EMS
sil)ililé générale ; Iroisiènie période : coma grave avec relâchement de tous les membres. Celte période , plus longue que les autres, se termine souvent par la mort.
Thérapeutique. — Faire respirer de l'eau chlorée, de la liqueur de Labarraque , ou placer sous le nez un tampon de chlorure de chaux que Ton arrosera de vinaigre. — A défaut de chlore, faire respirer de rammonia(|ue ; dès les premiers instants, avoir recours aux affusions d'eau la plus froide possible. Ce liquide sera versé sur la tête, la nuque et le long de la colonne vertébrale.
Donner l'essence de térébenthine à la dose de 30 à 50 grammes en émulsion, par cuillerées ou en lavement (Orfda).
CvANUHE DE fOTASsiUM. — Donner un éniétique, puis avoir recours au traitement indiqué pour l'acide cyanhydrique.
Eaux distillées d'amandes améres, de laurier-cerise. — Même traitement que pour l'acide cyanhydrique.
Poisons navcotico-àci-cs.
SC'LLE, ACONIT, BELLADONE, DATURA, .1USQUL\ME, GIGUE, T.4.BAC, NICOTINE, etC;
Les symiitômes des poisons narcotico-acres sont : l'état vullueux du visage, l'éruption papuleuse de la peau, la soif, la sécheresse du gosier, la fièvre, le délire bruyant, les hallucinations , la dilatation des pupilles, quelquefois les coliques et les vomissements, et enlîn un coma précurseur de la mort.
Thérapeutique. — S'il y a peu de temps que le poison a été avalé, donner un éniétique; s'il y a longtemps et que l'on suppose que le poison ait atteint le tube inlesiinal, donner un émèlo-cathartique. S'il y a congestion, pratiquer une saignée. On donnera ensuite des boissons laiblement acidulées , du charbon animal et non végétal , 15 à 30 grammes (Garrod) □, de la teinture d'opium, 5 à 10 grammes dans 120 grammes d'eau, en trois ou quatre fois □, ou bien de la teintarc d'iode, 1 gramme dans de l'eau.
L'ellébore, la vératrine, le colchique, le laurierrose, la DIGITALE et la digitaline sont des irritants plus que des narcotiques, et donnent lieu à des coliques, des vomissements , de la diarrhée , et au ralentissement du pouls.
Thérapeutique. — Donnei' Vopiam pai' la bouche et en lavement, ou bien la teinture d'iode, vingt gouttes, dans de l'eau, 100 grammes.
Strychnine et ses sels, brucine et ses sels, noix vomique, fève de Suint-Ignace, fausse angusture, coque du Levant, etc. — Ces poisons, qu'on pourrait appeler convulsifs, déterminent des accidents convulsifs et tétaniques extrêmement graves, entraînant l'asiihyxie.
De terribles secoiisses sillonnent le front, l'occiput, la colonne vertébrale , les mendires supéi ieurs et inférieurs et les mâchoires. Tout le tronc se soulève en prenant un point d'appui sur la tête ; la liouche se ferme coiivulsiveniint et se remplit d'écume; on entend les mâchoires .s'entie-choqucr avec énergie. Le malade .se mord la langue ; û .s'agite en tous sens, se roule dans son lit et se .jette par terre. I,es membres se tordent et se roidissent; le corps fait des bonds au moindre choc, au plus lé"er contact. Pendant la durée de cette convulsion, la respiration est suspendue, la face devient livide et' l'asphyxie est unminente ; il y a perle entière de connaissance et
une sueur abondante baigne tout le corps. Un calme souvent trompeur succède à cet accès, et le malade manifeste qu'il a toute sa connaissance; sa respiration est accélérée, elle se ralentit peu à peu, puis de temps en temps de vives secousses se déclarent encore de toutes parts; enfin, tout cesse, et le malade sent ses membres brisés. Après ce moment de calme se développe souvent un autre accès plus violent que le précédent; toutes les parties de la face deviennent violettes et sont déformées par des tiraillements convulsifs. Peu à peu les accès se rapprochent, l'asphyxie se prolonge , et la mort en est la conséquence.
Thérapeutique. — Administrer un vomitif, — insuffler de l'air dans le poumon pour éviter l'asphyxie ,— domier de la décoction de quinquina. — Il est inutile de donner de l'eau chlorée, de l'éther ou de l'essence de térélienthine. La nicotine a été conseillée comme pouvant être très-utile □.
Champignons vénéneux. — Traitement. — Favoi'iser l'évacuation du poison à l'aide d'un vomitif , ou mieux d'un éniéto-calhartique. — Lorsque l'évacuation sera faite , donner une potion fortement éthérée , du café el des stimulants diffusibles; — frictions aromatiques.
Seigle ergoté. — Vomitif, potion éthérée, boissons acidulés, frictions aromatiques.
Gaz de l'éclairage, acide carbonii/ue, oxyde de carbone, vapeur du charbon, gaz des fours éi chaux, des cuves en fermentation, elc.V. Asphyxie.
Poisons scptiques.
Acide sulfhydriuue, hydrocjéne sulfuré, gaz. des fosses d'aisances, des éijouts. V. Asphyxie.
Matières putréfiées. — Dans l'enipoisonnemenl |);u'des matières putréfiées, il faut donner des vomitifs, des imi'gatifs et des antispasmodiques.
Vlnins. — Apjdiquer immédiatement une ventouse sur la plaie (Celse, Galien, Paul d'Égine). — Sucer la plaie avec vigueur, ou appliquer une ligature entre la morsure et le cœur; lotions, cautérisation avec l'ammoniaque, potion ammoniacale à l'acide phénique, puis cordiaux el toniques.
Morsures d'animaux enrages. — Débrider la plaie, la laver et la cautériser profondément avec le fer rouge; ne pas oublier que, pour être efficace, la cautérisation devra atteindre toute la surface de la solution de continuité dans toutes les sinuosités. — On donnera ensuite une |iotion avec 20 à 30 grammes d'une solution d'acide phénique au millième, pendant un mois (Grassij.
Pus et sang altéré. — Dans les plaies et ulcères de la peau ou des viscères le pus altéré, dans la diphthérite le pus de la muqueuse, dans les maladies charbonneuses lo sang chargé de matières septi(pies ou d'animalcules parasites, dans les maladies virulentes les virus, peuvent pi'; nétrer dans le sang et donner lieu à un état généiid qui ii'esi. qu'un véritable empoisonnement. V. (Iiiaui'.o.n Dii'iiïiiÉRiTE, Résorption purui.extk.
EMPÎK.tlE. V. HyDROTHORAX, PlAIES DE POITIUNF.
Pleurésik.
K^2S (duché de Dade, près de Coblentz). Eaux alcalin.' i)icaibonalées calciques de 30 à L\l degrés, que l'on preii' en boisson, ilcu\ à (juatre verres par jour, et en bain (juotidieiis.
(a's eaux se donnent dans les alfections catarrliali' chroniques du pharynx, des lironches el de la vessie [£
EiNCA
ENCÉ
lans la dyspepsie [+], dans les maladies du foie dans es calculs du rein El, dans le diabète dans les calculs )iliaires[+], dans la plithisie, dans la goutte [+] et dans la ravelle [+]•
ÉMliLSIOlVS. Médicaments liquides formés d'eau, de ésine ou d'huile convenablement mélangés ensemble, yant pris une apparence laiteuse sous l'influence de la rituration.
Les émulsions sont naturelles ou factices. On fabrique Ks premières avec les amandes ou les pistaches, d'abord rivées de leur première enveloppe par l'eau bouillante, psuite pilées dans un mortier, tandis qu'on y ajoute de mps à autre un peu d'eau froide, ce qui forme un liquide iteux, et ensuite on passe la masse au travers d'un linge. Elles sont composées d'huile en suspension. Il faut les l'éparer au moment de les faire prendre, et l'on ne doit
1 incorporer ni acides, ni éther, ni alcool. Les émulsions factices se font en triturant des gommessinesdans l'eau ou dans de l'eau et de l'alcool, ou enfin ms un jaune d'œuf, du mucilage et de l'eau pour les liles grasses et les térébenthines.
Les émulsions simples se donnent comme boisson ou en cément. Parmi elles nous citerons ; 1" L'émulsion simple ou lait cVamamles, faite avec les landes douces i+ +i, qui se donne comme boisson ralîchissante et adoucissante.
2° L'émulsion diacodée, faite avec l'émulsion d'amandes uces et dans laquelle on ajoute du sirop diacode à la se de 30' grammes 1+ -t-|.
3° L'émulsion ijovimée, faite avec l'émulsion d'amandes uces et dans laquelle on ajoute de la gomme arabique +].
k° Uèmulsion nitrce, faite avec l'émulsion d'amandes Lices dans laquelle on ajoute du sel de nitre 2 gram. [+]. , 5" L'émulsion de chloroforme à 3 grammes , pour 0 grammes, aiin de doimer ce médicament à l'intérieur as les affections nerveuses [3-
6° L'émulsion de cire ou lait de cire, avec la gomme, la e jaune, l'eau et le sirop de sucre, contre la diarrhée [+]. 7° L'émulsion de copuhu. Copahu, eau de fleur d'oraneau de laitue, sirop de pavot, 30 grammes; gomme ibique, 10 gramqies. Contre la blennorrliagie. Trois à cuillerées par jour 1+ +1.
8° L'émulsion de gaiac, contre la goutte □. 9° L'émulsion de gomme ammoniaque, U grammes pour
0 grannnes d'eau, contre la bronchite chronique [TJ. 10° L'émulsion purgative au jalap [3-
11° L'émulsion purgatice à lu scammonée 12° L'ému.lsion 'purgatice à l'IiHile de ricin |3- 13° L'émulsion de térébenthine, 25 grammes dans un /ine d'œuf; sirop d'écorce d'orange, 60 grammes, et a, 300 grammes; contre le catarrhe de vessie \±\.
ElXilXTlIKME. Éruption rouge des muqueuses accomgnant les exanthèmes. V. Exanthème, Rougeole, Sc.vr-
TINE, Y.VRIOLE, ÉRYSirÉI.E.
La rougeole à ses débuts a un énantlième de la voûte latine visible à son pointillé rouge, un énanthème des ises nasales, des conjonctives, des bronches et de l'in- 5tin.
Dans la variole, il y a comme énanthème les pustules
1 pharynx et du larynx.
ï On sait que la scarlatine porte son action sur la mu- : leuse des reins.
\ L'érysipèle rentre quelquefois de la peau du visage sur bouche, dans les oreilles et dans la trompe d'Eustache. ENCAl^Tnis. Nom ancien donné aux Immeurs situées
au grand angle de l'œil. V. Caroncule lacrymale, Tumeurs.
EXCAUSSE (llaute-Caronne). Eau minérale saline, sulfatée, calcique, à 22 degrés centigrades, employée dans riiypochondrie \±\, dans l'hystérie \±\, dans l'état nerveux [+], dans les engorgements de l'utérus et des viscères abdominaux [+1.
EMt'ElXS ou OLIBAIV. Résine extraite du Boswellia serrata (térébinthacée du Bengale) et du Balsamodendron Myrrha d'Arabie. On l'emploie dissoute dans l'éther, sur du coton, pour fermer les dents cariées.
ENCÉPHALE (LÉSIONS TRAUMAT1QUES DE l'). Outre
les phlegmasies et les plaies du cerveau (V. Cerve.-vu), cet organe est exposé, sous l'influence de traumatismes variables, à un état particulier désigné sous le nom de cominotion, à une co/ti'<sio/( véritable et à une compression par un épanchement sanguin ou par un enfoncement des os du crâne. Les lésions trauniatiques primitives de l'encéphale sont la comuiolion, la contusion et la compression; elles existent seules ou avec une plaie du cerveau.
L Commotion cérébrcde. — Un premier degré de contusion (Velpeau, Denonvilliers, Nélaton, Blandin) et une faible altération de la substance nerveuse, sans déch'u'ure vasculaire, caractérisent la commotion cérébrale.
L'arrêt incomplet de la fonction du cerveau est le fait essentiel de sa commotion. Un piqueté rouge, des coagulations du sang dans les capillaires (^Sanson) , en sont les signes anatomo-palhologiques.
La commotion cérébrale peut entraîner la mort inmiédiate ; elle peut se borner à produire une perte de counaissance passagère. 11 y a un état intermédiaire dans lequel s'observent à un degré d'intensité variable : la perte de connaissance, la résolution complète de tous les membres, la pâleur de la face, la dilatation des pupilles. Dans ces cas, la sensibilité est complètement émoussée, la déglutition est difficile, les boissons passent dans les voies aériennes. Quelquefois il y a émission involontaire d'urine et de matières fécales. Le pouls est lalenti, tombe quelquefois à quarante, trente et même vingt pulsations par minute. Les malades ensuite sont comme à demi-éveillés, et restent insensibles à tout ce qui les entoure. Ils manifestent une tendance invincible au sommeil et se montrent contrariés si on les éveille. Us commencent des phrases sans les achever. La maladie va ensuite toujours en diminuant d intensité (.1. L. Petit).
Dans la simple commotion cérébrale sans complication, l'ophlhalmoscope ne révèle auciuie lésion de circulation et de sécrétion du fond de l'œil i Bouchut). V. Cékéiîroscome.
Il est très-rare que la commotion cérébrale soit suivie d'encéphalite.
Le délire nerveux (Nélaton) s'observe quelquefois chez des sujets qui n'ont qu'une commotion cérébrale légère, mais récente.
La commotion guérit généralement très-vite et sans laisser de traces.
La contusion cérébrale sans commotion produit desjiaralysies et des contractures, et non de la résolution des membres : là Obt le premier élément de diagnostic entre la contusion et la commotion ; raggravalion des accidents au lieu de leur rémission est encore un meilleur signe de la contusion V. Contusion cérébrale.
La compression cérébrale est souvent prise pour de la commotion; en effet, la paralysie n'existe que quand il y
ENCÉ
a compression par les os enfoncés ; l'agitation et le délire peu après l'accident ont été vus coïncidant avec des épancliemeiits sanguins abondants dans les ventricules; les convulsions, la résolution soudaine, ont été constatées par les expériences dans les cas de compression du cerveau (Malgaigne). — La courte durée des accidents, leur ierniinaison relativement prompte, devront faire croire à une commotion, dans les cas où l'on liésiteraitentre le diagnostic de la commotion et de la compression.
Thérapeutique. — Dans les commotions légères, il faut prescrire le repos absolu et une saignée abondante ; si le sujet est fort, on réitérera, et l'on ordonnera ensuite des pédiluves ou des sinapismes, s'il y a quelques douleurs de tète; purger avec buile de ricin, ^lO grammes, et mieux avec L\-5 grammes de sulfate de soude. Dans la commotion forte, promener des sinapismes sur les extrémités; une potion avec le carbonate d'ammoniaque, 1 gramme, et vingt gouttes de teinture de cannelle, ne sera administrée que (juand les malades pourront avaler.
Foire des frictions sur les membres et sur la poitrine avec une pommade ammoniacale :
Axouyo. ...
Cliloi'hydi'nto d'iimmoniî'-iiR'.
(Faure.)
Faire respirer aux malades des vapeurs ammoniacales. Lorsque le pouls est un peu plus fort, quoique toujours lent, une ou deux petites saignées (Desault, Bicliat), excepté cbez les individus en état d'ivresse. Purger le- malade avec sulfate de soude, Zi5 grammes, ou avec un lavement additionné de quatre gouttes d'buile de croton tiglium.
Lorsque l'intelligence revient, -et quand le pouls se relève, on nourrit les malades avec du bouillon.
Si des douleurs persistaient, on ap])liquerait un large vésicatoire sur le crâne préalablement rasé (Desaull).
On a conseillé l'emploi de l'électricité à l'aide d'un pôle placé sur la tête, l'autre sur le tronc (S. Cooper) ; ce moyen n'a pas encore été expérimenté. Il est au moins inutile, on pourrait Femployer néanmoins dans le cas de commotion suivie de syncope.
H. Contusion cérébrale. — (Quoiqu'il n'y ail pas de plaie du crâne, il n'est pas rare qu'un coup porté sur la tête ou une chute sur les pieds déterminent une contusion du cerveau, soit au point où a été transmis le choc, soit au point opposé. Cette lésion est placée tantôt directement au niveau du coup, tantôt à un point éloigné (llippocrate, A. Paré, S. Cooper).
Des épancbements miliaires dus à la rupture d'un capillaire, des épancbements sanguins dans la subslance grise et ayant une coloration violacée, un ramollissement de la substance grise à leur niveau, caractérisent le premier degré de la contusion. La désorganisation des substances grise et blanche au milieu desquelles existent de véritables foyers bémorrhagiques caractérise un second degré de la contusion. Au niveau du point contus, il y a toujours du sang épanché entre la pie -mère et l'arachnoïde; ces deux membranes sont quel(}nefois déchirées ; si une encéphalite complique ces lésions, on trouve du ramollissement jaune et du pus autour du point contusionné.
Un malade ([ui a l'ait une chute ou qui a reçu un coup sur la tè(e, qui est conlinucllement agité (Sanson), qui a perdu connaissance et qui délire après son accident ; dont la pupille est contractée, dont les muscles sont animés de soubresauts et dont la respiration est lente, est atteint de contusion cérébrale. Le degré d'intensité de ces symptômes n'est pas toujours en rapport avec l'ètiMuluc' de la lésion.
ENCÉ
Du cinquième au neuvième jour de la contusion du cerveau apparaissent la fièvre, le délire, la contracture et les autres symptômes de l'encéphalite. V. ce mot.
Entre la commotion forte et la contusion donnant lieu à des épancbements miliaires, il n'y a pas de diagnostic possible, parce que, anatomiquement, les deux lésions sont presque identiques.
En général, les symptômes de la commotion sont portés tout de suite àleur maximum d'intensité (J. L. Petit), tandis que les accidents de la contusion vont en augmentant.
La contracture n'existe jamais dans la commotion cérébrale seule.
Comme il n'y a guère d'épanchement de sang sans contusion cérébrale, le diagnostic de ces deux lésions est foujours difficile ; la paralysie localisée à une moitié du corps (Académie de chirurgie), la respiration sterloreuse,'iie sont pas des symptômes d'épanchement sanguin d'une valeur incontestable. L'apparition d'une encéphalite au eik-quième jour est le meilleur signe confirmatif de la contusion.
Lorsque après une chute sur la tête, un individu csl sans connaissance et qu'on lui trouve avec l'ophlhalmoscope de l'infiltration séreuse générale ou partielle de la papille, des plaques congestives delà choroïde, de l'œdènif péripapillaire et une dilatation des veines de la réliuo, on peut croire qu'il a une contusion avec compression du cerveau (Douchut). V. Céhéi3uoscopie.
Thérapeutique. — Les moyens employés contre la commotion seront mis en usage au moment de l'accidenl. La saignée générale est bonne, mais on préférera entretenir un écoidement régulier de sang à l'aide de sangsue^ placées les unes après les autres alternativement à droite et à gauche sur les apophyses mastoïdes (Sanson). Ce soiil les contusions avec phénomènes très-marqués qui réclament surtout ce traitement; si le danger n'est pas immédiat, il ne faudrait pas, en rendant le malade exsangue, se priver d'une ressource contre l'encéphalite qui se di^ veloppera plus tard.
11 est plus rationnel de donner un pot de b-ouillun ili veau stibié :
Kmrli(|iip
Sniliilp de sonde.
CoLiilioii do veau.
5 eenliïramme^ 10 graîiunes.
500 " id.
Ou bien /|5 granmies de sulfate de soude.
Les nuilades seront tenus au repos et à la diète abso| On traitera énergiquemcnt l'encéphalite à ses prcn symptômes, qui sont : la fièvre, l'agitation et les coil| tures. V. EncéI'HALITE.
m. Compression du cerveau. — il y a dans le crànede.^ épancbements sanguins à la suite d'une contusion du veau, d'une déchirure des capillaires ou des petites iir-, tères de la substance cérébrale, à la suite d'une rupturiji d'un sinus, ou même des veines émissaires de Saniorin' et des veines dù diploé, à la suite de la déchirure de l'ai' tère méningée moyenne. Ces épancbements sont'suscept libles d'exercer une compression sur le cerveau. Un corp: étranger, une esquille qui pénètre dans le cerveau, un en. foucement des os du crâne, ont une action semblable mais entre les deux causes, la seconde est toujours pli |)uissante que la première pour produire les désordres q caractérisent la compression cérébrale.
Le sang ép;mclié, en quantité égale à li ou ,") gramm dans les cas les plus simples, peut atteindre le chitTreij 200 gVammes, Le sang s'éj)anche entre les os du crâne |
ENCÉ
i duro-mèrc cl dons la cavilô de l'aracliiioïdo, dans l'inîi-valle qui sépare la première de la substance cérébrale, l dans l'épaisseur du cerveau ou dans les cavités ventriulaires (A. Després).
T-o sang épanché entre la diiro-mère et les os du crâne 3 comporte comme le sang épanché dans les tissus, il u-me une tumeur quelquefois très-volumineuse ; il est usceplible de s'altérer et d'entraîner une nécrose des os joisins du crâne, qui se perforent au-dessus d'un abcès qui
pour foyer l'épanchement sanguin. Les épanchements de •î genre à la base du crâne sont toujours beaucoup plus Islils qu'à la voûle.
Le sang épanché dans l'arachnoïde forme à la convexité 3S hémisphères une nap{)e ou se vend dans les parties îclivcs, suivant que l'hémorrhagie a été plus ou moins jondante.
Les épanchements sur la pie-mère restent en nappe ir le lieu où ils se sont fovmés, ou se mêlent au liquide iphalo-rachidien.
Les épanchements de sang dans les ventricules se ren- !nt dans toutes les cavités, où le sang se prend en caillots )irs.
Tous les épanchements sanguins entre la dure-mère et cerveau sont susceptibles de se résorber, de s'enkyster ms une fausse membrane, et de donner lieu à des acciints graves, particulièrement à la méningite.
Quelle que soit la cause de la compression du cerveau, i doit se rappeler que celle qui exerce une action brusque t aussi celle qui fait naître les symptômes les plus caracrisés. La compression établie lentement sur le cerveau
s animaux, par un liquide, ne cause pas de signes ap- ■éciables, à moins que l'on n'aitinjecté plus de 200 grames de "liquide à la fois (Malgaigne). Un épanchement sous
dure-mère, une fracture de la table interne, semblent re les causes les plus puissantes de la compression du rveau. Ces expériences indiquent comment les choses
passent chez l'homme.
L'épanchement de sang dans le crâne et dans les venicules cérébraux, la compression par un corps étranger, n-une fracture, ne déterminent pas toujours d'accidents Ipréciables.
Les phénomènes propres à la compression cérébrale lit : la perte de connaissance, l'abolition des fonctions s organes des sens, la contraction ou le resserrement s pupilles ; quelquefois la paralysie du mouvement et du ntiment, dans les cas où la compression est exercée sur 1 des hémisphères ; la respiration sterloreuse et le ralenisementou raccéléralion du pouls.
Comme il y a toujours un certain degré de contusion et ï commotion cérébrale en même temps qu'un épancheent du cerveau, les symptômes de 1 une et de l'autre sion se mêlent à ceux de la compression.
Toutes les fois qu'il y a compression du cerveau, la cirilation veineuse étant gênée, le sang de l'œil ne revient is dans le sinus caverneux, et alors, avec l'ophllialmo- ;ope, on constate une congestion papillaire ou péripapilire, une inllllration séreuse générale ou partielle de la ipille et une forte dilatation avec flexuosilé des veines de
rétine (Bouchut). V. Cérébroscoi-ie.
11 n'y a pas de signe univoque de la compression cérérale dans la majorité des cas de compression suite de acture du crâne, si ce n'est l'œdème de la papille et la alébectasie rétinienne. 11 y a de la paralysie; mais lors-
ENCÉ hll
qu'il existe un épanchement de sang à la convexité des hémisphères ou dans les ventricules , la contracture est le phénomène le plus saillant (V. Apoplexie méningée). On se rappellera en outre que la coninioti(Ui est caractérisée par la somnolence et l'intensilé du mal dès le début ; que la contusion se manifeste par de l'agilation, du délire, des convulsions et des contractures, et que la fièvre ne tarde pas à se montrer. Ces signes no sont pas habituels dans la compression simple du cerveau.
La méningite est à l'épanchement sanguin de la convexité des hémisphères ce que l'encéphalite est à la contusion cérébrale.
Les épanchements interstitiels sont suivis quelquefois d'encéphalile.
La compression cérébrale par elle-même ne compromet pas l'intégrité du cerveau, sa gravité tient aux inflammations consécutives.
TliérapeiUique. — Aller à la recherche de l'épanchement sanguin du cerveau est une mauvaise opération, parce que l'on ne peut déterminer le lieu où est placée la collection de sang (Desault, Malgaigne), à moins qu'il n'y ait fracture du crâne ; encore faudrait-il distinguer si l'épanchement est sous la fracture ou dans un point opposé. On peut, au contraire, relever les fragments enfoncés à l'aide de l'application d'une couronne de trépan, V, Fracture DU CRANE.
Tout le traitement consiste à prévenir les inflammations cérébrales. On donnera le petit-lait émétisé (Desault).
Poti-tlait 500 grammes.
Tartre stiliié 20 eentisraraines.
A boire par demi-verres dans les vingt-quatre heures, Les malades robustes seront saignés une ou deux fois dans les quarante-huit heures qui suivent l'accident ; ils observeront la diète absolue.
Aux premières menaces d'ime inflammation du cerveau, telles cpie la douleur de tête, l'insomnie et la fièvre, on rasera la tête et l'on y appliquera un vésicatoire (Desault).
Accidents primitifs des lésions traumatiques de l'encéphale. — a. Abcès da cerveau. — La méningo-encéphalite aiguë et chronique donne lieu à la formation d'abcès du cerveau (V. Encéphalite) ; mais il arrive aussi qu'un foyer d'épanchement sanguin, un corps étranger, deviennent le point de dép^art d'abcès de la grosseur d'une noisette ou de tout un hémisphère (Gosselin); ils sont formés par du pus franchement phlegmoneux ou mêlé à des débris de substance cérébrale, et sont circonscrits par une sorte de fausse membrane.
Les abcès du cerveau se révèlent par des symptômes de compression cérébrale et surtout par de la paralysie, se montrant à une époque éloignée de l'accident, de un à quinze jours. Le coma, les frissons irréguliers après que les accidents de l'encéphalite se sont calmés, indiquent un abcès consécutif à une encéphalite. Il y a des abcès qui ne se révèlent par aucun symptôme autre qu'une mort presque subite.
Le siège de la paralysie est le meilleur moyen de diagnostiquer un abcès du cerveau; lorsqu'il y a eu ifÏÏroduction d'un corps étranger, la plaie antérieure est une révélation, l'abcès n'est pas loin de la plaie (Dupuytren).
Thérapeutique. — Lorsque le siège d'un abcès du cerveau peut être exactement déterminé, on appliquera le trépan (Dupuytren), et l'on incisera la dure-mère et même la substance cérébrale ; — trépaner sans avoir cette certitude est une chose inutile.
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b. A bcès sous-périostique intra-rrànien.. — Lorsqu'un épancliement s'esl formé au-dessous de la dure-mère, il n'est pas rare qu'il devienne le point de départ d'un abcès qui cause une compression cérébrale. Des symptômes de paralysie, du coma, et de la fièvre, survenant plus de quinze jours après un Iraumatisme porté sur le crâne; une dénudation des os lorsqu'il y a plaie extérieure; un empâtement du cuir chevelu, si le périoste est conservé, peuvent indiquer qu'il existe un abcès entre la dure-mère et les os du crâne, mais il n'y a rien de certain.
Le souvenir de symptômes de compression cérébrale au moment d'un traumatisme de la tète, et l'apparition de lièvre et de frissons erratiques sans autres symptômes de l'encéplialile, feront diagnostiquer une nécrose partielle des os du crâne ou un abcès sur la dure-mère. Si, dans une ancienne plaie, on voit sortir du pus altéré à travers une perforation des os du crâne, les doutes doivent cesser; niais il faut, pour que le signe ait toute sa valeur, i[ue les os soient peiforés de i)art en part.
Thérapeutique. — On appliquera mie couronne de trépan sur l'os dénudé, et l'on fera des lavages à l'eau tiède.
Si le pus s'esl déjà fait jour à travers les os du crâne, on agrandira l'ouverture avec un perforatif; — si le pus sortait mal, on aurait recours à l'application d'une couronne de trépan.
Accidents consécutifs des lésions trunmatiques de l'encéphale. — a. Epilepsie. — Après les Iraumatismes variables qui portent sur le crâne, après les plaies du cerveau compliquées de corps étranger, après les commotions et les contusions cérébrales, des attaques d'épilepsie apparaissent quelquefois à une époque plus ou moins rapprochée de l'accident.
Thérapeutique. — Dans cette forme de l'épilepsie, l'oxyde de zinc arrête souvent la reproduction des accès ; il est le seul moyen à employer quand l'épilepsie succède à une commotion cérébrale. Une couronne de trépan a été apiiliquée avec succès autour d'une plaie du crâne non cicatrisée encore (Marclietlis, Boucher, Delamotle, A. Bérard). Cet exemple ne sera suivi que quand il y aura une plaie à l'os et qu'on supposera qu'il existe un corps étranger ou une esquille qui blesse le cerveau ; on se rappellera que dans deux cas (Boucher, Delamotte) , les accidents reparaissaient quand la perforation faite au crâne se refermait.
b. i^évrahjies. — Les névralgies tiennent aux lésions des parties molles, aux blessures et aux déchirures du périoste et de la dure-mère.
Thérapeutique. — Appliquer sur les points douloureux du trajet des nerfs les moyens appropriés aux névralgies; rccourir.au traitement narcotique.
Contre les névralgies localisées à la plaie, h? moyen empirique qui consiste à inciser les téguments du crâne est un(! dernière ressource qui peut rendre des services. 11 est probable que dans les cas où les douleurs ont cessé par ce moyen, il s'agissait d'une phlegmasie chronique du péricrânc, qui eiilrclcnait les douleurs névralgiques.
c. Tétanos. — Le tétanos vrai est rare à la suite des lésions de l'encéphale, et dans le cas où on l'a observé il y avait une plaie contuse du crâne (Bicherand) ; — il ne faut pas confondre les contraclions spasmodiques avec le tétanos. V. Tétanos.
Thérapeutique. — On Irailera le tétanos par les moyens apiiropriés. V. Tétanos.
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d. Paralysie. — La perte de l'ouïe, de la vue, de l'odorat, sont quelquefois la conséquence de lésions traumatiques de l'encéphale, surtout de sa compression et de sa contusion. Elles sont dues à une déchirure de nerfs dans une fracture ou à la désorganisation des nerfs au point où ils s'attachent au centre nerveux, ou à la désorganisation d'une partie de la substance cérébrale.
Thérapeutique. — Ces accidents sont incurables.
e. Paralysie générale progressive. — La paralysie générale progressive peut se produire après toutes les variétés de lésions Iraumatiques de l'encéphale (Bichet, Follin) ; soit qu'il y ait eu méningite chronique, soit qu'il y ait eu ramollissement cérébral, soit enfin que les individus fussent déjà menacés de paralysie générale progressive au moment où ils ont reçu un coup ou fait une dmle. V. Paralysie générale progressive.
f. Troubles de V intelligence. — Un certain état d'iii;bétude, la lenteur de la mémoire, la perte d'un certain nombre de mots, état désigné sous le nom à'amnésie, sont des troubles qui existent souvent après des lésions de l'encéphale, et ils sont presque toujours en rapport avec une lésion des circonvolutions des hémisphères cérébraux.
Tliérapeutique. — On devra traiter les symptômes de l'inflammation consécutive aux lésions traumatiques de l'encéphale, mais il n'y a rien à faire d'ailleurs contre les troubles intellectuels suites d'un traumatisme cérébral.
'g. Aphasie Iraumatique. — La restriction de la facullé du langage persistant après la guérison d'une commotion, d'une contusion ou d'un épanchement sanguin et d'une plaie du cerveau, constitue l'aphasie , les malades n'ont que quelques mots à leur disposition ; mais pour affirmer que la faculté du langage est seule altérée dans ce cas, il faut faire écrire les malades; s'ils n'écrivent point les mots, ce n'est pas la facullé du langage, c'est la mémoire qui est perdue.
Thérapeutique. — L'aphasie Iraumatique est incurable.
h. Nécrose partielle des os du crâne, — Quoique étrangère aux lésions de l'encéphale, la nécrose partielle des os du crâne apparaît quelquefois comme phénomène tardif après un coup ou une chute sur le crâne ayant déterminé une commotion ou une contusion du cerveau.
Des douleurs continues, de l'empâtement du cuir chevelu, quehpiefois de la fièvre , souvent la chaleur de la région, font diagnostiquer une nécrose ; en cas de plaie, la dénudation de l'os, sa suppuration, un son sourd à la percussion, ne laissent pas d'hésilalion dans le diagnostic.
Une méningite suit souvent la nécrose des os du crâne.
Thérapeutique. — Mettre l'os à nu lorsqu'un abcès menace, ou même lorsqu'il n'y a que de l'empâtement ; ruginer les os nécrosés. Appliquer une couronne de trépan, si l'os paraît atteint dans toute son épaisseur (Boyer) ne convient ((ue dans le cas où l'on aurait une raison de soupçoiiner un abcès entre le crâne et la dure-mère.
i. Abcès du foie. — Les lésions iullammaloires cl les abcès du foie attribués au Iraumatisme cérébral (Bcrli aiidi) ne peuvent être considérées que comme des coïncidences dues à des troubles de la sécrétion du foie ; sous l'innucucc de l'innervation, la glycosurie existe, mais les abcès du foie n'ont pas été observés depuis Berlrandi. A moins qu'il n'y ait eu lésion du foie en même temps que plaie de la tête, il n'y a (las d'abcès du foie symplonialique d'une lésion cérébrale (^Uicln rand;. '
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j. Ghjcosvrir dans les lésions de reneéphalc (Cl. Berlard). — Assez proiiiptenient après un Iraumalisme céré- )ral, les urines deviennent claires, légèrement poisseuses ■t contiennent environ 5 à 10 millièmes de glycose. Cet ;tat est passager et il n'existe pas dans tous les cas. Un érilable diabète (Rayer, lligsohn, Goolden, Jordao) periste rarement après une lésion du cerveau. La polyurie impie n'est pas très-rare après ces lésions.
Une soif vive, la peau sèche, l'appétit augmenté, sont es symptômes du diabète traumatique comme du diabète ponlané. V. Diabète.
Thérapeutique. — Si dans les huit jours ou dans le lois qui suivent la chute ou le coup reçu sur la tète le iabète diminue, on ne fera rien.
Si le diabète persiste, on le traitera par les moyens emoyés dans le diabète spontané. V. Diabète et Glyco-
JltlE.
E!\ICÉPII.'VLITE. V. Cerveau (Inflammation du).
Encéphalilc 4i-aiimaiique. J, Encéphalite ahjnè. - Les plaies du cerveau, avec ou sans la présence de )rps étrangers, ol les contusions du cerveau, sont souvent iivies d'une congestion, d'une tuméfaction de l'organe et une fonte purulente de la substance grise et ])lanche au veau du point blessé ; les membranes prennent plus ou oins de part à l'inflammation ; lorsque l'arachnoïde et la e-mère sont enflammées, on dit qu'il y a niéningo-encélalite, et' c'est le cas le plus fréciuent.
C'est vers le cinquième jour, après un traumatisme, ['apparaît ordinairement l'encéphalite.
S'il y a plaie du cerveau, on voit au fond de l'ouverture i crâne une masse rougeâtre fongueuse qui fait issue ir la plaie et suppure. Dans ce cas, les symptômes géiraux ne font que confirmer le diagnostic fourni par ixamen direct. Dans une contusion cérébrale, au conlire, on ne reconnaît d'abord la maladie que par les mptômes généraux. Quelquefois on trouve un abcès sousricrânien, puis une dénudalion des os du crâne, une rforation, un abcès entre la dure-mère et les os; — si n applique une couronne de trépan, on trouve la dure- • îre décollée, et, en incisant cette membrane, on arrive r le cerveau ramolli et en pulrilage. Ces cas ne sont pas ; moins exceptionnels, et le diagnostic en est très-difile.
Lorsque la suppuration s'établit, il y aune céphalalgie i correspond au point blessé Le malade est dans la pslration, somnolent ; l'intelligence est encore consei'vée. , contracture musculaire, d'abord partielle, s'étend et L quelquefois générale ; des convulsions existent et se pntrent par accès. 11 y a des nausées, des vomissements ; face est congestionnée, la peau est chaude et il y a de fièvre. Quand les membranes sont atteintes plus que le rveau. l'agitation, le délire, la loquacité extrême, sont us marqués (V. Méningite). 11 est des cas où la lièvre t peu intense.
Dans l'encéphalite aiguë un peu considérable, il y a au nd de l'œil une infiltration séreuse p; nielle ou générale is contours de la papille, flexuosité, dilalalioii et varices s veines de la rétine, surtout dans le côté qui corspond à l'hémisphère malade. (Boucliut.)
Lorsqu'il se forme du pus, le crâne n'étant pas ouvert | r une plaie, le coma , les paralysies, la contracture, ncontinencc ou la rétention d'urine, l'odeur spéciale, le odeur de souris, exhalée par les malades, révèlent
e encéphalite suppurée, une méuingo-encéplialile, ou
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même une simple méningite ; mais ces symptômes ne sont pas constants.
Quand les malades ne succombent pas promptement, les symptômes bilieux et les accès de fièvre répétés sont un indice d'infection purulente.
Une encéphalite ne peut être confondue qu'avec une méningite, et il est des cas où le diagnostic est trèsdifficile ; mais le traitement étant le même, l'erreur ne saurait être préjudiciable aux malades. V. Méningite.
Une encéphalite dure de vingt-quatre heures à quinze jours et même plus. Elle peut se terminer ])ar résolution, par élimination d'une portion de substance nerveuse, mais elle conduit le plus souvent à la mort.
Thérapeutique. — Saignées abondantes et répétées; sangsues successivement appliquées aux régions mastoïdiennes (Sanson) et sur la plaie. Dériver sur le tube digestif avec :
lùii'''tiqiie 20 ciMitiiirauinie^.
Potit-Uiit 500 grammes.
Lavement purgatif avec l'huile de croton, quatre à six gouttes; sinapismes sur les membres. — On appliquera une vessie remplie de glace en permanence sur la tête.
Large vésicatoire sur la tète préalablement rasée ; diète sévère, repos absolu.
En cas de corps étranger, enlever les esquilles par la plaie extérieure ; — s'il y a un décollement du péricràne, trépaner à travers l'os nécrosé, fendre la dure-mère et aller chercher le pus d'iui abcès lorsqu'il sera démontré que l'abcès du cerveau est formé eu ce point et non ailleurs. V. .\CCIDENTS DES LÉSIONS TRAUMATIQUES DE l'EN- CÉl'llALE.
Sur une encéphalite autour d'une plaie du cerveau à découvert, on appliquera des fomentations émoUientes, des compresses d'eau tiède, des cataplasmes, et l'on traitera en même temps l'état inflammatoire.
11. Encéphalite traumatique chronique. — L'inflammation du cerveau marche quelquefois lentement; une douleur fixe au niveau du point blessé, de la somnolence et des vomissements sympathiques et un léger mouvement fébrile révèlent la lésion. Longtemps après, un mois, deux mois et demi et même un plus long intervalle, les signes d'un abcès du cerveau apparaissent. S'il y a une plaie, la lenteur de la cicatrisation peut être considérée comme un signe d'une phlegmasie sourde.
11 est très-difficile de diagnostiquer un abcès sous la dure-mère d'avec un abcès consécutif à l'encéphalite chronique ; cependant la promptitude de l'apparition d'un abcès après traumatisme, l'inflammation du péricràne, semblent plus en rapport avec l'abcès "situé entre la duremère et le crâne.
L'encéphalite chronique produit souvent l'amaurose , et l'on trouve au fond de l'œil une infiltration séreuse de la papille et une atrophie plus ou moins avancée de la choroïde ou delà inipilledu nerf optique (Bouchut). V. CÉ-
liÉBllOSCOl'lE.
Tliérapeutique. — On ne recoui'ra au trépan que fians le cas d'abcès évident; trop de fois on a trépané loin du point où était l'abcès (Boux), quoiqu'il y ait eu des signes, tels que la douleur bien localisée, qui semblaient indiquer cette opération. — Lorsque l'encéphalite est due à une compression et à une contusion causée par un enfoncement des os du crâne avec plaie, on est presque certain que l'abcès du cerveau est dans le voisinage de la plaie, et le trépan est autorisé. (Dupuytren.)