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Les enchondromes se montrent le plus souvent à l'âge où les cartilages ne sont pas encore ossifiés, et ils se développent le plus souvent sur les os du bassin, les extrémités des os longs et les phalanges.
L'hérédité cause quelquefois l'enchondrome, mais les contusions, les inflammations, ne sont sans doute pas étrangères à sa production, et cette lésion est presque toujours le résultat d'une tendance à l'excès de développement.
Les enchondromes nés sur les os sont presque toujours des alfections locales. Cependant on a vu, chez un adulte, un enchondrome de l'omoplate devenir le point de départ d'une infection générale (Richet).
Les vrais enchondromes viscéraux, sauf peut-être l'enchondrome de la parotide, se comportent comme des cancers à marche lente. V. Glande I'Arotide, Testicule {Maladies du).
Thérapeutique. — L'enchondrome des os réclame un traitement chirurgical, qui est la résection de l'os où s'est développée la tumeur, — l'amputation de la tumeur, — la section du pédicule lorsqu'il en existe un, et l'ablation de la tumeur. Les topiques et les révulsifs sont impuissants à guérir l'enchondrome.
Le traitement par l'ioduro de potassium, à la dose de
50 centigrammes à 1 gramme par jour, peut être prescrit à titre de modificateur de la santé générale.
Enchondrome du l>a«>sin. C'est surtout chez les jeunes sujets qu'on observe les enchondromes du corps de l'os des iles ou du sacrum, au niveau de l'épine iliaque anléro-postérieure, et dans cette région une tumeur dure, lobulée, élastique et peu mobile, est presque toujours un enchondrome. fcllle reste ordinairement assez longtemps stationnaire.
A la longue, les enchondromes du bassin contractent des adhérences avec les parties voisines, compriment la vessie, le rectum, et occasionnent une rétention d'urine ou uu obstacle au cours des matières fécales; si la compression porle sur les vaisseaux, elle donne lieu à un œdème des membres.
On ne confondra pas l'enchondrome du bassin avec une ossification du psoas, parce que la tuméfaction, dans ce cas, suit le trajet connu de ce muscle (V. Aine, Tumeur). Un abcès par congestion est fluctuant et ne peut être pris pour un enchondrome.
Thérapeutique. — Tout enchondrome qui croît lentement ou qui reste stationnaire ne doit pas être touché. .'Vu contraire on enlèvera les tumeurs cartilagineuses du bassin qui sont nettement limitées (S. Gooper, Denonvilliers). —
51 la tumeur est unie à l'épine iliaque et un peu mobile, on en fera l'extraction, après avoir sectionné le pédicule.
Contre les gros enchondromes mal limités, il n'y a lien à faire qu'à conjurer les accidents produits par la compression qu'exerce la tumeur sur les organes voisins, et en particulier la rétention d'urine et des matières fécales.
Encliondronic de l'Iiuiuérus. Deux formes d'encliondrome se montrent à l'extrémilé supérieure de l'Iiuniérus ■. ou bien toute l'exlrémité supérieure est occupée par la tumeur ; ou bien il y a un jiérichondrome faisant généralement saillie dans l'aisselle et tendant à s'ossifier.
Une lumeur du bras, dure, indolente, quelquefois élasticpie par places et fluctuanle, croissant avec lenteur, révèle renchoiidroiiie. Sa siluation, son volume, sou union avec riumiéius, la fdiit reconnaître et diagnos-
tiquer à l'exclusion des autres tumeurs de l'aisselle. V. Aisselle.
Thérapeutique. — Les enchondromes interstitiels contenant des kystes et qui ont atteint un grand volume doivent être enlevés avec l'extrémité supérieure de l'humérus ; les ponctions palliatives ne sont pas sans danger. On réséquera les enchondromes superficiels ou périchondromes, et l'on ruginera l'os à l'insertion de la lumeur (V. Résection), mais seulement dans les cas où la lumeur s'accroîtrait rapidement. Si la tumeur s'ossifie, on la traitera comme s'il s'agissait d'une exostose.
El^JDÉMIES. Les maladies qui se montrent d'une façon habituelle sur les habitants d'une localité sont des endémies, et elles résultent de la mauvaise constitution du sol, de l'air, des eaux ou des aliments. — Ainsi, se manifestent les fièvres paludéennes intermittentes, — la plique polonaise, — la calvitie de l'Archipel, — le scorbut, l'hématurie de file de France, — la pellagre, — le goitre, et le crétinisme, — la fièvre jaune, etc.
Dessécher les marais d'une localité ravagée par les fièvres; détruire les parasites qui font tomber les cheveux; — améliorer la nourriture des localités scorbutiques; — donner des eaux courantes aux pays du goitre ; — remplacer le pain fait avec le blé ou le maïs atteints de verdet par du pain de bonne qualité (V. Verdet, Pellagre), tels sont les moyens de faire disparaître les endémies.
Le déplacement et l'expatriation sont pour l'individu en particulier le meilleur moyen d'éviter une maladie endémique, ou de s'en guérir lorsqu'elle s'est déclarée.
E5IDER91IQLIE (MÉTHODE ENDERM1QUE ET HYI'OOERmique). Par la méthode endermique, la thérapeutique a trouvé le moyen de faire pénétrer dans le sang des remèdes qu'on ne veut ou qu'on ne peut introduire danS l'estomac. Ainsi emploie-t-on la morphine et les alcaloïdr^ tirés de l'opium contre les névralgies [+], — les sels d'almpiné dans les contractures [+1. le curare dans le tétanosQ le mercure dans la syphilis, etc.
On a recours à cette méthode thérapeutique de différeutes manières : 1° au moyen de frictions médicaiimteusès sur la peau; — 2" au moyen d'application de sels solubles sur le derme privé xle son épidémie à l'aide d'un vésicatoire ; — 3° au moyen d'inoculations de liquides médicamenteux sous V épiderme ; — . h° enfin, au moyen d'injections dans le tissu cellulaire.
1° Frictions. — Les frictions se font avec l'onguent meicuriel dans la syphilis, avec la pommade de sulfate ic quinine dans les fièvres, avec les pommades iodurées el avec les applications iodées dans la scrofule. Ces frictions se font, soit sous l'aisseUe et àla partie interne des cuisses, lorsqu'on veut porter le remède dans le sang, ou sur les l)arties malades qu'on veut traiter localement.
2° Les applications sur le derme que l'on vient de dépouiller de son épiderme se font au moyen d'une érosion Irèssuperficielle de la peau ou à l'aide de petits vésicaloiiv< volants. Ou applique sur la partie dont on désire calmei la douleur ou sur un endroit déterminé de la peau, principalement à la face interne des membres, un petit vési caloire large d'un centimètre, avec l'ammoniaque, oi avec la pommade de Goniii et, (jui agissent eu vingt minulcou avec l'emplâtre vésicant ordinaire. Une fois l'épiilcrnu enlevé, on met le renu''de prescrit, recouvert d'un morceai de papier brouillard huilé. Le lendemain, après avoir, pa le frottement, enlevé la pellicule fibrineuse formée sur li
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erme, on réitère l'application; — au troisième jour, s'il st encore besoin de faire une application narcotique, on cplace un nouveau vésicatoire pour agir de la même maière que la première fois.
3" Les inoculations sous l'épiderme (Lafargue) se font avec ne solution mercurielle, et avec des solutions saturées e morphine et d'atropine, au moyen d'une lancette ou 'une aiguille cannelée. On opère comme pour la vaccine t l'on fait obliquement quinze à trente piqûres sous l'épi- 3rme. On guérit de cette façon les névralgies, les douurs de rhumatisme et certaines formes de syphilis.
U" Les injections hi/podermigues (Wood, Béhier) se font 'ec la seringue de Pravaz chargée de la substance nar- Itique et ajustée à un trocart capillaire qui pénètre dans profondeur des tissus. On injecte une ou plusieurs luttes du remède dans les parties malades, ce qui guérit lelquefois, mais ce qui peut produire des accidents d'inimmation locale ou d'empoisonnement, si la dose empyée est trop considérable. L'atropine est surtout danreuse à employer, et si l'on doit s'en servir, on ne saut trop faire attention à ne mettre que de petites doses. Anévrysmes et Hypodermiques (Injections).
La méthode endermique est, comme procédé thérapeuue, quelque chose d'extrêmement utile, qui peut rendre très-grands services aux malades. Par elle, on peut évide mettre dans l'estomac des médicaments qui n'y avont être supportés ou qui n'y ont [>as d'action, comme curare, et l'on peut agir localement sur la douleur sans e obligé de produire le narcotisme du cerveau. C'est 3 voie d'introduction des médicaments de la plus haute portance, et elle donne chaque jour les plus beaux ultats. Des moyens qu'elle emploie pour arriver à son t, la véstcation, Vinmulation et les injections sous-nitas sont les plus importants et les moins susceptibles ccasionner des accidents. Il suffit de mettre successivent un ou plusieurs petits vésicatoires et de les saupour de 1 à 3 centigrammes de sulfate de morphine ou de 5 fiilligrammes de sulfate d'atropine, pour guérir des ralgies et des rhumatismes (V. ces mots). — On fait même avec le curare dans le tétanos (V. ce mot), c le mercure dans la syphilis (V. Syphilis), — avec la 'chnine dans les paralysies, etc. — Beaucoup d'essais établi l'importance de cette méthode, et il n'y a pas outer qu'avec de nouvelles tentatives elle trouve de 5 nom.breuses applications.
jlKDOCARDITE V. CcEUR (MaJadics du).
S1\in0SC0PE ET Ei^DOSCOPIi: (Desormeaux). On gne sous le nom d'endoscope un appareil d'éclairage p ir examiner les conduits étroits et les cavités profondes. Ailiqué à l'examen de la cavité vésicale et de l'urèthre, l' idoscope a servi aussi à examiner le rectum et les fisti ;s. Les applications de cet instrument peuvent être très- II Itipliées.
L'endoscope se compose d'une lampe qui se fixe dans un mdre opaque à cheminée où la lampe brûle et éclaire un orifice latéral dans un conduit annexé à la cheminée, lumière, réfléchie par un miroir et concentrée par une tille biconvexe, entre dans un second tube placé peridiculairement au premier et pouvant former un ani>le lable, mais toujours dans un plan parallèle au premier e et tournant à frottement dans une tubulure du premier e. A une extrémité du tube mobile se trouve une leii- !, à l'autre extrémité se fixent les sondes, a lumière passe du premier conduit dans le second, se échu sur un miroir plan qui éclaire ainsi dans une di-
rection perpendiculaire à la direction première de la lumière, c'est-à-dire dans la direction des sondes qui servent à explorer, et que l'on fixe à l'extrémité du tube mobile.
Les sondes dont on se sert varient pour l'examen de l'urèthre et pour celui de la vessie.
A. Pour l'urèthre, on se sert d'une sonde droite ouverte du bout, d'un diamètre de U à 8 millimètres. On l'introduit à l'aide d'un mandrin, et lorsqu'elle est placée, on engage son extrémité dans le tube mobile de l'endoscope ; puis on regarde à travers la lentille qui est à l'autre extrémité de ce tube en retirant peu à peu l'instrument explorateur ou en le poussant davantage. Pour pouvoir explorer et opérer en même temps, s'il est nécessaire, on se sert d'une sonde munie d'une fente latérale à sa partie qui n'est point engagée dans le canal, et l'on introduit par cette ouverture une tige garnie de coton pour enlever les mucosités de l'urèthre, des sondes de baleine pour franchir des rétrécissements, ou des bistouris boutonnés trèsfins surmontant une tige mince, suivant qu'on veut immédiatement traiter un rétrécissement par la dilatation ou l'incision. (Desormeaux.)
Kig-. 2^7. — Endoscope de Dcsoimeaiix.
R. Pour examiner la vessie, on se sert d'une sonde à très-petite courbure droite, à l'angle de laquelle se trouve une fenêtre remplie par un verre à vitre. Comme pour employer la sonde uréthrale, la sonde vésicale est d'abord introduite, puis on applique l'appareil éclairant sur la sonde, qu'on promène ensuite dans la vessie.
Pour tirer profit de l'exploration de la vessie dans les cas de calculs, il faut remplir plusieurs conditions : la vessie doit être vidée; on doit faire ensuite des injections pour bien laver la vessie, et lorsque l'eau qui ressort de la vessie est très-claire, on remplit de nouveau la vessie avec de l'eau tiède, et l'on introduit alors la sonde exploratrice (Desormeaûx).
L'endoscopie est excellente pour l'examen de l'urèthre, pour faciliter la recherche des orifices des rétrécissements ; elle sert à placer des médicaments sur les parties maladeÉ de l'urèthre, et à indiquer la place où il est le moins dangereux de faire une uréthrotomie profonde.
Pour les calculs vésicaux, l'endoscopie permet de les distinguer môme dans le cas où ils sont enchalonnés; mais pour avoir nue certitude absolue, il faut que la vessie soit propre, qu'il n'y ait pas diverses lésions, et l'on doit toujours répéter les examens.
Langlebert a modifié l'endoscope en employant seulement un tube muni d une lentille latérale et d un miroir
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rcnvovanl la lumière clans le tube. On éclaire à l'aide d'une lampe indépendante de l'appareil.
Pour l'urèllire de la femme, ou peut se servir d'une grosse sonde de 2 centimètres évasée à son pavillon; la lumière du jour éclaire suflisamment toute la sonde, le fond de l'urèlhre et même la vessie. On introduit la sonde avec un mandrin (A. Després).
ElVDURCIfSiSEMEI^T DU TISSU CELLULAIRE.