‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 213 sur 612 · MEMBRES · texte numérisé non relu

MEMBRES

Jne tumeur emphysémateuse est molle , dépressible ,

; ou moins éteiiduo , suivant que la source du gaz est lî ou moins vile tarie et que l'ouverture d'écoulement iji'introduction du gaz est fermée ou non. Elle est soé à la percussion (Aëlius) e( la peau est saine, à moins il n'y ait eu contusion ou ecchymose; elle se laisse e rimer et donne une sensation de crépitation tout à fait eblable à celle d'un morceau de poumon que l'on comiie, et elle ne conserve pas l'impression du doigt.

i l'on ponctionne une partie atteinte d'emphysème , il '( échappe du gaz avec bruit.

'emphysème est une tumeur qui se forme avec une ride rapidité.

'œdème est la seule maladie que l'on puisse confondre V l'emphysème; mais l'œdème garde l'impression du t, n'est point sonore, et lorsqu'on y fait une piqûre une aiguille à acupuncture, il en sort de l'eau, près une plaie de poitrine, il n'y a pas d'hésitation ble, car une hernie du poumon, la seule lésion que puisse confondre avec l'emphysème, est toujours liije; elle se réduit, s'affaisse pendant l'inspiration. Rien ijemblable n'existe dans l'emphysème. V. Plaies de iftiNE, Intestins {Plaies des), Hernie du poumon.

hérapeutique. — Si l'emphysème reste stationnaire , Il e fera rien , car l'air dans les tissus ne cause aucun 0 nage sérieux , et il peut se résorber (Demarquay et e mte). Lorsque l'emphysème gagne, on ponctionnera Hunter) avec une lancette en grain d'avoine; dix à mouchetures seront faites, en évitant de ponctionner oints où il existe des veines. Des ventouses placées veau des mouchetures serviront à extraire l'air infilans les tissus.

upliysëme traiiinatiqnc du cou. L'emphysème i son point de départ au cou se produit après des 5 de la trachée et du larynx (Richter), pendant les s de la toux (P. Frank), pendant les efforts de Facilement (P. Frank, J. Cloquet). On appelle quelqueet emphysème un goitre aérien. ■ s emphysèmes du cou se propagent plus ou moins t avec une assez grande rapidité. On les reconnaît I ignés de l'emphysème traumatique (V. ce mot), et Iraitement est le même.

,Elmpbys4Vnie traumatique des membres.

Emphysème par introduction de l'air extérieur. — e physème traumatique des membres se produit, soit par itiluction de l'air à la racine du bras, dans les plaies e lisselle, et il est dû aux mouvements du thorax penla respiration (V. Emphysème traumatique), soit un traumatisme, après des tractions violentes, après Tacture comminutive, avec décollement des muscles, verlure du foyer de la fracture.

air introduit par une plaie des membres pendant les céments que tente d'exécuter le malade, ou pendant louvements de transport dublessè, cause l'emphysème natique (Yelpeau); le gaz contenu est de l'air (Darayant une proportion d'azote un peu plus élevée que l'air normal, parce que de l'oxygène a été résorbé. ;ns l'emphysème des membres, il n'y a qu'une infilin gazeuse, de la mollesse, une tuméfaction peu ue et de la crépitation caractéristique ; des épanclies sanguins peuvent simuler celte lésion, mais la sono- "absence d'ecchymose et la diffusion de la tuméfaction t reconnaître un emphysème.

La gravité des plaies compliquées d'emphysème traumatique tient à ia blessure plus qu'à la présence de l'air. L'air n'est pas assez malsain pour provoquer la gangrène ; s'il y a gangrène c'est parce que la contusion des tissus a été profonde et étendue.

Thérapeutique. — On pansera les fractures comme s'il n'y avait pas d'emphysème.

L'amputation ne doit être faite que si la plaie a une grande gravité, et dans ce cas, ce n'est pas contre l'emphysème que l'amputation est dirigée.

II. Emphysème spontané. — L'emphysème spontané est très-rare ; on n'en connaît qu'un seul cas (Morel- Lavallée , Dolbeau) ; mais il s'agissait peut-être d'un épanchement sanguin sous-aponévrotiqye.

L'exhalation des gaz du sang après une contusion des vaisseaux, suivie d'épancliement sanguin (Demarquay) n'est pas démontrée.

Thérapeutique. — Dans l'emphysème spontané, il n'y a lion autre chose à faire que d'appliquer un bandage modérément compressif.

ETSPIiilTRElS. Les médicaments glutineux solides qui adhèrent à la peau sur laquelle on les applique sont des emplâtres. Ils sont formés de corps gras, de cire, de résines, de poudres végétales animales ou d'oxydes métalliques. Ces derniers sont des emphitres pivprement dits. On fabrique des emplâtres en mettant une couche mince de leur substance sur de la toile, sur de la soie, sur de la peau de mouton ou sur du papier, comme pour le papier chimique. Parmi les emplâtres en usage, je citerai les suivants :

Emplâtre anodin, calmant.

i'.xtiait du suc de jnsquiame j

— Je pavot 5 a» ^^0 STamiues.

— de cigUL' ;

Cire bliiiiehe 250 id.

Iluili.' rosat 3'l i'I-

F. s. a. un emplâtre.

Utile comme calmant dans le squiirhe qu'on ne peut ni résoudre ni extirper. (Boerhaave.)

Emplâtre belladoné.

Extrait aluiinlique Leiladoné iO ;j;i'ammes.

Résine élémi 10 id.

Cire 5 id.

Faites di^oudre lacire etla résine, incorporez l'extrait. — Cette pommade s'emploie en onctions comme sédatif sur les tumeurs douloureuses [+]•

On prépare de même Vemplûtre de stramonium et Yernplâtrc dr jusquiame. (Planche.) «

Emplâtre fonda rd sédatif.

I^iiiplatre de Vigo curn incniirh '10 grammes.

l'.xtrait do belladone 5 id.

Mêlez et étendez sur de la peau ou de la toile, et appliquez sur les engorgements squirrheux \T}. (Dupuvtren.)

Emplâtre de Ganet. — Emplâtre simple, diachylon gommé, cire jaune, huile d'oHves, et oxyde rouge de fer, parties égales de chaque. — S'emploie comme résolutif dans les adénites chroniques et dans les tumeurs blanches r+1.

Emplâtre de céruse. — Céruse pulvérisée, 500 grammes ; huile d'olives, 1 kilogramme ; cire blanche, 90 grammes ; eau, 1 kilogramme. — S'emploie comme résolutif.

Emplâtre de diachylon simple. — Décoction de racine de glaïeul et huile de mucilage, de chaque 1 kilogramme, et litharge, 500 grammes.

Emplâtre de diaehyJon gommé. — Emplàlrc simple, 1500 grammes ; poix blanche, cire jaune et lért'bentliine, de chaque 100 gramnies, qu'on fait liquéfier, et l'on ajoute : gomme ammoniaque, sagapénum et galbanum, /|0 grammes, préalablement dissous dans de l'alcool à 56". — Cet emplâtre sert d'agglulinatif [+1.

Emplâtre de iMpier chimique. — Un morceau de papier enduit d'emplâtre simple et appliqué dans le dos sert souvent de résolutif dans la bronchite. — On l'emploie aussi dans le rhumatisme chronique.

Emplâtre résolutif. — Emplâtre de savon, de ciguë, de diacliylon gommé et de Vigo, parties égales liquéfiées ensemble \+}.

EiiiphUri: simph'. — Parties égales d'axonge, d'huile d'olive et de litharge, dans lesquelles on incorpore une certaine quantité d'eau.

Emplâtre de thapsia. — Cet emplâtre s'étend sur du papier et se colle dans le dos ou sur la poitrine, dans la lironcliite. -- L'éruption vésiculeuse qu'il produit agit comme révulsif.

Emplâtre vésicatoire. — Parties égales d'emplâtre de cire, d'axonge et de poudre de cantharides, mélangées ensemble [+1.

Emplâtre de Viyo. — Faire dissoudre : emplâtre simple, 1500 grammes : cire jaune et poix-résine, de chaque CO grammes ; ajouter gomme ammoniaque , myrrhe et oliban, de chaque 20 grammes ; safran, 15 grammes; triturer avec 380 grammes de mercure ; 60 grammes de térébenthine pure; 190 grammes de styrax, jusqu'à extinction du métal, et ajouter 10 grammes d'huile de lavande.

Cet emplâtre s'emploie connne résolutif dans les adénites chroniques , dans les indurations glandulaires, et comme abortif des pistules varioliques du visage [+],

Emplâtre diupahne.

Emplâtre siiuiilc lOOO grammes.

Cire blanclio 64 id.

Sulfate de zinc 32 ici.

F. s. a. Employé comme dessiccatif [Tl.

Emplâtre de cire.

Cire jaune 1500 si-amnips.

Suif de mouton I.IOO iil.

Poix lilanolie 50(1 iil.

F. s. a. ÉmoUient résolutif FI.

Emplâtre nijgliditiutif.

(Emplâtre d'André Delacroix.)

I'hIn lilanniio «riO qinmmes.

T.'nM.HUtliine 3-2

Huile lie laurier 32 id.

F. s. a. Jadis employé pour réunir les plaies [+1. Emplâtre de 'minium camphre.

(Emplâtre de Nuremberg.)

EmplAtre simple 295 grammes.

jaune ^ 192 i,|.

Huile d'olive (^:^

Minium ^ * j.)^

(;ain[>lire ' ^ |,|

F. s. a. Employé comn e résohilif \T\. .

Emplâtre de sarou.

F.mpliMre simple .20(10 mau.nie?.

(.ire blanche tjjj jj

Savon blanc I o(; j,]'

F. S. a. S'emploie comme résnliiiit [+].

EMPO Emplâtre de Rustainçi.

IMiarge 1000 grammes.

Huile d'olive 1250 ij.

Cire jaune 5000 id!

Térébentliinii de Cliio 125 id.

Huile tle laurier 125 id.

Opopauax 80 id.

Bdellium id.

Gomme ammoniaque 64 iil.

Sareocolle 64 id,

Oliban 64 id.

Mastic - 64 id.

Myrrhe 64 i,l.

Aioés 33 id. ^gÊÊàM

Poudre iraristoloche ronde 64 id. ^t^^^^l

Camphre 96 id. ^^^^^W

Cet emplâtre est employé pour détourner le lait chez les femmes qui ne nourrissent pas □.

On étend l'ennilâlre sur deux écussons de peau Irèsdouce, qui doivent avoir un peu plus de circonférence que le sein. On fait une petite ouverture un peu plus hautque le milieu pour donner passage au mamelon. On appliqw l'emplâtre sur les seins quelques heures après raccoi\ch(>ment. On l'enlève auboutde neuf jours. (Chrestien.)

Emplâtre de poix .

Poix de Bourgogne 7-40 grammes.

Résine 370 " ip.

S!:'iau"::;:;:::::::;::::î-i2o id.

Huile de muscade 30 id.

Huile d'olive ) f, . ,

p. > aa 5 ]d.

F. S. a. Employé comme révulsif. (Ph Lond.) Emplâtre de Vabbé Doyen.

Huile d'olive I -.„,,'

,-. ] 111 î aa 500 îrrammos.

Oxyde rouge de plomb )

Poix-résine 120 id.

Oliban 60 i.l.

Savon 1.'') id.

Comme dessiccatif et résolutif [+], Emplâtre céroène.

Poix de Bourgogne 375 giamim s.

Poix noire 96 id.

Cire jaune 120 id.

Suif iO id.

Bol d'Arménie iOi id.

Myrrhe en poudre 20 id,

Encens pulvérisé 20 id.

Minium 20 id.

Mêlez.

Cet emplâtre s'applique dans le dos pendant la bronchiTf chronique fTl.

E.WPOISOI^l^EMEl^T. Les maladies produites par l'introduction dans l'organisme d'un agent qui détruit la santé et compromet la vie sont des empoisonnements, e\ les agents qui produisent cet effet sont des ^wisons.

Quand après l'ingestion des boissons et des aliment* une personne en bonne santé est subitement prise de nausées et de vomissements, de coliques, de vertiges, i* défaillance, de syncope, avec malaise plus ou moins considérable, il faut soupçonner un empoisonnement.

Quelques maladies, telles que l'indigestion, l'iléus, li choléra, la péritonite, les coliques hépatiques et néplirétiques, la hernie étranglée, le mal de mer, etc., simulent l'empoisonnement, mais les commémoratifs et la marcinî des symptômes suffisent pour révéler la nature du mal.

Thi'^rapcv tique générale. — Dans les empoisonnements, il y a quatre indications à remplir :

1" nébarra^^scr f économie du poison qui n'a inis cim'r été absorbé. P, >ur cela, il faut gorger le malade d'eau tiède ou de boissons mucilagineuscs et provoquer des vnmissements en titillant la luette ou bien enfin en administrant un vomi lif. Si la contracture des nuiscles i"'

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'énergique volonlé des malades rendait impossible l'in- Iroduction des liquides, il faudrait avoir recours à la ionde œsophagienne, qu'on ferait pénétrer par les narines. M le trismus des mâchoires s'opposait à l'expulsion des nalières, on ne donnerait pas de vomitif, on se servirait le la pompe dite gastrique, à l'aide de laquelle on introluirait dans l'estomac de l'eau que l'on aspirerait ensuite.

2° Neutraliser, quand cela se peut, l'effet du poison lar l'action d'un antidote ou contre-poison.

3° Eliminer le poison absorbé par les diurétiques et les udorifiques .

k" Enfm, combattre la maladie produite par le poison u moyen de médicaments variables suivant les cas.

Si le médecin est appelé auprès du malade longtemps près l'ingestion du poison, et si les vomissements ont déjà Li lien, la première indication est déjà remplie, il ne faut lus s'occuper que des autres.

Les poisons sont groupés en quatre classes :

1" Poisons irritants.

2" Poisons narcotiques.

1 3" Poisons narcotico-acres.

y 4" Poisons septiques.

H Les effets de ces poisons varient suivant leur nature, nsi que les moyens de les combattre.

< Poisoii)« Srrï(:tiils.

Parmi ces poisons, il faut ranger les acides minéraux, - les alcalis et les sels mélalliques, — l'iode, le brome, phosphore et les autres substances métalloïdes ; — un and nombre de végétaux, tels quelabryone, les renonles, les euphorbes, etc. ; deux substances animales, la ntharide et les moules altérées.

Les symptômes généraux produits par les poisons iri i-

ats sont : une saveur brûlante et un sentiment d'ardeur

i.se propage de la bouche au pharynx, à l'œsophage, I l'estomac; des vomissements extrêmement pénibles ' quelquefois mêlés de sang ; des douleurs aiguës vers

'pigaslre, puis dans l'abdomen; une soif ardente avec jnstriction àla gorge, suffocation, suppression desui'ines, iiesme ou déjections sanguinolentes, mouvements con-

Isifs, sueurs froides. A l'approche de la mort, le malade, I i avait conservé ses facultés intellectuelles, tombe dans

1 état d'anéantissement, ou est en proie à des convulsions

nérales.

Acides (Acides concentrés ou moyenncnieni étendus). !- Les principaux sj'Tïiptômes sont la douleur buccale, -ophagienne ou épigaslrique, les vomissements doulouiix, mêlés de sang, une soif excessive, et il n'est pas rorc ■ voir l'intérieur de la bouche et des lèvres brûlé. ~ 'S matières vomies produisent souvent une sorte de luillonnemcnt sur le carreau et rougissent le tournesol. Le traitement suivant s'applique aux empoisonnements ir les acides sulfurique, azotique, clilorbydrique, plioslorique, oxalique, citrique, tartrique, cliromique, acide ;étique concentré, bleu de composition, alun, le sulfate 5 potasse, sel d'oseille, etc. 1° (iorger le malade d'eau bumineuse tiède ; 2° recourir à la magnésie délayée ins l'eau, aussitôt qu'on aura pu s'en procurer; ou bien icore à une solution étendue de carbonate de potasse ou ; soude. 3» Si l'en n'a pas ces médicaments à sa dispotion, donner de l'eau de savon, /i» (Combattre la gastroilérite, et pour cela recourir aux saignées générales el cales, puis boissons mucilagineuses, lavements émollienls ;

BOUCHUT ET DESPRÉS. 2" édit.

en un mot, introduire dans l'économie la plus grande quantité d'eau possible.

Acide arsénieux, arsenic blanc, etc. — Lés symptômes de l'empoisonnement par l'acide arsénieux sont trop variables pour qu'il soit possible d'eu donner un tableau exact. Voici cependant les principaux groupes de symptômes qu'on observe le plus souvent: plyalisme fréquent, crachotement continuel; constiiclion du pharynx et de l'œsophage, agacement des dents ; nausées, vomissements : les matières vomies sont muqueuses ou bilieuses, parfois mêlées de sang; anxiété, défaillances, ardeur à la région précordiale; douleurs d'estomac, qui supporte difficilement les boissons ; soif intense, coliques ; déjections alvines fréquentes, verdàtres, noirâtres, fétides ; hoquet; pouls irrégulier, respiration gênée; chaleur vive, démangeaisons à la peau, qui se couvre de sueurs ; souvent éruption miliaire à la poitrine; visage coloré, yeux brillants et animés, tête douloureuse; urine souvent rare. Si la dose de poison a été très-forte, les malades sont comme foudroyés et ressemblent jusqu'à un certain point à ceux qui seraient atteints du choléra asiatique.

Thérapeutique. — On doit se hâter de provoquer le vomissement et de faire prendre aux malades, à plusieurs reprises et à de courts intervalles, de l'eau albumineuse tiède, puis de l'émétique; de chatouiller le gosier à l'aide d'une iilume ou du doigt. On administrera ensuite l\ à 6 grammes de prolosulfure de fer hydraté, délayé dans /|0 ou 50 grammes d'eau tiède. Cette dose devra être répétée plusieurs fois; la magnésie et le sulfure de sesquioxyde de fer donnent aussi de très-bons résultats. Dans le cas où le malade ne pourrait pas vomir, il faudrait avoir recours à la sonde œsophagienne pour aspirer avec une pompe les liquides contenus dans l'estomac. Si le médecin, appelé plusieurs heures après l'ingestion du poison, suppose que l'absoi'ption est en partie faite, il doit aux moyens précédents ajouter l'emploi d'un purgatif. — Ouand on suppose que. tout le poison contenu dans le canal digestif a été expulsé par les vomissements et'iiar les selles, on a recours aux diiiréti(pies pour faciliter réiiiiiiiialion du poison par l'urine. Orliia s'est tiès-bieii lrou\é du diurétii|ue suivant donné à haute dose : Eau, l\ litres; vin blanc, 500 grammes ; eau de Seltz, 1 litre ; azotate de potasse,

La saignée devra être employée quand il y a une forte réaction fébrile, mais alors seulement; — les bains et les fomentations adoucissantes, les lavements émoUieiits, sont miles pour combattre l'inflammalion.

Il faut éviter, comme inutile ou dangereux, l'emploi du sulfure de potasse, du charbon, de la Ihériaque, des corps gras.

L'empoisonnement par les divers composé.s d'arsenic, acide arséniqu.', arsénites et arscaialcs, sulfures d'arsenic, etc , exigent le même traitement.

Alcalis. — Potasse, soude, ammoniaque.

Thérapeutique: — ■ Dans les empoisonnemenis par les alcalis, il faut administrer en grande quantité de l'eau Irès-légèrement vinaigrée ; ce liquide jouissant du double avantage de neutraliser l'alcali libre et de favoriser le vomissemenl. — On se trouvera bien aussi d'eau froide ou tiède, albumineuse ou adoucissante. Lorsque les premier^ accidents seront calmés, il faudra employer les moyens capables de prévenir ou d'arrêter l'inflammation des organes digestifs.

Azotate de potasse. — Faire vomir el donner de l'eau albumineuse ou de l'eau de graine de lin.

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Baryte, stronïiane et leurs sels. — Les sulfates solubles sont Fantidote de ces poisons : administrer en abondance une solution légère de sulfate de soude (10 grammes par litre d'eau) ou de magnésie, et favoriser les vomissements.

Chlore. — Si les accidents ont été produits par le chlore gazeux, combattt'e par des gargarismcs émoilients, la saignée et les sangsues, l'angine pharyngienne ou trachéale ; mais on évitera d'employer l'ammoniaque ■ — Si le chlore a été avalé à l'élal liquide, on donnera de l'eau albumineuse tiède ou du lait en abondance.

Eau de Javelle (chlorure de potasse ou de soude). — Favoriser les vomissements par des boissons mucilagineuse;; ou albumineuses, et combattre l'irritation gastrointestinale par les anliphlogistiques.

Emétique, tartre stibié, tartrute de potasse et tVantimoine. — Sijmptômes. — Goût styplique , nausées, vomissements, hoquet, cardialgie, coliques, selles copieuses, syncopes; pouls ])etit, concentré, accéléré ; respiration difficile ; vertiges , perte de connaissance, mouvements convulsifs, crampes, prostration des forces.

Tltérwpeutique. — S'il y a des vomissements abondants, donner des liquides albumineux. S'il n'y a pas de vomissements, titiller la luette ; si ce moyen ne procure pas d'évacuation, employer la sonde œsophagienne, administrer une forte décoction de noix de galle ou de quinquina (8 à 1 0 grammes par litre d'eau) , de thé ou d'écorce de chêne ; on obtient aussi de bons effets du sulfure de fer (U à 6 grammes) délayé dans l'eau. Il faut éviter les alcalis, les sulfures alcalins, l'acide sulfurique. Lorsque l'on pourra supposer que la majeure partie de l'émétique contenu dans le tube digestif aura été expulsée par les selles et les vomissements, on administrera les diuréti(]ues à haute dose. Employer ensuite les boissons et fomentations émollientes et les sangsues, s'il y a constriction du pharynx, ou lorsqu'il se développe une gastro- entérite consécutive.

Foie de soufre , sy,//"Mref; de potasse ou de sonde , suif hydrate d'ammoniaque^ solution pour bains sulfureux ou bains de Baréges, — On provoque les vomissements par d'abondantes boissons albumineuses, puis on administre des boissons émollientes. Suivant l'intensité des accidents inflammatoires, on pratique une ou plusieurs saignées, ou l'on applique douze à quinze sangsues sur les parties de l'abdomen les plus douloureuses, etc.

PtlCHLORURE DE MERCURE, SURLIMÉ CORROSIF ET AUTRES

sels de MERCURE. — Sijinptôines. — Saveur âcro, styptique, métallique ; chaleur et resserrement à la gorge, douleurs dans les premières voies digeslives; nausées, vomissements, diari'hée, abattement; pouls petit, rdiforme, serré; respiration ralentie, peau froide, insensibilité des extrémités ; quelquefois convulsions ; la sécrétion urinaire est souvent diminuée.

Thérapeutique. — Eau albumineuse on décodions émollientes pour remplir l'estomac et déterminer le vomissement. — Sulfure de fer hydraté délayé dans de l'eau. — Gargarismes émoilients, ou avec le chlorate de potasse pour combattre la stomatite ;-- puis médication anliplilogislique.

Il faut éviter comme inutiles ou dangereux, les huiles ou substances grasses, 1ns sulfures solubles, le charbon, le protochlorure d'éiain.

Iode, — Brome, bromures. — On provu(|uei'a

les vomiss.cnienl& avec de l'eau albumiueuie donnée en

abondance, puis on administrera une décoction d'amidon, — les lavements amidonnés sont également indiqués ; enfin on combatti'a par les anliphlogistiques et les calmants les symptômes de gastro-entérite qui pourraient se manifester.

Phosphore. — S'il a été pris solide, en petits fragments, et si l'estomac est rempli d'alimenis, les symptômes ne se déclareront que quelques heures après l'ingestion; ils seront semblables à ceux qui caractérisent l'inflammation de l'estomac et des intestins. Si le phosphore était préalablement dissous, il excitera puissamment le système nerveux et surtout les organes génito-urinaires ; le pouls sera fort et fréquent ; la chaleur sera augmentée et l'urine abondante. Si la dose de phosphore est forte, les souffrances les plus cruelles, les vomissements les plus opiniâtres et les symptômes les plus alarmants se manifesteront et annonceront une mort prochaine.

Therajieutique. — La première indication est de faii'C vomir (10 à 15 centigrammes d'émétique), puis on administrera d'abondantes boissons albumineuses ou aqueuses, tenant en susj)ension de la magnésie ; il faut surtout évilcr l'emploi de l'huile. Si l'inflammation persiste et si phénomènes nerveux se manifestent, recourir aux anliphlogistiques.

On peut donner aussi avec chance de succès Vessrmy de térébenthine, 8 à 12 grammes dans une émulsiuii. en capsules ou sur du bouillon.

Sels solubles de cuivre, sulfate , acétate, rert'de-iji is, — Symptômes. — Si le malade a pris une certaine quantité de sel de cuivre seul ou mélangé avec un liquide ;ili-" mentaire, les accidents se manifestent presque immédiatement: saveur acre, styplique, cuivreuse ; nausées, vomissements opiniâtres , crachotement continuel ; douleurs d'eslomac, coliques atroces, déjections fréquentes, ténesme; pouls petit, irrégulier; céphalalgie, vertiges, crampes, convulsions. Si l'empoisonnement a eulieupardes aliments cuits dans des casseroles mal élamées, les symptômes ne se manifestent que quelques heures après.

Thérapeutique. — Provoquer les vomissements en donnant de l'eau albumineuse en abondance, en titillant la luette ; si ces moyens ne suffisent pas, employer la sonde œsophagienne. Si les douleurs d'estomac ne sont pas h'op violentes, on peut employer l'émétique, — donner du sulfure de fer hydraté {k à 6 grammes) délayé dans beaucoup d'eau.

Si le poison a été pris depuis longtemps, si le malade a beaucoup vomi, donner des boissons émollientes, de l'eau laiteuse.

Les émoilients, les anliphlogistiques et les narcoliqu''^ servent ensuite à combattre l'inflaînmation intestinale.

Sels de plomb, intoxication aigué. — Symptômes. — Saveur sucrée astringente, styplique; constriclion à la gorge, douleurs à l'épigaslrc et à l'abdomen ; nausiSes, vomissements, déjections alvines quelquefois saiiguino- Icnles; Irendjiemcnt des membres, soif ardenle, chalcm' il la peau, pouls petit et serré , respiration fréquente, urine rare.

Thérapeutique. — Favoriser les vomissements; adminis (ralion d'une solution de sulfate de soude (15 grammej)ar litre d'eau) ou de magnésie, de la limonade snifiu'ii|ii' ou du prolosuKurc de fer hydraté. On cond)allra ensuil' l'inflanmiation du tube digestif par les saignées générale ou locales, les tisanes adoucissantes, les lavements et ra taplasmes émollienls.

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Sels d'étain. — Crampes d'estomac, vomissements, oliques, (liari'hée, abattement considérable.

TliérapeKtique. — Lait étendu d'eau pris eu très-grande uantité, ou bien eau albumineuse tiède. A défaut de ces ubstanccs, décoctions mucilagineuses ou simpbîment eau iède.

Sels de zinc. — Môme traitement.

Sels d'or. — Mêmes symptômes et même traitement.

Sels d'argent. — Aux symptômes généraux d'irritation "istrique vient s'ajouter une coloration pourpre des lèvres, le sel d'argent a été pris à l'état liquide.

; Thérapeutique. — Administrer en abondance de l'eau bmnineuse salée, — puis avoir recours aux anlipblogisjues s'il y a une gastro- entérite.

D'après ce qui précède, on voit que le protosulfure de T hydraté esL l'antidote cbimique que l'on peut employer

plus souvent. Il étend son effet salutaire à la plupart des )mposés toxiques appartenant à la classe des sels métal- [ues. C'est ainsi qu'il peut servir à neutraliser l'action

U!S composés d'arsenic , d'antimoine , de mercure , de omb, de bismutli , de cuivre, d'or, do zinc, etc., et en ifinitive, à part les acides et les alcalis, il constitue à lui ul l'antidote de presque tous les poisons minéraux. Aussi, rsque le médecin arrive près d'une personne qui vient ngérer un poison , s'il peut s'assurer que le composé «que introduit dans l'estomac de son client n'est ni un ide , ni iin alcali , et qu'il soupçonne qu'il s'agit d'un l métallique, il doit administrer le protosulfure de fer draté aussitôt qu'il pourra s'en procurer. (Grassi.)

Poisons irritants végctssisx. — Dryone , élatérium, sine de jalap, scammonée , coloquinte , gomme-gutte, )ès, garou, liuile de croton, résine d'eupliorbe, sabine, us radicans, rlius toxicodendron, stapbisaigre, ddphine, rcisse des prés, gratiole , cbélidoine, sedum acre, rencule, anémone pulsatille, vératrine, créosote, etc. On ne connaît pas de contre-poisons spéciaux pour ces

I bslances. il faut se borner à faciliter les vomissements titillant la luette , ou en remplissant l'estomac d'eau lie, d'eau albumineuse ou de boissons éniollientes ; puis

iiûir recours à la médication antipblogisli(pie s'il y a un

' ^nmencement de gastro- entérite.

iPOîSOns îrs-îtîfints îesilskjaiis; . — CaNTHARIDES. — ■ni.pfôincs. — • .Saveur ûcre désagréable, nausées, vomisse- }nts abondants; déjections alvines copieuses souvent iiguinolentes; épigaslralgie, coliques, douleurs dans les pochondres, ardeur dans la vessie , priapisme doulounx; pouls fréquent, dur; clialeur incommode, face vulîuse, soif ardente; convulsions, délire.

Tliérapeutique . — On fera vomir avec de l'eau albumiuse tiède ; puis on prescrira ' des boissons mucilagiiuses, des bains tièdes, des injections dans la vessie de tuides mucilagineux , des saignées générales et locales )ur combattre l'inflammation, des lavements camphrés

opiacés, des frictions avec l'huile camphrée, du camphre, ) à 20 centigrammes en pilules.

L'administration de l'huile est inutile.

Moules. — Les moules altérées produisent quehjuefois |!S accidents qui consistent ordinairement en une gêne de ' respiration, enchifrènement , douleurs cpigastriques,

lugeur et chaleur à la peau, démangeaisons et éruption

urt!cau-e analogue à la piqûre des orties.

Thérapeutique. --- Administrer un émélique, un purttif ou un éniéto-cathar tique, suivant le temps qui s'est

écoulé depuis Lingeslion de la substance délétère ; puis on donnera un bain de tilleul , une potion antispasmodique, ou quelques gouttes d'élher sulfurique sur du sucre. Le traitement antiphlogistique n'a d'utilité que si l'inflammation est très-grande.

Poisons narcoti(|ues.

Oi'iUM, MORi'HiNE ET SES SELS. — Symptômes. — Il est rare que les individus vomissent, quoique dans beaucoup de cas il y ait des nausées peu après l'ingestion du poison. Presque jamais on n'observe de douleurs abdominales; la constipation est opiniâtre; il y a vertiges, propension au sommeil, à l'assoupissement et à l'état comateux; les yeux sont immobiles, languissants et abattus; les pupilles sont toujours contractées , et l'iris paraît insensible à la lumière ; les muscles sont dans le relâchement, et souvent ceux des membres abdominaux soilt tellement affaiblis, qu'ils semblent paralysés ; les besoins d'uriner sont fréquents, et la difficulté de l'excrétion urinaire est grande; la peau est en général fraîche et même froide ; elle est le siège de démangeaisons assez vives et presque toujours décolorée. "Un peu plus tard apparaissent d'autres symptômes; ce sont : la salivation, la suppression des selles ou la diarrhée, la supersécrétion de l'urine. ^ — Les premiers symptômes ne manquent jamais , et le narcotisme produit par les préparations cl' opium peut aller jusqu'à la perle complète de connaissance. — Cet empoisonnement pourrait être confondu avec celui que produisent d'autres narcotiques ou narcotico-àcres, tels que la jusquiame, le datura stramonium, etc.; mais, dans ce cas, il y a toujours dilatation des pupilles , délire, cris, mouvements désordonnés, il y a rarement des éruptions à la peau, si ce n'est sous l'influence de la belladone, et pas de démangeaisons. L'ivresse alcoolique se rapproche un peu du narcotisme produit par les opiacés : dans l'un et l'autre cas, il y a vomissements et altération des fonctions cérébrales, sueur abondante; mais, dans l'ivresse, l'haleine et les vomissements sont d'odeur caractéristique ; l'aspect de la face est celui d'une congestion, et non celui de l'abattement.

Tliérapeutiquc. — Administrer à plusieurs reprises la décoction de noix de galle, pour transformer en substance inerte la préparation opiacée; vider l'estomac avec la seringue et la sonde œsophagienne. Si l'on n'a pas à sa disposition de la noix de galle, administrer un vomitif énergique. Emélique, 0''',25 ou 0°'',30; le sulfalc de zinc, bs'-,75 à 0s%90, ou le sulfate de cuivre, ()s\\5 à 0^'',20. La décoction de noix de galle est encore indiquée môme après l'emploi du vomitif. Lorsqu'on supposera que l'estomac ne contient plus de poison, mais alors seulement, ou pourra donner de l'eau acidulée avec le vinaigre , le jus de citron. — On donnera aussi de l'infusion de café à haute dose, et l'on empêchera le malade de s'endormir.

On pourra également donner Vc^^i'iirr iJr féi-rhcnthine, à 60 grammes en émulsion, par cuilli'i écs, et la même dose on lavement (.lerkins), ou la fciuinrc de liclhidoitc à haute dose, 20 à /|0 grammes dans 120 granmifs u'cau , en (rois ou quatre fois à demi-heure d'intervalle (.'uiderson ) . , -»

Aciniî nvDROCYANiuLE, ryniiliydrique, prussique. — Les syniplômes présentent trois périodes : la première, ver lige, têle lourde, démarche chancelante, respiration difficile , battements de cœur plus forts ; puis innnédiatemenl commence la deuxième période : convulsioiis , renversei ment de la tète en arrière, roideur des membres,- insen

EMPO

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