EÎVCÉPIIALOC'ÈLE (HERNIE DU CERVEAU
Enecphalocèlo aecîdenjellc. Lorsque les os du crâne sont perforés dans une plaie, par une nécrose, par l'application d'une couronne de trépan, la substance cérébrale fait saillie en soulevant les membranes ou à ti'avers une solution de continuité que celle-ci présentent.
Une tumeur du crâne molle, peu saillante, faussement fluctuante, animée de battements isoclirones à ceux du pouls et d'un mouvement de soulèvement, réductible, à la base de laquelle on sent un anneau osseux, est une encépbalocèle,
Cliez les enfants, la liernie du cerveau à travers la fontanelle (Dennet) est problématique.
Thérapeutique. — La dure-mère pouvant fournir des matériaux d'ossification, il n'y a rien à faire contre les bernies du cerveau qui repoussent la dure-mère au devant d'elles; si l'on a eu soin de conserver un peu de périoste, les trous laissés par la couronne de trépan se rétrécissent à la fois par les restes du périoste et par le bourgeonnement de l'os lui-même, et les encépbalocèles consécutives au trépan finissent par disparaître. — Contre les hernies du cerveau recouvertes seulement par le tégument, on se servira d'une plaque protectrice de plomb ou de gutta-percha, maintenue par un ressort flexible prenant point d'appui sur les régions temporales et auriculaires.
Envi-phalocèlc cotigéiiitalc. Une hernie des mem-
Fig. 2^5. — llytlreiicéplialoi-ùlu palatine i Irv, un nouvoaii-nL*. — Lu Louche béante donne issne à une tunicni- iri('"^iiIiHi'(' laiinielouuéo, de la yrosseni' d'une petite iioinme, qui parait ùtie IImHî à l'i voûte palatine. On voit snr une coupe que la voûte palatine aussi Lien que le vonier sont refoulés en avant et en haut par la tumeur, et que lu tumeur elle-même sort de la cavité erûnienne par une large ouverture située immédiatement en avant du sphénoïde et derrière l'uthmoide encore cartilagineux. La partie antérieure de l'oô sphénoïde est tout ii lait déplacée par la tumeur, en bas et en arriére ; SCS rapports avec le vouu-r sont iiitcrr jm|Mis, et ce dernier ne s'adosse i>lus qu'il l'cthmoide. La partie anlérii iue de la poche consiste en une cavité il paroi lisse tapissée par la dnic-niérc. U s'y ajoute vers en bas et en arriére plusieurs petites cavités irrégnlicres; u la jiartie supérieure se trouve de lu masse cérébrale, qui se continue dans l'intérieur du crAue et est en connexion avec le cerveau. Celui-ci est lortemeut comprimé il la base, tandis que la plus grande partie de l'espace supérieur est remplie de liquide qui est renfermé dans une grande cavité circouscrite en partie par une é[niisse membrane. (N'iridiow.';
branes du cerveau soulevées par l'abondance du liquide
séreux arachnoïdien est une encépbalocèle membraneuse, ou mieux méningocéle (Spring) ; une hernie du cerveau distendu par du liquide amassé dans les ventricules est une encépbalocèle vraie (Corvinus). L'encépbalocèle et la méningocéle sont liées par un rapport de développement réciproque : ou bienily a méningocéle primitive (P>. Adanis); ou bien le cerveau rentrant dans le crâne par résorption du liquide bydrocéphalique, il reste une méningocéle ou une encéphalocèie réduite aux membranes.
L Méningocéle. — Quoique rare, on rencontre cette hydropisie de la séreuse cérébrale sous forme de hernie, et elle résulle, soit d'hémorrhagies méningées et de production de fausses membranes (A. Legendre), soit (Vunc hydrocéphalie. C'est généralement à la région occipitale et à la racine du nez qu'on la rencontre, et là elle coiistitue une sorte de spina-bificla. La méningocéle n'estÉs aussi rare en ces points qu'au niveau des fissures comnitales du crâne. Il y a des méningocèles sorties pam base du crâne qui traversent la voûte palatine (fig. 223i
Une méningocéle est une tumeur du crâne, tenm, parfois mamelonné*^ fluctuante, animée de faibles battements isochrones avec ceux du pouls, recouverte parla peau saine, quelquefois vascularisée, ouparune niembrani' mince semi-transparente. Abandonnée à elle-même, la méningocéle se rompt, se vide et ne se reproduit plus, mais souvent le liquide se reproduit; il n'est pas rare qm les enfants atteints de celte lésion périssent de conviilsiuii (Delpech).
La réductibilité de la méningocéle par la pression n'ejt pas toujours possible.
Thérapeutique. — La ponction de la tumeur i.'St le seul traitement rationnel ; les injections iodées ne sont pas né-i cessaires, il vaut mieux avoir recours aux ponctions successives et ensuite à la compression.
II. Encéphahcèle. — Le cerveau sain dans une hernie congénitale du cerveau est beaucoup plus rare que le cerveau distendu par un épanchement intra-ventriculaire (Ilouel).
L'encépbalocèle existe : à la région occipitale, soitpai le trou occipital agrandi, soit par une division de l'occipital entre les deux lignes demi-circulaires externes, tt elle contient alors le cervelet et les lobes postérieurs à cerveau; — à la région frontale, soit au niveau de la fou tanelle antérieure, soit à travers une perforation du frontal — à la région frontale, à la racine du nez, à travers m perforation de la base du crâne; — dans l'orbite, à M vers la fente sphénoïdale (Wallher) ; — dans la nasale, à travers la lame criblée de l'ethmoïde (Klinko™
Un arrêt de développement des os du crâne et l'hjp cépbalie sont les causes probables des cncéplialocèlf congénitales.
Les encépbalocèles du crâne sont constituées par ui tumeur arrondie, circonscrite, molle, élastique, anini< de battements; sans changement de couleur à la peau, q cependant est quelquefois vascularisée, réductible dans : généralité des cas, et produisant des phénomènes eo vulsifs p(;ndant que la tumeur est maintenue réduite. Api la rédu(;lion on sent une ouverture limitée par un cen diu'.
On ne confondra pas l'encéphalocéle du crâne avec ^ céphalémalomc, parce tpie, dans celui-ci, on sent la tal externe des os intacte en déprimant la tumeur. ^
Les tumeurs ércctiles ne développent pas de phéi
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lènes cérébraux sous l'influence de leur réduction cl I on !nt l'os au-dessous de la tumeur.
Comme les enfants ne vivent pas longtemps avec une icéphaloccle, il n'y a pas lieu de faire de diagnostic avec s loupes et les tumeurs fongueuses de la dure-mère. . FONGUS DE LA DURE-MÈRE.
L'existence d'un spina-bifida, d'un bec-de-lièvre, coïndant avec une tumeur du crâne et un développement do ;tte partie, doit faire soupçonner une encépiialocèle.
Les encéphalocèles de la face et des cavités orbitaires ; nasales sont en général d'un très-petit volume. On ne ;connaît que par hasard les encéphalocèles de l'orbite et illes des fosses nasales.
UencépJuilocélede l'angle interne de l'œil ow naso-front(d révèle par les symptômes d'un kyste séreux à une )oque éloignée de la naissance. Au moment de la naisnce, elles a les caractères des encéphalocèles du crâne, uf que la peau est parfois violacée et ressemble à la !au qui recouvre une tumeur éreclile. Ces tumeurs sont uventdes méningocèles, etlcs battements y disparaissent la longue.
L'encépiialocèle orbitaire est ordinairement située vers ^ngle interne de l'œil; et l'on n'en connaît qu'un seul îs où la tumeur ait été située à l'angle externe (Richoux). ' 1 ne confondra pas cette encéphalocèle avec les tumeurs lectiles, parce que celles-ci sont mal circonscrites, tandis 1 l'une encéphalocèle est presque toujours pédiculée ou ne |int aux os que par une base étroite; on ne les confondra i s avec un kyste dermoïde, parce que ceux-ci siègent de i éférence à l'angle externe de l'œil.
Thérapeutique. — Contre les encéphalocèles crâniennes, compression est le seul moyen thérapeutique applible ; on ne comprimera que proportionnellement à la ductibilité de la tumeur. On se servira de plaques de amb, et mieux d'une calotte de gutta-percha, de carton de cuir bouilli, maintenue par un bandage roulé ou eux par des lacs prenant point d'appui sous le menton, is tumeurs volumineuses seront protégées par des comesses et un bonnet de toile, ou de coutil serré, de présence à un bandage roulé, toujours difficile à maintenir. Quand il y a une fluctuation franche, la ponction est liquée, mais elle est généralement dangereuse; elle a pendant réussi à faire diminuer la tumeur. L'incision, l'excision des grosses tumeurs, la ligature s tumeurs pédiculées, ont entraîné la mort dans tous les s où on les a employées.
Les encéphalocèles de la base du crâne, Tencéphalocèle la racine du nez, restent généralement stationnaires I ndant un temps très-long ; on arrive ainsi à leur lignoslic par voie d'exclusion, et le temps où on laisse ipunément les tumeurs en observation encourage à ne în faire.
Si une méningocèié devenait manifestement fluctuante j augmentait rapidement, il est probable qu'il y aurait i le oblitération de la communication entre la tumeur et I cavité arachnoïdienne; une ponction d'abord, puis une Ijection iodée serait indiquée, mais il vaudrait mieux i ivrir le kyste et le faire suppurer eu y introduisant des ')urdonnets de charpie.
' E\'cËPii4roï»E. V. Canceu.
E!>JCBIFnÈl\^EMEΫT. V. CORYZA.
E\CIIO!SiDROMIi: (Mùller,Vircho\v). Une tumeur conituée par des éléments cartilagineux, c'est-à-dire une
trame de tissu conjonctif renfermant des cavités occupées par des cellules de cartilage, est un enchondrome.
Tantôt les enchondromes se forment dans l'intérieur de l'os, tantôt dans les parties molles. Le tissu de la tumeur est d'autant plus franchement cartilagineux que son origine est plusrapprorhée d'un os. Dans les glandes, dans les parties molles, Fenchondrome est, à proprement parler, plutôt du fibro-cartilage que du cartilage, et la tumeur contient de la graisse et des cellules cartilagineuses déformées (lîobin, Lebert). Cette espèce d'enchondrome se manifeste le plus souvent comme un cancer. V. Cancer.
Les enchondromes qui se développent aux dépens d'un os naissent dans leur cavité médullaire ou entre deux couches de tissu compacte séparées par du tissu spongieux, et à mesure que la tumeur s'accroît, elle finit par n'être plus enveloppée que par une coque osseuse.
Les périchondromes, ostéochondrophytes (Gruveilliier), exostoses ostéû-cartilagineuses (Uoustet, Boyer), se forment sous le périoste, et il arrive ou bien que l'encliondrome s'ossifie, ou bien que l'encbondrome se pédiculise.
Dans le voisinage des articulations des doigts, on trouve des enchondromes ayant la consistance d un fibro-car-
rig. 225. — EiiclionJi'omos multi[ilus îles doigts. (Pièce iléiiosée au inusée Dupnytren par M. Deiionviliicrs.)
tilage, et cet état semble être une hypertrophie des fibrocartilages-glénoïdiens .
Un enchondrome développé dans l'intérieur d'un os forme une tumeur dure, dont la dureté est due à une couche osseuse qui recouvre une masse cartilagineuse pourvue de cavités et de kystes dans son intérieur.
Sur les points où l'os a été détruit par un enchondrome, on sent une tumeur élastique, quelquefois fluctuante, si un kyste assez volumineux se trouve au-dessous. Il n'est pas rare que la tumeur, même très-cousidéralile, soit environnée d'une couche osseuse. 11 semble qu'il y ait un accroissement de l'os proportionné à celui de la tumeur.
l'n accroissement subit des enchondromes est quelquefois la conséquence d'un épanchement sanguin dans leur intérieur. f
Les enchondromes développés sous le périoste se révèlent par leur siège, qui est en rapport avec un cartilage d'incrustation ou d'ossification, comme à la crête iliaque, et on les reconnaît parce qu'ils forment chez les jeunes .sujets une tumeur dure, élastique, à un seul ou plusieurs lobes, indolente, croissant lentement. V. Doigts [Enchondrome des), Enchondrome du bassin, Enchondrome de l'ihjmérl's.
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