 grammes; alcool à 56 degrés centésim., 950. Faites macérer huit jours et filtrez.

Cet élixir s'emploie contre les coliques, contre la diarrhée, contre le choléra, contre la dysenlérie, contre la suetle; k à 8 grammes dans un verre d'eau sucrée \+ +\. dans l'hystérie et dans les maladies convulsives [Tj.

I Élixir pectoral. — Scille, 100 grammes ; année, 100 gr. ;

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benjoin, 10 giammes ; réglisse, 10 grammes ; anis, 5 gr.; myrrhe, 5 grammes; gomme ammoniaque, 2 grammes; safran, 1 gramme; alcool, 700 grammes. Faites macérer et filtrez, 5 à 10 grammes dans une infusion pectorale {±}.

Élixir -purgatif de Leroy ou remède Leroy. — Cetélixir, qui a h degrés, se compose de scannnonéc, de jalap, de turbith végétal, dissous dans l'alcool, unis à du sirop de séné et à de la cassonade. C'est un drastique très-populaire et qu'on remplace très-bien par de Feau-de-vie allemande, 40 à 60 grammes.

ELLÉBORE (on a quelquefois écrit JteU"horc dans l'ouvrage) : 1° Vellrborc noir ou rose de Noël, plante de la famille des renonculacées, dont la racine est employée comme diurétique □, comme purgatifdrastique l±}, comnie eniménagogue □ et comme vermifuge □. Ou l'administre en poudre, 25 centigrammes à 1 gramme; en extrait ou en teinture. Il fait partie constituante des pilules de Baclier.

2° V ellébore fétide ou pied de griffon, renonculacée utile comme vermifuge, employée par les vétérinaires f+l;

3" L'ellébore vert, renonculacée employée contre les maladies de la peau FI ;

k" L'ellébore d'Oi'imt, renonculacée qu'employaient les anciens contre l'aliénation mentale 1+1;

5° Vellébore blanc ou Yerutrum album, de la famille des colchicacées, dont la racine contient de la vératrine et se donne en poudre, 2 à 10 centigrammes, comme sternulatoire [+], comme émétiquc; et comme purgatif f+1. On l'emploie contre la goutte \±\, contre le rhumatisme articulaire aigu 1+ +1, en pommade contre les maladies pédiculaires et cutanées El-

ELLÉKOltIS.IlE. Méthode thérapeutique des anciens par laquelle ou réglait le choix et l'administration de l'ellébore, ainsi (pu' la manière de combattre les accidents qu'il pouvait pi'oduire. C est la preuve de l'importance qu'on attachait jadis à l'emploi de ce remède un peu trop négligé des contemporains.

ELMEIV' (Prusse). Eaux minérales chlorurées sodiques et bromurées.

EMBAUKAM «AMI'RKjUE. Hypersécrétion mucosobilieuse de l'estomac, décrite sous les noms de fièvre gastrique, de fièvre bilifusi\ d'état mhurral, (Yttat muqueux gastrique, de fièvre nniqiiciisc (\ . Fikvhe), de fièvre synoquc, etc.

Des malaises avec lièvre, courbature et céphalalgie frontale, de l'inappétence, du dégoût des aliments, de la plénitude gasirique, de la saveur pâteuse, amère ou bili('use de l'estomac, (luelquefois des nausées, delà constipalion ou dos selles l'égulières, le tout iudépeiulaut d'une lésion de l'estomac ou d'une autre maladie, voilà ce qui constitue l'embarras gastrique.

L'embarras gastrique est une maladie aiguë, et les médecins qui admettent cet embarras « l'état chronique le confondent avec la gastrite chronique.

On observe l'embarras gasirique à tout agr, {)riiicipalement che?, les adultes, chez l'homme et chez la feuuue, eu été plus (pi'en hiver, et sous rinikience de la fatigue excessive, des veilles prolongées et d(^s écarts de régime qui fatiguent l'esloinac.

Il est Irès-probahli' r.'iiil);n i as gas(ri(|iu; n'est

(pTune gasiriipu" aiguë légeiv. produite par la chaleiu', la fatigue, les excès de table ou l'Iiyperséerélion hépaliiiue.

L'embarras gastrique s'accompagne souvent d'une légère teinte ictérique.

Comme toutes les phlegmasies catarrhales, l'embarras gastrique se montre sous la forme épidémique, indiquant ainsi une sorte de spécificité compliquant l'étal inflammatoire.

L'embarras gastrique dure de sept à dix jours et se termine, soit par guérison, ce qui est la règle, soit par dyspepsie chronique ; mais alors on peut croire que l'embarras gastrique n"était qu'une gastrique aiguë légère.

Thérapeutique. — Les émissions sanguines locales par des sangsues ou par des ventouses scarifiées à l'épigastre, jadis conseillées contre l'embarras gastrique, ne sont n.is nécessaires.

La diète absolue, s'il y a de la fièvre, et l'usage des boissons acidulés, gotnmeuses, féculentes et murihigineuses sont indispensables pendant les premiers jours d'un embari'as gastrique ; mais ce régime est insuffisant pour 1h guérison, et il faut recourir aux vomitifs.

Le tartre stiùié seul, 5 centigrammes dans uudemi-vem' d'eau, ou associé à 1 gramme de poudre d'ipé(Uicuanlia administré à jeun, est le meilleur remède de l'embarras gastrique.

Les purgatifs ne valent rien dans l'embarras gastrique, à moins qu'ils n'aient été précédés d'un vomitif, et encore vaut-il mieux s'en dispenser. S'il y a lieu de s'en servir, il faut ordonner les purgatifs salins, tels que le sulfate du soude ou le citrate de magnésie à la dose de 50 à 60 gi'ammes dans une bouteille d'eau ; à prendre en trois fois à dix minutes d'intervalle.

EBIBAUItlEMEM'. La conservation du corps de l'honmie et des animaux après leur mort constitue l'eiubaumement. La méthode égyptienne qui consistait à ouvrir le corps pour remplir les cavités de baimies et d'arunuites, en même temps qu'on entourait les membres d'asphalte recouvert de bandes de toile, n'est plus employée. On lui a substitué la méthode par injection, dans leb artères carotides, de plusieurs litres de solutions salino qui vont jusqu'aux capillaires, reviennent par les veineen baignant tous les tissus. Cela fait, on colore les joues et les lèvres avec du vermillon et le corps est placé dans un cercueil de plomb l'empli de sou.

Les liquides utiles à employer dans les embaumemeiils sont : le sublimé corrosif, — les solutions arsenicales, mais il est défendu de s'en servir, — une solution di^ chlorure ou d'acétate d'alumine (Gannal), — le chlorure de zinc avec addition d'hyposulfite de soude (Sucquet), — le sull'alede zinc de Falconi, l'acide phénique au 100"'% etc.

Un des plus remarquables procédés d'embaumement est celui du docteur Brunetli (de Padoue) sur la conservation des pièces anatomiques.

Voici en quoi consiste la méthode de M. Brnnetti. Klle s'applique à la préparation d'un cadavre tout entier connue à celle d'une simjile jiièce anatomi(iue.

Elle conqtrend diverses opérations :

1" Le lavage qui se fait à l'aide d'injections d'eau pure dans les vaisseaux et les canaux excréteurs; — on entraine ainsi au dehors le sang et les autres liquides qui sortent par une issue particulière, suivant que l'injection a eu lieu dans les artères, les veines ou les canaux excréteurs. On injecte ensuite de Talcool pour achever d'enh^vor l'eau ([ui est restée dans les vaisseaux. Celle injection a pour but d'empèchei' la iiuliéfaclion cpii résulterait de la présence de l'eau dans les (issus, et de préparer li's voies aux autres substances douées de la jjropriété d'arrêler la de-

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E.MBG

tnpositioii putride. On sait que le tannin jouit, à un degré fiinent, de cette propriété; or, son action s'exerce nonulement sur la peau, mais encore sur tous les autres sus, excepté la graisse

2° Le dégraissage doit donc précéder la tannilication. est pratiqué à l'aide de Féther sulfurique. La durée de tte opération varie entre deux et dix heures. L'éther est jecté à travers les vaisseaux, jusque dans la trame des sus, qu'il débarrasse de leur graisse.

3" La tannificution, ou préparation par le tannin, s'o-

re ioi'sque l'on a préalablement enlevé l'éther par les l/ages répétés. Le tannin est dissous dans

au distillée bouillante, et la solution

; injectée dans les artères, les veines et I canaux excréteurs.

W La dessiccation s'effectue avec de l'air kud et desséché à l'aide de chlorure de Icium. Cet air n'entoure pas seulement

parties extérieures, il pénètre encore 'intérieur des tissus par le moyen d'une

ipe aspirante et foulante, qui porte Ique dans les éléments histologiques imitifs un courant continu d'air com- :'mé à la pression de plusieurs atmo- ;ières. L'air arrive jusqu'aux extrémités

plus déliées des vaisseaux capillaires, verse leurs parois, pénètre dans toutes

cavités, s'insinue dans tous les interi es, chassant devant lui tous les liquides ijlil remplace. Grâce à lui, les vaisseaux Ment leur état normal de dilatation, Mnme s'ils étaient encore parcourus par

liquides.

^a méthode de Brunetti a le grand itage de conserver, dans les pièces 1 si jiréparées, les formes histologiques - 1rs rapports anatomo-topographiques.

[ l>ièce reste souple, légère, peut être lUiée sans crainte et se conserve indéfiuient.

Liquide d' embatmement . ■

L'embohe est très rare et, par suite de vues théoriques que rien ne justilie, on affirme son existence là où elle n'existe pas.

Les embolies se produisent dans les veines ou dans les artères.

Il y a des embolies fibrineuses, des embolies calmires, connues avant Virchow. Dans les veines il n'y a que des embolies fibrineuses.

Dans les embolies artérielles, que l'embolie soit calcaire ou fibrineuse, il se détache d'un point du système vasculaire un caillot ou une plaque calcaire qui circule avec le sang, vient se fixer à l'extrémité de l'artère, provoque une

ill'ate d'alumine. . . .

oix vomiqiie en pnuclre.

1 kilogramme.

100 grammes.

3 litres.

l'aire bouillir et réduire à 2 litres.

Injecter à 5 litres de liquide dans les ères carotides. (Gannal.)

chlorure de zinc à 45 degrés i ii 5 litres.

Hypnsulfite de soude l20 grammes.

Faites dissoudre.

4 à 6 litres pour injecter dans les artères carotides, ucquet.)

Autre.

Injections par la carotide de 6 à 8 litres d'eau et de iosote dans la proportion d'un quart.

Autre.

Injection par la carotide à'acétate d'alumine dissous (|ns l'eau, 5 à 6 litres.

EMBOLIE. Les accidents dus au déplacement et à la gration de caillots sanguins dans les artères et dans les |nes sont des embolies {Y an' Smeten, Virchow).

Fig. 220. — V, V, V. Caillots veineux cliarriùs par le sang /eineux. — A, A, A. Érigiies écartant les parois du ventricule droit. — E. Embolie veineuse enroulée plusiews fois sur elle-même et oblitérant l'artère pulmonaire. — L. Artère pulmonaire. — - G. Valvules sigmoides. — F, Aorte. — G. Poumon. (Pièce ]»résentée à l'Institut par Velpeau ; recueillie chez un malade convalescent d'une fracture de jambe, mort subitement.) (.Vnger.)

coagulation du sang artériel et engendre des accidents de gangrène ou de ramollissement variable, et le tissu où se passe l'embolie (Auger) .

L'embolie veineuse a lieu dans les cas de varice ou de phlegrnatia alba do?e«s, lorsque par cause subite et inconnue un caillot se détache, remonte dans la veine cave, dans le cœur droit, et de là dans l'artère pulmonaire qu'il bouche en totalité ou eu partie, détern'iinant la mort subite ou l'apoplexie pulmonaire.

Les embolies «;'/éri(.>//es viennent du cœur, affecté d'endocardite, de l'aorte ou des artères athéromateuses, par suite du progrès de l'âge. Si l'embolie vient du cœur ou des carotides, et que le caillot voyageur monte dans le cerveau, il en résulte un ramollissement aigu de la substance cérébrale, véritable gangrène sans odeur, faute de l'influence de l'air. Si l'embolie vient de l'aorte descendante ou de l'artère crurale, elle s'arrête au pied ou à la

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jambe, détermine la formation rt'mie nouvelle thrombose et consécutivement une gangrène des membres sèche générale.

Chez une personne ayant des varices ouimephlegmatia alba (Mens, lorsque survient la mort subilc ou des symptômes d'apoplexie pulmonaire, on peut supposer que par embolie veineuse un caillot assez long est venu oblitérer le passage du sang dans une artère pulmonaire ou dans les deux artères à la fois.

Dans l'endocardite aiguë ou chronique, si une hémiplégie se montre tout à coup, il faut craindre qu'une embolie artérielle vers l'une des artères du cerveau n'ait déterminé le ramollissement partiel de la substance cérébrale.

Dans des embolies artérieUes ou veineuses, on trouve dans le lieu de la thrombose le caillot voyageur, souvent assez reconnaissable pour être reporté à son lieu d'origine, et de plus, autour de lui, le coagulum de nouvelle formation, ainsi que les lésions des parois veineuses auxquelles il a donné naissance.

Les embolies capillaires se produisent au-dessous des fausses membranes, dans les capillaires veineux d'une ulcération diphthéritique (VirchcAv), et elles passent dans les grosses veines, dans le cœur droit, dans l'artère pulmonaire et de là dans le poumon, où elles produisent les noyaux d'apoplexie pulmonaire, de pneumonie lobiilaire suppurés et les abcès miliaires métastatiques du poumon (Bouchut) .

Thérapeutique. — On guérit quelquefois de l'embolie et des accidents qu'elle engendre, lorsque les caillots ne sont pas trop volumineux et n'occasionnent pas de désorganisation trop étendue. Toutefois il n'y a pas de traitement de l'embolie. C'est celui du ramollissement cérébral, de l'apoplexie pulmonaire ou de la gangrène spontanée des membres produits par la thrombose accidentelle qui résulte de la fixation des caillots voyageurs. V. Ramollissement CÉRÉBRAL, Mort subite. Gangrène des membres, Apoplexie pulmonaire; Cérébroscopie.

Embolie de l'nrtére ophthalmique , — Un petit caillot engagé dans l'artère carotide peut s'engager dans l'artère ophthalmique et produire une lésion de l'oeil caractérisée

l''ig, 221. — Embolie Je l'artéi'e centrale de la létiuc. — X. llémorilnigie située sur le trajet de l'artère centrale. — li. Artère centrale (hranclio supérieure) atrophiée et vide. — C. BnincUi' iulèneure non atropliièe. — D. La veine avant son volume normal. — Papille du iinrl oiiliriuo nlropliiée. (Cralczo^ski.)

par l'arrêt de la circulai ion dans la rétine par le ramollissement du corps vitré ou par une inflammation consécutive de la choroïde et de l'iris formant une iridochoroïdite ophthalmique (Virchow, Langenbeck, Fritz).

Si l'on observe les signes d'un ramollissement du corps vitré, l'amaurose avec anémie de la pupille, et de l'hémiplégie, on devra soupçonner une embolie de la carotide; mais, si la lésion est localisée à l'œil, il faudra songer à une lésion de l'artère ophthalmique ou de l'artère centrale de la rétine (fig. 221).

Thérapeutique. — La thérapeutique se bornera à traiter la maladie de l'œil par un débridement du globe oculaire dès qu'il y aura du pus.

EMBROCATIOIVS. — Applications d'huile simple oil

chargée de médicaments sur la peau pour l'assouplir et L

pour calmer l'irritation des parties enflammées. Elles diffè- |j

rent des fomentations, sous ce rapport, que dans ces der- 1

nières les médicaments sont dissous dans l'eau, et e/Jes 1 se confondent avec les linimenis.

ENBRYOTOniE. Lorsqu'il est impossible d'ameiM le fœtus au dehors par des tractions avec le forceps oupav la version, et lorsque l'enfant est mort on pratique l'embryotomie (V. Dystocie), qui comprend la céphaloiripsic et l'embryotomie proprement dite.

l. Craniotomie (céphalotripsie) dans la présentatim lie lu tête. — La craniotomie se fait après la rupture deja poche des eaux; alors la main étant introduite daiis^le vagin, le doigt indicateur gauche cherche la place d'ii?e fontanelle ou d'une suture, si cela est possible, pui^e perce-crâne de H. Blot (fig. 222) est introduit en sui^ le doigt. La pointe pénètre dans le crâne par un raoffiment de rotation, comme avec un poinçon. L'inslruimt introduit dans le crâne, les doigts pressent sur la bascé D, le manche étant appliqué contre l'éminence thénar; les lames ouvertes agrandissent l'ouverture, et l'ondétrail la substance cérébrale en faisant pénétrer l'instnimenl plus profondément et en l'agitant en tous sens; les cisfflï ti de Smellie sont moins avantageux que le perce-crfiimP " H. Blot, parce qu'on est obligé de manœuvrer Tinslni ment avec les deux mains, et que l'on ne peut guidermarche avec le doigt placé sur la tête du fœtus.

Lorsque le crâne est percé et lorsque la matière mbrale est évacuée, on tente d'extraire le fœtus par lei ceps. Dans les cas de rétrécissements du bassin, uni sera la tèteavecle céphalotribedeBaudelocque, Depaiil» Pajot, ou bien mêmexelui de Dubois. Cet instrument il* être appliqué avec les mêmes précautions et en suivan les mêmes règles de prudence que celles qui sont adopter pour l'application du forceps ordinaire (fig. 223).

Le céphalotribe introduit, on serre les branches del m strumenl ; lorsque l'on suppose la tète assez réduite pi' portionnellement au rétrécissement du bassin, on exm des tractions; mais, en général, il est bon de réduire ai: tant que possible en une seule fois ; il faut laisser le moiii de temps que l'on peut les instruments dans l'utérus. Hr duire la tète et attendre (Pajot) est une bonne praliqM" le travail n'a pas été trop long; le crochet pointu ou mousse desliné à attirer la tête sans la réduire est toujours rnoins avantageux que le céphalotribe, il ne convient que dan* le cas de rétrécissements peu considérables.

Sous le nom de céphalotripsie intra-crânienne, ondi" signe une opération qui consiste à trépaner avec uu gi'"' trépan la voûte du crâne et la base du crâne à l'union i'' la gouttière basilaire et du sphénoïde, ce qui es! as'*r' facile.

Quand le crâne est ouvert on introduit le doigt dans I tête et on cherche le trou occipal, cette direction étai connue, on sait ou porter le trépan ; on scie l'os, puis n aplatit ensuite la tète avec le céphalotribe (F. (layon).

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M division de la tête du lœtus avec un forceps spécial nlni d'une scie adaptée aux branches (forceps-scie), de vL Huevel, est employée en Belgique avec des résultats vhés.

l'it;. 22:2. — Perce-crâne de H. Blot.

.e forceps-scie est d'une application très-difficile et peu î; entre cette opération et la céphalotripsie, on ne mcera pas. Cette dernière opération peut être plus vite e que la première, et là est le point important.

[. Céphalotripsie da7is la présentation dupelvis, — La restée dans l'utérus ne pouvant sortir à la suite du

I!, ou bien on sectionnera le cou avec de longs ciseaux bes, et l'on fera la céphalotripsie sur la tête restée, ne dans la présentation du sommet ; car il sera alors i de ramener le sommet de la tète sous l'instrument ; iment on redoublera de précaution pendant la perfon du crâne, on fera presser le ventre de la mère par ide pour fixer la tête pendant l'opération. On pourrait re fixer la tête avec un crochet pointu, le cou n'est pas séparé du tronc, on introduira îrce-crâne au niveau de la base de l'occiput, au cou travers la voûte palatine en ouvrant la bouche du fous; le céphalotribe sera ensuite appliqué, comme dans \ jrésentation du sommet.

m. Embryotomie dans ta présentation du tronc. — I itile de couper le bras s'il est à la vulve. — Décoller la M (Celse) avec des ciseaux courbes guidés par la main, c avec un crochet à lame tranchante (Ramsbotham), ou s îc un crochet mousse renfermant une scie à chaînette c une scie articulée (Van der Ecken).

On peut, à l'aide de lacs, obtenir le même résultat. On s'jiare le cou, soit avec une chaîne à écraseur, soit avec le corde de fouet (Pajot). Dans ces cas, les lacs ou les 1 conducteurs de la chaîne sont passés avec le porte-lacs c Tarnier (fig. 224).

On peut, à défaut de trouver facilement le cou et la tête, sectionner avec les lacs le fœtus en deux portions.

Avant de couper le fœtus, on a tenté quelquefois de l'extraire avec un crochet mousse, fixé sur le bassin ou

Fig. 223. — Céphalotribe de Dubois (modifié par LiieorelliJ. — C. VIS de pression.

sur un point quelconque du fœtus (Lée), ou prenant point d'appui sous les côtes (Pamard) et enfin où l'on peut ; on tâche alors d'amener le fœtus en double, comme dans le cas d'évolution spontanée; mais il y a toujours la nécessité de tractions énergiques. Cette considération ne doit pas êti'e négligée, et, dès que l'on croit ne pas pouvoir réussir, on doit recourir à l' embryotomie.

Immédiatement après l'opération, des inje'ctions d'eau tiède seront faites dans le vagin et dans l'utérus, et des cataplasmes seront tenus en permanence sur le .ventre.

ÉMÉTIXE. Alcaloïde extrait de l'ipécacuanha par Pelletier. On le donne comme vomitif à la dose de 10 centigrammes pour 150 grammes d'eau sucrée -en deux ou trois fois Pl.

#;i«ÈTH>tiiî (Tautre STiBiÉ, Tartre antimonié de potasse). Se donne comme vomitif à la dose de 5 ou 10 centigrammes dans im demi-verre d'eau sucrée, aidé au bout d'une heure d'un verre d'eau tiède [±^, mais il faut prendre garde de noyer le vomitif avec une plus grande quantité d'eau, car il devient purgatif. C'est le meilleur remède de l'embarras gastrique et du début de la fièvre typhoïde. V. ces mots.

On donne l'émétique comme pwga^i/, en lavage, 5 centigrammes par litre de bouillon d'herbes ou de petitlait r++i.

On donne quelquefois ce médicament à haute dose, comme contro-stimulant, dans les phlegmasies aiguës , telles que la pneumonie ou le croup [+] (V. ces mots); alors il déprime les forces elle pouls, en même temps qu'il diminue la plasticité du sang. Dans ces cas, c'est à

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