EMME
la dose de 15 à 75 centigrammes qu'on l'administre dans une potion diacodée par cuillerée à bouche. Il détermine quelquefois des vomissements aux premièi'es cuillerées, mais la tolérance ne tarde pas à s'établir el le remède
Fig. 224. — Porte-lats de Tarnier. — On inli-iuliiit lu luaiiclii' ilii lïjict'ps par le crocliet^ en attachant une balle de plrmili au lil. (.>n facilite la recberclie du bout B, du ressort B, C.
peut être continué sans qu'il en résulte de vomissements ni de superpurgations.
L'émétique se donne aussi comme hy posté nisant dans la cliorée (V. ce mot) à la haute dose de 1 à 3 grammes par jour chez les enfants qui continuent à manger comme d'habitude et qui n'en éprouvent pas d'accident E]--
L'émétique sert encore à faire du vin émétique qui est rarement employé, et de la pommade dite 'pommade d'Autenricth, employée comme révulsif, en frictions sur la peau pendant trois ou quatre jours, le matin et le soir, j^our y faire venir des pustules qui ont l'aspect des pustules varioliques. Cette pommade s'emploie dans la bronchite chronique, on frictions sur le dos ou sur le devant de la poitrine Ê.
ÉMf:TO-('A.Tll.'%KTlQLlE. Médicament qui fait vomir et quipvu'ge en même temps. Le tartre slibié, 5 à 10 centigrammes, ajouté à 15 grammes de sulfate de soude dans un demi-litre de tisane, est un bon éméto-cathartique.
E.UMËlNMGOGLiES. Les remèdes doués de la propviélé d'agir sur la circulation locale de l'utérus pour le fluxionner et pour faire apparaître les règles tardives ou supprinu'cs, sont des emméiinijo(jms, mais les substances telles que le fer, l'ar.sc^nic el le quinquina donnés comme fortifiant à une chlorotitpu' ((ui n'a pas ses règles, ne doivent pas être considérées comme apparleiiaiit à cette
EMMÉ
classe de médicaments. On peut en dire autant de l'hydrothérapie.
Il n'y a d'emniénagogues que les substances susceptibles d'exciter directement la circulation locale de l'utérus. Ce sont :
V absinthe ei V armoise sous forrne d'extrait, Ik h grammes }iar jour; de vin à 100 gr. par jour; — la Srtôwc et la rue en poudre, 1 gramme à 1 gramme et demi dans les vingt-quatre heures; — le safran en extrait, 20 i 30 centigrammes par jour, en poudre, 1 à 2 grammes; — Vergot de seigle, eu poudre 50 centigrammes à 2 gr. ; — le sulfure de carbone, deux gouttes dans une tasse d'eau sucrée; — Vapiol, cinq capsules par jour dix jours avant l'époque présumée des règles, etc.
L'électricité par courants d'induction ou par courafl/s interrompus, un pôle dans le i-ectum, quelquefois dans'lé vagin et l'autre sur le pubis, fait quelquefois reveniïles règles (Becquerel).
Potion cmmcnagoguc .
Eau distillée d'armoise, . .
Eau de fleur d'oranger. . .
[luile essentielle de rue. .
— — de safiine.
Sii'op do safran
120 t;ranlnlc:^.
15 ■ id.
0 gouttes.
()' id.
30 î^Taninies.
F. S. a. A prendre en trois fois dans les vingt-ipiiiln heures. (F. H. L.)
Poudre cmméiiagogne.
Poudre de Sabine . . , Poudre de i^ingembre .
Sucre vanillé
;raninies.
id.
id.
Mêlez et divisez en 16 paquets. On en prendra 2 par jour.
Confection de rue.
Poudre de rue
Poudre de carvi .
Poudre de baies de lanriei-.
Sagapénnm
Poudre de jioivre noir. . .
Incorporez dans :
Miel 100 graninies.
1 gramme deux ou trois fois par jour, connue emi nagogue.
Pilules' de rue et sabine.
Poudre de rue. . , Poudre de sabine Sirop
5 centigrainmosj 5 id.
F. s. a. une pilule. A prendre une le matin et soir.
Sirop de sa fran .
Safran
Vin de Malaga.
Sucre blanc. . .
32 grammes 500 " id.
750 id.
Incisez le safran, faites-le macérer dans le vin et lilti'''^ la liqueur. Ajoutez-y le sucre, que vous ferez dissoudre ii la chaleur du bain-marie. {Codex.)
30 grammes dans une potion à prendre par cuillerw dans les vingt-quatre heures.
Micro
Uuile essentielle de rue. .
Uuile essentielle de sabine
Potion emmv nagogue.
30 grammes.
■ ' ■ ' jaa (; gnutles.
Triturez, et ajoutez :
Kau distillée d'armoise
liau distillée de llonr d'oranger.
150 gi'amiur'5 10 ' id.
A prendre une cuillerée toutes les deux heures. (Dc^ bois. )
EMPH
EMPH
Mixture de seigle mjotr.
Élixii' (lo Garus
Eau (le tilleul
Eau de mentiie
Poudre récente de seifçle erj
. 50 graïuiuos.
a 50 id.
2 id.
M. s. a. Une cuillerée à bouche toutes les quatre lilires [+1.
IemPIIYSÈME. Tumeur, épanchement ou infiltration dp les tissus, formée par un ,gaz, l'air oti un autre gaz.
Ëmphysëmc pulmonaire. De l'air retenu dans les V icules pulmonaires dilatées et infiltré dans le tissu c lulaire qui sépare les lobules du poumon formant des v uoles plus ou moins volumineuses, quelquefois grosses c ime le bout du doigt, ou de larges crevasses sous-pleuri;s transparentes, caractérise l'emphysème vésiculaire et iiîrlobulaire des poumons.
Dans l'emphysème vésiculaire, l'air dilate les vésicules d poumon et plus tard les déchire pour former des vac des aux dépens de plusieurs cellules aériennes réunies.
Test par la rupture des vésicules pulmonaires que l'air |';happe et s'infiltre dans le tissu cellulaire qui sépare E lobules et forme l'emphysème interlobulaire.
)n voit quelquefois les poumons emphysémateux conitis en aréoles transparentes énormes, dilater la poitrine, I jrmer les côtes et faire hernie au-dessus de la clavi-
Jn poumon emphysémateux crépite à peine et donne s la pression des doigts une sensation semblable à celle jon obtient en tenant dans la main un oreiller de duvet ennec).
puand l'air retenu dans les vésicules du poumon les hire et s'échappe dans le tissu cellulaire interlobue, il peut s'inlillrer le long des bronches, dans le méîtin et de là sur les côtés du cou et dans le lissu cellue de toute la surface du corps.
j'emphysème pulmonaire est toujours le résultat d'une nchite, d'une broncho-pneumonie antérieure ou d'un rt dans la défécation et dans l'accouchement.
Jne respiration courte , de la dyspnée au moindre rcice, la voussure des côtes sous la clavicule ou le Tielon, la voussure du sternum, l'effacement du creux claviculaire, la diminution de la résonnance thorale , l'affaiblissement du murmure vésiculaire sans întissenient de la voix, des râles sous-crépilant et muux, de la toux et souvent des accès d'asthme indiquent iphysème pulmonaire.
..es voussures partielles de la partie antérieure du thoavec résonnance correspondante et affaiblissement du rmure vésiculaire indiquent un emphysème des pounias.
3n vit très-longtemps avec l'emphysème pulmonaire, nis, dans quelques cas, il peut y avoir mort subite par s te de la rupture des vésicules pulmonaires entraînant la piétration de l'air dans les vaisseaux veineux et de là dis le cœur.
phez les jeunes enfants, il n'y a pas de bronchite capil- Ire ou de pneumonie qui ne soit accompagnée d'em- P'sème interlobulaire momentané.
Dans l'enfance, la tuberculisation des poumons s'acp;ne souvent d'emphysème vésiculaire, et alors on voit r ique tubercule placé sur les parois d'une grosse vacuole n iennè transparente.
f/hypertrophie du cœur et toutes les lésions organiques
du cœur s'accompagnent d'emphysème pulmonaire, mais c'est à cause de la bronchite qui accompagne toujours ces maladies.
Thérapeutique. — On prévient l'apparition de l'emphysème pulmonaire, en prévenant le développement de la bronchite aiguë et de la bronchite chronique.
Chez les sujets qui ont dans leur famille des ascendants ou des collatéraux emphysémateux, et qui offrent une disposition très-grande aux phlegmasies des bronches, il faut faire prendre de la flanelle, des bains, et ordonner des voyages dans le Midi tous les hivers.
Quand l'emphysème existe avec une bronchite aiguë, il faut faire une ou deux petites saignées qui favorisent beaucoup les mouvements respiratoires et dimii^uent un peu la dyspnée .
Il en sera de même s'il existe avec une bronchite chronique offrant sa recrudescence aiguë habituelle. — Chez les vieillards, cependant, il faut être sobre des évacuations sanguines , même en cette circonstance , et les narcotiques ou les toniques réussissent quelquefois alors beaucoup mieux.
La saignée est encore indiquée dans les cas d'emphysème et de bronchite causés par une maladie du cœur et de ses orifices. Elle sert alors à rétablir l'équilibre de la circulation troublé par un obstacle au cours du sang, et diminue d'autant la quantité de liquide reçue par le poumon. Elle doit être proportionnée à l'àgc et à la force des malades.
Si la fièvre accompagne momentanément l'emphysème, la diète peut devenir nécessaire, et avec elle le repos, les boissons émollienles , rafraîchissantes et béchiques qu'on emploie dans le catarrhe.
Thérapeutique de l'emphysème pulmonaire, suite de catarrhe bronchique. ■ — Vêtements de flanelle ; — éviter le froid, l'humidité et les vicissitudes de l'atmosphère; — éviter les poussières, la fumée, les gaz irritants, les pays de brouillard', la lecture prolongée, les efforts musculaires, etc. — Aller vivre dans le midi de l'Europe.
Saignée en cas de pléthore[T]; — vomitif avec l'émétique, 5 à 10 centigrammes de temps à autre f+l ; — purgations mensuelles avec l'eau de Pullna , le sulfate de soude, 50 grammes; la limonade au citrate de magnésie, 60 grammes; l'huile de ricin à froid, 15 à 30 grammes.
Boissons émollientes et sudorifiques; — décoction de lichen, de bourgeons de sapin du Nord, de polygala; — potions avec la liqueur d'Hotïmann, 20 gouttes ; — le sirop d'éther, 30 grammes; — la teinture de musc ou de castoréum ; — le sirop de chloroforme ; — l'oxymel scillilique; — fumigations sulfureuses; — fleurs de soufre à l'intérieur, avec du miel ou en tablettes; — kermès, 10 à UO centigrammes par jour dans un looch.
Prendre tous les jours des bains d'air comprimé (V. AiR, Bain), pendant un mois[±]; — fumer des cigarettes de datura stramonium [+| ; — faire des fumigations avec du papier nitré qu'on allume dans la chambre du malade [+]. V. Asthme.
Donner de temps à autre des bains sulfureux artificiels [±]. — Tous les deux jours une séance dans une étuve ou vaporarium d'eau simple ou d'eau chargée de térébenthine, de bourgeons de sapin, ou d'acide thymique. V. Bains de vapeur, Étuve, Vaporarium.
Opium à la dose de 5, 10 et 20 centigrammes par jour; — belladone, jusquiame à 5 et 10 centigrammes par jour; — cynoglosse, 25 à 75 centigrammes; — cigarettes de dalura stramonium et de jusquiame.
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EMFH
Ipécacuanlia en pastilles dij 5 centigrammes à titre d'expectorant; — cautérisation légère du pharynx avec un pinceau chargé d'ammoniaque liquide.
La strychnine a été donnée pour guérir l'emphysème en faisant contracter le tissu des poumons emphysémateux [3. Il en est de même de la noix vomique , mais cette médication, étant moins dangereuse, est préférable.
Vésicatoire à demeure au bras ; — vésicatoire volant sur le devant de la poitrine ; — emplâtre de poix de Bourgogne saupoudré de 1 gramme de tartre stibié dans le dos; — application d'un emplâtre de poix blanche , de diachylon gommé ou de thapsia sur le sternum ; — frictions d'huile de croton, vingt à trente gouttes sur le thorax, etc.
Il faudra enfin envoyer les malades aux eaux du Mont- Dore , de Baréges , de Cauterets , de Saint-Sauveur, de Bonnes, d'Enghien, d'Aix en Savoie, et à toutes les sources sulfureuses calciques ou sodiques connues.
Thérapeutique de Vempliysème des vieillards affaiblis. — (Juinquina; préparations ferrugineuses, balsamiques, telles que tolu, benjoin, goudron, térébenthine; vin de Bordeaux ou de Malaga.
Tisane de sauge, de mélisse, de germandrée, de lierre terrestre, de bourgeons de sapin.
Traitement de Vemphijséme des maladies du cœur. — Saignée en cas de pléthore, sangsues à l'anus tous les mois ; préparations de digitale et de digitaline ; purgatifs de temps à autre.
Eiupli.ysème sous-cutané. Un gonflement partiel ou général de la peau , indolore et incolore , donnant lieu à de la crépitation sous le doigt qui le comprime , dépend toujours d'un emphysème du tissu cellulaire.
Il y a un emphysème neddentel dû à des blessures de la peau, à des fractures compliquées de plaie, à des fractures de côte, à la réduction des luxations, à des ruptures du poumon (V. Plaies du poumon), du larynx , à des cavernes tuberculeuses pulmonaires ouvertes sous la peau, etc., et un emphysème spontané qui se développe sous l'influence des maladies virulentes , pestilentielles, typhoïdes et charbonneuses.
Il y a des emphysèmes sous-cutanés et intermusculaires, à la suite de plaie du larynx et de l'œsophage (A. Paré, Palfin, Menière, Depaul, etc.), à la suite d'ulcération de la trachée (Addison, Demarquay).
II y a des emphysèmes après des plaies de la bouche (Maisonneuve), après des plaies du pharynx (Bailhirger).
Les plaies des intestins donnent lieu à de l'emphysème qui est produit par les gaz contenus dans leur intérieur (Morgagni, Marjolin, Jobert) Les intestins adhérents aux parois abdominales , tels que le c.tcum , blessé dans la portion que ne recouvre pas le péritoine, donnent lieu à de l'emphysème plus souvent que les autres plaies de l'intestin (Demarquay). Les emphysèmes qui sont produits par les gaz de l'intestin sont généralement peu étendus et ne sont pas graves.
Les hernies gangrenées, avec ouverture de l'intestin , donnent lieu à un emphysème ordinairement très-limité. La crépitation de la tumeur indique l'emphysème et la gangrène de l'intestin. V. Hernies.
On produit l'emphysème du tissu cellulaire sous-cutané, comme on veut, par une piqûre de la peau, dans laquelle on insuffle de l'air avec un soufflet, et c'est ce que savent les mendiants qui, par une maladie simulée, veulent exciter la commisération du public.
L'emphysème sous-cutané se produit quelquefois chez les enfants atteints de cocjueluche , de croup, de catarrhe suffocant,l orsque, une secousse de loux ayant déchiré une
vésicule pulmonaire, l'air gagne l'extérieur des bronches, le médiastin, la trachée, les côtés du cou, et de là le tissa cellulaire de la poitrine.
Thérapeutique. — Frictions aromatiques, excitantes; — compresses d'eau blanche ; — compression modérée avec des bandes ; — si l'emphysème est très - considérable , mouchetures de la peau. — Quand l'emphysème dépend d'une ouverture profonde des voies aériennes par laquelle s'échappe constamment de l'air, il faut, si cela est possible, inciser la peau et mettre en communication, directement ou avec une sonde , la fistule d'où l'air s'échappe avec l'air extérieur.
On traitera ensuite les lésions qui causent l'emphy. sème. V. Plaies de poitrine, Larynx {Plaies du).
Emphysème dans les abcès, ou Production do gaz dans les cavités accidentelles, OU Décomposition du pus dans les abcès ou les tissus gangrenés des membres. Une exosmose gazeuse dans les abcès situés au voisinage du rectum ou du poumon (Velpeau) donne quelquefois lieu à la formation de gaz dans les collections purulentes ; mais il est rare que les parties voisines de ces collections soient atteintes d'emphysème.
Une crépilation quelquefois sensible peut faire reconnaître l'existence de gaz avant l'ouverture de l'abcès; mais le plus ordinairement on ne reconnaît ceux-ci qu'an moment de l'incision.
Dans les abcès des parois thoraciques consécutifs à l'ouverture d'une caverne , l'emphysème est produit par le passage de l'air des poumons dans l'abcès , et cet emphysème ne diffère pas de l'emphysème consécutif aux plaies du poumon. V. ce mot.
Dans les plaies avec vaste décollement et gangrène par contusion, il y a des gaz qui se forment, et il est rare que l'emphysème en soit la conséquence.
Thérapeutique. — L'ouverture des abcès qui contienneni des gaz doit être suivie de lavages et même d'injections détersives, soit avec une petite quantité de teinture d'iode, une partie pour dix d'eau , ou avec une décoction it quinquina.
Emphysème traumatique. L'air du dehors qui finètre sous la peau pendant un eflbrt ou un mouvemml musculaire , les gaz contenus dans les organes creuï, comme le poumon, les cavités des fosses nasales, les intestins, les conduits lacrymaux, les cellules mastoïdiennes, circulant accidentellement dans le tissu cellulaire après une plaie, constituent l'emphysème traumatique.
Le défaut de parallélisme des divers plans des tissus d'une plaie est la cause de l'entrée de l'air dans le tissu cellulaire, ou la cause qui empêche l'évacuation régulière des gaz contenus dans un organe creux. V. Plaies de poitrine.
L'emphysème est un symptôme. Dans les plaies de poitrine, il indique une plaie pénétrante du thorax ou une plaie du poumon; dans les plaies de l'abdomen, il indique une plaie des intestins (Morgagni, Chopart et Desaull); dans les contusions de la face , il indique une fracture d'une paroi des sinus frontaux ou des sinus maxillaires.
L'emphysème qui se produit dans un abcès ouvert n l'extérieur, dans une plaie avec décollement, plusieurs heures ou un jour après le traumatisme, est le symptôme d'une altération des liquides (Malgaigne) contenus dans une cavité accidentelle.
L'emphysème qui se produit au moment du traumatisme ou peu après est dû à l'introduction' de l'air cxlerieiu' (Volpeau) et peut-être à une exhalation de ga« (■')
EMPH
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rel-Lavallée, Demarquay). V. Emphysème TBAUMATIQUE